Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 8 avril 2013

Dexia: de la solidarité à la prédation

 Dérives d'un banque
____________________Il était une fois un établissement public administratif, dont la vocation première était de répondre aux besoins des collectivités locales, en France et en Belgique.
Qui a été amenée à une aventure bancaire insensée, où l'Etat a déserté son rôle de modérateur et de contrôle, cédant aux  pressions spéculatives.
Faute d'une gouvernance cohérente et compétente, la frénésie conquérante n'a pas connu de limites pendant une longue période, jusqu'à la toxicité.
[ Les folles dérives de la finance mondiale ont touché nos communes, nos hôpitaux et nos HLM. Dexia, l'ex-Crédit local de France, leur a vendu des milliers d'emprunts structurés, devenus toxiques, dont les taux d'intérêt explosent : aujourd'hui, la banque est à l'agonie et ne doit sa survie qu'au soutien des États belges et français. Qui va payer la facture (estimée, au minimum, à 10 milliards d'euros) ? Que ce soit l'État ou les collectivités locales, ce seront bien les contribuables qui, in fine, devront assumer les dégâts de ce véritable scandale financier. Comment Dexia, en qui les acteurs locaux avaient toute confiance, a-t-elle pu les entraîner dans les pires travers de la spéculation financière ? Pour répondre à cette question, ce livre propose une plongée dans les coulisses d'une banque aux ambitions démesurées, dont les dirigeants, poussés par l'appât du gain, ont sacrifié l'intérêt de leurs clients. L'enquête des auteurs est étayée par des documents inédits et par de nombreux témoignages exclusifs d'anciens salariés de chez Dexia, de hauts fonctionnaires et des concepteurs de ces produits toxiques. Nicolas Gori et Catherine Le Gall racontent ainsi comment le premier "emprunt structuré" a été imaginé dans les salles de marchés de la banque américaine JP Morgan. Ils montrent comment Dexia est devenu dépendante des profits dégagés par ces produits financiers hautement spéculatifs et comment elle a construit une "machine de guerre" pour conquérir les élus et leur vendre ces prêts venimeux. Ils décryptent comment les concurrents de Dexia (Caisses d'épargne, Crédit agricole…) ont amplifié le mouvement et transformé le marché des emprunts locaux en véritable folie. Enfin, ils révèlent que l'État a bien été alerté du danger représenté par ces emprunts, mais qu'il n'a rien fait pour empêcher leur propagation.]
 
Une affaire où l'irresponsabilité était à tous les niveaux, Pierre Richard ayant joué un rôle majeur d'aventurier de la finance folle, qui va coûter très cher à l'Etat, aux collectivités locales, aux hopitaux...
Un scandales, où  plus grave, que le Crédit Lyonnais, qui va coûter très cher au contribuable...
Comme finissait par l'avouer un ex-ministre pointant aujourd'hui à Pôle-Emploi: "L'argent pourrit jusqu'à la conscience des hommes..."



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