Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

lundi 17 juin 2013

Fukushima 

 Dernières nouvelles
_______________ La chape de plomb se maintient sur cette bombe à retardement.
Le silence médiatique sur un drame qui continue à se jouer là-bas ne doit pas faire illusion.
La situation est toujours aussi périlleuse, exposée au moindre accident et génératrice de graves problèmes de santé présents et futurs.
La décontamination se fait dans le pires conditions.
C'est le silence qui s'installe lourdement sur ces opérations, les risques pour le personnel et la population, soumise à des informations partielles ou biaisées. La désinformation ne faiblit pas, de manière souvent indirecte. La plupart des medias ne sont pas en reste.
Même Le CNRS participe à cette omerta:
 "...Ses estimations ont été contestées par l’Union of Concerned Scientists (qui annonce 25 000 morts), ou par l’Académie des sciences de New York (qui en annonce entre 211 000 et 245 000, 15 ans après la catastrophe)....
 Le désastre de Fukushima, c’est une diffusion de césium 137 dans l’atmosphère 500 fois plus importante qu’à Hiroshima, d’après le physicien artisan du nucléaire japonais Anzai Ikuro. C’est aussi, selon le Norwegian Institute of Air Research, la plus grande émission de gaz rare xénon 133 connue en dehors des essais nucléaires : plus de deux fois les émissions de ce gaz à Tchernobyl. C’est aujourd’hui, selon TEPCO, une activité de 10 millions de becquerels en provenance de la source Fukushima Daiichi relâchés à chaque heure.
C’est un tiers du département de Fukushima contaminé à un taux supérieur à 37 000 becquerels par mètre carré (pour le seul césium 137), et au moins treize départements contaminés, le tout représentant 8 à 10% du territoire japonais.
C’est 1 532 barres de combustible de 300 kg et de 4 mètres de long chacune, stockées dans la piscine du réacteur n°4, au cinquième étage d’un bâtiment qui menace, à la première secousse, de s’effondrer, suscitant ce commentaire laconique du Pr. Hiroaki Koide,( spécialiste des réacteurs à l’université de Kyoto : « Ce serait la fin »..." (1)

__Pourtant un récent rapport accablant de l’ONU met en évidence les dangers présents et à venir pour des populations mal informées.
Beaucoup de chiffres officiels sont  manipulés, concernant notamment le développement des cancers de la thyroïde. Les vrais problèmes sont pour demain...
Une population désespérée et/ou résignée.
Le nucléaire serait-il l'énergie du désespoir?
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samedi 15 juin 2013

Histoire de lunettes

_________________________________________________________Billet du dimanche

 Voir on ne pas voir...that is the question
_________ Ils ont des yeux et ils ne voient pas...(La Bible)
__Les lunettes sont bien utiles pour mieux voir (si, si!), même si elles ne sont parfois que des éléments de décoration faciale dans une mode changeante où les stars donnent le ton, mais certains s'en dispensent pour voir flou (il est vrai que la  réalité n'est pas toujours belle à voir) ou en possèdent  et ne voient  rien du tout...
La  myopie ne se soigne pas toujours, surtout quand pointent les élections. Gouvernement à courte vue...
A Bruxelles ou ailleurs, certains devraient s'équiper de binocles de meilleure qualité.
Le court-termisme  fait partie d'un système.
 Les marchés, plutôt fous, devraient passer chez le flou Afflelou.
___Enfin, on vend des lunettes, c'est un commerce, scandaleusement  lucratif
Des prix fous. Attention les yeux!
Comme dit B. " Sans lunettes, la vie vaut-elle la peine d’être vécue, d’être vue, d’être lue…. ? Voilà quelque uns des messages subliminaux... qui vous ont fait craquer sans regarder au prix !
Il y a une morale à tout ça : Vendre des lunettes, et en acheter, entretient une forme de cécité. Au royaume des opticiens, ils se tiennent tous par une main, et de l’autre se voilent les yeux, pour cacher leur sourire carnassier...."
Les lunetiers, jamais à court d'imagination, font appel aux stars et en mettent plein les yeux.
___Il y en a  qui voient tout, qui savent tout de vos goûts, de vos préférences, de vos lectures...comme Google, qui a même inventé des  lunettes futuristes.
Une vision hyperfine qui peut cependant mettre en péril  la vie privée... 
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Au fil du net

 ____________________________________________________Billet du samedi
* Chine: diviser (l'Europe) pour mieux régner

* Obama pris dans le scandale de l'espionnage généralisé
____"Jeudi, le quotidien américain The Washington Post et le journal britannique The Guardian révélaient l’existence d’un programme de surveillance dont le public n’avait jamais entendu parler : Prism. Ce programme permet à deux agences fédérales, la National Security Agency (NSA, l’Agence de sécurité nationale) et le FBI, de collecter secrètement des informations échangées par des utilisateurs du Web, en comptant sur la coopération de neuf sociétés internet, dont Microsoft, Google, Facebook, Apple, Skype ou Youtube... 
Une "proposition de loi veut obliger le gouvernement à rendre publics des documents actuellement classés secrets et qui permettraient de comprendre comment la loi a été interprétée pour justifier une opération de surveillance de cette ampleur. « Que les Américains comprennent comment notre gouvernement interprète le Patriot Act et le FISA Act », a ainsi déclaré Jamal Raad, le porte-parole du sénateur démocrate à l’origine de cette loi, Jeff Merkley..."

