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samedi 20 juillet 2013

En flânant...

* Mauvaises nouvelles de Hollande.

* La Cour des comptes démonte la stratégie et les dirigeants de Dexia.
      Banque à la dérive.
Une faillite immense et impunie:
___"... Ce sont des dizaines de milliards d’euros, correspondant à plusieurs points de PIB, qui sont en risque, à la merci des aléas de la conjoncture et des événements. Et on comprend pourquoi la Cour des comptes s’en inquiète. Elle est bien la seule. Au ministère des finances, pourtant si prompt à traquer les dépenses sociales ou quelques avantages collectifs, le dossier Dexia semble à peine exister. Personne n’en parle. Les milliards perdus paraissent brusquement peser bien moins lourd que ceux de la retraite, de la santé, ou de l’éducation. Il ne faut pas revenir sur les erreurs de l’oligarchie.
Bombe dans la zone euro
Bousculant la bienséance, le rapport de la Cour des comptes, lui, y revient longuement. Car la faillite de Dexia n’est pas simplement due à une crise financière historique. Elle est liée aussi – surtout – à des erreurs stratégiques majeures, à des dirigeants emportés par la folie des grandeurs et leur volonté d’enrichissement personnel, à des structures de contrôles allant du conseil d’administration aux autorités prudentielles muettes et inconsistantes.
La fragilité de Dexia était inscrite dès sa création, rappelle le rapport. La banque, d’abord spécialisée dans les prêts aux collectivités locales, consentait des crédits à très long terme mais n’ayant que peu de dépôts, était obligée de se financer constamment à court terme sur les marchés. Tout cela fonctionnait quand le Crédit local de France, l’ancêtre de Dexia, était placé sous la puissance tutélaire de la Caisse des dépôts. Mais, après la privatisation arrachée par effraction par son dirigeant, Pierre Richard, les conditions avaient radicalement changé. L’association avec le Crédit communal de Belgique pour fonder Dexia ne pouvait remplacer la protection de la CDC. 
Loin de tenter de corriger cette fragilité, l’équipe dirigeante l’a encore accentuée. Tout au long des années 2000, elle a mené une expansion tous azimuts, la partie belge et la partie française poursuivant chacune dans son coin sans grande concertation, et surtout sans intégration, ses projets. Dexia se rêve alors comme le premier banquier des collectivités locales dans le monde. La banque se lance au Japon, aux États-Unis, en Italie, en Espagne. Elle se veut à la pointe de l’innovation financière, se gorge de subprimes, rachète un réhausseur de crédit. Son bilan explose, passant de 245 à 651 milliards d’euros en moins de dix ans. Faisant jouer l’effet de levier à plein – le ratio est de 41 fois ses fonds propres, souligne le rapport –, elle affiche une rentabilité surprenante, verse des dividendes colossaux. En 2007, la direction se donne pour objectif une croissance annuelle de 10 % de ses bénéfices et de 15 % de ses dividendes sur les dix années à venir.
 « Le modèle de Dexia supposait un fonctionnement normal des marchés, un accès sans difficulté aux financements extérieurs », notent les rapporteurs. Mais les marchés ne fonctionnent pas toujours normalement. En 2007, tout commence à se dérégler. Très impliqué dans le marché municipal américain et les produits dérivés, Dexia est normalement aux premières loges pour voir venir la crise des subprimes. Pourtant, la banque ne fait rien. Au contraire, elle augmente encore ses expositions, en se félicitant d’être préservée de la crise..."
 
* Le régime hongrois glisse vers l'autoritarisme
Problème au coeur de l'Europe
     Une dérive qui n'est pas récente..
          Laboratoire d’une nouvelle droite?

* Renouveler l'enseignement de l'histoire.

* Les remèdes du bon docteur Attali.

* Le budget dérape? Laissez-le.

* Prism, le dernier avatar d’une « tradition honteuse » américaine.
       Pour notre bien?

* Canada: Etat pétrolier sans scrupules.

* Clones et bébés parfaits : c’est pour demain, et on fonce les yeux fermés.

