Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

jeudi 10 août 2017

Il était une fois...

...Le 9 août 2007
                                          Le début de la crise des « subprimes »
Coup de tonnerre sur la BNP
              Le début apparent d'un phénomène dévastateur "inattendu" (sauf par certains), annonçant l'explosion de l'année suivante, en  gestation depuis des années, conséquence d' années de folie financière dérégulée. Un phénomène qui n'est pas résolu.
     Une crise ne tombe pas du ciel, mais est la résultante de pratiques bancaires et financières qui l'ont préparée, comme toujours, comme en 1929.
      Elle trouve son origine dans le dégonflement de bulles de prix (dont la bulle immobilière américaine des années 2000) et les pertes importantes des établissements financiers provoquées par la crise des subprimes. Elle s'inscrit dans la cadre de la « Grande Récession » amorcée en 2008 et dont les effets se font sentir au-delà de 2010....
     Dont nous ne sommes pas encore tout à fait sortis
             Mis à part quelques mesures de rétorsion limitée et souvent symbolique, de régulation toujours annoncée mais très peu réalisée, les responsables de la crise coulent une retraite heureuse.
    Malgré les pénalité, les Etats ont mis la main à la poche pour tenter de réparer les excès de la finance prédatrice, purement spéculative, après avoir longtemps favorisé ou fermé les yeux sur les folies bancaires, en sollicitant l'aide publique, sans rien changer sur le fond, et malgré les 200 milliards d’euros d’amendes pour les banques et les changements de surface.
     Rien n'a été fait d'essentiel, malgré les proclamations sur la séparation nécessaire des banques et pour faire la guerre à la finance de l'ombre. Wall Steet ne se fait pas trop de soucis.
   Tout n'est pas réglé, loin de là: des banques, notamment européennes, sont toujours en péril, comme la Deutsche Bank et nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles bulles.
    La finance de l'ombre (shadow banking) continue à se renforcer sans contrôle et le trading haute fréquence fait planer de lourdes menaces potentielles.
'        Selon l'ancien banquier JM Naulot, « Dix ans après, un effondrement financier est toujours possible »:
                  ...Il en va des crises financières comme de la guerre : elles éclatent à un moment imprévisible mais, lorsqu’elles éclatent, on constate que toutes les conditions étaient réunies pour qu’elles adviennent.
Le 9 août 2007, avant l’ouverture des marchés, une forte hausse des actions était annoncée. Quelques minutes plus tard, les marchés étaient en très forte baisse… Entre-temps, BNP Paribas avait annoncé la fermeture de trois fonds monétaires, des produits de placement très classiques, en raison d’un problème d’« illiquidité ». Les banquiers centraux, les régulateurs et les banquiers eurent immédiatement l’impression que le sol tremblait sous leurs pieds. La crise avait démarré.
Elle atteindra son apogée treize mois plus tard après la chute de Lehman Brothers. Les conséquences furent dramatiques pour l’économie réelle et pour les finances publiques, dans le monde entier, avec la récession, le chômage et l’augmentation spectaculaire des déficits publics.
« Dans la conduite de chaque réforme, on s’est arrêté en chemin. Les dirigeants politiques n’ont pas fait l’essentiel : réduire l’hypertrophie de la finance »
Les dirigeants politiques ont-ils tiré les leçons de cette crise ? En partie seulement. On peut considérer que seulement le tiers de la feuille de route définie au G20 de Londres en 2009 a été accompli, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Dans la conduite de chaque réforme, on s’est arrêté en chemin. La supervision des banques a été renforcée, leurs ratios de fonds propres ont été améliorés, la transparence des marchés a été accrue.
      Mais il s’échange toujours l’équivalent du PIB mondial chaque semaine sur les marchés de produits dérivés, aucune limite n’a été fixée à la spéculation des hedge funds, tous domiciliés dans les paradis fiscaux. Le trading à haute fréquence représente plus de la moitié des transactions sur les marchés d’actions, le shadow banking...
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mercredi 9 août 2017

Points d'histoire

Le 6 août 1945
                  Enfer sur Hiroshima
                                                Hier soir Arte rediffusait un document sur l'événement terrible de l'explosion de la première bombe A dans le ciel de Hiroshima.


