Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

lundi 20 mars 2017

Et sI...

....C'était ça, la  guerre du futur?
                                    Celle qui se fera avec des bâtons et des pierres.

... On arrêtait de parler des "valeurs" à tous bouts de champ?
                     C'est comme les droits de l'Homme mis à toutes les sauces.

... Les araignées étaient des plus utiles?

... On reparlait de la CIA...et de la surveillance généralisée?

... L'euro n'était plus une monnaie unique, mais commune?

...  Une sortie de l’euro était possible ? profitable ? Dans quelles conditions?

             Ou une idée pour l''instant périlleuse?

... On devait parler d' horreur financière
                                             Ou de finance prédatrice?

... Le succès en maths dépendait de la maîtrise du français?

... La  Valls-hésitation prenait fin?

... La châtelain n'avait pas eu le le goût inconsidéré des belles choses?

... .L’Europe fonctionnait (un peu plus) « à plusieurs vitesses »?

... On se donnait les moyens de contrer les évadés fiscaux?

....Marine Le Pen était présidente?...
                                                         ...  Marine Le Pen, contrairement à d’autres candidats, n’annonce pas de VIe République ou de changement de régime. Comme le dit Paul Alliès, professeur émérite de science politique à la Faculté de droit de Montpellier dans un billet de blog publié sur Mediapart, « le régime de la VeRépublique est parfaitement compatible avec sa conception césariste de l’exercice du pouvoir »...
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dimanche 19 mars 2017

Campagne de 1917.

Il y a cent ans: une année charnière.


 
                     19 Mars 1917rien de particulier à signaler, vu de Paris...
        Ailleurs, entre deux accalmies, les engagements meurtriers ne cessent pas, dans des espaces parfois lunaires.
    Une année (encore) terrible en fait.
Entre épuisements,  démoralisations, révoltes, mutineries et espoirs.
        Se préparent le Chemin de Dames, l'Artois, la Champagne, saignant  un peu plus des troupes déjà si décimées.
   Verdun et la Somme ont laissé à vif leurs terribles cicatrices.
Des mois qui s'éternisent, sans que les lignes changent beaucoup, pour des gains dérisoires.
   Comme on le constate ici.
       Mais des forces souterraines préparent un effondrement et une fin encore attendue.
                 Un horizon qui s'entrouvre au milieu de l'enfer vécu au ras de la boue et de la mitraille, de cette course au désastre. inouïe, cette marche de somnambules.
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samedi 18 mars 2017

Cherche donateur

Appel:
            Mes vieux jeans sont élimés, mes survêtements tout juste bons pour faire du jardinage et mon costume de marié ne me va plus depuis longtemps..
        Avec ma retraite qui n'a pas augmenté depuis dix ans, je ne peux m'offrir le luxe d'aller consulter un  tailleur, surtout (trop) connu.
    Kiabi, c'est bien, mais ça ne dure pas.
       Je sais, l'habit est purement conventionnel
   Il ne fait ni le moine ni le présidentiable, mais il faut quand même bien tenir son rang, ou ce qu'il en reste, de temps en temps.
    Si quelqu'un pouvait faire un geste, je lui en serais reconnaissant.
         En restant dans les limites de la décence, bien sûr. Je ne veux pas faire jaser et je ne suis pas châtelain.
       Du Hugo Bossqui habilla les plus grands, beaucoup moins cher que du Arnys (je ne suis pas un gentleman!), me conviendrait.
                 C'est vous qui voyez.
Mais je vous demanderais d'être discret,  d'avoir l'amabilité de régler la note en petites coupures, de manière anonyme, sans réclamer de factures.
       Je n'ai pas envie d'avoir la visite de mon percepteur, encore moins celle d'une commission d' enquête financière. Même sans ambition, je tiens à ma réputation et ne veux pas sombrer dans le bling-bling. Mes voisins me remarqueront. Et alors ?!...
    D'avance, merci!
       Comme pour mon grand père, ce sera le seul costume qu'il me sera donné de porter jusqu'à l'entrée solennelle dans ma dernière demeure, car je ne l'utiliserai qu'aux grandes occasions (mariages, etc..), surtout pas lors des périodes électorales.. Même pas à la messe, où je ne vais plus.
     Donate, please!
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vendredi 17 mars 2017

"Vérité alternative" ici et là..

