Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 30 mars 2013

Pas (très) sérieux...

 ______________La vie n'est pas (toujours) un long fleuve tranquille... 

___Il y en a qui n'ont pas de chance!

__A qui faire confiance?...

__De pape à pape...

__La vieille dame, les truands et le Gentil...

__ Y a plus d'âge ! 

__Le cheval se qatarise

__J'avais pas VU...

__On demande des cerveaux 

__Quand Dieu est au téléphone

__Va te faire facebooker!

__Un culture pour aujourd'hui?

vendredi 29 mars 2013

Pente berlusconienne

_______"Quand la politique entre au prétoire, la justice en sort" ___

___Quand les juges, qui ne sont que des hommes, mettent leur nez, au nom du droit, dans certaines affaires délictueuses, il leur arrive de se mettre personnellement en situation délicate, voire même parfois dangereuse. Surtout quand ils touchent des problèmes où certains pouvoirs politiques ou économiques sont lourdement impliqués. 

Cela n'arrive pas qu'au Mexique ou en Sicile... 

Certains hésitent, d'autres parfois renoncent 

Berlusconi a su menacer ou intimider des juges qui s'intéressaient de trop près à ses affaires douteuses, dont beaucoup restent à juger.

Le  Citizen Berlusconi s'est cru pendant longtemps  au dessus des lois, bénéficiant démagogiquement de l'incroyable soutien d'une opinion sans alternative politique.  

___________La haine « magistrale… » qui se développe aujourd'hui démagogiquement chez nous rappelle certains épisodes de la belle période berlusconienne dans le sillage de la guerre sans merci  que livrait à la justice l'ancien Président.

Alors que le juge Gentil ne travaille pas seul, que le dossier n'est pas encore connu, certains se déchainent  évoquant même un complot.

"...  Thierry Mariani parle d’« acte politique » et remet en question l’impartialité des magistrats, « qui n’est pas la première des qualités de certains », Christian Estrosi dénonce des « méthodes au relent politique évident », Lionnel Luca évoque une décision dont le but est de « discréditer » Nicolas Sarkozy, au moment où son retour en politique est évoqué. Henri Guaino, l’ex-conseiller de Sarkozy, franchit un autre cap en ciblant directement le juge Jean-Michel Gentil. Le magistrat a « déshonoré un homme, les institutions, la justice », avec une décision « indigne » et « irresponsable », dit-il le 22 mars sur RTL et Europe 1, demandant au juge d'instruction de « venir devant les Français et leur expliquer pourquoi (…) il a pris une décision aussi lourde de conséquences ». Lundi 25 mars, il persiste et signe, en estimant que le juge « a sali la France en direct et devant le monde entier ». Jean-François Copé abonde et se dit « solidaire de sa liberté d'expression ».

Les juges tendent à devenir des boucs émissaires quand ils tentent de faire simplement leur travail, dans des conditions souvent difficiles.
Heureusement la justice, en attendant une réforme de fond, une véritable indépendance, s'émancipe enfin...
"Le fait qu’à quelques heures d’intervalles, un procureur ait fait usage des pouvoirs que lui confère la loi en ouvrant une information judiciaire visant un ministre en exercice, Jérôme Cahuzac, et qu’un juge d’instruction ait mis en examen un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, ne menace aucunement les fondements de la République. Ce double événement rappelle, au contraire, à nos élus que les lois qu’ils votent s’appliquent aussi à eux-mêmes, et qu’ils se doivent d’être exemplaires pour mériter les mandats qui leur sont confiés par les citoyens. Rien de plus. Mais rien de moins..."
 

jeudi 28 mars 2013

Nouvelle ligne Maginot?