*Examens très orientés, dans la fabrique des élites

 *Obésité, le prix de la pauvreté 
__La bombe pondérale, un problème planétaire

* Pendant ce temps, à quoi pense Asma el-Assad ?
--Elle fait du shopping

*Le vin est bon, mauvais, peut-être bon,  pas si mauvais, (enfin on ne sait  pas trop...) pour la santé

 *Pesticides : les preuves du danger s'accumulent
____Pourtant on le sait... surtout en Guadeloupe
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vendredi 14 juin 2013

NSA: pour notre bien...

 NSA en question
_______________« Chez Microsoft, votre vie privée est notre priorité. »
On s'en doutait...
__On savait notre liberté sous surveillance de manière de plus en plus sophistiquée et pointue. Mais nous ignorons tout des usages des données ainsi récoltées, à part l'aspect commercial, si évident.
Les grandes oreilles d’Obama
__Le système Echelon, à l'écoute des mots-clés, avait déjà instauré une écoute à l'échelle mondiale.
La sécurité a bon dos. La NSA affirme avoir déjoué des tentatives d'attentat. Affirmation purement déclarative, difficile à vérifier. De plus, un attentat sur le sol américain n'est jamais prévisible, car leurs auteurs potentiels prennent le plus grand soin à utiliser des moyens artisanaux, à ne laisser aucune trace et à brouiller les pistes. Boston le montre avec éclat.
La collecte des données transmises constituent une masse quasi inexploitable par son gigantisme ou exploitable à des fins discutables, du moins obscures, au coeur de la technostructure de surveillance us, le sécuritaire, le militaire et le commercial fonctionnant en symbiose. Le cyberespionage politique et industriel est  facilité. C'est sans doute l'objectif inavoué du système.
La traçabilité sans limites ouvre une voie nouvelle, ambiguë. Le monde entier est sur écoute. A quelles fins? 
La question se pose, au point que certains Etats s'inquiètent. Le scandale devient mondial. L'Europe est "préoccupée" , ce qui est un euphémisme. 
Même aux USA, le problème fait quelques vagues:
" En Europe, la réaction de Bruxelles est venue de Tonio Borg, commissaire à la santé, déclarant mardi que « la commission européenne demandait un engagement clair de la part des États-Unis quant au respect du droit fondamental de tous les citoyens européens à la protection de leurs données personnelles ». Une discussion doit avoir lieu « avec fermeté et détermination », vendredi, entre la commissaire chargée de la justice, Viviane Reding, et des représentants américains.
L’objectif est notamment de comprendre, selon Tonio Borg, « si l’accès à des données personnelles dans le cadre du programme Prism (permettant à l’Agence pour la sécurité nationale, la NSA, de surveiller l’activité d’étrangers sur Internet grâce à la collaboration de neuf géants du web basés aux États-Unis) se limite à des cas individuels reposant sur des soupçons fondés et spécifiques ou s’il s’agit d’un transfert en vrac ».
Aux États-Unis, les débats sur le programme Prism enflamment les médias et les défenseurs des libertés civiques, puisqu’il est difficile d’imaginer que ce programme n’ait été cantonné qu’aux « étrangers ». Selon le document secret sur le fonctionnement de Prism publié jeudi dernier par le Washington Post, le programme utilise une recherche par « mots-clés » devant lui assurer « à 51 % » que seuls des étrangers sont visés… Les inquiétudes sont encore plus vives sur le programme de surveillance téléphonique dont l’existence a été révélée par le Guardian : il aurait permis à l’agence entourée de secret qu’est la NSA de récupérer quotidiennement les relevés téléphoniques de tous les clients américains de l’opérateur mobile Verizon, à savoir de 98,9 millions de personnes, depuis au moins six ans.
Le Wall Street Journal avance en outre que Verizon n’est pas la seule entreprise concernée. Selon le quotidien, citant des sources anonymes, l’opérateur mobile AT&T, comptant 107,3 millions d’abonnés, et Sprint, 55 millions, auraient également été ciblés.
Mardi, huit sénateurs consternés par l’ampleur de ce système de surveillance, que l’administration américaine continue de présenter comme légal et efficace, ont donc introduit un texte de loi pour y voir plus clair. Cette proposition de loi veut obliger le gouvernement à rendre publics des documents actuellement classés secrets et qui permettraient de comprendre comment la loi a été interprétée pour justifier une opération de surveillance de cette ampleur. « Que les Américains comprennent comment notre gouvernement interprète le Patriot Act et le FISA Act », a ainsi déclaré Jamal Raad, le porte-parole du sénateur démocrate à l’origine de cette loi, Jeff Merkley. Ces deux textes ont servi de cadre légal aux systèmes de surveillance, selon le gouvernement.
Plus radicale est l’initiative de l’organisation américaine historique de défense des droits civiques, l’ACLU. La grande association vient de porter plainte contre le gouvernement qu’elle accuse de collecter abusivement des métadonnées (non pas le contenu des appels, mais les numéros appelés, les heures, les lieux et la durée des appels) dans le cas Verizon, et ainsi de violer des droits constitutionnels des Américains, de la liberté d’expression au droit à la vie privée..."
__Les révélations sur le système Prism met Obama sur la défensive: 
"...Ce programme permet à deux agences fédérales, la National Security Agency (NSA, l’Agence de sécurité nationale) et le FBI, de collecter secrètement des informations échangées par des utilisateurs du Web, en comptant sur la coopération de neuf sociétés internet, dont Microsoft, Google, Facebook, Apple, Skype ou Youtube (Twitter n'en fait pas partie).
Le programme aurait été lancé en 2007, à la toute fin du mandat de George W. Bush, au moment où les réseaux sociaux étaient en plein boom et la NSA soucieuse de ne pas en perdre une miette. Puis il fut conservé et développé sous l’administration Obama. L’argument ? La lutte anti-terroriste, Prism devant servir à détecter toute menace potentielle à la sécurité intérieure..."
___On exploite la peur. Une peur ancienne, à tous les niveaux. Celle qui fait là-bas la fortune des marchands d'armes. 
Le Patriot Act a ouvert une voie dangereuse, une pente incontrôlable
______ « Les programmes évoqués ces deux derniers jours dans la presse sont secrets au sens où ils sont classés “confidentiel défense”, mais ils ne sont pas secrets au sens où, en ce qui concerne les appels téléphoniques, chaque membre du Congrès en a été informé [...].Concernant les appels téléphoniques, personne n’écoute vos appels. Ce n’est pas ce en quoi consiste ce programme [...].Je pense qu’il est important de reconnaître que vous ne pouvez pas avoir 100% de sécurité mais aussi 100% de respect de la vie privée et zéro inconvénient. Vous savez, nous allons devoir faire des choix de société. » (Obama)
Nous voilà rassurés...☺
Mais il y a pire que Prism
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- Prism: l'Union européenne a fait partie des cible de la NSA
- Keith Alexander, l’homme qui veut tenir Internet dans sa main
- Espionnage sur internet: encore pire que vous ne l'imaginiez 
- Le monde redécouvre la suprématie de l'Amérique sur l'Internet
- «Briser la carapace du secret»
- "L'avancée des technologies de l'information annonce la fin de la vie privée"
- La NSA a violé de multiples reprises la vie privée des Américains
- Obama n'a pas su réformer les politiques sécuritaires
-Le Big Brother français existe aussi...
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_Paru dans Agoravox__________________________________________________________