__ Ah! que l'histoire est jolie!
                                             Quand elle est recomposée.
                             C'est au sein de la très singulière équipe Trump, d'une culture si particulière, que l'on s'est mis à évoquer l'idée de vérité alternative, pour contrer toute opposition d'où qu'elle vienne.
       Par exemple, les problèmes climatiques n'ont pas de réelle fondement anthropique, l'école entièrement privatisée sera d'une plus grande justice et efficacité, la suppression de l'Obama care permettra aux gens de se prendre en charge, la dévotion à Wall Street est une assurance de prospérité nationale, etc...
....Et les anciens esclaves noirs peuvent être comparés à des immigrés en quête du "rêve américain".
       Et c'est un noir qui vous le dit. C'est vrai, on n'y avait pas pensé...et l'Etat est le pire des asservisseurs, conformément à la doctrine libertarienne et à au catéchisme de Tee Party.
    Il faut donc en déduire que Voltaire et Montesquieu, contemporains de la traite des noirs, racontaient des histoires....
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__ Ah! que la géographie est trompeuse!
                                                                Cachez-moi ces cartes que je ne saurais voir, dit-on au sein de la droite israëlienne.
          La vérité de la géographie politique ne paie pas.
..On a beau être un géographe réputé, comme  Khalil Toufakji,  on peut être arrêté et contesté comme un ignoble falsificateur;
              La colonisation, ça n'existe pas, puisque la terre sainte est le bien immémorial du peuple juif et qu'elle était sans hommes, comme disait déjà Golda Meir?  
          Même si des historiens israëliens contestent cette mythologie.
    "«Nous voulons démontrer qu’Israël fait plus que développer ses colonies sur notre terre, affirmait-Toufakii.. Notre travail consiste à prouver qu’il utilise tous les moyens pour gagner du terrain. Qu’il s’en approprie également en créant des parcs et des zones vertes ou industrielles. Quant à son armée, elle s’attribue de larges zones dont elle interdit ensuite l’accès sous le prétexte qu’elles sont devenues des zones d’exercice.»
    Ah! la vérité des cartes...
               La géographie, sert aussi à faire la guerre.
     On l'a vu avec les accords Sykes-Picot et plus récemment avec les projets des néoconservateurs US de reconfiguration du Moyen-Orient.
    En Israël, les annexions sans fin sont au menu des fauconv
               Pauvre Rabin!
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jeudi 16 mars 2017

Remonter le temps



       .... Grâce à Muse, cette incroyable machine, nous scrutons à nouveau le champ ultra-profond de Hubble, afin de mesurer précisément la distance de toutes les galaxies dans cette minuscule région du ciel. Nous pourrons ainsi remonter le temps cosmique et voir les galaxies telles qu’elles étaient il y a très longtemps, à la manière des carottages dans les glaces de l’Antarctique qui permettent de reconstituer les climats passés de la Terre. La puissance de MUSE dans l’exploration de l’univers lointain a déjà été démontrée par son premier carottage. Celui-ci a permis, entre autres, de découvrir de nouvelles galaxies très lointaines et de détecter d’énormes quantités de gaz autour de ces bébés galactiques, carburant nécessaire à leur développement mais dont la détection était restée jusqu’alors très élusive.            Nul doute que cette toute nouvelle archéologie de l’espace permettra de percer les mystères de la naissance des premières galaxies aux confins de l’Univers.
                                                        __Et nous, et nous?....comme chantait Dutronc
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mercredi 15 mars 2017

Globalistan: quel avenir?