Recueillement à Hiroshima

     Décidée en dernier lieu par Truman, contre l'avis défavorable de plusieurs scientifiques, sauf Oppenheimer à ce moment-là, l'opération fut décidée, alors même que l'Etat-Major savait que le Japon était au bord de l'effondrement. Les prétextes officiels allégués étaient sans objet, comme le montrent des historiens, d'un côté comme de l'autre, comme le reconnut l'amiral  Leahy. L'opération était purement politique, à usage interne et externe.
   Little Boy fut l'occasion d'une grande duplicité de la part des décideurs US, qui s'empressèrent cyniquement après le bombardement, de mesurer l'étendue des dégâts surtout humains, les conséquences tragiques des rayonnements, sous le sceau du secret militaire.
   Cette première Catastrophe Nucléaire De L'Histoire  méritait qu'on y revienne.
        Un drame évitable donc, comme à Nagasaki, dont on parle moins.
                 On n'a pas fini d'y revenir.
                               Septante ans après Hiroshima et Nagasaki, les hôpitaux de la Croix-Rouge japonaise continuent de soigner des personnes atteintes de divers cancers et leucémie imputables aux radiations des explosions atomiques et près de deux tiers d’entre elles en meurent.  _______Pour la seule année 2014, les hôpitaux de la Croix-Rouge du Japon qui prennent en charge les rescapés des bombardements sur Hiroshima et Nagasaki ont respectivement traité 4 657 et 6 030 survivants.    Par ailleurs, jusqu’en mars 2014, près des deux tiers des décès (63%) à l’hôpital de Hiroshima étaient imputables à diverses formes de cancers dus aux bombardements atomiques. Le cancer du poumon arrive ainsi largement en tête (20%) suivi du cancer de l’estomac (18%), du cancer du foie (14%), de la leucémie (8%), du cancer de l’intestin (7%) et du lymphome malin (6%). Durant cette même période, plus de la moitié de tous les décès survenus à l’hôpital de la Croix-Rouge de Nagasaki (56%) étaient également dus au cancer, précisent les organisations humanitaires.     Sur les quelque 200 000 rescapés encore en vie septante ans après les faits, plusieurs milliers d’entre eux continueront à avoir besoin de soins dans les années à venir pour des maladies imputables aux radiations tandis que l’impact psychologique des bombardements continuera de hanter les survivants, même s’ils ne sont pas physiquement malades, ajoutent les deux organisations.La Croix-Rouge du Japon gère des hôpitaux pour les survivants des bombardements atomiques depuis 1956 à Hiroshima, et depuis 1969 à Nagasaki. Ces hôpitaux ont pris en charge plus de 2,5 millions de personnes en soins ambulatoires et plus de 2,6 millions en soins hospitaliers...
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__ Il y a 100 ans, 31 juillet 1917 - La bataille de Passchendaele
                                                                 Une bataille dantesque, terriblement meurtrière et vaine.


     De longs combats de boue et de sang autour d'Ypres.
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mardi 8 août 2017

