
Laboratoire du néo-populisme?
__Accédant à la présidence tournante de l'Europe, Viktor Orban s'est fait remarquer par des propos et des mesures pour le moins autoritaires, réduisant notamment la liberté d'expression des médias de son pays, malgré quelques concessions a posteriori.
Sans que la Commission européenne s'offusque outre-mesure...
La Hongrie inquiète l'Europe et ses voisins.
Elle est, effectivement, en pleine dérive autoritaire et nationaliste "L'opposition et les associations de défense des droits de l'homme estiment que le pays glisse de la démocratie vers la « démocrature », bientôt vers une sorte de dictature sophistiquée"
__La crise économique sévissant dans le pays explique en partie le durcissement politique, la montée d'un certain nationalisme, favorisant les extrêmes.
"La crise mondiale a entraîné la Hongrie dans la pire récession économique qu’elle ait connu depuis deux décennies. Celle-ci a été en partie responsable de la démission du Premier ministre Ferenc Gyucsany cette année. L’économie dépendant des exportations a souffert du ralentissement de ses principaux partenaires commerciaux. Le système social est paralysé par la corruption, la monnaie nationale s’est effondrée et les finances publiques supportent la lourde charge des retraites. Le nouveau Premier ministre projette de réduire les retraites, les bonus du secteur public et les allocations maternité, d’hypothéquer l’énergie et les subventions pour le transport, et d’élever l’âge de la retraite. "
_Le parti Fidesz a fait voter, dans des conditions non régulières (sans l'opposition ) une constitution néo-conservatrice, centrée sur les valeurs traditionnelles de la famille et de l'Eglise
"- Le préambu

Jobbik : l’extrême-droite hongroise, profitant des frustrations multiples, s'efforce de gagner du terrain.
L'influence grandissante de ce mouvement national-radical est contagieuse..« Avec Orban, ce sont nos idées qui sont au pouvoir, mais pas encore nos solutions.", affirme-t-il.
Le plus inquiétant: la xénophobie. Des milices d'extrême droite s'arrogent le droit de mettre de l'"ordre" chez les Roms.
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