...les affaires de quelques autres.

Ce « business » ne date pas d'hier. Dès les années 1980, des grands noms du capitalisme hexagonal tels que Bernard Arnault, François Pinault ou Vincent Bolloré ont bâti leur fortune en rachetant, sous l'oeil bienveillant des pouvoirs publics, des canards boiteux, qu'ils revendaient au prix fort après restructuration.
Depuis dix ans, la multiplication des plans sociaux a engendré une véritable industrie de la faillite. Dressant un portrait édifiant des acteurs de ce secteur en croissance et revenant sur les affaires qui ont défrayé la chronique ces dernières années (Danone, Doux, Heuliez, PSA, Samsonite, Florange, etc.)....
Bernard Tapie, faux self-made man, ne fut qu'un cas parmi d'autres. Peut-être seulement plus flamboyant et politiquement bruyant.
Les professionnels de la restructuration comme les managers de la crise font de juteuses affaires
L'introduction de la financiarisation court-termiste à outrance et à l'échelle mondiale a accéléré et généralisé le phénomène. Belle époque pour les fonds vautours (*).
Le cas de l'Indien Mittal, financier plus que sidérurgiste, illustre assez bien le processus, à très grande échelle, le mécano financier dans sa splendeur, toutes frontières abolies:

Créateur et actionnaire principal (88 %) de la Mittal Steel Company NV, Laksmi Mittal dirige le plus gros producteur d'acier au monde, secondé par son fils Aditya.
D'après le magazine Forbes de mars 2014, sa fortune est estimée à 13.5 milliards de dollars américains ce qui fait de Lakshmi Mittal le 79e homme le plus riche du monde.
Depuis 2008, Lakshmi Mittal fait partie du conseil d'administration de la banque d'investissement américaine Goldman Sachs, spécialisée dans la spéculation et le conseil.
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(*) - Ces fonds sont souvent critiqués car le fondement de leur stratégie est de parier sur l'échec de l'emprunteur puis de récupérer un maximum d'argent lorsque ce dernier est à terre, ce qui est contraire à la logique ordinaire du prêt, qui est de parier sur le succès de l'emprunteur pour optimiser ses chances d'être remboursé. Néanmoins, ces fonds ont le Droit pour eux puisque le fondement de leur action est de simplement demander à se voir rembourser le montant prévu contractuellement sur les titres de créances dont ils sont légalement propriétaires. Les tribunaux donnent ainsi souvent raison aux fonds vautours lorsqu'ils ont à juger un contentieux entre un vautour et un débiteur. (selon Wiki)
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