De la fourche à la fourchette

     Les chemins des produits alimentaires sont devenus de plus longs et sophistiqués.
                                               Dans le contexte de la mondialisation des échanges, des circuits de plus en plus longs et énergétivores de l'agro-business, des transformations de plus en plus élaborées de produits de consommation normalisés, parfois peu ou pas identifiables
   Manger bon, manger sain est devenu un problème. Parfois une rareté.
      Savoir ce qu'il y a dans nos assiettes est de plus en plus compliqué.
    Comme dit Gérard Choplin, pour ne pas finir en lemming , il est temps d'inverser une tendance Il est urgent de mettre la technique, l’agriculture ainsi que les politiques agricole, alimentaire et commerciale au service d’une alimentation saine, nutritive, diversifiée, accessible à tous, et non au service d’intérêts financiers à court terme qui se moquent de la nature et (donc) de l’Homme. Nourrir, ce n’est pas nourrir la Bourse....
     Qu'y aura-t-il demain dans nos assiettes?
        On peut légitimement craindre le pire; l'imagination des rois du food-business est sans limites.
    Certes, l'alimentation est à situer dans un histoire et dans une culture, mais les révolutions opérées par les producteurs-transformateurs depuis plusieurs dizaines années ne sont pas sans poser problème.
 De même que certaines surconsommations nocives et non généralisables.
  Trouver le bon chemin alimentaire devient de plus en plus compliqué dans l'espace de nos hypermarchés où nous sommes comme des otages sans information ni résistance, si nous n'avons pas les informations minimales.
     De plus, du fait de la croissance démographique et des changements de comportements alimentaires, la demande alimentaire mondiale pourrait, selon les sources, encore augmenter de 40 %à 70 %d’ici à 2050. Une pression très forte pèsera donc sur la production agricole dans les décennies à venir. Or, celle-ci est déjà très contrainte : non seulement par les limites de la biologie, de l’agronomie et des aléas naturels, mais aussi par les impacts prévisibles du changement climatique et de l’urbanisation sur les surfaces agricoles et la disponibilité en eau.  Au-delà de l’accroissement de la production agricole, la réduction des pertes et des gaspillages constitue un levier important pour accroître l’offre disponible pour l’alimentation. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le volume total de nourriture perdue ou gaspillée chaque année équivaudrait à plus de la moitié de la production céréalière mondiale (1,3 milliard de tonnes en 2009-2010). Les pays industriels et les pays en développement (PED) gaspillent grosso modo les mêmes quantités de nourriture, soit respectivement 670 millions et 630 millions de tonnes. 
     Les spécialistes en marketing alimentaire ont encore plus d' une idée à exploiter pour augmenter leurs chiffres d'affaires, à l'époque débutante de la numérisation généralisée et des drones.
   Le management des start up de la nourriture et les innovations de terra food nous promettent le" meilleur".
          Allons donc voir nos producteurs locaux...Sans orthorexie.
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lundi 7 août 2017