 Le grand marché transatlantique , cette vieille idée, est en route.
_________Dans deux ans, il entrera normalement en action.
__Il y a beaucoup à craindre économiquement et socialement de ce qui peut apparaître à première vue comme une avancée et qui est présenté comme tel par ses promoteurs des deux côtés de l'Atlantique.
Ce nouveau bloc d'échanges économiques a un précédent: l'Alena.
Si on en fait un premier bilan, au Canada comme au Mexique,  les critiques ne manquent pas, car les échanges ne se font pas entre partenaires égaux, mais assurent plutôt le contrôle économique de la puissance la plus forte.
"Contrairement à ce que prétend le courant néo-libéral qui défend encore, malgré tous les démentis passés et récents, la thèse selon laquelle les accords de libre-échange accroissent la richesse et, partant, l’autonomie normative des pouvoirs politiques, ces accords ont au contraire des effets déterminants sur les politiques économiques nationales puisque les autorités ont de plus en plus recours à la privatisation des actifs collectifs, à la dérèglementation, à la libéralisation des prix, ainsi qu’à la réforme des politiques sociales afin d’ajuster la dimension interne de leur gouvernance aux exigences souscrites au niveau externe. C’est ainsi que l’actuel mouvement vers la dérèglementation du secteur des télécommunications, des ressources naturelles, comme les mines, le gaz, l'électricité ou l’eau, facilite l'acquisition d’actifs nationaux ou la mainmise sur les ressources naturelles de la part des intérêts étrangers, une stratégie qui place les autorités politiques dans la position de revoir les conditions d’accueil du capital venu de l’extérieur qui, à son tour, exerce des pressions à la baisse sur l’«allègement réglementaire», pour reprendre le titre du rapport Lemaire, dans des domaines comme le travail ou l’environnement...", estime un observateur canadien.
___On dira que l'Europe représente une puissance d'une autre nature que les partenaires américains des USA et qu'elle saura instituer des formes nouvelles de partenariat équilibré.
Nicol Bricq semble consciente des risques et veut instituer des « lignes rouges » pour éviter des dérives prévisibles.
Mais elle est bien seule dans le silence ou l' acceptation des autres pays européens.
La ligne Maginot, purement verbale pour l'instant, tiendra-t-elle?
On peut en douter, au vu de l'américanophilie assez inconditionnelle des institutions bruxelloises.
______Le déclaration conjointe d’Obama, Barroso et Van Rompuy est assez révélatrice . "Dans cette déclaration, ils « se félicitent des recommandations du groupe de travail de haut niveau sur la manière d’augmenter [les] échanges et le partenariat d’investissements transatlantiques », affirment que « grâce à cette négociation, les Etats-Unis et l’Union Européenne auront non seulement l’occasion d’étendre le commerce et l’investissement (…) mais aussi de contribuer au développement de règles globales de nature à renforcer le système d’échange multilatéral » notamment en libéralisant et en abolissant les barrières douanières.On comprend donc pourquoi Obama parle d’un « commerce transatlantique libre et équitable [qui] soutient des millions d’emplois américains bien rémunérés ». Côté américain, la base des négociations dont il est question est la suivante : ils exigent la levée des restrictions européennes sur l’importation d’OGM, de volaille traitée avec du chlore et de bétail nourri aux hormones de croissance, la dérèglementation en matière de protection des données personnelles pour faire plaisir aux entreprises philanthropiques Google, Facebook et Amazon, l’assouplissement des normes environnementales et sanitaires. Autrement dit, l’extension de la jungle ultra-capitaliste aux deux côtés de l’Atlantique.
En Europe, Cameron et Merkel se réjouissent, estimant qu’un accord « serait une contribution significative pour plus de croissance et plus d’emploi des deux côtés de l’Atlantique ». _______
 _________Comme le dit à sa manière un internaute:
"... l’Europe va entreprendre de nouvelles tractations avec les Etats Unis pour baisser encore les droits de douanes. La GB et l’Allemagne y sont très favorables ainsi que d’autres pays, la France y est favorable moyennant quelques restrictions concernant surtout des produits alimentaires fortement trafiqués etc....Le problème fondamental est que depuis la fin de l’année, le président des US a décidé de suivre les conseils de ses conseillers (tous acquis au libéralisme à outrance) de relancer l’économie US par la planche à billets et donc de jouer sur une valeur du dollar faible. Cette décision US a été prise pour enrayer un chômage énorme aux US ou certaines régions sont carrément sinistrées. De son coté l’Europe continue dans la rigueur et l’assainissement de ses finances à la demande des grands « machins financiers » situés aux USA et dirigés de fait par eux.
Nous retrouvons là le continu perpétuel de la politique américaine : réclamer un assainissement « financier » et un contrôle de la dette des Etats, commencer à mettre en œuvre cette politique chez eux puis l’imposer aux autres, puis s’en dispenser ..... et de faire porter ses problémes par les autres en les exportant. Autant dire que les pressions des mondialistes sont énormes....mais tout cela ne résulte que du fait que le coté le « public » aux USA est l’affaire des grands conglomérats de banques privées puisque ce sont eux qui sont propriétaires de la FED par des filiales.....Tout ce que j’écris ci-dessus est parfaitement connu et même publié par de nombreux universitaires spécialistes de la finance (comme M Philippe Dessertine par exemple pour citer un universitaire français)
Et c’est un silence de plomb parmi nos élus (droite et gauche dite républicaine).
J’aurais espéré autre chose d’un gouvernement socialiste et cela m’attriste de constater qu’il faut vainement une différence avec la politique de son prédécesseur. Le résultat de la gestion de nos dirigeants acquis à cette forme de mondialisme ne pourra être que désastreux pour nous..." (bo_ dans Agoravox)

mercredi 27 mars 2013

Deux mots sur le capitalisme

Sur deux maux principaux
_______________________Les tendons d'Achille du système_______