Points de vue
                      Le phénomène de la globalisation, sous sa formes actuelle,  semble arriver à un terme, ou du moins à une impasse.,
    Dire qu'elle est en crise est un euphémisme et pas seulement sous ses aspects économiques.
        On assiste même à des formes de déglobalisation, après un développement anarchique.des échanges et des délocalisations semblant sans fin.
         Un mouvement d'ampleur inédite qu'ont bien décrit, depuis une dizaine d'années déjà, deux journalistes du Spiegel, qui pointent l'autre face d'une globalisation sans frein, sous le signe du dogme ultralibéral, engendrant aussi déclassements, précarités, crises financières et autres désordres.
      Ils ne proposent pas un retour à un protectionnisme réducteur, mais lancent un appel pour une réglementation raisonnée des échanges, dans une autre logique que la loi de la jungle qu'engendrent finalement les principes de l'OMC, basés sur les vertus du marché tout puissant, qui serait à lui-même sa propre règle, contiendrait sa propre raison. Ce qui signifie en finir avec les abandons successifs des contrôles et arbitrages des Etats, réduits à leurs fonctions les plus basiques et gérant des moyens de plus en plus réduits.
     Tout se passe comme si une certaine déglobalisation commençait à se mettre en place. La notion naïve de mondialisation heureuse, prêchée par A. Minc,  prend du plomb dans l'aile. L'explosion des inégalités et le laminage des classes moyennes a été largement analysés par J. Stiglitz, l'ancien chercheur de la Banque Mondiale, Branco Milanovic, par Ricardo Petrella.ou Saskia Sassen.
   La question est de savoir jusqu'où ira ce phénomène et comment  sera conduite une autre forme de mondialisation...
    Ce qui suppose une redéfinition des règles et de l'esprit de l'OMC.
                __________  En crise, la globalisation l'est aussi par d'autres aspects, notamment géopolitiques, avec les tensions, les fractures, les affrontements, les dissolutions et les recompositions observées, pas seulement dans le sud-est asiatique.
    L'euroscepticisme galopant en est une des manifestations, sur fond de crise non résolue et de déni des principes qui ont fondé le projet européen, de luttes économiques qui le caractérisent, le libéralisme de fond prenant le pas sur le solidarité invoquée..
   De manière très caustique et parfois polémiquement simplifiée, l'auteur, qui ne cache pas ses prises de parti, vise quelques aspects de cette crise européenne à laquelle nous assistons,, dont les causes ne sont pas seulement internes: (A prendre cum grano salis) :            
      .....L'Europe américaine sera-t-elle mise à mort par ceux-là même qui étaient censés la régénérer ? L'on peut sérieusement se poser la question quand on voit le divorce grandissant entre l'UE et les pays d'Europe centrale et orientale, fers de lance de la "Nouvelle Europe" si chère aux néo-cons. Le pied droit de Washington donne des coups au pied gauche et c'est tout le système vassalique européen qui risque de tomber. On comprend qu'Obama préfère penser à autre chose en jouant au golf...
Rappelons d'abord que la construction européenne fut, dès le départ, un projet américain. Des archives déclassifiées montrent que les soi-disant "pères de l'Europe" - Schuman, Spaak ou le bien-nommé Monet - travaillaient en réalité pour les Etats-Unis. Pour Washington, il était en effet plus aisé de mettre la main sur le Vieux continent par le biais d'une structure globale noyautée de l'intérieur que de négocier pays par pays avec des dirigeants indépendants. ____La chute du Mur et l'intégration à l'UE des anciennes démocraties populaires n'étaient que le cache-sexe de l'avancée de l'OTAN vers la Russie. Mieux encore, ces pays nouvellement libérés de la tutelle soviétique et férocement anti-russes pour des raisons historiques compréhensibles étaient susceptibles d'établir un nouveau rapport de force très favorable aux Etats-Unis au sein de l'UE face à certaines poussées de fièvre frondeuse toujours possibles de la "vieille Europe" (De Gaulle, Chirac et Schroeder...)____Or, au moment où les institutions européennes sont noyautées et soumises comme jamais aux désidératas US, le château de cartes est en train de s'écrouler... Ce sont d'abord les sanctions anti-russes qui ont créé une brèche. Si elles furent accueillies avec des transports de joie par la Pologne et les pays Baltes, leur réception en Hongrie, en Slovaquie et même en République tchèque fut bien plus mesurée, c'est le moins qu'on puisse dire. Première cassure au sein de la "nouvelle Europe".____Et maintenant, la question des réfugiés pourrait bien sonner l'hallali. La Pologne, pays ô combien pro-US, refuse tout à fait d'obéir aux injonctions des institutions elles aussi ô combien pro-US de Bruxelles. Diantre, Brzezinski n'avait pas prévu ça...____Varsovie, ainsi que Budapest ou Bratislava, rejettent totalement ce qu'ils considèrent comme un diktat de Bruxelles et ses menaces d'amende (250 000 euros par réfugié refusé). Les mots sont intéressants :___Jaroslaw Kaczynski, chef du PiS au pouvoir : "Une telle décision abolirait la souveraineté des Etats membres de l'UE. Nous refusons cela car nous sommes et serons en charge de notre propre pays".___Peter Szijjarto, ministre hongrois des Affaires étrangères : "La menace d'amende de la part de la Commission est du chantage pur et simple".____Notons en passant la naïveté confondante de ces dirigeants qui croyaient apparemment benoîtement que l'entrée dans l'UE allait préserver la souveraineté de leur pays...______Il n'en fallait en tout cas pas plus pour que le système se mette en branle. La mafia médiatique occidentale a glosé sur la "manifestation monstre" de... 240 000 Polonais (sur 40 millions !) contre le gouvernement et pour l'Europe. Toute ressemblance avec des événements (le Maïdan par exemple) ayant existé serait le fruit de la plus pure coïncidence.______Le fidèle lecteur de ce blog aura été prévenu avant tout le monde, dès le mois de janvier[2016, ndlr], sur la possibilité d'une révolution colorée en Pologne._______Depuis, s'il n'y a pas eu de Maidan polonais, la crise n'a fait que s'aggraver. Bruxelles a ouvert sans rire une enquête contre Varsovie sur "le respect de l'Etat de droit", ce qui a provoqué la colère de Budapest qui soutient sans trembler son allié historique. La réélection de l'autre Donald, GlobalTuskman, a provoqué une nouvelle passe d'armes, Varsovie dénonçant un "diktat" de Berlin. Avant-hier, une énième bisbille a vu la Premier ministre polonaise répliquer vertement au flamby élyséen : « Je suis supposée prendre au sérieux le chantage d'un président dont le taux de popularité est à 4% et qui ne sera bientôt plus président ? »....______________________________

