C'est peu dire que la psychiatrie française va mal depuis le virage pris depuis quelques dizaines d'années, suivant un modèle discutable.
Sa crise s'aggrave.
Comme le dit Philipe Petit, qui critique les tendances néo-scientistes de la psychiatrie d'aujourd'hui Il est impératif de juger de la société à la façon dont elle traite ses fous, ses handicapés, ses déviants, ses fatigués de la vie. Et par conséquent aussi à la façon dont on considère les bien-portants, fussent-ils les victimes indirectes de ce lavage de cerveau, et de cette hécatombe morale.
Les dérives positivistes et médicamenteuses s'accentuent: l’industrie pharmaceutique est devenue experte en désinformation : elle dissimulerait les résultats négatifs, sélectionnerait les résultats favorables, et orchestrerait de coûteuses campagnes de publicité pour promouvoir les études qui vont dans le sens de leurs intérêts, c’est-à-dire celles qui attribuent quelques propriétés curatives aux médicaments qu’elle commercialise.
Télérama consacre un dossier spécial sur le problème:
- Concernant notamment les dérives de l'internement psychiatrique, surtout depuis les mesures Sarkozy.Télérama consacre un dossier spécial sur le problème:

Par rapport aux orientations de la psychiatrie italienne, par eemple, et notamment les expériences menées a Trieste, nous avons fait un bond en arrière, par souci d'économie à courte vue et de méconnaissance de plus en plus grande de la complexité du monde des désordres mentaux, la relation humaine et le souci de réinsertion devenant presque secondaire. Un système devenu opaque.
Un état toujours inquiétant...qui nécessiterait une urgente refonte, notamment après les recommandations du Sénat.
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