jeudi 13 juin 2013

La grande évasion (suite)

 La brèche
_________ Hier soir, Elise Lucet nous a heureusement surpris sur Antenne 2.
Sa pugnacité enquêtrice sur un sujet d'intérêt national a tranché sur le caractère timoré des habituelles prestations de ce genre.
Son émission courageuse, malgré l'excès d'effets de scène, trop de lenteurs, de détours inutiles, de propos superfétatoires, d'un certain mélange de problèmes (l'évasion fiscale n'est pas le lobbying) s'est faite remarquer par son audace journalistique.
Il est vrai que cette question de l'énorme évasion fiscale commence à agiter certains gouvernements, hantés par leur popularité et les urgences budgétaires.
Les montages exotiques et les acrobaties financières des enfers citoyens commencent à devenir trop connus, suscitent la colère dans le contexte d'austérité, et on ne peut plus  rester à la traîne de Washington, qui a ouvert quelques brèches. Il faut donc arrêter l'évasion.
Les fraudes et les paradis fiscaux concernant des particuliers (« Plus de 100 000 personnes dans 170 territoires sont concernées », rappelle le Guardian), certaines entreprises et des banques sont dans le viseur. (*)
__En France, on commence enfin à s'agiter..dans le bon sens. L'affaire Cahuzac n'y est pas pour rien...
 "...Le compte-rendu du conseil des ministres annonce un gonflement des effectifs « de la justice, de la police, et de l’administration fiscale pour lutter contre les fraudes fiscales les plus complexes et les réseaux de blanchiment ».
Renfort attendu : 50 enquêteurs de police judiciaire, 50 magistrats et 50 inspecteurs du fisc. L’annonce sera forcément reçue comme une bonne nouvelle par les principaux intéressés, mais aussi par tous ceux qui multiplient, ces derniers jours, les propositions pour muscler la lutte anti-fraude. Yan Galut, député PS du Cher et cofondateur de la gauche forte, a ainsi déposé lundi 8 avril une proposition de loi en ce sens avec une vingtaine de députés ; le parti socialiste a aussi examiné la question lors de son bureau national mardi 9 avril ; les Verts et le PCF ont annoncé leur intention de se saisir du sujet ; une mission d’information sur les paradis fiscaux est enfin en cours à l’Assemblée, sous la houlette d’Alain Bocquet (PC) et de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République). Tous appellent en choeur à renforcer les moyens disponibles...
 A priori, la mesure ne peut qu’être saluée. Néanmoins, les syndicats de policiers et de magistrats accueillent plutôt cette annonce avec circonspection : ils attendent de voir s’il s’agit vraiment de créations de postes ou de simples redéploiements ou réaffectations d’effectifs, comme cela se passait sous Nicolas Sarkozy, ou l’on déshabillait Pierre pour habiller Paul...
 . Sous l’impulsion des États-Unis, et sous la pression des révélations de l’initiative « Offshore Leaks », les pays européens les plus réticents, farouches défenseurs du secret bancaire, sont en train de craquer. Après le Luxembourg, lundi, c’est l’Autriche qui a indiqué mardi qu’elle devrait céder à ce modèle d’ici le 1er janvier 2015.
Par ailleurs, le gouvernement a rappelé qu’il soutenait les initiatives internationales, menées par l’OCDE à la demande du G20, pour lutter contre l’optimisation fiscale des grandes entreprises. Google, Apple ou Starbucks sont dans le collimateur international parce qu’ils sont passés maîtres dans l’art de ne pas payer d’impôt, en jonglant avec les filiales judicieusement placées dans des paradis fiscaux (lire notre article). Un « avantage indu » fortement dénoncé par l’OCDE, qui devrait être abordé lors de la prochaine réunion du G20 qui s’ouvre demain..."
 ________Un tournant semble donc se concrétiser pour rendre possible une lutte frontale contre les enfers fiscaux.
Si on veut percer l'opacité en quelques années (ce qui ne peut se faire sans collaboration internationale étroite), on pourrait en France résorber le déficit.
Des mesures efficaces pourraient rapporter  30 à 50 milliards d'euros.
Mais les volontés politiques seront-elle assez fortes, assez constantes et convergentes? Le chemin va être long.
__Optimisons...le combat!
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(*)_"... Les sociétés financières, les hedge funds et les fonds d’investissement sont les grands utilisateurs des paradis fiscaux. Ils connaissent sur le bout des doigts les méthodes pour échapper à l’impôt, faire circuler l’argent de structure offshore en structure offshore pour le mettre à l’abri des regards. L’opacité et le secret permettent toutes les pratiques inavouables, les détournements, les corruptions qu’officiellement, ils se sont engagés, charte déontologique à l’appui, à bannir.
Le plus grand mérite des révélations de l’ICIJ est de mettre en lumière le rôle des intermédiaires. Banques, avocats, notaires, conseillers fiscaux, auditeurs, experts-comptables, c’est une véritable industrie qui travaille au service des trous noirs de la finance. Tous ces professionnels ont pignon sur rue, entendent afficher une parfaite honorabilité. Mais dans les arrière-cours, ils emploient des escouades de salariés dont la mission est de tricher, truquer, blanchir l’argent sale, inventer les montages les plus sophistiqués pour faire évader l’argent, tout en semblant afficher la plus stricte légalité.
Le Monde a révélé le rôle obscur de certaines filiales de BNP Paribas et du Crédit agricole dans les îles Vierges britanniques et dans les îles Cook, servant de havres pour les entreprises fraudeuses. Sur son site internet, la branche de gestion de fortune de BNP Paribas n’hésite pas à vanter son savoir-faire dans l’instauration de trusts ou de fondations dans les paradis fiscaux. C’est dire le sentiment d’impunité qui règne dans le monde bancaire sur le sujet..."
[- Des ravages des paradis fiscaux par Nicholas Shaxson]
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_Paru dans Agoravox
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mercredi 12 juin 2013