Points de vue

__ Foot business et balles en or.
                     Neymar par ci , Neymar par là...
                         Vous saurez tout sur le nouveau dieu et son culte, jusqu'à la couleur de son slip.
    J'en ai marre plein les bottes du tapage médiatique autour du nouveau sauveur.
 Ce n'est pas par hasard que le Qatar s'est payé la super-vedette.
      Le prestige diplomatique, surtout en ces temps difficiles, compte plus que les intérêts financiers à venir sur le marché du foot business.
   Un pas de plus dans la qatarisation de la France jusque dans les stades.
             Le ballon ne tourne plus très rond...
  L'icône planétaire est un révélateur des dérives mondiales de ce qui fut appelé naguère un sport.
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__ Europe et mécanismes de stabilité, parfois comparé à une sorte de FMI européen, trahissant les idéaux sur lesquels s'est bâtie l'U.E.
                                                    ...le principe de primauté. Ce principe a été consacré par l’arrêt Costa Enel du 15 juillet 1964 alors même qu’il n’était pas inscrit dans le Traité de Rome du 25 mars 1957 instituant la Communauté économique européenne ! Au terme d’une lecture particulièrement audacieuse de ce traité, s’appuyant davantage sur son esprit que sur sa lettre, la Cour de justice a considéré que les Etats « ont limité, bien que dans des domaines restreints, leurs droits souverains et créé ainsi un corps de droit applicable à leurs ressortissants et à eux mêmes ». Elle en a tiré comme conséquence que « le droit du Traité ne pourrait (…) se voir judiciairement opposé un texte interne quel qu’il soit, sans perdre son caractère communautaire, et sans que soit mise en cause la base juridique de la Communauté elle même ». Autrement dit, le droit communautaire prime le droit interne des Etats. En cas de conflit, le juge national doit nécessairement écarter la règle nationale au profit de la règle communautaire.
"Le droit communautaire prime le droit interne des Etats. En cas de conflit, le juge national doit nécessairement écarter la règle nationale".
L’importance de ce principe a par la suite été redoublée par l’extension progressive des compétences de la Communauté et par son application non plus aux seules dispositions du Traité mais également aux dispositions prises pour leur application : règlements et directives notamment. L’effectivité de ce principe repose sur les sanctions dont sont passibles les Etats s’ils manquent à son respect. En particulier, le recours en manquement permet à la Commission de saisir la Cour de justice contre un Etat récalcitrant.  
     Il est vraiment important de comprendre que ce principe de primauté, sur lequel l’Europe s’est construite – construction essentiellement par le droit - a été imposé par le juge européen alors que les Pères fondateurs, en dépit de leur engagement supra-national, n’avaient pas osé l’inscrire dans les traités. D’un point de vue démocratique, cela n’est pas sans poser problème car il s’agit d’une mise sous tutelle des droits nationaux.....
               Récemment, le président de la Commission Jean-Claude Juncker a expliqué que le traitement économique actuellement infligé à la Grèce n'était certes pas conforme à la Charte des droits fondamentaux de l'Europe, mais que ce n'était pas si grave puisque la Troïka est une structure ad hoc qui agit hors cadre juridique. N'est-ce pas là, précisément, la définition de l'arbitraire et du droit du plus fort ?
            Oui, je partage votre sentiment sur la brutalité et le caractère arbitraire d’une telle déclaration qui n’est, cependant, ni le fruit du hasard ni le signe d’une maladresse. La position défendue par Jean-Claude Juncker fait écho à la gouvernance économique et en particulier au schéma imaginé lors de l’adoption du Mécanisme européen de stabilité qui, à dessein, a été conçu en dehors du droit de l’Union européenne et donc de la Charte des droits fondamentaux...
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dimanche 6 août 2017

Vérités au bout de la pelle

-Retour sur le passé-


                              Au hasard de travaux occasionnels, la pelle ou la pelleteuse mettent à jour des trésors insoupçonnés, qui font avancer les connaissances des archéologues et des historiens.
    Parfois, ce n'est rien de révolutionnaire, parfois ce sont des données importantes, nécessitant des investigations prolongées, débouchant sur de précieuses récoltes intellectuelles.
   C'est ainsi que Marseille a commencé à livrer depuis peu certains de ses secrets, qu'il faut préserver au moins un temps des tractopelles.
   A Nîmes. près du nouveau rempart, on a mis au jour de nouvelles traces romaines.
                                   _ Un quartier entier de  Vienne vient d' être révélé: une découverte jugée exceptionnelle.  Une sorte de petit Pompei à la française.
    Plus anciennement, le site de Grand, dans les Vosges, révéla d'importantes structures d'une ville située sur l'ancienne voie romaine entre Lyon et Reims. 
       Ou à Thérouanne, importante cité détruite par Charles Quint, dans l'Artois, où de nombreuses fouilles restent encore à faire.
    Ce ne sont que quelques exemples de découvertes diverses et variées dans toutes les régions de France.
  Souvent des occasions uniques d'approfondir ou même remettre en question notre lecture du passé.
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samedi 5 août 2017

Jupiter à terre ?

