Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 9 mars 2013

Au fil du net

*Europe: crise de légitimité
___Surdité profonde

*Le diesel et la France: une vieille histoire d'amour
 __L'avis de Corinne Lepage : "Le lobby automobile a vidé la loi sur l'air"
__Quel danger?

* Statines: débat sans fin?
 __Le gras est-il vraiment bon pour la santé?

*En Chine, divorcer peut rapporter...

*Les dossiers secrets de l’affaire Dreyfus rendus publics

* Espagne: détresse sociale, détresse psychologique

 *L'Islande:  paradis des femmes ?

*A mourir de rire: Les cyclistes polluent!

*Chavez; éloges contrastés:
 __Un leader diabolisé par l’Occident, mais un bilan qu'on ne peut contester, malgré les points négatifs:
Point de vue: "Chavez n’était ni dictateur ni despote. Il a gouverné en étant élu et bien élu, les partis d’opposition existent au Vénézuela ainsi qu’une presse pluraliste. Il ne s’est pas goinfré sur le dos de l’Etat comme tant de dirigeants le font ailleurs, il a réellement fait diminuer la pauvreté dans son pays en y consacrant une part importante de la rente pétrolière. Enfin, il a fait de ce petit état une voix importante en Amérique de Sud face au géant américain qui a toujours considéré cette partie du monde comme son arrière cour.
Cela dit, certaines critiques de ses opposants doivent aussi être entendues.
il a fait preuve de népotisme en plaçant sa famille au sein de l’Etat. Il a muselé les (certainsn) [ndlr] grands médias ( radio, tv ) qui s’adressent au peuple devenus la voix du président. Il a fait preuve d’autocratisme ( culture militaire oblige ) et a ultra-centralisé le pouvoir, ce qui au passage pose la question de la survie du chavisme aprés la disparition du leader. Il a beaucoup utilisé l’invective et l’intimidation à l’égard de ses opposants. Ces réserves dites, il ne faut pas oublier que l’histoire politique des pays d’Amérique du Sud et Centrale jusque très récemment est remplie de dictateurs, de corruption, de violence et de régimes ubuesques. Compte tenu de ce contexte, le régime chaviste est loin d’être le plus criticable.
L’échec à mon sens est plutôt économique. Le Vénézuela est un puits de pétrole. Chavez dont la culture économique est castriste donc soviétique a beaucoup étatisé. Dans un premier temps, cela a permis à l’Etat de récupérer des fonds utilisés pour les programmes sociaux.
Puis sont apparus les travers qui touchent touchent toutes les économies trop étatisées. Peu d’investissements, une production et une productivité qui stagnent. la hausse du prix du pétrole a occulté ces problèmes de même que l’absence de politique industrielle véritable.
Les signes d’une extrême fragilité économique sont pourtant évidents. Le Vénézuela importe presque tous les produits qu’il consomme, sa dépendance vis à vis de l’extérieur est devenue complète y compris pour l’alimentation. L’inflation galope, c’est une économie de rente comme la Russie actuelle, sans tissu industriel solide à la merci du moindre retournement de conjoncture que l’explosion de l’exploitation du gaz de schiste dans le monde peut mettre en difficulté rapidement.
Mon sentiment est que Chavez est un leader charismatique qui a su apporter du bien-être aux plus pauvres, a joué le jeu démocratique à la manière Sud-américaine mais n’a pas su utiliser au mieux le formidable pactole sur lequel le pays est assis." (Pie 3,14 sur Agoravox)
______"...La photographie du Venezuela d'aujourd'hui, celui qu'Hugo Chavez lègue à ses successeurs, quels qu'ils soient, est  particulièrement composite. Les proclamations socialistes, moins qu'à Cuba et à l'URSS, renvoient sur le terrain de la politique réelle, au réformisme social de la social-démocratie européenne de l'après-guerre. Chavez ne s'interdit pas de nationaliser quand il estime que l'intérêt national est en jeu. Mais sans plus. Il n'aura jamais été qu'un collectiviste d'occasion ou d'opportunité.
Chavez aura été bien davantage un "missionnaire" accordant une forme de charité nationale aux plus pauvres. Il aura réduit ainsi la fracture sociale. La grande pauvreté a en effet baissé de 1998 à 2011 de 20,3 % à 6,9 % de la population. Mais il l'aura fait sans toucher aux fondamentaux très inégalitaires de la société...." [Le Monde]
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Pt de vue: Le Venezuela avant et après Hugo Chávez

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