Réindustrialiser, disent-ils

Redressement productif,  nouveau mythe ?
___Points de vue
___________________On peut toujours invoquer cette nouvelle idée-fétiche, le verbe ne suffit pas, même si la chose est ardemment souhaitée...
Le délitement du tissu industriel se poursuit et peut se mesurer.
____________Le simple patriotisme économique incantatoire ayant montré ses limites, comment sortir du cercle vicieux qui s'est installé dans l'eurozone?
  "La situation de sous-investissement actuelle en Europe n'est pas le fruit du hasard, mais bien le résultat à long terme de la dérégulation économique qui tenait lieu de politique publique dans les années 70-80. À force de ne plus investir sur son sol l'occident se retrouve aujourd'hui dépourvu d'entreprise et d'hommes aptes à le faire avancer. Son élite vivant de sa rente en important des masses d'objets que nos pays ne savent plus fabriquer. Aucune nation ne s'est jamais enrichie en achetant aujourd'hui ce qu'elle faisait elle même hier. Tout juste, cette situation permet-elle à quelques groupes sociaux minoritaires de sortir enrichis pendant que la masse de la population s'appauvrit...
__Selon  Jacques Sapir , "ce sont les chiffres qui comme d'habitude infirment par l'absurde l'efficience de mesure d’austérité sur l'économie des pays en crise. Et que l'on ne parle pas de faire des économies aujourd'hui pour rebondir demain, car on voit mal comment un pays qui connaît un effondrement de ses investissements productifs, soit à même d'hypothétiquement relancer la machine économique, peut préparer l'avenir. La Grèce est doublement punie. L’effondrement des salaires ne la rend pas suffisamment compétitive pour concurrencer l’Europe de l'Est ou l'Asie. Et dans le même temps, l'effondrement de la demande induite par ces politiques a produit un effondrement de l'investissement productif ce qui se mesure dans l'évolution de la formation brut du capital. Disons-le tout net. Les entreprises n'investissent que si elles pensent que cet investissement est nécessaire. À quoi bon accroître les capacités de production, si la demande que l'on prévoit est en baisse ? Le FMI et la BCE redécouvrent ce que Keynes avait démontré depuis longtemps, le lien entre l'investissement et la demande est l'inverse de ce que pense la doxa libérale. C'est la demande qui pousse l'investissement et non l'inverse....
 Pour réorienter l'investissement en France, il faut avant tout faire en sorte que les entreprises n'aient pas d'autre choix que de le faire. Tout d'abord en rendant les importations non compétitives en jouant sur la dévaluation, les quotas et les droits de douane. Ces politiques devront être à la mesure du problème. Ensuite en redonnant à la demande un vrai dynamisme, car comme je l'ai dit précédemment ce n'est pas l'investissement qui crée la demande, mais le contraire. Étrangement et contrairement aux idées actuellement très en vogue, relancer les salaires en France ne refera pas reculer l'investissement bien au contraire. En anticipant une demande en hausse et en bloquant les possibilités de faire appel à l'étranger pour produire nos entreprises seront beaucoup plus enclin à investir dans notre pays. On l'a bien vu dans la courte période 1998-2000, il a suffi d'une dévaluation et d'un retour à l'anticipation positive pour que l'investissement reparte fortement pendant quelque temps. Bien payer les salariés ce n'est pas amoindrir l'investissement, c'est bien au contraire le favoriser. Il faut sortir de l'idée absurde qui conduit à penser le dynamisme économique comme contraire au bien-être de la population."
Pour un nouveau contrat d'entreprise
__Malgré les apparences, la situation de l'Allemagne n'est pas si brillante.
___Selon le Nouvel Economiste, des dogmes fatals sont à l’origine de la désindustrialisation de la France :
 "Etrange défaite, curieuse déroute dont les causes réelles remontent en fait à trois décennies, ces “trente piteuses” pilotées par trois dogmes successifs responsables de cette lente désindustrialisation : “la société post-industrielle”, “la nouvelle économie”, “l’entreprise sans usine”… Adieu ateliers et usines, rapidement troqués contre des bureaux, la fabrication contre des prestations, le secondaire contre le tertiaire, si noble et peu salissant. C’était un peu vite oublier que les activités de services se nourrissent, en support, de celles de l’industrie, pour une large part. Qu’elles ne sont point rivales mais complémentaires jusqu’à être indissociables. Et que le plus souvent, les industriels avaient externalisé un certain nombre de tâches et missions, ne serait-ce qu’en faisant appel à des sociétés d’intérim. Bref, que du passé industriel il était franchement impossible de faire table rase....un beau jour de 2001, Serge Tchuruk, patron d’Alcatel, se fit le chantre du “Fabless”, “l’entreprise sans usines”; les cerveaux européens sous-traiteraient aux milliers de petits bras asiatiques le travail industriel à faible valeur ajoutée. Cette illusion dura juste le temps pour les Chinois de mettre leur recherche à niveau, de proposer des innovations rudement concurrentielles afin de livrer de sévères batailles sur les marchés mondiaux. Tout faux. Alors que la mondialisation érode les marges, provoquant un véritable cercle vicieux. Laminées, ces dernières ne permettent plus les investissements, impossible de monter en gamme, les produits devenant moins innovants perdent leur avantage concurrentiel. Alors il faut réduire les prix…Pente fatale. Pour Max Blanchet, senior partner de Roland Berger, “ce modèle “fabless” – Alcatel, Thomson qui a vendu ses usines – s’est révélé totalement erroné. Car si on ne produit plus en France, on perd les capacités de recherche, les compétences”. Fermez le ban sur cette “colossale erreur stratégique”. Nous avons atteint un niveau d’obsolescence historique faute d’avoir suffisamment investi dans l’appareil de production. Et nous ne pourrons nous imposer que dans les domaines industriels où le coût de main-d’oeuvre tient pour une faible part dans les coûts de production..."
______L'entreprise  demande une refondation: 
Les tourbillons financiers en dissimulent une beaucoup plus profonde : celle de l’entreprise. Née à la fin du XIXe siècle, celle-ci incarnait l’inventivité technique, un collectif de travail, un espace de négociations sociales. Cette logique de progrès s’est brisée dans les années 1980 : le profit des actionnaires est alors devenu la raison d’être de l’entreprise. Cette doctrine a déstabilisé la mission des dirigeants, atrophié les règles de gestion, sacrifié l’intérêt des salariés en cédant le contrôle aux actionnaires
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Dossiers: L’urgence industrielle : entretien avec Gabriel Colletis, par Jean Bastien
- "Le besoin d'industrie", recension de L'industrie française décroche-t-elle ? de Pierre-Noël Giraud et Thierry Weil, par Jean Bastien 
- "Réindustrialiser. Pourquoi ? Comment ?", recension de La France sans ses usines de Patrick Artus et Marie-Paule Virard, par Jean Bastien (de nos archives)
- "La mise en péril d'une base nationale", recension de Renault en danger ! de la CFDT de Renault, par Jean Bastien (de nos archives)
__ La reprise :Grouchy ou Blücher ?
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mardi 11 juin 2013

Sexe ou genre?

