Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 6 novembre 2008

Obama : mandat à haut risque


Un jour d'exception? Oui, sans doute...
Un tournant dans l'histoire des USA? C'est trop dire. Wait and see...
On ne change pas un pays comme celui-là avec une icône , si exceptionnelle soit-elle________

Après une campagne discutée , une journée de liesse compréhensible, faite d'interrogations inquiètes,de récupérations, d'excès verbaux en tous genres , difficile de faire le point...

La réalité américaine nous échappe dans une large mesure
Nous savons d'où sort l'Amérique, de quelle politique elle hérite , mais ne soupçonnons guère ce qui l' attend , les difficultés qu' Obama devra surmonter , qui sont à leur début. Le pire est certainement à venir .Tout est à reconstruire, à l'intérieur comme à l'extérieur.La tâche est immense...
De quelles marges de manoeuvre va bénéficier le futur Président? Quelle volonté politique réelle, derrière les nombreuses ambigüités des discours de campagne . Quelles alliances? L'Amérique, telle qu'elle a été façonnée surtout depuis Reagan, peut-elle changer?
Peut-on aller jusqu'à dire avec E.Plenel:"...Confusément, sur tous les continents, dans toutes les langues, nous sentons bien que l'élection de Barack Obama, loin de nous être étrangère, nous touche et nous implique. Comme si l'espérance qu'il a su insuffler à une majorité d'Américains – The Audacity of Hope est le titre de son deuxième livre, paru en 2006 (L'Audace d'espérer, Presses de la Cité, 2007) – nous atteignait aussi, à la manière des répliques sismiques d'un tremblement de terre, interrogeant nos propres sociétés, alimentant nos réflexions sur le futur, nourrissant nos désirs de changement. Avec la victoire d'Obama, nous sommes en présence d'un événement pur, à la fois impensable hier et imprévisible demain. Pas devant une simple nouvelle faisant les gros titres, mais en face de ce qu'Edgar Morin a appelé «l'événement-sphynx»: entre hasard et nécessité, le surgissement du nouveau, de l'aléatoire, du possible..." ?
La volonté d'un homme ne risque-t-elle pas de se briser contre une nécessité impitoyable, le mur des féodalités de l'argent ?

-Rama Cont : «Ce ne sera pas une tâche facile pour Obama de réguler les marchés financiers.»..L'élément le plus inquiétant, c'est l'endettement des ménages, qui est le principal facteur explicatif de la crise, bien plus que l'essor des produits dérivés sur les marchés financiers. L'endettement, c'est de la matière première, avec laquelle on peut commencer à fabriquer des produits de dette sur les marchés. Sans endettement des ménages, il n'y a donc pas de «subprime». Conformément au modèle américain, le ménage typique va dépenser tout ce qu'il gagne, voire beaucoup plus. Du coup, l'endettement des ménages au niveau national atteint des montants astronomiques.
Mais cette réalité n'a pas été évoquée pendant la campagne électorale. Parce que critiquer le modèle de consommation à l'américaine, c'est critiquer la façon de vivre des Américains. Il est donc logique que les candidats ne se soient pas trop aventurés sur ce terrain... Impossible de répondre au surendettement en relançant la consommation, qui plus est par des décisions ponctuelles... Il faut plus radicalement changer de mode de vie, pour s'orienter vers un développement «durable». Evidemment, sur le court terme, il y a une difficulté: si les ménages économisent plus et dépensent moins, cela ne va pas relancer l'activité du pays. D'un point de vue purement politique, il est très difficile d'encourager les ménages à consommer moins
. "

Sens Public: Post-American World?-Fiction ou oeuvre prémonitoire ?(qui fut livre de chevet de BO)
Selon l'auteur:"...Nous sommes entrés dans un « monde post-américain », une idée déjà envisagée quelques années plus tôt par Emmanuel Todd dans son essai Après l'empire. Mais là où le Français se montrait très critique quant au devenir des États-Unis, l'Américain d'origine indienne se veut pour sa part rassurant. Non seulement le monde va bénéficier de la prospérité qu'il a appris à générer pour le plus grand nombre, mais l'Amérique continuera à préserver de nombreux atouts dans la compétition qui fait rage entre ces nouveaux acteurs qui entendent démontrer leur influence dans l'arène des relations internationales. Les États-Unis seront peut-être la dernière superpuissance de l'Histoire, mais la diversité des acteurs et leurs faiblesses respectives permettront à Washington de tirer son épingle du jeu...."

- Barack Obama : discours de la victoire, prononcé à Chicago

- Election US : Une récession historique, un héritage catastrophique
- Obama, le casse-tête commence
-Le marasme économique dont va hériter Obama | Mediapart
-"L'Amérique court le risque d'une dérive protectionniste"
-Ce que les médias français ne vous disent pas sur Obama
- Obama et son double machiavélien
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-Patriotisme US : curieux pays!
- Où va l'empire ?
- Obamadeception : déjà..
- USA : période cruciale

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