1)____Le système capitaliste va de crise en crise. Ce n'est pas nouveau.__
C'est dans sa nature de créer sans le vouloir et toujours le savoir des conditions qui, à certains moments de son développement, mettent en péril  sa logique et ses fondements même, le forçant à se renouveler ou à disparaître.
Les libéraux le reconnaissent eux-mêmes, mais pensent que c'est un processus naturel, quasi-darwinien, qui serait justement un aspect essentiel du progrès du système lui-même, son moteur historique...
Mais aujourd'hui, les dogmes libéraux sont en crise.
 Même des banquiers ou des économistes classiques, depuis les débuts de la crise, s'interrogent, à la suite de Marx, sur les causes d'un phénomène qui s'étend et s'approfondit, comme Artus__(1), Aglietta...Gadrey,  l'américain Michael PARENTI et même le très libéral The Economist, qui reconnaît que : " « le culte du court terme a produit des résultats pervers », poussant les managers à prendre de gros risques pour atteindre les résultats annoncés (et ainsi toucher leurs stocks options). Il souligne que le temps de possession d’une action est passé de 8 ans dans les années 1960 à 4 mois aujourd’hui et rappelle que Peter Drucker disait que « les résultats à long terme ne peuvent pas être atteints en additionnant les résultats à court terme » et souligne que les entreprises cotés investissent 4% de leurs actifs contre 10% pour celles qui ne le sont pas."
Paul Poleman, président d’Unilever, qui ne publie plus l’ensemble des résultats financiers, chaque trimestre  avait affirmé à Davos que « les managers de hedge funds vendraient leur grand-mère pour faire du profit ».
Un exemple, celui de l'entreprise DELL met met en évidence le rôle pervers que joue l'actuel actionnariat sur l'investissement et le rôle déstabilisateur de la financiarisation généralisée et mondialisée:
"... Ce qui constitue le néo-libéralisme, dernier avatar du capitalisme mutant, c’est la mondialisation économique sans barrière et le primat de l’actionnaire, qui a complètement perverti l’usage même des marchés d’action. Ce dernier point se révèle particulièrement nocif pour les salariés, on le voit en France avec Sanofi par exemple, où les actionnaires imposent la suppression de postes de chercheurs pour augmenter les dividendes. Mais à moyen terme, il condamne les entreprises elles-même.
A l’origine et en théorie, quand une entreprise entre en bourse, c’est pour se faire financer, lever des fonds auprès d’actionnaires pour lui permettre d’investir, se développer. Aujourd’hui, c’est l’entreprise qui finance l’actionnaire qui, s’estimant propriétaire et sans limite, réclame des dividendes de plus en plus importants. De même empêche-t-ils les investissements tant que la rentabilité sur le capital investi (ROI dans le jargon) n’atteint pas des sommets de plus en plus élevés. De fait, les grands groupes sont assis sur des montagnes d’or, qui ne servent à rien, à part à justifier les hausses régulières de dividendes.."

 366 milliards d’euros sommeillent dans les coffres des sociétés cotées. Un pactole qui sert surtout à contenter les actionnaires plutôt que d’investir pour relancer l’économie et l’emploi.
Le développement des fonds de pension est un des éléments de ces dérives.

_____2) Les inégalités engendrées par le système sont sources d’instabilité, selon l'économiste américain Nouriel Roubini, le seul qui ai vu venir la crise bien avant ses premières manifestations visibles
"L’augmentation de l’endettement tant dans le secteur privé que dans le secteur public et les bulles correspondantes des actifs et du crédit sont en partie la conséquence des inégalités. Une faible croissance des revenus pour tout le monde sauf pour les plus riches au cours des dernières décennies a généré une tension entre moyens financiers et envies de consommation. Les pays anglo-saxons ont réagi en démocratisant le crédit – par une libéralisation financière – ce qui a accru la dette privée, les ménages empruntant davantage pour consommer. En Europe, les ressources fiscales ne permettant plus de financer suffisamment les services publics (l’éducation, les soins gratuits, etc.), les autorités ont creusé le déficit public et la dette. Dans les deux cas, la dette a fini par atteindre un niveau insoutenable.
Dans les pays avancés, les entreprises ont supprimé des emplois en raison d’une demande finale insuffisante, ce qui conduit à un excès de capacité productive et pose question quant à l’avenir. La suppression d’emplois diminue encore la demande finale, car elle réduit les revenus du travail et accroît les inégalités. Le coût du travail d’une entreprise constituant les revenus de ses salariés et suscitant leur demande de consommation, une mesure rationnelle au niveau d’une entreprise peut-être destructive au niveau de la société prise dans son ensemble.
De ce fait l’économie de marché ne génère pas une demande finale suffisante. Par exemple aux USA la diminution du coût du travail a fortement réduit la part du revenu des salariés dans le PIB. Le crédit devenant rare, avec la plus faible propension marginale des entreprises, des détenteurs de capitaux et des ménages aisés à dépenser, les conséquences de décennies de redistribution inéquitable des revenus et des richesses sur la demande agrégée (du travail vers le capital, des salaires vers les profits, des pauvres vers les riches et des ménages vers les entreprises) sont devenues plus marquées.
Ce problème n’a rien de neuf. Karl Marx a exagéré les mérites du socialisme, mais il avait raison de dire que la mondialisation, le capitalisme effréné et la redistribution des revenus et des richesses issues du travail au profit du capital pouvaient conduire le capitalisme à s’auto-détruire. Ainsi qu’il le proclamait, le capitalisme sauvage peut entraîner des épisodes de surcapacité, de sous-consommation et un retour cyclique de crises financières destructrices alimentées par l’éclatement des bulles du crédit et du prix des actifs.
Même avant la Grande dépression, les classes “bourgeoises” éclairées européennes reconnaissaient que pour éviter une révolution il était nécessaire de protéger les droits des salariés, d’augmenter leurs revenus et d’améliorer leurs conditions de travail, de redistribuer les richesses et de financer les biens publics (l’éducation, la santé et système de protection sociale). La pression en faveur d’un Etat-providence moderne a augmenté après la Grande dépression, lorsque l’Etat a assumé la responsabilité de la stabilisation macroéconomique. Il lui a fallu pour cela entretenir une classe moyenne importante en renforçant les biens publics par une fiscalité progressive et en donnant à tous une chance de réussir..."