 Ce genre qui fait débat
_____________________Un débat souvent faussé, un fanal obscur... (Baudelaire)
La polémique qui continue à l'occasion du mariage pour tous (expression sans doute malheureuse) se révèle pleine de malentendus, de préjugés, d'arrière-pensées, de parti-pris, parfois d' absurdités, comme ici:
"Dire que le sexe d'une personne a peu d'importance, en niant l'importance d'être un homme ou une femme, c'est très grave et nous sommes scandalisés que l'on puisse troubler des enfants à un âge tendre avec cette théorie", explique Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous... Bernard Debré, député UMP de Paris, allait même encore plus loin: "C'est une déviation, une folie, mais je crois même qu'il s'agit d'un crime. On n'a pas le droit d'aller contre la vérité et la théorie du genre est un mensonge". En décembre, quelque 70 députés UMP avaient déjà réclamé une "commission d'enquête" sur l'introduction et la diffusion de la théorie du "gender" en France. Il dénonce une théorie "contre nature car s'opposant à ce que nous donne la nature, en particulier les corps sexués et comme contradictoire avec l'équilibre social et politique", explique Réjane Sénac..."
__Une polémique orchestrée, qui n'est pas retombée, où l'ignorance le dispute à l'idéologie.
En fait, le débat de fond, mal engagé, n'a pas eu lieu, ou si peu...
__On évoque la théorie du genre. Ce qu'on appelle théorie du genre n'est pas une théorie au sens strict, encore moins une machine de guerre. C'est d'abord un domaine de recherche anthropologique, éclairée par les multiples enquêtes ethnologiques et les découvertes de la psychanalyse.
 "...Dans le sillage de la mobilisation contre le "mariage pour tous" adoptée par l'Assemblée le 23 avril, les critiques visant les études sur le genre se sont multipliées, leurs détracteurs stigmatisant une "théorie" consistant à "nier la réalité biologique". Les études de genre sont un pan des sciences humaines affirmant que l'identité sexuelle n'est pas déterminée uniquement par le sexe biologique, mais est également influencée par la société. L'adoption de la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe a ravivé une peur qui avait crispé les milieux conservateurs et catholiques en 2011 avec l'introduction, dans les manuels de sciences de la vie et de la terre (SVT) des classes de première, de l'idée selon laquelle l'orientation sexuelle est différente de l'identité sexuelle. En mars, l'Union nationale inter-universitaire (UNI), association étudiante de droite très active dans la contestation contre le "mariage pour tous", a ainsi fondé l'Observatoire de la théorie du genre, proposant d'"ouvrir les yeux sur la théorie du genre", une "idéologie [...] qui vise à remettre en cause les fondements de nos sociétés 'hétéro centrées', de substituer au concept marxiste de la lutte des classes, celui de la lutte des sexes"( sic!). Ce discours très radical, outre le fait qu'il illustre une mauvaise compréhension de ce que sont les études sur le genre, est représentatif des "éléments de langage" repris dans la sphère conservatrice et catholique..."
____Les idées reçues sur les études de genre sont nombreuses:
"Le concept de genre s'est développé comme une réflexion autour de la notion de sexe et du rapport homme/femme. Loin de nier la différence entre le sexe féminin et le sexe masculin, le genre est utilisé par les chercheurs comme un outil permettant de penser le sexe biologique (homme ou femme) indépendamment de l'identité sexuelle (masculin ou féminin). Il ne s'agit donc pas de dire que l'homme et la femme sont identiques, mais d'interroger la manière dont chacun et chacune peut construire son identité sexuelle, aussi bien à travers son éducation que son orientation sexuelle (hétérosexuelle, homosexuelle, etc.).
En dissociant intellectuellement le culturel et le biologique, le concept de genre interroge les clichés liés au sexe. Par exemple, l'idée selon laquelle les femmes sont plus naturellement enclines à s'atteler aux tâches domestiques que les hommes est de l'ordre de la construction sociale et historique, et non pas liée au fait que la femme dispose d'un vagin et d'ovaires.