*  USA : contre les républicains, ils manifestent à coups de « amen ». 
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vendredi 19 juillet 2013

Du boulot pour François

 Une Église pauvre, dit-il...
______________________On est encore loin du compte.
Le changement, il le veut sans doute, mais ce n'est pas encore pour maintenant
L'incurie de la Curie n'est pas un fait récent ni étonnant...Les lobbies y sont parfois surprenants.
Le nouveau pape dénonce 'un "courant de corruption" (oui!) et l'existence d'un "lobby gay" (quoique...)
 Diable!
__La glasnost fait problème. La transparence n'est pas pour demain.
Quant à la perestroïka, pape n'est pas maître chez lui. ...
Depuis le VatiLeaks, on sait mieux que l' argent de Pierre connaît une gestion défaillante, pour parler par euphémisme.
Mgr Vigano en sait quelque chose...Et si la police s'en mêle, alors...
On ne nous dit pas tout!
___Pourtant, à la Banque du Vatican, les affaires continuent...
Faute de pouvoir nettoyer les E-curies d'Augias, François s'impose le choc de la rigueur...Plus de Papa-Mercedes-mobile ni de super BMW!
François, encore un effort pour concilier simplicité et vélo-cité!....
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jeudi 18 juillet 2013

Internationale des mafias


La face obscure de la mondialisation
________________________________La mafia ne se réduit pas à l'image classique du Parrain. Elle a une histoire déjà ancienne, connaît des aspects divers et des formes d'action variées. Sa dimension internationale et ses liaisons dangereuses avec l'économie et la politique, pas seulement en Italie, sont généralement moins connues, du fait de ses zônes grises.
Le trafic de drogues, gangrénant des Etats, n'est pas la seule activité de la pieuvre.
__Il existe une véritable géopolitique du crime organisé. Elle s'organise "en fonction de la conjoncture, on va les voir se livrer au trafic de drogues, d’armes, d’êtres humains, investir dans la contrefaçon ou les paris sportifs, etc. En ce sens, il existe une certaine similitude avec l’esprit d’entreprise, à la différence près qu’il s’agit là d’entreprises criminelles ! Deuxième particularité pour bien comprendre leur logique et leur puissance : toutes ont une dimension territoriale très forte. Territoire étant ici entendu comme réalité physique (rue, quartier, région, pays…), mais aussi espaces immatériels (marchés financiers, cyberespace, etc.), fluides, opaques, transnationaux, qui se prêtent parfaitement aux activités criminelles. Tous ces territoires ne doivent pas être appréhendés comme limite ou enfermement, mais plutôt comme étant une base forte de déploiement à partir de laquelle, depuis la fin de la guerre froide, ces entités arrivent à s’étendre, créer de nouvelles colonies, de nouveaux espaces d’activités à travers la planète entière. Le racket constitue un marqueur très net de ce lien entre organisation criminelle et territoire. Cet impôt illégal signe le pouvoir territorial. Invoquer à son sujet une "protection" est faux à 99 %, ce n’est là qu’un habillage sémantique et idéologique.
Polycriminelles, solidement territorialisées, ces grandes organisations, en particulier les mafias, sont aussi insubmersibles. Leur capacité à survivre et à s’adapter est impressionnante. Elles peuvent ainsi passer d’un monde rural à un monde urbain, d’une économie agraire à une économie industrialisée, d’un régime autoritaire à un régime démocratique, le tout sans aucun problème majeur. Elles résistent parfaitement à la répression, voire l’utilisent pour se renforcer..."
__Il arrive même que, favorisées par la crise, elles infiltrent les banques et volent à leur secours,  jouant aux  pompiers mafieux.
_La question des mafias s’intègre dans un ensemble plus vaste : celui de la mondialisation et de la libéralisation de la sphère financière. C’est en effet dans un gigantesque partenariat avec les pouvoirs politiques et les multinationales de la finance et des affaires que le crime organisé se joue de la légalité des Etats.
Une fraction de ses gigantesques profits aboutit sur les comptes d’établissements domiciliés dans les paradis fiscaux, créés pour favoriser l’anonymat des opérations d’une clientèle « honnête » avide de discrétion. Là, tandis que dans leurs pays respectifs chefs d’Etat et ministres rivalisent pour imposer à leurs peuples des mesures d’austérité, se mêlent argent sale et capitaux « propres » des multinationales et des « évadés fiscaux ». Avec, de temps à autre, des déclarations tonitruantes pour donner l’impression de lutter contre un phénomène que les gouvernements, s’ils en avaient véritablement l’intention, pourraient mettre hors d’état de nuire.
En effet, ces havres du secret bancaire ne nichent pas que dans des lieux « exotiques », tels que Singapour, le Liberia ou le Panamá : à côté de ceux situés au Liechtenstein, à Monaco ou en Suisse, l’Union européenne possède les siens, depuis l’Autriche et le Luxembourg jusqu’aux centres offshore de la Couronne britannique, dans les îles Vierges, Caïmans, Jersey et Guernesey. Sans parler des trois Etats américains qui abritent plus de sept cent mille sociétés offshore : le Delaware, le Wyoming et le Nevada..."
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mercredi 17 juillet 2013