mardi 26 mars 2013

On a tout essayé

 Pour une vraie politique du médicament
(ironic mode)

_____Il serait temps que l'agence du médicament fasse enfin son travail!
Plusieurs produits ont été diffusés ces dernières années dans le pays sans contrôle suffisant.
Ne parlons pas du Médiator, qui a défrayé la chronique, malgré les honneurs rendus à son fabriquant.
Quelques exemples les plus notoires, parmi tant d'autres...
Ce n'est pas le bon Dr Even qui me contredira.
__La sarkozyne à haute dose, recommandée par les  laboratoires Servier, s'est révélée en effet négative (c'est un euphémisme!), malgré sa non-toxicité proclamée. Mais faut-il encore croire les labos et leurs notices?.
Selon Wiki," on a étudié la sarcosine en relation avec une maladie mentale, la schizophrénie. Les premiers résultats suggèrent que la consommation de 2 g de sarcosine par jour comme thérapie ajoutée à certains neuroleptiques (mais pas la clozapine) pour le traitement de la schizophrénie aboutit à des réductions supplémentaires importantes de la symptomatologie, tant positive que négative, aussi bien que des symptômes neurocognitifs, dépressifs et relatifs à la psychiatrie générale qui sont communs à cette maladie. La sarcosine s'est révélée d'une bonne tolérance..."
Certains médecins on pu cependant constater des symptômes d'hyperexcitation chronique avec crises hypernarcissiques, voire parfois mégalomaniaques et hyperdépensières...très défavorables pour le malade, tant qu'a duré le trop long régime.
En tous cas, ce remède, présenté comme magique, a produit des effets délétères et durables.
__On a essayé le cahuzac, neurodépresseur hyperactif de dernière génération, issu de bons labos, mais qui génère parfois des trous de mémoire très gênants, qui ne font qu'aggraver le mal précédent et l'état du patient, déjà très affaibli. Guérir le mal par le mal n'est pas ce qu'il y a de mieux.
__Certains pensent que la moscovicine pourrait éventuellement remettre sur pied le patient, mais des experts commencent à en douter, même à l'officine centrale, où le directeur a probablement été victime d'une surdose de certains neuroleptiques,  qui expliquerait une certaine léthargie et irrésolution qui inquiètent par leur durée.
__Certains estiment que le bimélenchonyl, à dose homéopathique, associé à d'autres produits déjà testés avec succès, après quelques expériences bien menées, pourrait avoir un effet bénéfique, voire même révolutionnaire, en s'attaquant aux causes du mal et pas aux symptômes, qui s'aggravent...
____Mon pharmacien a des doutes, mais il est de droite.
Mon médecin est réservé, désinformé par les visiteurs médicaux.
Le Vidal, consulté,  n'est pas clair.
Même Prescrire  reste dans une incertitude méthodologique.
La médecine est vraiment une pratique tâtonnante.
Y a-t-il un médecin sur Agoravox? Le patient est au plus mal!
Docdory, si tu me lis?... 
_____________________________
-Paru dans Agoravox