 _____La "théorie du genre" est devenue un cache-sexe de la réaction
Avant de faire des déclarations publiques sur un sujet qu'il ne connaît à l'évidence pas, Vincent Peillon aurait pu lire, sous les plumes de Laure Bereni ou Bruno Perreau par exemple, que le monde académique ne parle jamais de “ théorie du genre ”, mais bien d'études sur le genre ou d'études de genre, l'usage du pluriel et du terme “ étude ” attestant de la diversité des recherches et des positionnements.
Le genre n'est en effet pas une théorie unique, monolithique, sortie de la cuisse de quelques féministes dogmatiques, c'est un concept travaillé par tout un champ d'études en France mais également dans le monde entier. Les propos du ministre relèguent ces études au domaine de la croyance – on serait pour ou contre le genre, on trouverait ça bien ou mal –, attestant d'un mépris et d'une réelle condescendance de la part d'un réprésentant d'Etat à l'égard d'universitaires, chercheurs et chercheuses, mais aussi membres du monde associatif, fonctionnaires ou encore militant-e-s qui ne croient pas au genre, mais travaillent dessus, l'analysent pour comprendre le monde social et améliorer les politiques publiques....
 L'incompréhension du genre participe à créer une nouvelle figure idéologique repoussoir fondée sur une homophobie latente, parfois manifeste, et l'insupportable menace de l'égalité entre hommes et femmes. Sous la peur de l'indifférenciation entre hommes et femmes, entre hétérosexuel-le-s et homosexuel-le-s, réside en effet le maintien des inégalités. Parce que comme l'explique notamment Christine Delphy, l'opération de classement entre hommes et femmes n'a de sens que parce qu'elle permet de les hiérarchiser, d'accorder des privilèges aux hommes, de créer et maintenir les rapports de domination .
Si les études de genre sont en effet plurielles et diverses, il ne s'agit pas nécessairement d'invalider toute distinction biologique, mais bien de montrer quel sens elle prend, quel rôle elle joue, comment elle opère et quels en sont les effets dans des contextes spécifiques. Combattre les études de genre permet de rendre invisible, de mettre sous silence la manière dont se construisent les inégalités pour les pérenniser. Et l'attitude du ministre alimente le discours de droite et d'extrême droite qui joue un jeu idéologique dont les règles semblent pourtant claires : répandre des croyances pour discréditer les travaux, universitaires, militants, etc., et de cette manière, maintenir le statu quo, voire renforcer les inégalités entre femmes et hommes, entre hétérosexuel-le-s et lesbiennes, gays, bi-e-s et trans.
Si le ministre n'avalisait pas des propos réactionnaires, dans le cadre de l'éducation nationale, le concept de genre pourrait se révéler utile pour analyser la manière dont l'institution scolaire est un espace de socialisation qui participe notamment à reproduire des différences de jugement et d'attentes envers les filles et les garçons. S'il n'utilisait pas la fausse notion de “ théorie du genre ”, et qu'il appliquait le concept de genre aux politiques éducatives, il se rendrait compte que c'est un levier vers la lutte contre le sexisme et l'homophobie à l'école.
C'est bien parce que le genre est une question politique qu'il est sous le feu de la critique, objet des fantasmes de la droite et de l'extrême droite. Et les membres du gouvernement devraient peut-être le prendre comme tel, avec sérieux et rigueur intellectuelle, pour éviter de reprendre à leur compte des formules inadaptées et infondées construites par la droite, mais également en permettant aux études de genre de jouir du statut qui leur est dû, celui d'un champ d'études.."
  ___La famille, quelle que soit l'époque ou la civilisation , est toujours le produit de la nature ET de la culture, comme Lévi-Strauss, entre autres, l'a brillamment démontré.
 Les droits des femmes, loin d'être universels et appliqués, sont toujours d'actualité et le féminisme de casting n'en est qu'une caricature. 
Bref,  la « théorie du genre » n’existe pas.
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 Les catholiques et le genre
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lundi 10 juin 2013

