mercredi 21 mai 2008

La dette : faillite de l'Etat ?


Cotiser plus pour vieillir plus?...
Le "bon sens " est parfois un argument ultralibéral...

Le virus du «bon sens» libéral se propage : après Aphatie, Barbier et Demorand !
"...ce prétendu « bon sens » n'est en fait que l'emballage familier et simpliste d'une vraie rhétorique anti-étatique primaire. Cette «faillite» annoncée ramène à de belles angoisses sociales qui tétanisent les foules et font courber les têtes : les étiquettes valsant dans les années 1920 en Allemagne, les banques fermant brutalement en Argentine laissant sur le carreau des centaines de clients ruinés dans les années 1990...
-La France est-elle en faillite ?
"«La dette publique française (64, 2 % du PIB) est inférieure à celle de la zone euro (69,1 %) et de l'Allemagne (67,9 %), approximativement au niveau des Etats-Unis (65 %) et nettement en dessous de l'Italie (107 %) et du Japon (159 %). De plus, la dette au sens de Maastricht est une mesure brute qui ne prend pas en compte les actifs détenus par les administrations publiques. Si on comptabilise l'ensemble des actifs, c'est-à-dire aussi les actifs physiques, les administrations publiques ne présentent plus une dette, mais une richesse nette (37,8 % du PIB en 2006). (…) Le bébé français ne récupère pas à la naissance une dette publique de 18 700 euros, mais hérite au contraire d'un actif net de 11 000 euros, même s'il est vrai qu'une partie des actifs physiques ne sont pas cessibles et qu'il est difficile de leur donner une valeur marchande».
-Jean-Paul Fitoussi : mieux vaut endetter l'Etat que les Français!
"...ce n'est pas la croissance qui détermine la politique économique, mais la politique économique qui détermine la croissance. A l'inverse, les dirigeants des Etats-Unis ne supportent pas de ne pas bénéficier de la croissance, et la population américaine ne supporte pas le chômage, peut-être parce qu'il s'agit d'une société plus inégalitaire que l'Europe, dans laquelle l'absence de croissance serait dramatique pour les classes populaires.
Le Président de l'OFCE répond à ceux qui prétendent que l'accroissement du déficit public pèsera sur les générations futures : «Il vaut mieux un déficit de l'Etat qu'un déficit des ménages», s'emporte-t-il. C'est le BABA de la théorie économique : l'Etat paye son endettement beaucoup moins cher que les ménages.»Il dénonce une panique injustifiée devant la dette française : «la France est moins endettée que l'Allemagne."
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France: quel déclin ?
-Des sous et des hommes -
-Sur une étude menée sur la dette publique et ses perspectives d'évolution
-Dette publique, rente privée

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