lundi 25 mars 2013

Israël: pas de plan B

 Pour que rien ne change
_________________________"Notre alliance est éternelle" a déclaré Obama en arrivant à Tel-Aviv, comme si la naissance de l'Etat d'Israël se perdait dans la nuit des temps...
C'était juste une petite visite, celle d'un  touriste, venu faire de la figuration, à usage surtout interne, sans intention de casser la Barack..
 Obama a été baladé comme dans un voyage organisé.
Rassurer l'opinion américaine , certes, les électeurs de l' AIPAC surtout, donner l'image d'un homme encore concerné par la tragédie qui se joue là-bas. (Comme avait dit Georges Bush junior "J’ai des millions d’électeurs juifs, en ai je autant d’arabes ?". Tout est dit sur les choix stratégiques américains.  )   Words! words!
Alors que tout le monde sait que l'impasse est totale.
Cette visite programmée était  donc un non événement. L'échec était garanti.
La colonisation continue...
Le pessimisme a rarement été aussi grand, même chez les Américains en Israël.
 "...Lorsqu’on se souvient que le gel de la colonisation, réclamé par la feuille de route du Quartette (Etats-Unis, Nations unies, Union européenne, Russie) est la condition absolue exigée par les responsables palestiniens pour reprendre des négociations, on mesure la profondeur de l’impasse où s’est enfoncé le processus de paix. Car si les Palestiniens  sont disposés à faire preuve de souplesse sur d’autres points, ils risquent fort d’être intraitables sur cette exigence.
Et pour cause. Entre la signature des accords d’Oslo, en septembre 1993, et aujourd’hui, le nombre de colons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est passé de 200.000 environ à plus d’un demi million. Lorsqu’on ajoute à cela la multiplication des routes réservées aux colons, les réquisitions de terres et les démolitions de maisons qui se poursuivent, la construction du mur de séparation achevé à 70%, l’ouverture partout de nouveaux chantiers, l’aménagement, entre Jérusalem et la colonie géante de Maale Adoumim, d’une zone baptisée E-1 qui coupe en deux la Cisjordanie, il est clair que tout est fait, ou presque, pour rendre impossible la création d’un Etat palestinien.
D’autant que nombre de membres du nouveau gouvernement israélien sont favorables à l’annexion pure et simple de la  "zone C", qui rassemble la quasi-totalité des colonies et représente plus de 60% de la Cisjordanie.
La situation est si sombre que Tzipi Livni, nouvelle ministre de la Justice, qui a été chargée par Netanyahou du dossier des négociations avec les Palestiniens, n’a pas caché son pessimisme. L’ancienne ministre des Affaires étrangères, partisane de la création d’un Etat palestinien, qui semble avoir reçu cette mission de négociatrice pour rassurer les Etats amis d’Israël, favorables à la reprise du processus de paix, était l’invitée, il y a une semaine, du forum stratégique d’Herzliya, lieu de rencontre des décideurs et des experts, civils et militaires, israéliens. "Pour le cas où la solution à deux Etats serait impossible, a-t-elle averti, il serait sage de commencer à chercher un plan B."  
Mais quel plan B?
___Le problème palestino-israëlien n'occupe plus une place centrale dans la politique étrangère de l'Oncle Sam. Les intérêts se déplacent peu à peu...
 

dimanche 24 mars 2013

Le vélo: en parler ou en faire

Il y a ceux qui parlent de vélo et ceux qui en font... sans en parler, ou si peu.
____La petite reine n'a pas encore conquis toutes nos villes, malgré des avancées par ci par là.
Les chevaux-encapotés tiennent toujours le haut du pavé.
Les journées du vélo et les campagnes promotionnelles ne font bouger que trop lentement les esprits rétifs et les corps en surpoids.
Combien  ont acheté un vélo ...qui finit par rouiller au fond d'un garage (ou pire!) ou par encombrer les pages du Bon Coin Coin?
Une subite pulsion écolo, un coup de tête de printemps ou un premier rayon de soleil  et on se rue chez Décathlon, qui vous promet la forme! A fond!
Attention! Une Hirondelle ne fait pas forcément le printemps...
____Il y a les cyclistes du dimanche  qui se  croient partis pour un Paris-Nice, claqués au retour, le temps de quelques pédalées et les cyclistes d'un jour, ceux du lundi de Päques, de la Journée du Coeur obligatoire  ou du 14 juillet, qui font sagement leur devoir d'écolocyclistes appliqués, en traînant dans leur sillage leur progéniture dûment casquée dans des aventures à l'issue incertaine, parfois dans des problèmes insurmontables.
Je roule, comme je peux,  donc je suis.
Le vélo est une chose trop sérieuse pour être laissé aux vélovélléitaires d'un jour.
__La politique du vélo  se construit peu à peu, méthodiquement, pas de manière désordonnée et sporadique
En ville, il est des vélos à vous dégoûter du biclou. De vrais 4*4 à pédales. Les publicyclettes, vouées parfois à la promotion de certains produits, prosaïques ou non  laissent rêveur sur les contradictions de notre temps ...
La Fête du vélo n'a de sens que permanente.
C'est comme la journée de la femme....sauf que le vélo ne change pas d'humeur: il vous tend toujours son guidon accueillant.
La  Vélorution reste encore  à faire, avec ou sans...
Mais, sans plaisir, laissez tomber, sinon, c'est la chute programmée...

vendredi 22 mars 2013

Certains l'appellent Pancho

Vatican à l'encan
 _______________Le changement, c'est maintenant (François)
____J'ai reçu ce matin un petit message romano-argentin.
J'avais rencontré Pancho lors d'un match à San Lorenzo et nous avions échangé simplement nos adresses, dans l'euphorie de la deuxième mi-temps, où il vibrait avec Pepe, sans jésuitisme mais très épiscopalement avec son camp.
Aussi peu porté sur la chasuble que le regretté Brassens, j'avais pourtant vite sympathisé (le foot crée des liens!) et, à ma grande surprise il a répondu par mail à mes félicitations envoyées le soir de son élection.
Il me parle simplement de ses premières expériences romaines, de ses projets, de ses journées ordinaires de papa normale. Je vous en livre un partie.