L'idéal et le réel.
                        Plus dure est la chute
                             Après une ascension si fulgurante et si flamboyante.
  Tout semblait devoir baigner, les compteurs élyséens remis à zéro.
    On allait voit ce qu'on allait voir...
          Las! Rien ne marche (tout à fait) comme prévu.
    Jupiter est ramené à la dure réalité de l’exercice du pouvoir
        C'était prévisible, mais la plongée dans l'opinion est beaucoup plus rapide que prévue.
    Bien sûr, les sondages sont un peu comme les données de la météo et les mécontents viennent d'horizons divers.
  Mais n'empêche, il paraît bien que Mister Jupiter ne maîtrise pas son été.
     Même,la grogne apparaît dans les rangs des députés LREM. en marche en traînant les pieds.
        C'est plus qu'un grain de sable dans la machine trop bien huilée
  Des cafouillages et même un début de fronde parmi les fidèles néophytes de la start-up macronienne.
   Les élans de moralité sont en partie compromis. Il ne sera plus nécessaire d'avoir une toge blanche pour entrer en politique.
        O tempora, ô mores!
 Le nouveau monde attendra. Ce n'est plus Jupiter c'est Janus.
     On rabote par ci par là. On radote aussi.
             Mais que se passe-t-il dans la tête de notre jeune monarque?
   Lui qui disait que le capitalisme contemporain « est en train d’écraser toute forme de valeur sur la valeur monétaire. Et ça devient un capitalisme de puissants qu’on n’arrive plus à réguler. On a eu plusieurs vagues, la mondialisation du capitalisme dans les années 1980-1990, sa financiarisation, qui a encore décuplé cet effet-là, et la numérisation, qui est la troisième vague qui arrive dessus. Et donc, aujourd’hui, dans nos sociétés, il y a une forme d’effondrement moral, de sens, parce qu’en effet, ça c’est le point sur lequel j’adhère totalement, on écrase la notion de valeur sur le monétaire, parce que c’est le seul élément de fongibilité entre tous les espaces, parce que si je me compare à quelqu’un du fin fond de l’Inde dans ce monde hypermondialisé immédiat, la seule chose, le seul élément qui nous rende parfaitement comparables, c’est ce fétiche que dénonçait Marx, qui est l’argent ».
        Est-ce le même homme? 
                                         Dans une partie de l'opinion commence à s'installer le sentiment d'avoir affaire à un grand séducteur et un communicant hors pair mais dont la communication hyper hollywoodienne et léchée est un instrument au service d'une politique d'austérité..Les Français mécontents ont l'impression qu'Emmanuel Macron poursuit exactement la politique antérieure, ce qui est d'autant plus paradoxal qu'il n'a de cesse de vouloir se démarquer des erreurs de son prédécesseur et entend incarner une "nouvelle politique". Or c'est dans les premiers mois du mandat présidentiel que se figent l'image et la grille de lecture des Français. Et une fois que le pli est pris, il est très difficile de le défaire. Le risque qui guette aujourd'hui le président, c'est que les Français passent progressivement du "il est brillant et réussit tout ce qu'il entreprend" à "en fait, tout ça, c'est de la com'"."
               Nous expliquera-t-il un jour  ce qu'il entend par la paradoxale formule de 
libéralisme égalitaire ?
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vendredi 4 août 2017