Nos mythes historiques

Histoires et histoire...
________________________Le travail de l'historien n'est jamais achevé.
L'histoire s'écrit et se réécrit sans cesse, à la lumière de nouveaux documents, de nouvelles méthodes, d'un éclairage et d'une relecture toujours plus riches liées à une époque donnée et aux nouveaux moyens, aux nouveaux regards, aux nouveaux intérêts qu'elle offre. Entre l'histoire réalité et l'histoire interprétée, il y aura toujours un décalage, mais qu'il est possible de toujours réduire, dans un processus sans fin.
Que l'histoire de  France en particulier doive être sans cesse revisitée  ne doit donc pas être fait pour étonner. Que des interprétations anciennes soient modifiées, parfois en profondeur, que certains mythes soient remis en question, cela ne saurait surprendre.
De plus, il y aura toujours un écart, parfois un fossé entre l'histoire, telle qu'elle est racontée, l'histoire populaire, et l'histoire enseignée, notamment dans le primaire, et l'histoire telle qu'elle se construit à partir  des recherches des historiens de métier. L'historien sait que ses synthèses sont toujours provisoires, au fur et à mesure que le présent lui offre de nouvelles clés, de nouveaux éclairages. L'enracinement dans le présent détermine la lecture que l'on fait du passé, surtout celui qui concerne notre histoire patrimoniale,notre roman national.
Entre l’histoire-souvenir de l’école primaire et l’importante production médiatique d’une histoire-recherche qui ne peut s’inscrire dans cet « ordre chronologique naturel » de l’histoire scolaire ... Un alliage mystérieux, une alchimie secrète ont fondu dans la conscience collective française histoire et mythologie nationale.
Comment démêler l’histoire de la légende, comment reconnaître dans « l’histoire de France » le tissu indéfiniment chatoyant qui entrecroise événements, groupes, personnages, mouvements, rêves ? Et comment repenser un passé dont nous ne saisissons que des traces, inséparables des sentiers par lesquels elles nous sont parvenues ?
L’absence, en France, de l’idée que l’histoire a une « histoire » est flagrante. Nous croyons à l’histoire avec un grand H. Pourtant le passé se transmet sous des habillages qui varient selon les époques. La configuration d’un récit est marquée d’empreintes idéologiques fluctuantes, de colorations imaginaires. Nulle explication ne reflète jamais complètement son objet. L’histoire de France reste, pour la plupart des Français, ce qu’elle était à la fin du siècle dernier : à la fois science et liturgie. Décrivant le passé « vrai », elle a pour fonction et pour définition d’être le récit de la nation : histoire et nationalisme sont indissociables. Au XIXème siècle, la nation devint l’être historique par excellence, autour duquel s’organisa le passé supposé intégral...
»

