Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 20 septembre 2008

USA : l' Etat dépollue

La cure de désintoxication va être dure et longue...

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Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable sur les dollars du contribuable...cela comporte des risques." (Bush)_____________

Après avoir présenté l'Etat comme le mal absolu("L'Etat, c'est le problème"...), nos "experts" libéraux et le monde de la haute finance l'appellent au secours comme le pompier salvateur.
L'Etat serait-il donc( provisoirement) la solution pour socialiser les pertes ?...
Mais est-ce vraiment un retour de l'Etat ?_____________

« Le déficit va grimper en flèche dans d’énormes proportions, » déclare Lou Crandall, l’économiste en chef de Wrightson ICAP LLC. « Même avant les événements de la semaine, les estimations tournaient autour de 500 milliards pour l’année prochaine, avec la perspective que s’ajoutent par-dessus des milliards de titres hypothécaires. »___________




Mille milliards de dollars pour des fonds pourris:

"Mille? Deux mille milliards ? La somme est encore inconnue, mais c’est un plan d’une ampleur exceptionnelle que le gouvernement américain prépare pour sauver le système financier. Vendredi après-midi, George Bush et son secrétaire au Trésor Henry Paulson ont confirmé qu’ils étaient prêts à dépenser «des centaines de milliards de dollars du contribuable» afin de mettre en place un mécanisme permettant aux investisseurs (banques, assurances, fonds…) de se débarrasser de leurs actifs «toxiques». C’est-à-dire de tous les produits financiers structurés à base ou non de subprimes devenus invendables depuis le début de la crise...."

-Les financiers coûtent bien plus chers que les 35 heures.:
"...il y avait bien des esprits singuliers qui, depuis belle lurette, s’efforçaient de crier que la spéculation sur les prêts immobiliers, c’était droit dans le mur. On les a officiellement traités de ringards, je l’ai lu. On les a snobés, squeezés, balancés dans le sac à nouilles. Sylvestre, Baverez, Novelli, tous les « libéralistes » hilares s’en gargarisaient sur les ondes en vantant les effets toniques de la déréglementation mondiale et la sagesse infinie du marché (quand on pense que maintenant des banques pleurent pour être nationalisées !). Et pareil, ceux qui, contre le vent hystérique des notaires et de la FNAIM, susurraient que la montée verticale des prix de l’immobilier, dans notre beau pays, n’était pas un signe de bonne santé, mais un plongeon surréaliste dans la spéculation délirante...."

-Une affaire Crédit Lyonnais mondiale:
"...Pour les Etats-Unis, les enjeux sont monstrueux. On estime que les subprimes représentent 1300 milliards de dollars. Quant aux « swaps » (sortes de contrats assurances) entre banques, ils se monteraient à 2000 milliards de dollars. S'il s'agit de couvrir de telles masses, on comprend pourquoi le président Bush en s'adressant aux américains a prévenu : « Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable sur les dollars du contribuable (…) Cela comporte des risques. » George W. a le sens de la litote.
Ce n'est pas une première outre-Atlantique. Dans les années 80, une solution de ce type avait été mise en place pour sauver les caisses d'épargne de la faillite. De toute façon, le contribuable paye déjà...." ...Et la pauvreté se développe...

-«Il n’y a pas de retour de l’Etat»
"...Il n’y a pas de retour de l’Etat parce qu’il n’a jamais reculé. Son poids n’a pas cessé d’augmenter aux Etats-Unis. Simplement, il a changé de nature. Ce n’est plus un Etat-providence qui redistribue, c’est un Etat privatisé, au service des marchés, des profits. Il n’a cessé de donner plus de liberté à la finance, aux entreprises. Quand celle-ci débouche sur la crise, il doit intervenir en urgence.Il n’a pas le choix. Il paie aujourd’hui le prix de son engagement au service de la dérégulation, de la déréglementation, du laisser-faire au service du capital. Ce n’est pas la finance qui est devenue folle, c’est l’Etat américain qui l’est. Il l’a laissé prospérer et elle risque de tout emporter ! Il joue l’Etat pompier, alors que c’est lui l’incendiaire..."

-L’Etat au service du libéralisme | AgoraVox
-Le “plan Paulson”, plus grand hold-up du siècle ? | AgoraVox
-Briser l’engrenage des crises
-La fin du néolibéralisme
-Dedefensa.org : La crise a tué le diktat
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-Naufrage financier ?
-LUNDI NOIR ?

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