Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 21 août 2008

L'antisémitisme comme arme ?


L'antisémitisme sous toutes ses formes est condamnable sans restriction.
Mais l'accusation d'antisémitisme peut être un alibi , le produit d'arrière-pensées manipulatrices, d'une volonté de culpabilisation, de victimisation, d'un refus de toute critique de la politique israëlienne, d'un sionisme intégriste, dont beaucoup de Juifs de par le monde condamnent les pratiques...__________________

-"La thèse de l’antisémitisme a été utilisée comme une arme pour rehausser l’image d’Israël et défendre sa politique" (Esther Benbassa)___________

- " Les juifs ont-ils un avenir ? Les juifs ont survécu au pire. Ils se sauveront eux-mêmes, à leur manière, et ils changeront. Mais la qualité de leur avenir dépendra largement de la capacité qu’ils auront à ne plus céder à la fascination de la souffrance, à ne plus voir dans l’hostilité des autres, réelle ou supposée, le principal ciment de leur identité. Au judaïsme s’impose le devoir de relever le défi de la vie." (J.C.Attias)_________________

-"La judéomanie est un nom que j'ai inventé pour qualifier un phénomène pas vraiment récent, mais qui a pris au fil des années des proportions inquiétantes. Je la définis comme l'admiration outrée pour la communauté juive, qui génère de l'antisémitisme par retour de boomerang. En d'autres termes, la judéomanie permet de qualifier la discrimination positive dont la communauté juive est l'objet en France, et comment ce qui peut a priori apparaître comme un privilège se révèle en fait être un piège pour les juifs de France." (J.Robin)____________

La nouvelle Inquisition : sionisme en France:

"...ces nouveaux inquisiteurs au service du sionisme ne soient pas tous d’une origine communautaire que d’autres revendiquent ouvertement peut aussi nous inquiéter sur la présence, sur notre propre sol, d’un courant qui outre-Atlantique forme la frange néoconservatrice-sioniste dont nul ne songe à nier l’existence ni le rôle qu’elle a pu jouer dans les orientations politiques guerrières de l’Empire américain !

Il est permis de penser que, au-delà de la solidarité indispensable avec les personnes victimes de cette nouvelle Inquisition, nous ne devrions pas ignorer dans quel contexte politique se passent ces actes : il ne s’agit pas seulement de "règlements de compte" qui devraient se résoudre devant la justice en faveur des victimes stigmatisées. Il s’agit d’une stratégie politique globale visant à préparer l’opinion à une adhésion sans limite aux théories du "choc des civilisations" et au ralliement avec la frange la plus belliqueuse de cette idéologie qui nous prépare un siècle de sang et de terreur, pas seulement au Moyen-Orient, en réplique à des actes issus de minorités le plus souvent non-étatiques dont la violence insupportable ne peut être niée, mais il nous est demandé d’accréditer les confusions, les amalgames et les mensonges qui désignent déjà comme "terroriste" tous ceux sur la planète qui songent seulement "à se défendre" contre nos prétentions dominatrices. ..
Ces événements qui peuvent sembler d’une importance factuelle dérisoire représentent en réalité des faits d’une importance majeure. Ils nous révèlent un glissement de nos perceptions qui nous fait banaliser l’intolérance. La crainte de l’inquisiteur contribue à faire accepter l’Inquisition. On peut y voir en effet l’effet de « la peur » qui a saisi nos sociétés depuis le 11-Septembre 2001. On peut aussi y voir l’impact d’une sournoise propagande au quotidien qui travaille pour banaliser aussi bien le découpage du monde en un axe du bien et un axe du mal, légitimant toutes les lois sécuritaires et les guerres préventives. Il est dans ce contexte attendu que les intellectuels ne soient au service que d’une seule cause qui sert les intérêts de l’Occident ; ceux d’entre eux qui tenteraient de garder une pensée « universaliste » sont suspects et discrédités, assimilés au camp déjà désigné ennemi ! Robert Redeker, dans sa sincérité délirante et sa phobie voyait partout une « islamisation des esprits ». En réalité, ce que "son affaire" avait révélé c’est tout le contraire, c’est une "islamophobisation massive des esprits". Ce que révèlent les excès de ceux qui croient défendre la lutte contre l’antisémitisme, c’est une sionisation massive des esprits..."

-Jean Robin : « La judéomanie a créé une distinction entre les citoyens français »
-Quel rapport à la la judéité ?
- Esther Benbassa, historienne du judaïsme
-Israël-Palestine : changement d'opinion ?
-Israëliens et palestiniens
-Palestine : simple " problème démographique" ?

-Veut-on nous rendre antisémites ?

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