Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

vendredi 29 août 2008

Russie : réaction prévisible ?

Imprévoyance occidentale ou aventure pétrolière programmée?

Zbigniew Brzezinski : « La Géorgie nous ouvre l'accès au pétrole et bientôt au gaz de l'Azerbaïdjan, de la Mer Caspienne et de l'Asie centrale. ELLE REPRESENTE POUR NOUS UN ATOUT SRATEGIQUE MAJEUR ."
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Du Sud au Nord, la crise bascule!

".... Simon Jenkins a publié une remarquable tribune, hier dans le Times également, qui se termine par ses observations sur la situation et, précisément, sur les dirigeants européens: «Yet history shows that “going to war” is never an intention. It is rather the result of weak, shortsighted leaders entrapped by a series of mistakes. For the West’s leaders at present, mistake has become second nature.»
L’“Ouest”, c’est-à-dire les USA principalement puisque les autres ne font que courir derrière en se donnant ainsi l’impression d’exister, n’a strictement aucune politique pour cette circonstance extraordinaire qu’il a pourtant tout fait, depuis 17 ans, pour susciter. L’“Ouest” a prévu les JO de Pékin, la visite du Dalaï Lama en France, les débats pompeux sur l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN, l’installation du BMDE en Pologne et toute cette sorte de choses, mais pas de politique qui prenne en compte la réaction de la Russie. La Russie est soumise depuis 17 ans à un traitement qui aurait dû suggérer, ou pour le moins faire envisager qu’elle réagirait un jour ou l’autre; rien de cela mais beaucoup de gémissements et de jérémiades. Dans cet article qui devrait devenir fameux de l’International Herald Tribune sur le thème “oh là là, nous avons beaucoup à perdre avec la Russie”, un Strobe Talbott, vétéran des rapports avec la Russie de la fin des années 1980 et des années 1990, s’insurge contre les réactions de Washington qui semblent se réduire justement à ces gémissements et à ces jérémiades:
«“Outrage is not a policy,” said Strobe Talbott, who was deputy secretary of state under President Bill Clinton and is now president of the Brookings Institution. “Worry is not a policy. Indignation is not a policy.” “Even though outrage, worry and indignation are all appropriate in this situation, they shouldn't be mistaken for policy and they shouldn't be mistaken for strategy,” he added.»...
Il semble que les USA, tout en machinant un nombre considérable d’entreprises de subversion contre la Russie, aient considéré ce théâtre d’activité comme considérablement secondaire, si tant est qu’ils l’aient considéré comme un “théâtre”. Il semble par conséquent que les USA n’aient pas considéré comme une possibilité que la Russie pourrait réagir. (Et, par conséquent, leur annonce d'une “nouvelle Guerre froide” n'était qu'une aimable incitation faite à la Russie de capituler une fois de plus.) Cette attitude vient pour une bonne part du jugement méprisant sur la Russie après que la chute de l’URSS ait été assimilée et interprétée comme une “victoire” formidable de l’Amérique, jugement méprisant devenu un stéréotype de la pensée washingtonienne qui ne fonctionne effectivement que par le moyen du stéréotype accompagnant le conformisme et l’enfermement qui la caractérisent. Pour cette pensée, la Russie n’est plus quelque chose de sérieux depuis l’effondrement de l’URSS qui est effectivement présenté comme une défaite irrémédiable, et cette situation donnait le champ libre à toutes les machinations subversives possibles, à visage découvert, comme s’il existait un blanc-seing à cet égard...
La crise géorgienne comme matrice de la crise du continent européen poursuivi jusqu’à ses confins n’est pas la crise irakienne. Par définition et par ses caractéristiques, elle implique directement l’Europe et peut déboucher sur un conflit majeur. Il est bien possible que nous ne ferons pas cette fois l’économie de la démonstration tragique de notre irresponsabilité et, au bout du compte, de la nécessité d’envisager de prendre des décisions. La parenthèse indigne de l’irresponsabilité confortable est en train de se fermer, elle laisse place à la crise de l’irresponsabilité tragique."

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