mardi 14 mars 2017

Europe; année charnière?

Points de vue:
                            "L’année 2017 promet d’être une année électorale décisive pour la France mais aussi pour les Pays-Bas et pour l’Allemagne, autrement dit pour la moitié des membres fondateurs de la vieille «Europe des six». Une année charnière pour le projet européen. Mais 2017 est aussi l’année de tous les anniversaires.
                         On devrait les fêter dans la liesse. On n’a jamais été autant dans la nasse
    On se tait, donc, ou l’on se fait discret. Sans doute commémorera-t-on au moins, le 25 mars, les 60 ans du traité de Rome. Mais on ne sait pas encore dans quel état d’esprit. Dix jours plus tôt, le parti de droite radicale eurosceptique PVV (Parti pour la liberté) aura peut-être alors remporté les législatives néerlandaises, sans obtenir toutefois les 76 sièges nécessaires pour gouverner seul. Avec qui s’alliera-t-il pour former une coalition ? A la clé, combien de semaines d’instabilité pour le pays et d’incertitude pour l’Europe ?
           On n’a célébré qu’en pointillés, en tout cas, les 25 ans de la signature du traité de Maastricht. C’était le 7 février. La veille, la Grèce et ses créanciers s’étaient rencontrés autour d’un rapport du Fonds monétaire international (FM). Le FMI y éreintait ses partenaires européens de l’ex-Troïka. «La dette grecque est intenable. Même avec une application pleine et entière des réformes approuvées dans le cadre du programme d’aide, la dette publique et les besoins de financement vont devenir explosifs sur le long terme», affirmait-il. Il ne faisait que répéter ce qu’il avait déjà dit en 2013, 2015 et 2016 dans divers rapports.
         Car le Fonds plaide de très longue date pour que soit allégée la dette hellène. Dans les semaines à venir, il pourrait se retirer du plan «d’aide» à Athènes si ses préconisations n’étaient pas entendues, ce qui remettrait la crise grecque au premier plan de l’actualité européenne.
     Problème : l’Allemagne ne veut toujours pas entendre parler d’une restructuration de la dette grecque. A quelques mois du scrutin législatif de septembre 2017, il est peu probable qu’Angela Merkel ou son concurrent social-démocrate Martin Schulz souhaitent présenter aux contribuables allemands la perte financière qu’une telle restructuration imposerait.
       Dès lors, outre-Rhin, on parle à nouveau de «Grexit». Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances et inventeur, en 2015, des expressions «Grexit temporaire» (sortie temporaire de la Grèce de l’euro) et «Grexident» («sortie de la Grèce de l’euro par accident»), ne rêve en réalité que de «Grexpulsion» («expulsion de la Grèce»). Il a récemment été rejoint sur cette ligne par l’un de ses compatriotes, vice-président du Parlement européen. Alexander Graf Lambsdorff a ainsi affirmé dans une interview au journal Challenges : «Nous devons trouver rapidement un moyen de garder la Grèce dans l’UE et de continuer de la faire bénéficier de ses mécanismes de solidarité, mais tout en l’accompagnant hors de la zone euro. Nous devons ménager une transition, par étapes, vers le retour à une monnaie nationale.»
      On le voit, il y avait de bonnes raisons de ne pas fêter, le 1er janvier l’anniversaire de l’euro. Cela a fait quinze ans que la monnaie unique est entrée dans nos portefeuilles, mais sans faire le bonheur de tous. C’est de sortie qu’il est désormais question, en tout cas, pour la Grèce. Peut-être même pour d’autres.  (DC et CD)
                                           [Les liens sont de mon fait]
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      L’«édifice branlant» de l’UE;
                                                             ...Sur le constat, brandi à maintes reprises tout au long des deux jours de discussion, tout le monde est d’accord : l’UE « ne tient plus debout » (Stefano Fassima) ; « il n’y a rien à célébrer en ce 60e anniversaire, il y a plutôt beaucoup de choses dont il faut s’excuser » (Zoi Konstantopoulou, ancienne présidente du Parlement grec, ex-membre de Syriza) ; « l’Europe des 28 est un édifice branlant et à moitié écroulé » (Jean-Luc Mélenchon)… Et le Brexit, dont les négociations doivent bientôt commencer – la première ministre britannique Theresa May a l’intention d’activer l’article 50 à la fin du mois – ne fait que renforcer le diagnostic. « Le Brexit et la campagne électorale nationaliste qui y a conduit ont mis en évidence la médiocrité des dirigeants européens actuels, avance le député suédois Jonas Sjöstedt. Cela a également révélé les erreurs dans le fonctionnement de l’Union, qui montent les travailleurs des différents pays les uns contre les autres. » Le secrétaire général de Sinistra Italiana (ex-SEL rebaptisé il y a quelques semaines, dans une tentative de reconstruction, « Gauche italienne »), Nicola Fratoianni, précise de son côté : « Le Brexit n’est pas, comme certains le croient, une cause profonde de l’éclatement de l’Union européenne. Il est au contraire un effet, une retombée de politiques très lourdes et d’une crise économique exacerbée par la structure de l’UE, où dominent logique mercantile et dévaluation de l’emploi. ...
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___Vers une deuxième bataille de l'euro ?_________________________________________________