Fukushima : lourdes incertitudes

 _____En attendant le sarcophage...
La fuite (en avant)?
Selon le professeur Hiroaki Koide, le processus, aux moyens dérisoires, par rapport à l'ampleur du désastre, serait largement instable, voire incontrôlable, au sein d'un programme mal connu et mal géré, aux conséquences incalculables.
Les dernières nouvelles étaient déjà préoccupantes.
Malgré cela, le lobby nucléaire remet la pression, malgré les risques et les dégâts aujourd'hui mieux connus. 

__Irresponsabilité
___Fukushima hors contrôle ?
_Nécessité d'une expertise internationale 
__ Vivre aprés Fukushima
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vendredi 5 juillet 2013

Escapade

Berck insolite...capitale du cerf-volant.
__A voir!
_____________________________Si vous passez par min-coin, arrêtez-vous un peu...

Où est passée la révolution fiscale?

 Il était une fois la révolution (fiscale)...
______________________________  Un jour pas si lointain, un parti, se préparant au pouvoir, mettait au point un projet de révolution fiscale pour 2012, produisant un " document d'une vingtaine de pages pour définir "un nouveau modèle économique, social et écologique", piloté par Pierre Moscovici,...Le PS assume la politique fiscale comme un outil de régulation et de réduction des inégalités. Pour lui, le système actuel "favorise la rente au détriment du travail et de l'esprit d'entreprise : injuste socialement, il s'avère aussi économiquement inefficace". Les socialistes défendent le principe d'une révolution fiscale qui doit toucher aussi bien les entreprises que les particuliers.
"..."Il faut mettre à plat l'ensemble de notre fiscalité, avec deux critères. Le premier, c'est l'efficacité. Il faut simplifier et hiérarchiser, ce qui suppose de remettre largement en cause les niches fiscales", dit-il. "Le second, la justice. L'impôt sur la fortune ne peut être réformé que si l'ensemble de la fiscalité du patrimoine est repensé".__"La rente" privilégiée "par rapport au risque":__Pour François Hollande, dès lors que "l'impôt sur les successions a quasiment disparu, la transmission de la fortune a été privilégiée par rapport à son acquisition et la rente par rapport au risque". Aussi, "c'est à une meilleure conjugaison entre détention et cession qu'il faut réfléchir, car la fiscalité du patrimoine n'a pas vocation à punir, mais au contraire à rendre plus mobile et plus efficace le capital", dit-il. Concernant la compétitivité des entreprises, le dirigeant socialiste estime qu'il faut favoriser l'investissement. "La bonne proposition n'est donc pas de baisser une nouvelle fois les contributions des entreprises, comme le demande le Medef, mais de moduler l'impôt sur les sociétés selon que le bénéfice est réinvesti ou redistribué aux actionnaires", avance-t-il. "Dans le premier cas, l'impôt doit être substantiellement abaissé, dans l'autre, alourdi"...
___Thomas Piketty souhaitait une réforme de fond pour clarifier un système opaque et fondamentalement injuste, pour mettre fin à la régression fiscale et aux cadeaux fiscaux.
Certains craignaient déjà une  horrible spoliation!
____Mais le Président la voulait-il vraiment? Le résultat:une usine à gaz...
Deux ans après, des socialistes, dont Marie-Noëlle Lienemann, constatent que : «La réforme fiscale est devant nous» 
Oui, devant, loin devant...
__Selon M. Cazeneuve, elle serait en cours, dans une politique des petits pas...
 Mais Laurent Baumel, député PS et membre de la Gauche populaire... voit dans cette approche très progressive, qui ne remet pas en cause l'architecture de l'impôt à la française, "une plaisanterie". Pour lui, "une vraie réforme fiscale, c'est une modification de la redistribution. Cela n'est pas aller chercher de l'argent par tous les bouts pour combler les déficits en affirmant qu'on fait le contraire."
Quel est le cap?

