On ne présente plus le Maître de la Maison Blanche, intronisé pour une MAGA. Ni celui du locataire du Kremlin. Ils ont déjà fait leur preuve, même si leurs objectifs finaux soient encore incertains. C'est plus clair du côté de Moscou. Ils se ressemblent sur beaucoup de points, malgré la différences des contextes et des méthodes. On a pu les assimiler à deux compères , qui se tiennent par la barbichette, chacun dans son empire, tous les deux contre l'Etat de droit, contre les statuts internationaux définis depuis 1945. Ami/ennemi, en fait. Rivaux et complices. En toute ambiguïté. Le Trumpistan inquiète...
"...Dans le fond, comme dans la forme, les similitudes dans leur gouvernance sont troublantes, à commencer par une vision commune du monde partagé en sphères d’influence. Ce qui paraissait inimaginable il y a quelque temps encore est devenu concret : Donald Trump n’a pas hésité à revendiquer l’annexion pure et simple du Groenland « pour des raisons de sécurité », comme Vladimir Poutine l’avait fait, avant lui, en 2014, s’agissant de la Crimée. Les deux hommes affichent un impérialisme désinhibé, sans égard pour leurs alliés ou les « peuples frères » d’hier. Les territoires qu’ils revendiquent sont un dû. L’Europe est pour eux une entrave, avec ses principes démocratiques, et donc un ennemi. Sidérés, les alliés de l’OTAN constatent qu’ils ne doivent plus seulement faire face à l’ingérence russe, mais également à l’ingérence américaine. Toutes les agences européennes créées pour tenter de parer aux intrusions numériques étrangères hostiles, à l’instar de Viginum, placée depuis 2021, en France, sous la tutelle du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, font le même constat : la désinformation américaine, massive, s’immisce dans tous les domaines de la sphère publique, qu’il s’agisse des élections ou des débats de société. Le « choix » politique russe ou américain, en faveur de l’extrême droite européenne, est commun. Les thématiques migratoires sont instrumentalisées...." Le "néo -royalisme" trumpien s'étale au grand jour, de manière prédatrice. "... Ce qui se joue aujourd’hui à Washington ne relève ni d’une simple inflexion politique ni d’un style de gouvernement singulier. Il s’agit d’une mutation profonde du rapport entre pouvoir, droit et souveraineté, dont les effets excèdent largement le cadre national. Cette transformation signale la fin de l’ordre international libéral et le surgissement d’un nouveau paradigme que nous proposons de qualifier de « néo-royaliste » 1.L’ordre international libéral reposait sur deux piliers fondamentaux : la reconnaissance mutuelle de la souveraineté externe des États et la primauté du droit comme fondement de la légitimité politique et comme limite à l’exercice du pouvoir. Il apparaît désormais clairement que l’axe directeur de l’administration Trump se définit par la révocation systématique de ces deux principes. D’une part, la Maison-Blanche conteste d’une manière constante la capacité de ses alliés les plus proches à gouverner librement leurs propres territoires, remettant de facto en cause l’un des fondements de la souveraineté étatique...." Le point de vue de John R Mac Arthur ______________
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