samedi 26 septembre 2020

Plan de relance (suite)

 Deux mots sur un problème qui s'annonce compliqué.

                  Il ne suffit pas de promettre, de vouloir arroser, soutenir, reconstruire même une économie souvent  en grand péril, parfois sinistrée,  relancer l'activité dans tous les secteurs. Pas seulement ceux qui sont les plus porteurs ou ceux qui sont les décisifs pour l'avenir. Pour certains, il s'agit seulement de survivre, dans un premier temps, et même de reconstruire, dans des domaines les plus divers.                 La question est celle de la répartition de crédits qui ne sont pas illimités, de la nature des décisions et des arbitrages qui seront pris. Sur le papier, les projets semblent assez satisfaisants. Mais comment faire des choix qui auront des conséquences à long terme, sans négliger les secteurs traditionnels jugés moins porteurs d'avenir? Ou comment tout miser sur l'avenir sans délaisser l'activité traditionnelle ou jugée désuète? Sur le papier, tout paraît clair, mais l'exécution et les arbitrages vont être assurément compliqués et ne seront pas que techniques. Le débat est déjà vif à la veille des grandes décisions. Les risques ne sont pas nuls.

 "...Tant mieux si un Commissariat au Plan permet de mieux prendre en compte les analyses et recommandations produites par France Stratégie ou de mieux articuler l’action des diverses administrations. La création d’un nouvel organe ne suffit cependant pas à garantir que la fonction est mieux assurée. Après avoir réfléchi sur les principaux objectifs, il importe aussi de présenter les divers moyens (développement des infrastructures, des institutions, des compétences, de la confiance, de la cohérence, de représentations partagées) ainsi que les « technologies » de débats plus inclusifs et d’arbitrages plus efficaces et mieux acceptés...."

     Le plan sera-t-il à la hauteur? Certains ont des doutes.     Et puis il y a l'aspect européen de l'aide annoncée, qui va s'étaler dans le temps. Là les incertitudes sont plus grandes encore.    On attend beaucoup de l'accord européen signé pour sortir ensemble de la crise dans laquelle nous sommes plongés à des degrés divers.          Mais les choses ne sont pas si simples que ce que l'on nous a présenté comme une avancée spectaculaire et salvatrice en cette période exceptionnellement critique. Le point de vue de l'ancien banquier Naulot qui n'a pas sa langue dans sa poche en matière financière, introduit quelques bémols de taille dans une présentation trop superficielle et optimiste des choses. un accord qui ne manque pas d'ambigüités à ses yeux.________________________

                        

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