Quand on visite l'ancienne capitale saxonne, si charmante, si baroque, si paisible, si nonchalante au bord de l'Elbe, il faut vraiment faire un effort pour se remémorer un passé si récent, si tragique.
Le bombardement du 13/14 janvier, visant à faire le plus de morts possibles dans la population civile pour accélérer la chute d'un régime déjà exsangue, fut épouvantable et inutile, comme le reconnaît l'historien belgo-canadien JR Pauwels.
Une deuxième vague de bombardiers déverse pendant 20 minutes 280.000 bombes incendiaires au phosphore et 11.000 bombes et mines. Les incendies se propagent avec d'autant plus de facilité que les immeubles ont été préalablement éventrés.
La troisième vague survient le lendemain et lâche à son tour bombes incendiaires et bombes explosives.
De nouvelles bombes au phosphore sont expérimentées dans cette ville ouverte aux nombreux réfugiés, sans objectifs militaires ou industriels particuliers. L' importante gare ne fut pas la plus touchée.
__________________Ce qui frappe aujourd'hui, comme pour Varsovie, c'est la disparition de toutes traces de cet enfer.
Les travaux de reconstruction à l'identique débute dès 1945, s'accélèrent après la réunification.
Aujourd'hui la Florence de l'Elbe a retrouvé son lustre d'antan, sa splendeur baroque.
Il fait bon flâner le long de l'Elbe. qui ne laisse pas soupçonner ses débordements périodiques.
Ce haut-lieu de la musique mériterait un plus long séjour.
Un mélange de styles surprenant, l'éclectisme règne en maître.
Bref, une ville séduisante, qu'il fallut quitter trop vite...
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(Photos personnelles)
-Paru dans Agoravox
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