 ____Certains ne savent rien des journées de François et en font trop, jusqu'à tomber dans une papolatrie d'un autre âge. Ce qu'il abhorre par dessus tout.
D'autres sont trop critiques, doutant de la mutation romaine en cours...
Ils n'ont pas compris que le Vatican est en passe de devenir une nouvelle planète. Tant pis pour les traditionalistes de tous poils!
 ________Un autre pape est possible et il va le montrer.
C'est un coup (loyal) du père François: casser la baraque.
Servir d'abord, me dit-il ! Non plus être servi comme un demi-Borgia. Redevenir le serviteur des serviteurs de Dieu, sans dorures ni hallebardes.
Fini le pouvoir multiséculaire! Les fastes impériaux constantiniens ont assez duré, compromettant le message évangélique.
Il faut laisser la mitre au mites. et St Pierre aux démolisseurs spéculateurs, qui pourront en faire un Hôtel-Dieu pour les plus démunis.
____La vie du nouveau pape est très simple...Il l'avait promis. Il le fait.Il commence, du moins...
Hier, François s’est levé à 7 heures.
Après avoir écouté Vatican-info, il prit une rapide douche papale.
Un  petit déjeuner simple, préparé par lui-même dans le coin-cuisine aménagé à la hâte dans un deux pièces provisoire jouxtant le Palais: toasts et confiture bio  des franciscaines voisines, petite revue de presse: coup d'oeil distrait sur l'Osservatore , lecture plus attentive de Clarin, où l'on parle de lui au pays des gauchos.
Sans aide particulière(le chambellan pointe à Pôle-emploi) il se prépare sans chichi:  jean vite enfilé,  polo blanc, anorak un peu râpé, acheté il y a dix ans au marché de San Telmo de Buenos Aires.
 Enfourchant un scooter immaculé (dessiné et caréné spécialement par Piaggio)_son seul cadeau_, il se rend à l’église St François pour une petite messe vite fait en espagnol, au vin de Mendoza (il en a fait venir une barrique),sans tambour ni trompettes., sans encens ni clochettes.
____Puis, commence une première réunion de travail avec le petit brain storming provisoirement constitué, avec de simples croyants de base, volontaires tirés au sort. (Il aurait beaucoup lu Chouard sur le sujet, avant de franchir le pas). Les brontosaures intriguants rouges ou violets ensoutanés ont été priés rejoindre le couvent le plus proche pour y terminer tranquillement leur vieux jours, bréviaire en main.
___Il s'agit pour l'instant de premières réunions pour définir une charte, une sorte de constituante sur de nouvelles bases ecclésiales et changer le système, les moeurs et le vocabulaire d'un autre temps. Il évoque un travail titanesque qui peut durer plus d'un an, si on le laisse vivre jusque là...Par prudence, il a embauché un goûteur, se souvenant de François 1er.
 On est dans l'inédit, il faut tout inventer, même si on s'inspire des règles souples des Communautés d'Emmaüs.
Changer les mots, c'est changer les choses. Par exemple, Très Saint Père deviendra Père François, concile, assemblée générale etc...Plus de baise-main ou au pieds, fini les salamalecs, les monsignore les hélicoptères, Mercedes, papamobiles et autres quincailleries. Les gardes devraient retrouver sans problème du travail comme vigiles dans diverses banques helvètes. Un vélo pour chacun pour les déplacements urbains(marque Biancchi, blanc-azur marial, évidemment)
____Il s'agira ensuite d'organiser la fin de l'Etat du Vatican, à négocier avec l'Etat italien, la vente des biens mobiliers et immobiliers et la cession du Musée du Vatican  (F.Pinault est pressenti). Avec cet argent, on fera mieux que les Restaurants du Coeur.
La banque sera cédée au plus offrant. Goldman Sachs a déjà un pied dans la place.. Les salaires seront discutés publiquement. François souhaite ne pas dépasser 2000 euros pour tout le monde.
Il faut aussi étudier le  planning du déménagement des services, réduits au minimum, dans la banlieue la plus pauvre de Rome.
___La réunion reprend l'après-midi, après une petite pause repas à la trattoria d'à côté. Une pizza napolitaine arrosée de Chianti Lacryma Christi redonne du tonus. Il en faut.
(La suite demain...)
Des journées épuisantes ! mais souriantes...me confie-t-il.
Pour moi qui aurait eu une âme de protestant à l'époque de Luther, l'Eglise de François me semble  sur la bonne voie du dépouillement, du retour à la simplicité de la Sainte  Equipe, qui, au bord du lac de  Tibériade, préparait une aventure millénaire qui a mal tourné.
C'est l'autre François qui va être content.
_____________
Paru dans Agoravox

jeudi 21 mars 2013

Allocs: bricolage ou réforme de fond?

