La taxe Tobin fut un premier projet, jugée comme utopie réaliste, pour tenter de freiner ce développement anarchique et de détourner un petite fraction des sommes immenses en mouvement à des fins utiles de développement et d'investissement.
Le Président Sarkozy, d'abord hostile à cette mesure jugée antiéconomique, finit par reconnaître en paroles la nécessité de son principe: [«on ne règlera rien, si on ne règle pas d'abord la question du capitalisme financier qui impose à l'économie et à la société son propre système et ses propres normes», a affirmé le Président, selon lequel «les réunions du G20 à Washington et à Londres resteront dans l'histoire comme des étapes décisives, à condition que les engagements qui y ont été pris soient tenus». Mais Nicolas Sarkozy estime que «dans beaucoup de domaines, il faudra aller beaucoup plus loin pour reconstruire un système financier qui finance davantage les entrepreneurs que les spéculateurs».]

Malgré les belles paroles, l'inertie est massive. Plusieurs pays européens s'étaient engagés à précipiter la décision . Mais les désaccords sont encore importants et les résistances sont grandes, quand on mesure le lobbying des banques, certains intérêts puissants ainsi que les ambiguïtés de Bercy.(1)

Dans le grand jeu bancaire, l'industrie financière casino, il est devenu urgent de définir des moyens de contrôle plus importants et plus généraux pour stopper les dérives maintenant bien connues et enfin mettre la finance au service d'investissements d'avenir..
On peut toujours rêver, mais....
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-Hier, ils en ont parlé...dans le plus grand flou.
- Notre gouvernement de gauche freine à nouveau la réforme des banques et la taxe Tobin en Europe.
- L'analyse du groupe "Banques" du Collectif Roosevelt
- Les banques spéculent sur les devises, manipulent le marché des changes et la taxe Tobin est dans les limbes
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