On connaît la valeur attractive de la couleur verte dans notre culture, symbole de vie, de renouveau, d'authenticité naturelle, de santé, de jeunesse...Le vert c'est l'espoir.
La dimension symbolique de cette couleur est devenue omniprésente dans notre univers consumériste.

Le vert est devenu symbole de protestation et de ralliement contre ce qui est devenu hyperindustrialisé, hors-sol, sans qualité ni saveur, toxique parfois...
Fort bien. Sauf que, comme cela se produit souvent, ces nouvelles exigences sont allègrement récupérées par les producteurs et le business en général, alimentaire en particulier, qui se situent parfois à des années-lumières de ce que l'on recherche derrière l'étiquette au couleur de la nature.
Le détournement de couleur, l'instrumentalisation du vert à des fins purement commerciales, voilà qui crée la confusion dans l'esprit de la recherche du "bio", du durable, du sain...
Cela fait un moment que des firmes de tous poils, aux pratiques et aux finalités peu écologiques, se sont mises au vert...
Une certaine écologie superficielle ou mondaine (non pas l'écologie scientifique) flirte souvent avec l'ambiguïté attachée à une couleur qui aurait valeur d'étendart militant.
Cela fait un moment que l'on met le vert à toutes les sauces.
Le consumérisme vert, avec toutes ses ambiguïtés et ses contradictions, se porte bien, pas seulement dans une certaine presse superficielle et racoleuse, où, "dans le royaume enchanté du « capitalisme vert », l’argument de la sauvegarde de la planète se mue ainsi en simple recette publicitaire, un argument de vente parmi d’autres et grâce auquel il s’agit de rassurer le consommateur, ou ici la consommatrice, sur les conséquences de ses achats..."

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