Selon la parole historique du Colonel Charles Stanton.
Et la guerre devint mondiale.
Une implication tardive, mais déterminante dans le cours d'une guerre qui s'éternisait cruellement, au prix de 50000 hommes.
A Paris, Trump ne viendra pas que pour des raisons diplomatiques.

Le 1er février 1917, Wilson rompt les relations diplomatiques avec l'Allemagne, espérant que cela suffira pour la faire renoncer à ses projets. Il n'en est rien. Le 13 mars, les navires marchands reçoivent l'autorisation de se munir de canons. Le 19, l'inévitable se produit : les Allemands coulent le Viligentia. Le 20, Wilson est résolu à l'intervention armée contre l'Allemagne et le 2 avril 1917, il demande au Sénat de voter la déclaration de guerre. Le 6 avril 1917, à 13 h 18, le Congrès vote la guerre par 373 voix contre 50. Le président Wilson proclame alors : "L'Amérique doit donner son sang pour les principes qui l'ont fait naître...
Un revirement de l'opinion s'est opéré Outre-Atlantique dès 1915 en faveur de l'Entente et se poursuivra jusqu'au 6 avril 1917, où officiellement les USA s'engagent réellement, les vrais combats ayant lieu seulement en 1918.
Mais cette entrée en guerre ne fut pas sans arrière-pensées pour les bailleurs des puissances anglo-françaises:
...A défaut de pouvoir commercer avec les Allemands et les Austro-Hongrois, soumis au blocus de la Royal Navy, ils multiplient les livraisons à destination de l'Entente (la Grande-Bretagne et la France). Ces ventes se font à crédit (2,3 milliards de dollars de prêts à l'Entente contre 26 millions seulement à l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie) et le souci d'en obtenir le remboursement va être déterminant dans le choix du gouvernement américain de s'engager aux côtés de l'Entente.

Pershing s'installa d'abord à Boulogne. A St Nazaire, le 28 juin 1917, la 1re division d'infanterie américaine (surnommée « The Big Red One », le grand un rouge », qui correspond à son insigne) débarque à Saint-Nazaire"
L'instruction des troupes US, peu formées (*), fut prise en charge par l'armée française mais non sans tensions.
L'engagement américain et le développement de son aide ne cotribuèrent pas peu à sa promotion sur les chemins de la puissance.____
(*) Les États-Unis s'engagent donc dans la guerre pour faire respecter les règles du droit international, mais ils n'ont pas pour autant les moyens de la faire. Alors qu'ils comptent 103 millions d'habitants, ils ne disposent que d'une armée de métier aux effectifs réduits, à peine 200 000 hommes, dont les seules expériences du combat ont été acquises contre les Indiens, les rebelles philippins, les Espagnols de Cuba ou les hors-la-loi mexicains de Pancho Villa. Ces hommes ne semblent guère capables de soutenir un conflit lointain impliquant un engagement massif.
Cette armée ne possède que 285 000 fusils, 1 500 mitrailleuses, 550 canons, aucun tank et 55 avions surannés. Seule l'US Navy est moderne : 14 super cuirassés dreadnoughts, 250 destroyers, 36 sous-marins, un personnel qualifié dont 80 000 marins serviront en opération. Cette flotte, commandée par l'amiral Sims, va accomplir ses missions de convois de troupes vers l'Europe et de lutte anti-sous-marine avec succès.L'engagement américain et le développement de son aide ne cotribuèrent pas peu à sa promotion sur les chemins de la puissance.____

... Le 4 juillet 1917, jour de la fête nationale américaine, elles effectuent même une parade dans Paris derrière leur commandant, le général Pershing. Mais les unités américaines, mal préparées, ne sont pas immédiatement engagées sur les champs de bataille et subissent tout d'abord de longs mois d'entraînement dans des camps installés à Brest, Bordeaux, Saint-Nazaire, Le Havre. Leur nombre reste également dans un premier temps assez limité : 80 000 hommes à la fin 1917 (dont 50 000 combattants), 300 000 hommes en mars 1918. Les débarquements s'accéléreront ensuite : un million d'hommes en juillet 1918, deux millions au moment de l'armistice. Il faudra donc dans les faits plus d'un an pour que les effets de l'intervention militaire américaine se fassent réellement sentir.

- Musée de l'Armée
- La Loire-Atlantique et la Grande Guerre
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