Point d'histoire

A propos de Dunkerque
                  Ce film aux gros moyens mais méritant discussion.
      Où le spectaculaire fait oublier l'essentiel.
  Un film n'est pas un récit mais peut beaucoup fauter par ses silences et ses parti pris, dans ce qu'il suggère, donne à voir, avec ses choix implicites.
       Rien n'est dit sur la formidable résistance des forces françaises pour permettre à l'essentiel de l'armée anglaise d'embarquer malgré tout, sur le jeu le plus souvent masqué des décisions finales des alliés et même sur certaines tentatives pour faire obstacle à des velléités françaises de passage vers la mer et une certaine duplicité des responsables britanniques.
      Ce que rappelle bien Dominique Lormier dans Dunkerque.
           D'une façon générale ce film contribue implicitement à accréditer l'idée fausse, longtemps entretenue, que cette issue tragique était inéluctable et que, de façon générale, le cours  de cette invasion et ses  suites étaient inscrites dans une sorte de destin historique.
      Certes, l'histoire tut ce qu'elle fut, avec ses aléas, ses imprévus, ses impréparations, ses erreurs stratégiques et tactiques, ses fautes. Mais, sans faire de l'uchronie naïve et facile, on ne peut s'empêcher de se demander, comme Churchill et d'autres, ce qui se serait passé à certains moments clés et si, à certains moments, le cours des événements n'aurait pas pu être différent.
      Oui, la déroute dunkerquoise aurait pu être évitée et la défaite finale n'était sans doute pas inéluctable comme le remarquait en leur temps De Gaulle et d'autres.  Les combats auraient pu se poursuivre ailleurs, comme le craignait Hitler, presque étonné que la signature de l'armistice soit intervenue si tôt.
     L'idée de Blitzkrieg rapide,facile et invincible est une légende, un mythe entretenu par ceux qui souhaitaient secrètement ce que Bloch appela l'étrange défaite.
    L'armée française était loin d'être sous-équipée et il y eut plus d'un moment dans l'avancée de Guderian où les troupes allemandes furent mises en sérieuse difficulté, faisant craindre au Führer un risque d'échec, de renversement de situation.
    L'attitude de l'armée française ne fut pas celle de débandades généralisées, même si le comportement des officiers ne fut pas toujours exemplaire, si l'Etat Major faillit sur plus d'un point et si les transmissions furent plus que défaillantes.
           La bataille de Stonne en témoigne, à partir du 15 mai 1940, par exemple, dont le général allemand Paul Wagner disait: Il y a trois batailles que je n'oublierai jamais :Stonne, Stalingrad et Monte Cassino.
     Une occasion manquée, sans doute.
  Oui, la déroute dunkerquoise aurait pu être évitée et la défaite n'était pas inéluctable.
              Bref sur cette guerre, bien des préjugés sont à rééxaminer.
  Malgré la défaite sur le littoral, l'armée française dans globalité n'était pas tactiquement en déroute:
        Les combats pouvaient donc se poursuivre encore quelques semaines, d’autant que l’armée allemande commençait à rencontrer de sérieux problèmes logistiques, à cause de l’élongation de ses lignes vers le sud et l’ouest de la France. «L’idée d’une France ne capitulant pas était le cauchemar de Hitler», affirment les auteurs sur la base des travaux récents d’historiens militaires allemands. Pour arriver jusqu’à la Méditerranée, les troupes allemandes auraient dû mener encore de longs et durs combats - d’autant qu’on sait aujourd’hui que la Blitzkrieg (guerre éclair) relève davantage de la propagande de Goebbels que de la réalité militaire...."
   Un débat qui doit se poursuivre...
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Le mythe de la guerre éclair (Karl-Heinz Frieser)
Comme des lions.
- Défaite fraunçaise, victoire allemande sous l'oeil des historiens étrangers.
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jeudi 3 août 2017

Bon à savoir

__ Ach! c'est plus sérieux qu'on ne le pensait: des ententes existeraient depuis plus de vingt entre les constructeurs automobiles allemands.
     C'est le Spiegel qui le dit.
                                  Pour l’ex-patron de Volkswagen déjà, rien ne va plus.
                                                 Le fier slogan Das AUTO ist weg.
           Ach! die deutsche Tugend!

__ Dans l'Allemagne vertueuse, on ne cache pas que des tripotages technico-commerciaux, mais aussi les pauvres.
        Avoir du boulot et vivre pauvre, est-ce le miracle Allemand?
               Le pays est tiraillé sur la question des migrants.
           Face au problème, notre pays se signale par ses incohérences et son cynisme.

