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samedi 10 janvier 2009

Palestine: vérité des cartes


- «Sur la carte, il ne reste que des enclaves»:

"« Les stratèges israéliens ont utilisé la barrière de sécurité comme un point d’appui pour l'encerclement des localités palestiniennes chaque fois que c'était possible » analyse le géographe Jacques Lévy, auteur d'une étude sur la déconstruction de l'espace en Cisjordanie. Il conclut à un “spatiocide” mais soutient que la clé reste entre les mains de l’acteur palestinien. « Aujourd'hui, ce sont les mouvements les moins respectables qui donnent le ton et maintiennent une image ternie des Palestiniens, laissant la politique d’expansion israélienne se poursuivre cahin-caha »...
Certains ont parlé de bantoustans en découvrant cette carte. Et cette comparaison avec l'Afrique du Sud n'est pas absurde, puisqu'il y a une logique de confinement dans de petites entités, dont certaines sont importantes en population. Sauf dans le cas de Jérusalem, les grandes villes ne sont pas fragmentées, ce qui atténue un peu les effets destructeurs du dispositif.
Il est vrai que les Palestiniens restent persuadés qu'ils sont un pays agricole, et sont extrêmement sensibles au fait qu'on les empêche de cultiver correctement leur terre, ce qui est incontestable et sûrement délibéré. Ce sentiment palestinien est en partie nostalgique, puisqu'aujourd'hui les Palestiniens vivent essentiellement en ville – des villes importantes qui approchent le million d'habitants. Mais symboliquement, c'est très grave.
Ce qu'on voit sur cette carte cumulée, c'est qu'il y a de toutes petites entités qui sont totalement encerclées. Et l'on constate aussi que la barrière de protection n’est qu’une composante d’un système beaucoup plus complexe. Là où elle n'est pas présente, les Israéliens ont utilisé d'autres moyens comme les check-points, le classement en zone militaire ou en réserve naturelle, les routes barrées, les mottes de terre, les tranchées sur les chemins non goudronnées, y compris des actions qui semblent sans importance, mais qui sont planifiées pour entraver la circulation...
Les Israéliens sont occupants d'un territoire qu'ils ne revendiquent pas et rien ne justifie, du point de vue de leurs propres justifications, qu'ils organisent cette destruction en profondeur de l'espace palestinien...
Si les Palestiniens n'émergent pas comme un acteur responsable aux yeux du Monde, sur la scène mondiale, les Israéliens pourront continuer dans des conditions relativement supportables pour l’ensemble de leur société.
Le « spatiocide » peut ainsi se poursuivre. C'est ce que visent certains stratèges israéliens: les Palestiniens qui peuvent partir partiront. La société palestinienne s'affaiblira. Il n'y aura pas d'alternative. Peu à peu le territoire sera avalé. Et l'on obtiendra, nouveau paradoxe, ce que l'extrême gauche israélienne propose : un état binational. S'ils réussissent, les Israéliens se retrouveront devant une contradiction majeure. C’est aussi pour cela que le rythme d’évolution est relativement lent. Aussi étrange que cela puisse paraître, le système actuel est en équilibre ce qui explique que le conflit perdure...."
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Topologie furtive:"...La politique de colonisation menée par l’État israélien est incontestablement délictueuse du point de vue du droit international (respect de l’intégrité territoriale) et du droit mondial (respect des droits de l’homme). Compte tenu de la brutalité des moyens utilisés pour priver les habitants des territoires occupés des moyens de « vivre dignement », on peut parler de criminalité massive, la qualification comme crimes de guerre étant couramment présentée par les organisations humanitaires (Amnesty International, Human Rights Watch). On ajoutera que cette criminalité est (aussi) géographique dans la mesure où le traitement de l’espace, qui porte en outre sur la fragmentation des statuts juridiques (entre Palestiniens d’Israël, de Jérusalem, du reste de la Cisjordanie et de Gaza), sur la confiscation des ressources en eau, et sur une politique foncière agressive, en constitue une composante majeure. Du point de vue du droit mondial, elle est sans doute plus grave car plus lourde de conséquences aliénantes que, par exemple, les assassinats ciblés de terroristes ou les démolitions des maisons de leurs familles.Ce à quoi nous assistons, c’est à un spatiocide, qui, poussé à son terme, supprimerait la relation au territoire des Palestiniens, mettant en cause leur définition comme« peuple »...

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