__Réécrire le passé, le gauchir, l'idéaliser, l'héroïser ou le noircir, la dénaturer en l'instrumentalisant a été une constante et reste encore une pratique dont certains pouvoirs ne sont pas à l'abri. Jeanne d'Arc, la Révolution restent encore, dans le débat public et politique, des enjeux idéologique bien vivants, comme l'analyse S. Citron.
___  « L’histoire de France » est devenue souvent fétiche de la nation.
Depuis les Gaulois, dont l'histoire complexe est en plein renouvellement, jusqu'à Clovis, qui fut encore récemment otage d'intérêts politiques et religieux, la bataille des mémoires revient périodiquement.
L'histoire mythique et hagiographique n'a pas encore déserté certains manuels ou certains discours engagés. Lavisse reste encore parfois un peu présent dans les esprits, lui qui disait: « Il y a dans le passé le plus lointain une poésie qu'il faut verser dans les jeunes âmes pour y fortifier le sentiment patriotique. Faisons-leur aimer nos ancêtres les Gaulois et les forêts des druides, Charles Martel à Poitiers, Roland à Roncevaux, Godefroi de Bouillon à Jérusalem, Jeanne d'Arc, Bayard, tous nos héros du passé, même enveloppés de légendes car c'est un malheur que nos légendes s'oublient, que nous n'ayons plus de contes du foyer, et que, sur tous les points de la France, on entende pour toute poésie que les refrains orduriers et bêtes, venus de Paris. Un pays comme la France ne peut vivre sans poésie.
___Revenir sur Charles Martel et son instrumentalisation contemporaine, sur la bergère de Domrémy, utilisée à droite comme à gauche, sur la figure souvent très injustement controversée de Robespierre, d'un Napoléon souvent mythifié (1) et parfois mystificateur lui-même, d'un de Gaulle, interprétant le passé à sa lumière et sujet parfois idéalisé... est une nécessité pour secouer croyances, mythes et légendes et retrouver sous la poussières des mémoires trop humaines l'authenticité des faits et le solidité des hypothèses les plus rationnelles.
Réduire l'enseignement de l'histoire de France au nom de la rentabilité est un erreur, voire une faute.
La renforcer par des apports plus critiques, oui, mais moins franco-centrée..
L'utilité de histoire  reste toujours à défendre, même si  les historiens n'ont pas toujours des point de vue convergents sur tout. Marc Bloch l'a montré magistralement
L'histoire bien enseignée permet de contribuer à entretenir une mémoire essentielle, à construire civisme et identité, à mieux comprendre le présent pour mieux préparer l'avenir.
La défense de l'histoire n’est jamais bien loin de la défense de la démocratie
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samedi 8 juin 2013

En vrac

* Il voulait gagner de l'argent...
____"Je pars faire du fric." pour Goldman Sachs.
Seulement  100.000 dollars.
Les banquiers sont redevenus fréquentables.
 Comme  Blair, Schröder...
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* Avec le «cloud housing», l’Espagne tente de réinventer le logement. 
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* Politique familiale : «Le pire a été évité»?
__Conjuguer solidarité et justice sociale.
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*Capitale Istanbul.
 Le gouvernement turc confronté à un accroissement de la contestation.
Sous la bannière de l'Islam
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 *L'Europe trop laxiste face aux dangers de centaines de perturbateurs hormonaux.
___Perturbateurs endocriniens

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* Le procès du soldat Manning ou l’honneur perdu de l’Amérique
__ Le 21 janvier 2010, Hillary Clinton, alors secrétaire d’Etat, avait prononcé un important discours sur la liberté d’Internet. A cette occasion, elle avait repris à son compte le credo de l’actuel président : « Plus l’information circule librement, plus les sociétés deviennent fortes ».
_ Sept mythes sur Bradley Manning
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* Grèce : les aveux calculés du FMI 
__" Tout faux ou presque. C’est le constat qui s’impose après la lecture du rapport interne du FMI, publié le 5 juin, sur la politique imposée à la Grèce depuis le début de la crise euro. Rarement une institution internationale se sera livrée à un exercice d’autocritique aussi décapant. Le seul vrai résultat que le FMI reconnaît dans la gestion des trois années de crise, c’est que la Grèce est restée dans la zone euro.
Pour le reste, aucun objectif n’est atteint, à en croire le rapport. « Il y a eu des échecs notables. La confiance des marchés n’est pas revenue, le système bancaire a perdu 30 % de ses dépôts, et l’économie subit une récession bien plus profonde que prévu avec un taux de chômage exceptionnellement élevé. La dette publique reste trop haute et devra éventuellement être restructurée », écrit le rapport en préambule. « La crise et la récession ont eu de terribles conséquences pour la Grèce en terme de chômage et ont provoqué un malaise grandissant dans la société, les partis extrêmes gagnant de plus en plus d’influence », conclut-il.
Ce constat est bien éloigné de celui dressé par la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, elle-même ou par les autorités européennes, qui ne cessent de répéter en boucle depuis quelques semaines que la Grèce est sur la voie du redressement et que le pire est passé. Une façon de se persuader et surtout de persuader les Européens qu’ils ne se sont pas trompés..."
___Autocritique? __"...La fuite organisée d’un document présenté comme confidentiel dont a bénéficié le « Wall Street Journal » peut être comprise comme une pression en faveur d’une nouvelle restructuration de la dette grecque, qui devrait atteindre cette année 175% du PIB, selon les calculs de l’Union européenne. Cette éventualité est en discussion, comme l’a dernièrement reconnu Jeroen Dijsselbloem, le leader de l’Eurogroupe. Le sauvetage de la Grèce continue d’être un gigantesque fiasco, n’ayant obtenu comme résultat que de mettre le pays à genoux..."
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*Mort aux jardiniers?
__ Cultiver son jardin pourrait devenir un acte délictueux grâce à la nouvelle loi proposée par la Commission 
 Graines rares et anciennes : Kokopelli condamné, la biodiversité en danger 
Préserver la biodiversité. 
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