__ En GB, Corbyn dit quelques vérités sur le terrorisme.

__ Retraités : la fin de l'âge d'or ?

__ L'Afrique du Sud tarde à se protéger contre les eaux.

__  Brigitte:  le coup d'éclat permanent.
                        Son futur statut de première dame agace.

__ Une francophonie menacée.

__ La France à vélo  (avec ou sans Paulette).
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mercredi 2 août 2017

Yemen: tragédie oubliée

Et occultée.
                  Qui connaît le Yemen?
                                      Bien peu,sinon abstraitement.
      Qui connaît l'état du pays, réduit à un état effroyable du fait de la guerre qui s'y livre depuis quelques années, largement victime collatérale des confits affectant les pays voisins, sous la pression meurtrière du voisin, l'Arabie Saoudite?
      Dans le quasi-silence diplomatique. Alors que l'état sanitaire du pays est catastrophique.
            Un pays en voie de destruction avancée
   Juste quelques entre-filets dans la presse, quand elle s'y intéresse. 
         Silence! On bombarde, on affame.
   Déjà en 2010, dans ce pays compliqué, des menaces se manifestaient dans ce qu'on appelait parfois le triangle du diable. Des intégrismes y trouvent refuge après le désastre irakien, s'insérant dans ce pays fragile déjà divisé et animé de conflits internes. sur fond d'intérêts gaziers.
      Un pays devenu une proie facile pour les extrémismes se livrant à une guerre interposée et ouvert à la violente intervention aérienne de l'Arabie saoudite, suréquipée par l'Occident.
    On comprend comment s'explique que ce conflit soit si peu médiatisé et pourquoi la France se tait...
      Une guerre dont les enjeux sont occultés:
...Le Yémen est un des théâtres de la féroce lutte d’influence entre l’Arabie saoudite et l’Iran, qui se joue aussi en Syrie ou en Irak. Mais la guerre agit aussi comme le révélateur d’autres fractures, notamment celle entre le nord et le sud du pays. Alors que le conflit semble enlisé et que la situation humanitaire devient intenable, le Yémen semble menacé de destruction massive. Dans ce contexte, les djihadistes, à commencer par Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA), tapis en embuscade, voient des opportunités à saisir.
....Il revient à quelques fonctionnaires du Fonds monétaire international (FMI) d’avoir, involontairement, allumé l’étincelle d’une situation qui n’attendait que d’exploser. En 2014, sous pression de l’institution financière, le pouvoir de l’époque – avec à sa tête le président Abd Rabo Mansour Hadi – annonce la suppression de subventions sur les produits pétroliers. Les manifestations s’étendent,...
    Le pays est devenu tragiquement un otage.
         La population paie un prix très lourd les affrontements qui la dépassent.
                      Une tragédie à nos portes.
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mardi 1 août 2017

Téléréalité à Washington

Naufrage à la Maison Blanche?
                                        La  navigation à vue ou à l'instinct continue, dans un désordre sidérant pour plus d'un Américain.
          Imprévisible. On était prévenu dès le départ.
                                              Dans des eaux agitées et incertaines.
  Est-ce l'expérience malheureuse du Titanic qui se prépare? se demandent certains.
     Rien ne se passe totalement comme prévu. C'était annoncé.
  Rien qui ressemble à une diplomatie un tant soit peu cohérente. C'est la succession des coups de tête et les tweets à la petite semaine, dans un bricolage où les proches ne s'y retrouvent plus quand ils ne sont pas en conflit entre eux, l'un chassant l'autre, au gré des humeurs du moment et de la pesanteur du réel.
  Les grandes annonces claironnées sont reportées ou contrées
     Le bilan est, va-t-on dire, mitigé. Les contre-pouvoirs finissent par fonctionner un tant soit peu.
 Le Grand Twitter a trouvé à qui parler
   De plus, Trump met fin à un programme secret de la CIA visant à armer des rebelles anti-Assad en Syrie,
 Tout en se soumettant aux souhaits des Faucons de la guerre
     L’avenir, on verra demain....
        Le grand perturbateur n'en fait qu'à sa tête, encore persuadé que le réel se pliera  à ses fantaisies.               A en donner le tournis aux observateurs.
                         Peut-on encore sauver l'Amérique de Trump, la remettre sur rails?
  Difficile, quand on connaît le degré d'immaturité, d'obstination, de  culture du patron et sa capacité d'inadaptation et de méconnaissance des réalités. Au charbon, il a montré son impréparation et ses revirements d'enfant gâté.
  C'est mieux qu'un feuilleton de téléréalité.
    Déjà certains parlent sérieusement de destitution, craignant des aventures tragiques pour le pays désemparés.  Attendez-vous encore à être surpris, comme disait autrefois la chroniqueuse G.Tabouis
       Le tragique pourrait bien prendre la place du burlesque.
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