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jeudi 4 juillet 2013

Tirez pas sur le pianiste!

 Pauvre Barroso!
______________Tout le monde lui tombe dessus...
Non seulement Montebourg, mais même Mme  Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur:
À la question de savoir si M. Barroso avait été un mauvais choix pour l’Union Européenne, la ministre a répondu sur LCI : « Je pense, oui. Je pense qu’il n’a rien fait de son mandat ». «  C’est une commission finissante qui n’a pas fait grand chose de son mandat mais si M. Barroso était là c’est parce que les Etats avaient accepté qu’il le fût », a ajouté la ministre. « Je considère que le choix qu’avaient fait Mme Merkel et M. Sarkozy il y a quatre ans n’était pas forcément le bon », a confié Mme Bricq.
Il n'aurait rien fait?   
__M.Barroso conservateur libéral, atlantiste fervent, taliban du "libre marché", grand communicant, juste "embarassé" par les pratiques d'espionnage d' Obama-les-grandes-oreilles, a pourtant bien oeuvré sur plusieurs plans : l'austérité (pas pour lui!)comme unique réponse à la crise, le marasme économique dans lequel se débat la Grèce, la complaisance envers les atteintes à la démocratie en Hongrie, la croyance absolue dans le tout marché qui a laissé l'Europe sans défense dans la concurrence mondiale, la tentative heureusement avortée d'imposer  les accords ACTA pour contrôler Internet, la faiblesse sur le plan international de l'Union européenne, la libéralisation des sevices publics, la transformation de la Commission européenne en garant de l'intérêt libéral plutôt que de l'intérêt général, etc......
__Son héritage thatchérien le prédisposait à jouer le père la rigueur, lui, l'« Européen pro-américain à veste réversible.»
Ce n'est pas rien!
La polémique sur le personne ne serait-elle qu'un rideau de fumée destiné à dissimuler un accord sur l’orientation austéritaire de l’Union européenne, qui commence à inquiéter (juste un peu) le FMI , et sur les futurs accords transatlantiques?
Mais, conduite par une telle équipe, où va l'Europe ?
________C'est la musique qui n'est pas bonne, pas (seulement) le pianiste...
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mercredi 3 juillet 2013

Vers une Europe XXL?

 La machine à élargir a fait place au 28ème membre.
____________________________________________A quand le 29ème?..et les autres.
Jusqu'où ira cette fuite en avant?
____A l'heure où l'Europe traverse des vents défavorables, à la recherche de son identité, au bord du délitement, on agrandit la voilure, alors qu'on a perdu le cap, sans plan de navigation, moteur en panne, sans capitaine crédible.
Elargir a-t-il encore un sens, quand l'approfondissement fait défaut, quand le surplace devient la règle? Les élections allemandes ne règleront rien.
Les illusions d'une Europe sans limites géographiques claires sont tenaces.
___Est-ce vraiment une bonne nouvelle pour la Croatie?
Certains Croates ne sont pas enthousiastes, c'est un euphémisme.
Le pays risque de déchanter, si on la mène à marche forcée selon le catéchisme bruxellois, vers l'ordre néolibéral en vigueur.
__ "...La Serbie espère ouvrir des négociations d'adhésion en janvier ou encore le Kosovo obtenir un accord de stabilisation et d'association, première étape vers l'adhésion. La Macédoine, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro sont aussi dans les starting-blocks, comme l'Albanie. Au-delà, l'Islande a entamé des négociations pour son adhésion et la Géorgie, l'Ukraine ou encore l'Arménie rêvent un jour de faire partie de l'Union. Sans parler de la Turquie. Or pour l'Union européenne, ces élargissements risquent de devenir de véritables pièges. A 27, l'Europe est déjà largement ingouvernable. Toute décision, comme en témoignent celle sur le budget de l'Europe ou celle sur le mandat du commissaire européen pour négocier - enfin - un accord de libre échange avec les Etats-Unis, donne lieu à de longues palabres, des querelles sans fin entre Etats membres. L'Union européenne n'a toujours pas non plus été capable d'adopter une position commune face à la guerre civile en Syrie. Comment, à plus de 30, demain, parviendra-t-elle à faire entendre une seule voix face à l'Amérique, à la Chine, à la Russie, voire à l'Inde ? Certes, en termes comptables, l'intégration de tous les pays de l'ex-fédération de Yougoslavie ne coûtera au budget européen qu'à peine 10 milliards d'euros. Mais il reste encore d'immenses écarts de niveau de vie entre ces pays et le reste de l'Union. Pour beaucoup de nouveaux membres et de candidats, l'adhésion à l'Union européenne est perçue avant tout comme une prolongation de leur engagement vers l'Alliance atlantique, et non pas comme la reconnaissance d'une véritable identité européenne. On s'achemine donc de plus en plus vers une Europe à géométrie variable, avec des pays censés être intégrés comme les 17 dans l'euro - cette intégration étant elle-même source de très grandes difficultés -, les 22 de l'espace Schengen - espace au fonctionnement imparfait lui aussi - et les autres. L'Union européenne doit se décider, enfin, à fixer ses frontières et à redéfinir sa raison d'être. Même si aujourd'hui, avec l'arrivée de la Croatie, elle peut se vanter d'atteindre à nouveau l'objectif de ses pères fondateurs : « faire régner la paix en Europe ».
__________Ce processus arrange tout à fait les partisans d'une Europe simple zône de libre échange, telle que le Royaume-Uni a réussi à l'imposer, rendant maintenant impossible la création d'une future entité politique cohérente et indépendante ou  même une éventuelle et problématique structure fédéraliste:
The Economist avance que l'élargissement a été une des réalisations les plus réussies de l'UE et qu'il faut continuer à intégrer de nouveaux pays...la puissance des USA a besoin d'un grand marché européen mais certainement pas d'une puissance européenne concurrente...
_Les négociations pour un grand marché transatlantique  sont la dernière manifestation de cette volonté d'hégémonie économique, dictée par les multinationales. On peut aller jusqu'à dire que l'entrée de la Croatie va permettre de rendre l'Union européenne encore plus ingérable. Et donc à Washington de mieux diriger l'ensemble.
Objectif bientôt atteint...
Il s’agit d’un argumentaire anglo-saxon classique qui privilégie l’Europe espace, voire l’Europe marché à l’Europe puissance. Etant entendu que la puissance des Etats-Unis a besoin d’un grand marché européen mais certainement pas d’une puissance européenne concurrente.
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/croatie-integre-ue-vrai-bilan-elargissement-pierre-verluise-773078.html#vxbktzIXmIbjiD5I.99
L'entrée de la Croatie va permettre de rendre l'Union européenne encore plus ingérable. Et donc à Washington de mieux diriger l'ensemble.
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dans son édition du 29 juin 2013 que l’élargissement a été une des politiques les plus réussies de l’UE… et qu’il faut continuer à intégrer de nouveaux pays[1]. Il s’agit d’un argumentaire anglo-saxon classique qui privilégie l’Europe espace, voire l’Europe marché à l’Europe puissance. Etant entendu que la puissance des Etats-Unis a besoin d’un grand marché européen mais certainement pas d’une puissance européenne concurrente.
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/croatie-integre-ue-vrai-bilan-elargissement-pierre-verluise-773078.html#uvgFuFik7dstLC4g.99
dans son édition du 29 juin 2013 que l’élargissement a été une des politiques les plus réussies de l’UE… et qu’il faut continuer à intégrer de nouveaux pays[1]. Il s’agit d’un argumentaire anglo-saxon classique qui privilégie l’Europe espace, voire l’Europe marché à l’Europe puissance. Etant entendu que la puissance des Etats-Unis a besoin d’un grand marché européen mais certainement pas d’une puissance européenne concurrente.
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The Economist avance dans son édition du 29 juin 2013 que l’élargissement a été une des politiques les plus réussies de l’UE… et qu’il faut continuer à intégrer de nouveaux pays[1]. Il s’agit d’un argumentaire anglo-saxon classique qui privilégie l’Europe espace, voire l’Europe marché à l’Europe puissance. Etant entendu que la puissance des Etats-Unis a besoin d’un grand marché européen mais certainement pas d’une puissance européenne concurrente.
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/croatie-integre-ue-vrai-bilan-elargissement-pierre-verluise-773078.html#RqCbGRE3kiwx7u0e.99
The Economist avance dans son édition du 29 juin 2013 que l’élargissement a été une des politiques les plus réussies de l’UE… et qu’il faut continuer à intégrer de nouveaux pays[1]. Il s’agit d’un argumentaire anglo-saxon classique qui privilégie l’Europe espace, voire l’Europe marché à l’Europe puissance. Etant entendu que la puissance des Etats-Unis a besoin d’un grand marché européen mais certainement pas d’une puissance européenne concurrente.
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mardi 2 juillet 2013

Fraudeurs: les petits et les grands

La face cachée de la fraude sociale
_____________________________Avant même de se demander pourquoi la pauvreté existe, il  arrive que l'on entende ou qu'on lise que les pauvres coûtent cher ou même qu'ils sont des fraudeurs.
Des (petits) fraudeurs, on en découvre parfois, au hasard d'un contrôle et une certaine presse et une droite, toujours en lutte contre l'assistanat, se trompant de priorité, en font leurs choux gras, en stigmatisant et en simplifiant la  situation de certains malades, par exemple, mais faisant silence sur la grande évasion.
Ou concernant le RSA, «la fraude est dérisoire, comparée à la fraude aux cotisations sociales ou à la fraude fiscale» pointe Julien Damon, professeur associé à Sciences-Po et spécialiste des questions de pauvreté. «La fraude des pauvres est une pauvre fraude.» Pour ceux qui s’y livrent, la triche consiste à grappiller quelques dizaines ou centaines d’euros. On recense notamment de la fraude à l’isolement. Un couple va ainsi tenter d’obtenir deux RSA-socle de 411 euros mensuels en se déclarant séparément, au lieu de faire une demande pour le foyer (588 euros de RSA-socle pour un couple). Différence : 234 euros. L’autre fraude, plus facile, plus fréquente, consiste à toucher le RSA-socle et à faire faire des petits boulots non déclarés à côté : ménages, baby-sitting… Là encore les sommes grignotées sont dérisoires.
«On aimerait mieux consacrer notre énergie à positiver en aidant les gens à s'en sortir, à les accompagner plutôt que de traquer les abus mineurs, affirme Jean-Louis Deroussen, de la Cnaf. Pour quelques fraudeurs, on met en péril la situation de personnes en grande difficulté, légitimes à demander de l'aide.»
______En fait, le non recours aux prestations sociales est à peine connu ni même parfois soupçonné:
"...Dans un récent rapport, l’économiste François Bourguignon livre des chiffres sans appel. Trois ans après son lancement, le “RMI nouvelle formule” n’est pas réclamé par la moitié des personnes éligibles ! Et 68 % des travailleurs pauvres qui pourraient toucher le “RSA activité” ne le demandent pas. Le manque à gagner pour ces familles est en moyenne de 105 euros par mois et les caisses publiques font une économie de 1,8 milliard d’euros par an. Le gain s'élève à 4,9 milliards d'euros si l'on inclut le non-recours au RSA socle.
Aucune prestation n’échappe au phénomène dit du “non-recours”. “Il y a toujours au moins 10 % des gens ayant droit à une allocation qui ne la demandent pas, souligne Philippe Warin, directeur de l’Observatoire du non-recours, et cela peut grimper très haut, jusqu’à 80 % pour les aides à la complémentaire santé.” Des chiffres bien supérieurs à ceux de la fraude, même si les données restent relativement floues en France. Au Royaume-Uni, où le National Audit Office se penche sur la question chaque année, le montant du non-recours est plus de cinq fois supérieur à celui de la fraude, soit 16 milliards de livres contre 3 milliards...


Un manque à percevoir impressionnant.
Chez les pauvres, les non recours aux minimas sociaux sont plus nombreux que la fraude
"... 700 millions d'euros de couverture de maladie (CMU-C), 378 millions d'euros de couverture de complémentaire santé...ne sont pas versés à ceux qui devraient les toucher.... 10 millions de ménages démunis n'ont pas bénéficié des tarifs sociaux de l'énergie entre la date de leur mise en oeuvre  2005 pour l'électricité et 2008 pour le gaz)et fin 2011, ce qui représente 760 millions de manque à percevoir..."
____Par contre, la fraude fiscale coûterait 60 à 80 milliards d'euros par an.
Le gisement de recettes est là considérable, hors de proportion avec la pauvre fraude...Cela  "représente, au moins, le montant du remboursement des intérêts de la dette française chaque année", selon un rapport du Sénat, ou l'équivalent des impôts directs.
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lundi 1 juillet 2013

France-Allemagne: couple en péril?

 Faut-il sauver l’amitié franco-allemande?
__________________________________________Partnerschaft plutôt qu'amitié, terme peu utilisé Outre-Rhin.
Ich liebe dich, aber..
____Selon  Hans-Olaf Henkel, l'euro tel qu'il fonctionne, comme monnaie unique (non comme monnaie commune), qui corsète le développement des autres pays de l'eurozône, dans un environnement concurrentiel sans solidarité, accentue l'hégémonie économique, mecantiliste, de son pays. Selon lui et d'autres Allemands, "le temps est venu de reconnaître que l’euro a échoué non seulement dans sa vocation économique mais aussi dans sa vocation politique. N’était-il pas censé contribuer à l’intégration européenne et à la paix ? Au lieu de cela, les divers plans de sauvetage de l’euro ont obligé l’Allemagne à endosser le rôle de bailleur de fonds, l’autorisant ainsi à sermonner ses débiteurs potentiels, dont la France..".
 Depuis De Gaulle notamment, pour qui l'intérêt d'abord dictait le rapprochement entre les deux pays, l'amitié franco-allemande n'a jamais été un long fleuve tranquille, malgré les discours de circonstances. De Karl der Grosse à Frau Merkel, des tensions ont toujours existé entre les deux pays, depuis la fin de la guerre plus particulièrement, entre des périodes plus calmes. Aujourd'hui, elles atteignent une haute intensité, à tel point que l'Allemagne commence à s'inquiéter de son image de marque en Europe.
 __Mais une Europe sans l’Allemagne n'est pas concevable.
Les deux pays sont condamnés à s'entendre, mais sur quelles bases, dans quelles conditions? 
Sur la base de quelle Europe à refonder? La question est d'autant plus pressante que les élections proches outre-Rhin vont probablement ramener au pouvoir la droite libérale et sa représentante à la chancellerie, le SPD payant le prix de ses erreurs et de son inertie.
___Dans l'Europe telle qu'elle est , avec l'euro tel qu'il est, la  domination allemande,  sa puissance commerciale, est d'abord celle d'un modèle mercantiliste, plus orienté vers un grand Est que vers l'Ouest . [ L’Allemagne n’est en rien une puissance dont l’investissement productif est exceptionnel... L’Allemagne a pu négliger un investissement productif intense grâce à l’effort productif de ses voisins Est-européens dont elle a profité en se plaçant en situation d’assemblage final. C’est ce qui explique que le taux d’investissement de l’Allemagne puisse être aussi faible ou à tout le moins très éloigné  du poids de son commerce en Europe et dans le monde. Il faut en tirer un certain nombre de conclusion : les performances commerciales allemandes auraient été infiniment plus faibles si l’Allemagne avait du compter sur le seul Made In Germany. Au dumping de la baisse des salaires, c’est ajouter un dumping de l’investissement que l’Allemagne n’a pas supporté. La compétitivité de l’Allemagne a  résulté et de la modération salariale et des avantages résultant d’un effort productif plus important de ces sous-traitants.]
" En proie à leurs élans de puissance caractéristiques, et en cela semblables à leurs homologues de tous les autres pays, les entreprises allemandes s’efforcent d’éliminer leurs concurrents, luttent pour la capture de la plus grande part de marché et, conformément à la pure et simple logique (en tant que telle a-nationale) du capital, cherchent systématiquement l’avantage compétitif susceptible de leur assurer la suprématie économique. Il n’est besoin d’aucune hypothèse supplémentaire pour rendre raison de ce fait, besoin d’invoquer aucune pulsion nationale de domination, puisque en l’occurrence la pulsion de domination est inscrite au cœur même de la logique du capital et, portée par les entités privées du capital, se suffit amplement à elle-même. Aussi peut-on dire qu’il y a assurément projection de puissance des pôles capitalistes allemands, mais hors de tout projet national de puissance..."
______Beaucoup d'Allemands savent que leur pays n’est pas exemplaire. Mme Merkel ne fait que prolonger et amplifier la politique de Mr Schröder, avec ses conséquences, comme le reconnait  Die Linke , pour qui "Les injustices sociales taraudent la société allemande".
 Le faible chômage des jeunes en Allemagne est un trompe l'oeil. Beaucoup de femmes sont précarisées et la situation de nombreux retraités n'est pas enviable. La faible natalité n'est pas de bonne augure pour l'avenir.
Certains vont jusqu'à se demander si le but de la droite la plus libérale, marginalisant les parternaires européens, n'est pas de lâcher l'Europe.
__C'est  bien le statut de la monnaie unique et la rupture avec l'ordolibéralime, qui sont  d'abord en question.
Mais on peut être sceptique sur des solutions à court terme:
"...Ni l’alternance ni le dépassement fédéral ne règleront (pourtant) quoi que ce soit au problème congénital de la construction monétaire européenne, problème d’une participation allemande originellement placée sous le signe de l’ultimatum : « à mes conditions ou rien ». Malheureusement pour nous, ces conditions ont consisté précisément en la neutralisation constitutionnelle des possibilités de la politique conjoncturelle… Or les conditions de l’Allemagne n’étaient pas négociables au départ ; elles ne le seront pas davantage en cours de route, car elles sont la part d’elle-même que l’Allemagne s’est promis de ne pas abandonner : l’adoption pure et simple de son modèle ordolibéral de politique économique et d’organisation monétaire a été posée dès le début comme le sine qua non de son entrée dans la monnaie unique. La France a dit oui. Le reste s’en est suivi.
Cette donnée est infiniment plus puissante que les alternances électorales en Allemagne, auxquelles d’ailleurs elle donne leur cadre, et se trouverait transportée à l’identique dans tout projet de « dépassement fédéral » qui inclurait l’Allemagne, l’ultimatum originel se trouvant logiquement reconduit à chaque nouvelle étape. C’est pourquoi imaginer qu’il soit possible de revenir de sitôt là-dessus tient du rêve éveillé. Car la résolution allemande en cette matière n’a pas faibli, peut-être même a-t-elle gagné en force avec les déconvenues de la crise et les obligations de sauvetage où elle s’est trouvée entraînée. Mais l’obsession monétaire allemande est devenue le point de cécité volontaire européiste qui n’a plus le choix qu’entre la dénégation ou bien faire comme si de rien n’était — comme si l’indépendance de la banque centrale, l’exclusivité de ses missions anti-inflationnistes et l’orthodoxie budgétaire, entrées dans « la nature des choses », n’avait jamais rien eu de spécifiquement allemand...
  Le grand mythe collectif allemand de l’après-guerre est monétaire — point d’investissement de substitution d’un sentiment national interdit d’expressions patriotiques chauvines après la défaite. Objet de fierté, et objet de trauma aussi, du moins selon l’histoire que se raconte — à tort — le roman national allemand, en cela sujet aux mêmes distorsions délirantes que le roman familial des psychanalystes. Car le roman allemand tient l’hyperinflation de 1923 pour la matrice du nazisme, alors qu’il faudrait bien davantage la chercher dans la Grande Dépression de l’austérité Brünning — en effet 1931 est plus près de 1933 que 1923… Mais peu importe le bien-fondé de l’histoire que se raconte la société allemande : elle se la raconte, et c’est là la seule réalité symbolique qui compte. Or la force du trauma allemand a rendu non négociables ses propres obsessions monétaires, et soumis les autres pays européens à l’ultimatum de devoir les partager ou bien rien..." (F.Lordon)
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