____Si elle se fait, la réforme annoncée, qui s'impose pourtant, va être très difficile à mettre en oeuvre dans les conditions les moins inéquitables.
__Le compromis auquel elle aboutira fera forcément des insatisfaits.
Déjà pointent des arguments fallacieux du côté des héritiers de Passy: "Un enfant de riche coûte plus cher qu’un enfant de pauvre", diront ceux qui ont intérêt à ce que perdure en l'état un système d'aide qui les avantage plus que d'autres, par le cumul de prestations et de réductions d'impôt.
Une "évidence", qui reflète un rapport social, où les plus aisés dépensent naturellement plus pour leurs enfants, pour leur entretien comme pour leur formation scolaire, afin de maintenir leur rang et assurer la reproduction des privilèges, alors que les allocations représentent pour eux l'équivalent d'une sorte d'argent de poche.
__Les allocations familiales ont déjà une longue histoire
Depuis la fin de la guerre de 14, l'idée a fait son chemin, constituant un progès social indéniable, pas seulement du point de vue de ses effets sur la .fécondité.
Cependant, la France n'est pas en pointe en Europe.
Le système allemand est un peu différent
 ___La politique familiale unique, héritière de notre histoire, est devenue assez labyrinthique, avec ses qualités et ses défauts.
La réforme d'un système, qui apparaît comme inéquitable, est un vieux champ de mines politique  qui divise à droite comme à gauche.
Les mesures à prendre se révèlent donc difficiles et risquent d'accoucher d'une souris.
 Il va falloir réformer, certes, mais avec doigté et intelligence.
Quelle répartition envisager pour que le système soit le moins injuste possible?
Un rééquilibrage est en voie de discussion, des solutions envisagées, dont certaines sont jugées  schizophrènes, comme celle suggérée par B.Bapt, car "on voudrait que les allocations familiales profitent d’abord aux familles pauvres et moyennes ; mais, d’un autre côté, le bénéfice du quotient familial augmente avec le revenu des parents.»
T.Piketty prône"une politique familiale vraiment universelle, qui concerne tous les enfants quel que soit le revenu, et un crédit d’impôt universel, qui rapporte à tous les parents le même crédit d’impôt par enfant. Comme à l’école, où la dépense par enfant est la même, quels que soient les revenus des parents. Raboter les allocations, cela n’a pas de sens. Le gouvernement renonce aux principes simples, aux visions d’ensemble, pour faire les fonds de tiroirs. C’est dangereux, car il prend le risque de ne pas être compris...commençons par essayer de mettre de la logique dans le système actuel, si morcelé. Si ce n’est pas suffisant, on en débattra ensuite. Là, on rajoute une couche de complexité dans un système socialo-fiscal qui en compte déjà beaucoup trop, comme dans l’histoire des Pigeons. Sans compter qu’on génère des effets de seuils : vous ne pouvez pas perdre plusieurs centaines d’euros d’allocations dès que vous dépassez d’un euro le seuil de revenu. Il va donc falloir trouver un moyen de lisser l’échelle..".
On n'est pas sorti de l'auberge, comme on dit...

mercredi 20 mars 2013

Féminisme de casting?

 _____Il y a eu Marie Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir... et les  autres.
Malgré les luttes et les acquis, les femmes sont toujours discriminées, dans certains pays plus que dans d'autres. On constate même parfois çà et là de singulières régressions.
Serions-nous arrivés aujourd'hui au postféminisme, au féminisme d'un nouveau type, à un hyperféminisme, dont les armes sont désormais l'exhibition des seins, l'expression bruyante, quelques slogans tagués?
Femen:une troisième vague historique? Elles sont partout, sans crainte de refroidissement..
 Aux caméras citoyennes! Aujourd'hui, la téton-revendication...pour attirer  objectifs voyeurs et paparazzi en mal de unes croustillantes et colorées.
Elles le disent:
 On sait de quoi les médias ont besoin. Du sexe, des scandales, des agressions : il faut leur donner. Etre dans les journaux, c’est exister. C’est aussi notre seule protection face aux attaques, pendant les manifs. »
_Avec les médias, pas d’états d’âmes. C'est ce  que Marguerite, une militante, aime chez les Femen 
_« Le fait d’avoir montré mes seins deux fois pendant des actions, ça m’a permis de pouvoir parler à de nombreux journalistes et de pouvoir dire quel type d’oppression on subit. »
Mieux vaut dix caméras que 30 manifestants, assure Inna. D’ailleurs, pendant l’entraînement, elle scande aux filles, toujours en anglais : « On travaille avec les caméras. On partage notre message. »
___Elles sont arrivées de l'Est, ces nouvelles  amazones, au sextrêmisme discuté, envoyées au combat par le  milliardaire allemand Helmut Geie, notamment.
Une marque déposée, avec ses produits dérivés.
Un produit marketing, à .l'obsolescence programmée...
L'image est bien fabriquée, faite pour être  vue à la télé. Le mouvement  est financé: " par les activistes, par la vente de produits à l'effigie de Femen ainsi que par des donations de personnes privées comme le milliardaire allemand Helmut Geier (également connu comme DJ sous le pseudonyme DJ Hell), la femme d'affaires allemande Beate Schober (résidant en Ukraine et possédant une entreprise de relocalisation professionnelle), et l'homme d'affaires américain Jed Sunden (fondateur du groupe de presse ukrainien KP Media (en) comprenant le journal Kyiv Post"
____On est loin du féminisme militant, souvent discret et anonyme mais bien plus risqué de certaines tunisiennes ou égyptiennes, "c’est ces femmes qui ont défilé dans les rues du Caire, pas les Femen ! Et sur ces femmes-là, je vois peu de documentaires TV », ( sur Twitter, le 6 février dernier, la correspondante de France Inter en Egypte, Vanessa Descouraux.)
Un phénomnène en voie de disparition, remarque  Mona Chollet,
"Les Femen sont parfaitement adaptées à la société du spectacle: elles ne conçoivent pas de doctrine, elles n’élaborent pas de plan : elles produisent du show et des produits dérivés . Elles en sont récompensées. Mais cela ne peut durer qu’une seconde. Car, comme le dit George Steiner, pour gagner à ce jeu-là, tout doit être calculé pour avoir « un impact maximal et une obsolescence instantané ».
 L’impact maximal a été atteint. Vient maintenant l’obsolescence..."
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-Paru dans Agoravox

mardi 19 mars 2013

Chypre : pourquoi se gêner?

