Et ce, depuis la préhistoire, même si ce fut d'abord en petites quantités, en prélevant parfois ce qui pouvait encore être utile, en recyclage sommaire.?

La rudologie et ses trésors ont encore un bel avenir.
Elles peuvent l'aider à reconstituer, du moins partiellement, un mode de vie, des pratiques alimentaires, un milieu environnant (flore et faune), lieu de vie où les homme puisent leur subsistance. Les déchets sont nos miroirs, représentant La petite porte de la civilisation, a-t-on pu dire.

___Ouvrir aujourd'hui une poubelle du 16° arrondissement ne mène pas aux mêmes constats sociologiques que noter le contenu d'une autre dans le 93..
Des mirois, pour le meilleur et pour le pire.
Les ordures sont une véritable épopée...
La prises de conscience des problèmes qu'elles généraient s'est faite assez tardivement, en gros avec les formes d'urbanisation récentes.
_Du Moyen-Age à nos jours, une politique de gestion des déchets se met en place peu à peu sous la pression des exigences de l'espace et de l'hygiène, comme on peut le suivre dans l'histoire de Paris depuis Philippe Auguste (*)

Les décharges sauvages ont vécu en France (enfin, presque), mais pas ailleurs, L' Afrique, l'Inde deviennent, par commodité, profit, corruption, les poubelles du monde.
__ Le recyclage est la voie de l'avenir.
Dans le cadre d'une économie durable, au sein de sociétés hyperconsommatrices, où l'obsolescence programmée est souvent une règle, l'organisation rationnelle de la transformation rentable des déchets est le seul horizon qui nous reste.
__Les archélogues du futur risquent d'être perplexes devant la surabondance des traces de notre civilisation de jeteurs.
_______________
(*) C'est dans le cours de l'année 1184 que Philippe Auguste fit paver les principales rues de la ville. Rigord s'exprime ainsi à ce sujet : "Le roi se trouvant à Paris pour les affaires de l'État, habitait le palais dans la Cité. S'étant mis à une fenêtre d'où il voyait les eaux du fleuve, par laquelle il aimait à regarder, pour se distraire, les chariots qui traversaient la Cité soulevèrent une odeur si fétide de la boue amassée dans les rues, que le roi ne put la supporter ; il jugea qu'il était nécessaire d'exécuter un projet auquel avaient pensé quelques-uns de ses prédécesseurs, mais qu'ils n'avaient pas exécuté à cause de la trop grande dépense. Ayant donc convoqué les principaux bourgeois de la ville et le prévôt, il donna l'ordre de garnir de fortes pierres les rues principales".
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire