Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

vendredi 8 février 2019

Barbe au poil

 Pas barbant du tout.
               La barbe de trois jours, c'est on ne peut plus tendance
                   Mais pas n'importe laquelle. Cela se travaille. Une barbe au poil ne s'improvise pas
Elle demande le plus grand soin, individualisé. La barbe a presque toujours eu une dimension culturelle
             Depuis peu, fait assez rare, un barbu  a fait son entrée à Matignon. 
  Un effet de disruption dans la nouvelle start-up nationale? Un air de modernité assumée, de dépassement des codes anciens?
       Depuis  Clovis et Charlemagne (qui, dit-on, était imberbe) la barbe va et vient en politique,

    Sous des formes diverses, variables selon les époques et les cultures.
On ne voit pas un Louis XIV barbu et encore moins un De Gaulle . Pour Vercingétorix, si, mais certains doutent: on cherche encore une photo authentique.
      Macron, lui, n'a pas encore définitivement franchi le pas. Il hésite: y a le privé et le public. Et on murmure que Brigitte n'apprécie pas.

       De Jean à Edouard, en passant par Jules et Paul, il fut de bon ton de se barber. Chacun à sa manière, inventant parfois un style propre.
    Il y a bien un pouvoir du poil en politique selon les époques. Pouvoir diversifié.
     On peut faire une histoire de la pilosité en politique.
   Parfois hautement symboliques, voire idéologiques, les barbentousgenres ont fleuri depuis des siècles.
     On peut passer beaucoup de temps à explorer le barbuland:
  De la barbe fournie à la barbe moyenne  et travaillée, à la barbe branchée de trois jours, d'un négligé savant, la barbe envahit le champ politico-médiatique, au gré des humeurs.
    Voici les tendances pour le néo-conformisme barbu de l'année 2017.
     Cela n'est pas sans affecter le marché du rasoir. Mais Bic s'adapte...
Il y a la barbe cool et la barbe inquiétante, voire tribale ou intégriste, même s'il y a des subtilités. et s'il faut se méfier des apparences. La barbe ne fait pas le moine.
_________Le sujet n'est pas forcément barbant.
        Les divers appendices velus posent un homme et peuvent lui conférer un certain prestige:
 Combien de barbes saintes! Jésus a montré l'exemple, imitant en cela l'illustre Père, qui l'a abondante: l'éternité favorise la croissance. Même si le sujet concernant le système pileux du créateur fait débat dans le monde des théologiens...
   Dans sa toute puissance relative, il lui a échappé l'existence de quelques anomalies: les femmes à barbe. Un raté de la création.
   Donc le salut viendrait par la barbe.
        Même si certains barbus n'ont pas bonne presse.
   Même si la barbe ne fait pas toujours   le moine  ou l'imam  et s'il est des barbus très pointus.
         ______Rasoir, la politique, même velue?
              Pas du tout, dans une république vivante, mais qui ne peut fonctionner au quart de poil. Ce serait barbant que tout soit  taillé au ciseau.
                  Car la politique est souvent sur le fil du rasoir...

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jeudi 7 février 2019

Une ténébreuse affaire

 En verrons-nous un jour le bout?
        Mais que faisait-il dans cette galère ?
          Plus on avance dans l'élucidation de ce feuilleton à tiroirs, presque incroyable, plus on se perd dans des méandres compliquées, bien que certains points s'éclaircissent peu à peu, au cours d'une investigation qui fait son chemin. On n'en revient pas.
 Pour ce que l'on sait déjà, il apparaît que les rapports avec l'Elysée ne furent pas des plus clairs dès le début et que la Macronie n'en n'a pas fini avec cette compromission et cet imbroglio, dont elle semble ne pas pouvoir se dépétrer.
     L’affaire Benalla poursuit Emmanuel Macron comme son ombre.
      Point de vue:
         « Ce quinquennat est fragile, fragile, fragile », déclarait Philippe Grangeon en mars 2018, huit mois avant le mouvement des « gilets jaunes ». Ce fidèle d’Emmanuel Macron, qui plaidait depuis le début du quinquennat pour de meilleures relations avec les corps intermédiaires, va rejoindre l’Élysée en tant que conseiller spécial à partir du 4 février pour réorganiser la communication présidentielle. Mais n’est-ce pas trop tard ? Et s’agit-il seulement d’un problème de communication ? « Le Titanic avait un problème d’iceberg. Pas un problème de communication », a twitté un jour Paul Begala, l’ancien conseiller de Bill Clinton pourtant grand communicant devant l’Éternel.
       Dans le cas d’Emmanuel Macron, le « problème d’iceberg » est d’autant plus sérieux que la coque du navire présidentiel est d’une fragilité de porcelaine. Et l’iceberg est jaune comme un gilet.
Conçu dans l’improvisation d’une campagne hypothéquée par la présence du Front national au second tour, lancé dans l’euphorie d’une prise de pouvoir romanesque et porté en haute mer sous les applaudissements d’éditorialistes acquis à sa cause, le navire présidentiel n’a pas tardé à montrer ses malfaçons.
    Un premier ministre d’ancien régime, onctueux et ondoyant selon les circonstances, terriblement archaïque malgré son jeune âge, une majorité présidentielle brouillonne et incompétente, des ministres invisibles dont on a peine à retenir les noms et les visages, à l’exception de trois ou quatre personnalités tapageuses chargées du service après-vente de l’action gouvernementale. Sous des dehors affables et modernistes, le macronisme s’est révélé très vite cette entreprise vaine et toujours recommencée qui consiste selon Marx « à vouloir réaliser l’expression idéale, l’image transfigurée de la société bourgeoise ». Une société bourgeoise repeinte aux couleurs d’un néolibéralisme extrémiste, profondément inégalitaire qui cherche à s’imposer à une société fracturée par la crise financière de 2008.
    Qualifié d’« ovni politique », de « nouveau Bonaparte », et même d’« Obama français », Emmanuel Macron est l’homme d’une restauration ratée. Il voulait revenir aux sources monarchiques de la Ve République, recharger la fonction présidentielle d’une aura perdue, tout en la faisant basculer dans un autre univers, différent de celui de la politique, l’univers managérial. D’où ce syncrétisme troublant qui emprunte aux univers symboliques de la monarchie et de la modernité résumée par la formule de la « start-up nation » et sa bimbeloterie de produits élyséens désormais en vente libre.
      Menant sa campagne tambour battant, à la frontière du public et de l’intime, de la politique et du romanesque, s’efforçant d’exposer son combat comme sacré, Macron s’est présenté aux votes des Français comme un héros à la charnière de l’ancien et du nouveau monde, solennel et ambitieux, capable de résoudre par la magie des mots la « crise de notre temps ». N’appelait-il pas les Français au temps de sa campagne à « penser printemps », un printemps dont le seul signe perceptible est l’éclosion du jaune aux ronds-points…
   Hissé à de telles hauteurs lyriques, il ne pouvait que redescendre, régresser au niveau d’un discrédit qui n’a pas cessé de s’approfondir en une spirale nourrie par la surdité du pouvoir et sa superbe. De l’incarnation à l’exhibition, Emmanuel Macron poursuit sa réduction présidentielle. Selon ses propres mots, il en est au stade de la scarification.
     Ce discrédit est le produit d’un hiatus qui est au cœur de la crise actuelle des gilets jaunes : une gouvernance brutale sans souveraineté et une démocratie tapageuse sans réelle délibération. Impuissance d’agir et régression démocratique sont les deux coordonnées de notre misère politique, à l’image d’un grand débat national qui se donne à lire comme une performance et un show présidentiel.
      Mais l’affaire Benalla poursuit Emmanuel Macron comme son ombre. Les gilets jaunes le cernent tels les oiseaux de Hitchcock. Entre son ombre et les nuées de gilets qui appellent à sa démission, le président s’efforce de donner le change en multipliant les interventions publiques. Devant des assemblées d’écharpes tricolores alignées comme au lever des couleurs ou en immersion au milieu des Français rameutés à l’occasion du grand débat, le président est en campagne, un président affable, pédagogue infatigable de la rhétorique néolibérale qu’il connaît sur le bout des doigts et à laquelle plus personne ne croit.
     Ce n’est ni un débat ni une discussion, c’est un one-man-show dans lequel les questions qui lui sont adressées lui servent de tremplin. Il n’anime pas le débat, il le mime. Le gouvernement a transformé le grand débat national en « une opération de communication » au profit d’Emmanuel Macron… « Le grand débat est faussé », a déclaré Chantal Jouanno, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP). La plateforme internet « était prête, sauf qu’en fait, ils ont tout refait, dit-elle. On n’avait pas prévu de faire une opération de communication, mais un grand débat, donc on avait prévu de faire une plateforme numérique totalement ouverte […] où tout le monde pouvait échanger sur n’importe quel sujet »....... 
    Après celle de Jérôme Cahuzac qui avouait détenir un compte à l’étranger sur un répondeur téléphonique, après celle de Nicolas Sarkozy mis sur écoute par la justice dans l’affaire Bismuth ou enregistrée à son insu par son conseiller Patrick Buisson, une fois de plus c’est une voix enregistrée qui vient semer le trouble jusqu’au sommet de l’État 
  Ainsi de la conversation entre Alexandre Benalla et Crase, son comparse de la Contrescarpe. Et tout d’abord qu’elle a eu lieu. Comme la lettre volée d’Edgar Poe, l’enregistrement est en soi la preuve manifeste du délit. Benalla et Crase se sont bien rencontrés le 26 juillet dernier, à Paris, en violation manifeste du contrôle judiciaire qui leur interdisait tout contact. 
  Au cours de cette conversation Alexandre Benalla révèle, contrairement à ce qu’il a juré sous serment devant le Sénat, qu’il s’est personnellement impliqué, touchant de l’argent au passage alors même qu’il travaillait à l’Élysée, dans un contrat de sécurité avec un oligarque russe proche de Vladimir Poutine, par ailleurs soupçonné de liens avec la mafia. Enfin, l’indélicat conseiller se prévaut du soutien personnel du chef de l’État et de liens qui se sont prolongés avec l’Élysée pendant plusieurs mois après sa mise en examen.La violation du contrôle judiciaire, le parjure devant le Sénat, les liens éventuels avec la mafia russe seraient couverts en quelque sorte par le soutien du chef de l’État exprimé selon les confidences d’Alexandre Benalla à Vincent Crase par un SMS d’Emmanuel Macron. « Le patron, hier soir, il m’envoie un message, il me dit : “Tu vas les bouffer, t’es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi. Je suis avec Isma [Ismaël Emelien, conseiller spécial du président – ndlr], on attend Le Monde, etc.” », rapporte l’ancien collaborateur de l’Élysée, en allusion à l’entretien fleuve qu’il avait accordé à l’époque au quotidien du soir. « Donc le patron [Emmanuel Macron – ndlr] nous soutient ? » interroge alors Crase, l’ancien responsable de la sécurité de La République en marche. « Ah ben il fait plus que nous soutenir », réplique Benalla. « Il est comme un fou. (…) C’est énorme quand même », conclut-il ensuite, hilare.
   Alexandre Benalla est un prisme qui permet de comprendre Emmanuel Macron au regard de son langage. « Tu vas les bouffer, t’es plus fort qu’eux. » Selon ses proches, le registre vulgaire ne relève pas seulement d’un calcul visant à se montrer proche des gens, accessible et populaire. Au contraire, en privé, Emmanuel Macron pourrait même se montrer très direct, voire cru, dans ses propos, « un vocabulaire sexuel très vert ».
      Lors d’un conseil présidentiel des villes en mai dernier, il avait mis en cause la « tétra-chiée d’associations » en banlieue sans oublier le fameux pognon de dingue que coûtent les minima sociaux. Un portrait qui tranche avec l’image élitiste, souvent décriée, dont bénéficie l’ex-énarque. « Ce n’est pas le gendre idéal, loin de là. C’est un mauvais garçon. 
      La violence verbale commune au président et à son ex-conseiller atteste d’une affinité entre les deux hommes, sinon d’un mimétisme. Ils ont un langage en commun. Leurs écarts de langage ne sont pas de simples dérapages. Le moi disait Freud est une « pauvre créature, devant servir trois maîtres ». Le monde extérieur se remplit de gilets jaunes, le ça Benalla n’en fait qu’à sa tête et le surmoi jupitérien est saisi de vertige. Pour le dire de façon imagée, la vulgarité de Macron, c’est l’expression du ça benallien qui se rebelle contre son surmoi jupitérien. Cela donne le choc incontrôlé de deux registres linguistiques. L’un se veut intello, pédagogue, modéré, l’autre profane, vulgaire, violent.
    De l’affaire du Watergate aux micros du Canard enchaîné et aux écoutes de François Mitterrand, désormais c’est le président lui-même, ses ministres, ses conseillers qui sont écoutés et parfois trahis par leur propre voix. Nul besoin de cambrioleurs rocambolesques pour poser des micros, les progrès de la téléphonie mobile ont réduit à néant le champ des conversations à voix basse, les tête-à-tête discrets, les messes basses et les conciliabules.
    Nicolas Sarkozy avait imaginé un subterfuge pour échapper aux grandes oreilles de la justice. Il communiquait avec son avocat Thierry Herzog au moyen d’un téléphone secret acheté au nom d’un certain Paul Bismuth. Peine perdue, la justice retrouva sa trace et mit sur écoute le soi-disant Bismuth. Mediapart publia des extraits de sept écoutes judiciaires de leurs conversations notamment celle où MHerzog qualifie de « bâtards de Bordeaux » les juges qui avaient mis en examen l’ex-président dans le cadre de l’affaire Bettencourt.
    Ces voix enregistrées, nous les écoutons, incrédules, fascinés, car elles disent la vérité du pouvoir. Et cette vérité est indécente. C’est la voix du cynisme et de la vulgarité chuchotée dans l’entre-soi. Nous les écoutons avides de connaître les informations qu’elles contiennent, mais aussi, pour leurs résonances et leurs interactions. L’enregistrement sonore a valeur de preuve. Ne dit-on d’une pièce à conviction qu’elle a parlé ? Et c’est bien le cas de ces voix ; elles parlent et nous disent sans ambages la vérité du pouvoir. 
    Les images de la Contrescarpe manifestaient cette brutalité emphatique qui n’appartient pas au registre du maintien de l’ordre, mais à une symbolique et à une esthétique, celles du catch. Une violence ostentatoire qui explique sans doute sa viralité sur les réseaux sociaux. Une violence surjouée devant une audience imaginaire. Benalla jouait pour lui-même un rôle vu au cinéma ou à la télé. Et cette scène à la fois réelle et imaginaire dévoilait la violence à l’œuvre sous le visage affable du pouvoir. Ce que confirme Alexandre Benalla lui-même : « C’était un film l’histoire quand même, hein ? », dans sa conversation avec Vincent Crase. 
  Les violences contre les migrants, les zadistes, les lycéens d’Arago ou des élèves de Mantes-la-Jolie, les violences contre les gilets jaunes… toutes prennent sens et trouvent leur cohérence dans une entreprise concertée d’intimidation – comme si l’État avait déclaré la guerre à toute la société. C’est en cela que l’affaire Benalla peut être qualifiée d’affaire d’État : parce qu’elle rend perceptible une certaine vérité de l’État et que cette vérité est « violence ». Violence ciblée contre toute tentative d’opposition politique. Mais aussi violence suspendue au-dessus de la tête de tout citoyen, dans une sorte de couvre-feu général. Plus personne n’est à l’abri.....
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- Success Story
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mercredi 6 février 2019

Fallait-il casser ...

...La loi anticasseur?
                             Inutile et dangereuse.
      Beaucoup de juristes le reconnaissent, l'arsenal juridique actuel ne justifiait pas de nouvelles dispositions et celles-ci, telles qu'elles sont formulées, peuvent être potentiellement liberticides. (*)
   On a déjà vu à la télé, une loi de police abrogée.
   Un proche de Macron le reconnaît: ...Ce texte n’a pas pour objet de mieux réprimer les auteurs d’actes violents après qu’ils les ont commis. Il établit en revanche un véritable contrôle administratif du droit de manifester. Si l’on est attaché aux libertés, on ne peut pas l’admettre....
   Les divergences sont nombreuses au sein de l'Assemblée, tout comme N.Bay, et d'autres
Comme Sonia Krimi.  Et les abstentions furent nombreuses.
    Nombre d'avocats rejoignent la contestation. Ce n'est pas la première fois.
 Le texte, qui comporte huit articles, vise à sanctionner plus durement les auteurs de violences lors des manifestations et à prévenir ces actes en identifiant les «casseurs», notamment par la création d'un fichier dédié.
    Les dérives possibles sont soulignées par un grand nombre, surtout s'agissant de l'article 2.
          C'est le droit à manifester qui est en danger.
             Sécurité d'abord?
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(*) - ...Un cri d’alarme a résonné bien au-delà des murs de l’Assemblée nationale. Mercredi 30 janvier, en plein examen de la proposition de loi « prévention et sanction des violences lors des manifestations », autrement connue sous le nom de loi « anticasseurs », le député centriste Charles de Courson (Libertés et Territoires) a soudainement exprimé haut et fort ce que beaucoup, y compris au sein de la majorité, pensent tout bas. 
« Réveillez-vous mes chers collègues ! Le jour où vous aurez un gouvernement différent, vous verrez, quand vous aurez une droite extrême au pouvoir, vous verrez, c’est une folie que de voter cela ! » a-t-il lancé au sujet de l’article 2 du texte, qui permet d’interdire de manifestation des personnes par arrêté préfectoral. C’est aussi en raison de cet article que le député La République en marche (LREM) Aurélien Taché a indiqué au JDD qu’il ne voterait pas cette proposition de loi « en l’état ». Les deux élus ne sont pas les seuls à s’inquiéter des dispositions qui figurent dans ce texte élaboré par la droite sénatoriale à l’automne 2018 et recyclé dans l’urgence par le gouvernement d’Édouard Philippe. 
     Car au-delà de la seule sphère politique, les défenseurs des libertés publiques et des droits individuels dénoncent également une énième « loi de circonstance », qui n’aura d’autre effet que de restreindre le droit de manifester, lequel découle de l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme sur la liberté d’opinion. Dans ses observations en date du 29 janvier, le secrétariat général de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a lui aussi mis en garde le législateur sur les risques engendrés par ce texte. 
« Si l’objectif est d’interdire aux “casseurs” de manifester, l’arsenal juridique existant y répond déjà », indique l’institution, en pointant, article par article, toutes les carences – et elles sont nombreuses – de la proposition de loi. Avant d’en conclure que « les pouvoirs publics ne sauraient restreindre encore davantage la liberté de manifester, déjà fortement encadrée, sans porter atteinte à l’un des piliers d’une démocratie vivante ». Ces observations n’ont pour l’heure rien changé. Et malgré les vives critiques qu’il suscite, le texte, dans sa forme toilettée par le Palais-Bourbon, devrait faire l’objet d’un vote solennel mardi 5 février.
Ces critiques n’ont pourtant rien d’une simple opposition politique classique. Elles sont d’ailleurs parfois émises par des personnalités qui, sur bien d’autres sujets, soutiennent l’action d’Emmanuel Macron. Or, depuis le début du quinquennat, elles n’ont jamais été entendues, comme en témoigne la façon dont avait été adopté, à l’automne 2017, le projet de loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme », qui fit entrer dans le droit commun les principales mesures de l’état d’urgence. À l’époque déjà, l’ensemble des défenseurs des droits humains, tout comme les experts qui en ont officiellement la charge aux Nations unies, s’était dressé contre les dérives de ce texte. En vain.
    Pour l’avocat François Sureau, avec qui le président de la République échange à intervalles réguliers, cette nouvelle loi « anticasseurs » est « un tournant plus important que celui de la loi de sortie de l’état d’urgence ». « Au fond, déroger aux principes pour lutter contre le terrorisme, ça se conçoit parce que le terrorisme menace la société de liberté. Je n’adhère pas à cette position mais elle se comprend, explique-t-il à Mediapart. Mais s’attaquer au droit de manifester en le soumettant au contrôle administratif a priori, c’est s’attaquer à la liberté elle-même. S’il y a des casseurs, le droit commun y pourvoit. » 
Et de poursuivre : « Réduire les libertés publiques au motif que certains en feraient un mauvais usage, c’est s’engager sur une pente extrêmement dangereuse. Un jour viendra ou on tiendra le même raisonnement à propos de la liberté d’association ou de la liberté de la presse. Que veut-on instituer à la fin ? Le permis de manifester, qui ne serait accordé qu’à des manifestants bien propres adoubés par le préfet de police ? » 
     Selon François Sureau, derrière ces questions, « c’est l’existence du citoyen libre, qui ne doit jamais pouvoir être intimidé a priori par le gouvernement », qui se joue. « Quant aux auteurs de délits, le droit existant permet déjà de les réprimer, conclut-il. Cette loi ne menace pas le délinquant, elle menace le citoyen. » Un avis partagé par trois autres avocats, défenseurs eux aussi des libertés fondamentales, que Mediapart a également interrogés sur le sujet.
    De la loi « anticasseurs » qui « fait craindre le pire pour l’avenir » (Henri Leclerc, avocat, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme – LDH), aux mauvaises réponses apportées « dès l’origine » au mouvement social des « gilets jaunes » (Jean-Pierre Mignard, avocat, proche d’Emmanuel Macron, membre de LREM et du comité consultatif national d’éthique – CCNE), en passant par leur inquiétude plus générale face à la « dérive sécuritaire » d’un « pouvoir politique décrédibilisé » (Patrice Spinosi, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, représentant notamment la LDH), ils donnent de la voix pour tenter de « réveiller » à leur tour ceux qui s’apprêtent à voter un énième texte répressif....
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mardi 5 février 2019

Procrastination

Il est urgent d'attendre.
                  Dans certaines situations...

   Réfléchir avant d'agir, c'est bien.
      Balancer sans fin avant la moindre décision, ça pose problème.
  L'indécision permanente peut même être pathologique, ou presque.
    Même pour les choses bêtes de la vie. Morgen ist auch ein Tag, disent les Allemands.
       Tous les ans, c'est la même épreuve.                           Qui confine à la névrose.
      Je n'arrête pas d'attendre le tout dernier moment pour remplir la rituelle feuille chère à Bercy.
          Je m'arrange pour différer au maximum l'envoi de ce précieux document à mon percepteur local.
   Je suis atteint, m'a dit mon psychologue, d'un mal étrange:
       Un mal que l'on nomme phobie administrative.
   Heureusement je ne suis pas le seul à être affecté par cette pathologie difficilement guérissable.
    Pourtant, je ne suis pas un grand délinquant financier, Cahuzac n'est pas mon ami et je n'ai pas de compte aux Îles Caïmans.  J'ai même conscience (héroïsme suprême!) de la nécessité civique de l'impôt, même si sa répartition me pose plus d'un problème.


    Mais je suis incurable. C'est pas trop logique et c'est pathologique.
         Que ceux qui sont dans le même cas que moi lèvent le doigt.
            Nous pourrions mettre en place un groupe d'anonymes administrativo-phobiques. Juste pour partager et adoucir nos tourments périodiques...

  Mais heureusement le problème est résolu: 
        C'est à la source que viendront s'abreuver les finances publiques.  Plus de souci.
               Merci Darmanin, merci Bercy!  

   Pour ce qui est des revenus "en marge", les petits "extras," je ferai comme d'habitude: ce sera encore le Luxembourg. En deux clicks. Sans procrastiner.
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lundi 4 février 2019

Tout s'explique

 In Donald we trust
         Un peu comme le Dalai Lama ou l'ex-empereur du Japon,
Trump est quasiment le représentant de Dieu sur terre. ou en tous cas son meilleur prophète.
  Ce n'est pas moi qui le dit, mais Donald  himself ou certains de ses représentants.
  Tout ce qu'il dit est de l'ordre de la Révélation. Tout ce qu'il fait est directement inspiré par le Saint-esprit. Il a avec le Trés-Haut une ligne directe, pas seulement avec le prince du Kremlin.
  Quels que soient les domaines. Sa destinée était écrite pour faire l'Amérique great again.
   On s'en serait douté
  Dieu a un plan pour l'Amérique à travers la personne de Donald. Cela ne fait pas de doute.
   Trump et Dieu sont deux grands  complices
 (On est prié de garder son sérieux.)
    Certes, le locataire de la Maison Blanche s'inscrit  dans une déjà longue tradition, qu'il ne fait que se renforcer. IL n'est pas le premier à s'insérer dans une destinée singulière depuis les Pères fondateurs.
    La Destinée manifeste, c'est le fond de la logique de l'histoire américaine. où presque tous les présidents étaient chrétiens, prêtant serment sur la bible.
  Il y a peu, Bush se disait born again.
  Obama et Clinton étaient un peu plus discrets. Aujourd'hui, les fous de Dieu ont pignon sur rue.
     Tant qu'il y aura une bible et un fusil...
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dimanche 3 février 2019

Etonnant

__ Les has been.

__Vertueuse Allemagne?
                      Pas mieux que nous..

__ Ça coute un bras aux USA.
                  Vaut mieux être en bonne santé.

__ Monsanto fait son info.

__ Martine au Mexique.

__ Les petites phrases, c'est fini.

__ Lanceurs de balles: pas anodin.

__ Mélange des genres et conflit d'intérêts.

__ Comme un nénuphar.

_____Jésus au bout du click
                                     Grâce a la sainte tablette du père François.
   Mais comment le fils du divin Twitter va-t-il décoder les messages, lui que personne n'a initié au numérique et qui ne parlait qu'araméen?
     La question reste posée.
                     En attendant, click to pray
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samedi 2 février 2019

Cybermenaces

Ceci n'est pas un mythe
                                      Le développement phénoménal et exponentiel du numérique et de ses applications et utilisations à petite puis à très grosse échelle débouche de plus en plus, malgré les défenses et les parades, sur des risques de pénétration et de paralysie des systèmes dont le fonctionnement essentiel repose sur des algorithmes de plus en plus élaborés et intégrés, dont l'efficacité n'est plus à démontrer, mais dont la fragilité montre tous les jours ses limites et ses risques..
     La menace d'intrusion et de neutralisation par des hackers de plus en plus habiles, des pirates de plus en plus expérimentés et organisés, au coeur de certains systèmes parfois vitaux, n'est pas abstraite. Ce n'est pas de la science fiction. Les craintes les plus rationnellement fondées par des experts de plus en plus nombreux ne sont pas sans fondement.
    Il y a bien péril en la demeure comme le déclarent certains spécialistes de la question, demandant une vigilance accrue sur le fonctionnement numérique, jamais absolument sûr, de certaines données cruciales, qui dépassent des entreprises de haut niveau et même des données étatiques d'importance majeure.
      Et c'est déjà confirmé.
 Les cyber attaques, ce n'est pas du pipeau. A petite ou à grande échelle. Et il semble que le phénomène tend à s'amplifier, du fait de l'ingéniosité des pirates, de plus en plus hautement spécialisés et de la sophistication des systèmes informatiques, devenus de ce fait plus vénérables. On a beau mettre des rustines, le système restera intrinsèquement plus ou moins vulnérables.
     Les attaques ont tendance à s'aggraver et font feu de tous bois, qu'elles aient des visées économiques, politiques, voire militaires.
    Les Etats, leurs institutions, peuvent être objets d'attaques, potentiellement graves, au point que l'on peut parler de véritables guerres, qui peuvent toucher des centre vitaux et provoquer des dégâts ou des paralysies importants.
   Les craintes n'existent pas seulement en France, Airbus, entre autres, a déjà été touché. Certains centres de décision, l'armée,voire les services secrets ne sont pas à l'abri.
     Les banques ne sont pas épargnées.
          Des risques viennent aussi des pratiques de certaines banques, surtout depuis une dizaine d'années où le piratage interne existe.
    Le trading haute fréquences, qui prend de l'ampleur, fait largement partie des pratiques qui constituent une menace pour le système tout entier. Malgré les quelques avertissements ou sanctions, ce système souvent opaque risque de déstabiliser gravement les marchés. Le shadow banking et ses pratiques restent très importants.
  Certaines dérives de type criminel ne sont pas à exclure.
         Comme le signale JF Gayraud, dans Le nouveau capitalisme criminel.
On peut lire le début sur Amazon
 Financiarisé, mondialisé et dérégulé à l'excès, le capitalisme n'est-il pas devenu criminogène, tant il offre désormais d'opportunités et d'incitations aux déviances frauduleuses ? C'est ce qu'indique la dimension criminelle qu'ont prise certaines crises financières, au Japon, en Albanie, en Espagne ou encore au Mexique et en Colombie. C'est ce qu'implique l'extension du trading de haute fréquence, qui permet de négocier à la nanoseconde des milliers d'ordres de Bourse. Et c'est enfin ce qu'induit le blanchiment d'argent sale à travers
les narcobanques. Éclairant toujours plus profondément la géoéconomie et la géopolitique du crime organisé,
Jean-François Gayraud montre ici que, sur les marchés financiers, le crime est parfois si systématique qu'il en devient systémique dans ses effets. De curieuses coopérations et hybridations se nouent ainsi entre criminels en col blanc, gangsters traditionnels et hommes politiques corrompus.
  Il s'interroge aussi sur le devenir de la finance : portée par sa seule volonté de puissance, par delà le bien et le mal, n'est-elle pas en train de s'affranchir de la souveraineté des États ? Dès lors, face à des puissances financières aux arcanes si sombres, quelle liberté reste-t-il ?
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vendredi 1 février 2019

Vous reprendrez bien un ver?

Un ver, ça va...
                         ...Un plat de vers, bonjour le repas!
                 Le ver, qui n'a pourtant pourtant bonne presse, très injustement, arrive dans l' actualité culinaire et perd de plus en plus son aspect traditionnellement exotique et/ou répulsif. Les poules ou les oiseaux n'ont plus le monopole de cette chair tendre et nourrissante.
      Il pourrait bien représenter pour demain un appoint important dans l'alimentation humaine, qui va se trouver confrontée un jour à des problèmes de pénurie, du moins partielle et sectorielle.
     Mais il n'y a pas que le ver, ou plutôt toute la gamme des vers.
  On n'oublie pas la grande masse des insectes, batifolant dans la nature ou élevés dans des fermes spécialement conçues pour eux et leur reproduction rapide et contrôlée.
   Une planche de salut alimentaire potentielle et une source de protéine sans pareil.
                Il est temps d'arrêter ou de ralentir la bidoche! Trop de viande, ce n'est plus possible, pour plusieurs raisons.
   On commence à savoir que l'extension de sa consommation nous mène droit vers une planète ingérable, sans parler des problèmes de santé que crée son abus. 
   Si les Chinois seulement se mettent tous à manger de la viande comme les Etats-Uniens, bonjour les dégâts!
   ______ Heureusement, il y a les vers! Mangez-en avant qu'ils ne vous mangent...
   Comme disait le Chat malin : " Je bouffe de temps en temps des asticots pour assouvir un sentiment de vengeance par anticipation."
     Les vers de terre ou lombrics communs sont abondants, faciles à élever (même dans sa baignoire salle de bain) Ils sont nos alliés invisibles, d'infatigables laboureurs, indispensables à la production agricole, base de toute notre alimentation, et riches en protéines.     Darwin leur avait redonné leur lettre de noblesse. Sans eux, on n'est rien...
     Ils peuvent aussi devenir nos partenaires commensaux. Il suffit d'aller chez Carrefour.
   Ils le sont déjà, pas seulement en Thaïlande...
On peut les accommoder de bien des manières. Les  recettes sont variées.
            _______ Si les vers ne sont pas à votre goût, essayez les insectes!
     S'ils ne sont pas encore passés dans nos assiettes, les insectes, eux, dans leur grande variété, ont déjà pignon sur cuisine.
Il va falloir s'y mettre !
   La FAO le recommande . Il y a de bonnes raisons de manger des insectes.
Micronutris a trouvé le filon, comme Crok'fun et autres...
    Bientôt dans nos assiettes, sous des formes diverses, comme dans d'autres pays, des sauterelles, des grillons et autres coléoptères ...Osez les vers à soie ou de bambou! Hum!
    Rassurez-vnous, s'il vous arrive de trouver au restaurant une mouche dans la soupe, il n'y aura pas de supplément à payer...
    Bon appétit! 
                             Insectivorement vôtre.
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