  _____________Le problème de l'euro est derrière nous, disaient-ils...
On le voit...
Mais il y a juste un petit grain de sable...dans une grande cacophonie.
___On assiste tout simplement au casse du siècle,  à un racket général .
 ____La troïka fait les poches des citoyens de Chypre.
___La population, pas les oligarques russes, est  en colère, une colère contre cette Europe-là, inféodée à la finance mondiale prédatrice., qui continue à imposer son diktat. Colère et panique.
Une panique qui peut avoir des effets cataclysmiques dans toute l'eurozône, et au-delà...
Il s'agit d'une extorsion inédite:
"...Jamais dans l'histoire des crises financières, personne n'a eu l'idée de taxer les dépôts, et, pire encore, de provoquer une panique en déconnectant les distributeurs de billets.
En acceptant une taxe entre 6,75 et 9,9 % sur les dépôts chypriotes, l'Europe a franchi une étape dont les conséquences seront dramatiques. Dans un système qui, en théorie, protège jusqu'à 100 000 euros de dépôts, on s'attaque ici de manière indiscriminée aux dépôts des particuliers quel que soit le montant. Les pensionnés et les ménages sont directement atteints.
La course sur les banques, depuis des mois, inquiète : les banques espagnoles ont vu plusieurs centaines de milliards d'euros quitter les frontières de la péninsule ibérique pour des cieux plus cléments, ou plus solides.
Risquer qu'en ce lundi matin, les déposants des pays en difficulté que sont le Portugal, l'Irlande, l'Italie ou l'Espagne, décident de transférer leurs avoirs pourrait aggraver la crise existante..."
_______" Après l’Irlande, la Grèce, le Portugal et l’Espagne, Chypre est le cinquième pays de la zone à bénéficier d’un plan de sauvetage . Il est aussi le premier à mettre à contribution directement ses déposants.
C’est fin juin que Chypre avait sollicité l’aide de l’Europe, deux de ses banques les plus importantes menaçant de couler à pic après avoir perdu 4,5 Mds€ à la suite de la dépréciation d’obligations grecques. Depuis, son secteur bancaire — qui pèse huit fois son produit intérieur brut — annonce perte sur perte, menaçant d’asphyxier l’économie tout entière..." (En comparaison, les banques françaises, bien plus importantes en taille, représentent en 2011 environ 3% du PIB )
___Chypre a pris de plein fouet la crise grecque.
En tout cas, c'est un dangereux précédent, accompagné d'une sorte de chantage issu d'un système bancaire hypertrophié 
"...Le plan de sauvetage de Chypre doit être 'socialement acceptable' et ne pas toucher les petits épargnants, a déclaré dimanche le président du parlement européen Martin Schulz, Tout en jugeant qu'il était 'normal de faire participer les clients des banques' il a notamment suggéré dans l'édition en ligne de Welt am Soontag que 'le plan doit être modifié, par exemple avec une exemption de taxe', pour les comptes inférieurs à 25.000 euros.
Les Chypriotes attendent désormais d'entendre leur président qui doit s'adresser à eux dans la soirée même si, dès samedi, il a par voie de communiqué justifié ce plan de sauvetage. « Nous avions le choix entre le scénario catastrophe d'une défaillance non contrôlée et une gestion douloureuse mais contrôlée de la crise qui mette un terme définitif à l'incertitude », a insisté le président dans un communiqué. Et d'ajouter qu'à défaut d'un accord avec les bailleurs de fonds « tout le système bancaire se serait effondré .»
______L'argent russe est bien sûr un cadeau empoisonné, suscitant des interrogations.
Mais la situation de l’île aux Russes, malgré une économie qui représente à peine celle d'un département français (0,15 % du produit intérieur brut de la zone euro),était connue de tous depuis longtemps et particulièrement à Bruxelles. Ce paradis fiscal notoire était-il pire que la City ou le Luxembourg?
 Si les Russes vont perdre gros,  (enfin, pas trop...), les gens modestes vont se serrer la ceinture.
_____Encore une fois, merci les banques!
Les Français sont réputés pour épargner beaucoup : de quoi donner des idées aux requins...
Ne vous baignez pas en cette saison! 
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- Une bombe pour l'Europe
- « l'Union Européenne a laissé ses banques faire n'importe quoi »
- La crise chypriote, l’Allemagne et la Russie
- Ces autres Chypre qui menacent l'Europe