Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 2 mars 2011

Affaires (devenues) étrangères

Navigation à vue

Malaise au Quai d'Orsay


_____Aurons-nous un jour la politique étrangère de l'Estonie?
_Affaiblissement entretenu du rôle de la France, conséquence de l'alignement sur Washington, perte de certaines valeurs nationales sous la poussée des valeurs marchandes mondialistes, coupes sombres dans les budgets, même au niveau de l'intendance, montée en puissance de la cellule élyséennne aux dépens des diplomates sur le terrain, objets de méfiance...tout concourt à un nouvel appel de fonctionnaires du quai d'Orsay, écoeurés par tant de mépris et d'incompétence...
Les récents événements en cours au Maghreb leur donnent largement raison.

Tout se passe comme si la voix de la France avait disparu dans le monde:

"...A l'encontre des annonces claironnées depuis trois ans, l'Europe est impuissante, l'Afrique nous échappe, la Méditerranée nous boude, la Chine nous a domptés et Washington nous ignore ! Dans le même temps, nos avions Rafale et notre industrie nucléaire, loin des triomphes annoncés, restent sur l'étagère. Plus grave, la voix de la France a disparu dans le monde. Notre suivisme à l'égard des Etats-Unis déroute beaucoup de nos partenaires.Pendant la guerre froide, nous étions dans le camp occidental, mais nous pesions sur la position des deux camps par une attitude originale. Aujourd'hui, ralliés aux Etats-Unis comme l'a manifesté notre retour dans l'OTAN, nous n'intéressons plus grand monde car nous avons perdu notre visibilité et notre capacité de manœuvre diplomatique. Cette perte d'influence n'est pas imputable aux diplomates mais aux options choisies par les politiques.Il est clair que le président n'apprécie guère les administrations de l'Etat qu'il accable d'un mépris ostensible et qu'il cherche à rendre responsables des déboires de sa politique. C'est ainsi que les diplomates sont désignés comme responsables des déconvenues de notre politique extérieure. Ils récusent le procès qui leur est fait. La politique suivie à l'égard de la Tunisie ou de l'Egypte a été définie à la présidence de la République sans tenir compte des analyses de nos ambassades. C'est elle qui a choisi MM. Ben Ali et Moubarak comme "piliers sud" de la Méditerranée...."
-Illusions perdues ?
Le mépris comme forme de gouvernance?
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-Dessin de Baudry

1 commentaire:

econergie 91 a dit…

Le fait de s'être aligner avec les autres pays nous a mis directement sur la touche car maintenant plus moyen de se faire voir et d'être écouté.