lundi 13 mars 2017

Pas vu à la télé

__ Se faire habiller gratuitement chez KIABI, rien à dire.
                                             Mais l'intéressé pourrait bien finir, à ses frais, par se faire tailler un costard..


__ On achète l'Allemagne, pour une fois
                                                  Mercedes et BMW, c'est pour quand?

__ Arrêtez de taper sur les médecins
                                                 On n'est pas chez Molière.

__ Mais à l'hôpital,, c'est pas la gloire.
                                       C'est l'hôpital qui se fout de la charité l'humanité.

__ Les infirmières manquent de moyens humains.

__ Ouf! On va sauver le Deutsche Bank ?
                                                            De quoi rassurer vraiment?

__ Au Japon,  mourir seul devient la norme.
                                           La solidarité n'est plus ce qu'elle était.

__ Les leaders du CAC 40  n'ont pas trop à s'en faire.
                                              Un enfer pour la production industrielle?

__ Il était une fois des cobayes chimiques:
                                                                       En 1944, le JAMA, revue de l’Association médicale américaine, publiait un petit texte faisant l’éloge de 500 hommes ayant « volontairement » servi aux recherches sur les effets du gaz moutarde. En réalité les militaires en question n’avaient jamais été volontaires, mais désignés par la hiérarchie. Ils ont été des dizaines de milliers à avoir servi de cobayes pour la guerre chimique, pendant et après le Seconde guerre mondiale, dans l’armée américaine mais aussi dans la Navy et dans les forces canadiennes, australiennes et britanniques. Ils étaient tenus au secret et beaucoup, sévèrement atteints, ont caché la cause leurs blessures et de leurs troubles au corps médical. En fouillant dans les archives, l’historienne Susan Smith, auteur de Toxic Exposures, a aussi découvert que les expérimentateurs avaient réparti les cobayes en fonction de leur « race, pigmentation et peau ». Même les masques à gaz étaient distribués en fonction de ces critères.  [Lire: Opération délireBooks, mars 2013].
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dimanche 12 mars 2017

L’après-Fukushima: le déni

Un problème sans fin?
           Six ans après, c'est le recueillement, mais sans perspectives
                   L'avenir est toujours sombre et les démentis sont de moins en moins nombreux avec le temps.
  Quelques années, plusieurs décennies, au moins plus de quarante ans...On ne sait plus.
     Les estimations n'ont cessé de varier selon Tepco, gestionnaire du site.
   Un site où l'on fait de l'improvisation permanente, du bricolage constant, faute de pouvoir avoir accès au coeur de la fusion,  Même les robots les plus sophistiqués montrent leurs limites techniques, là où la vie  d'un homme ne tiendrait pas quelques minutes.
  C'est l'incertitude totale concernant le degré d'enfoncement du corium, son évolution, ses effets sur les nappes phréatiques, l'océan proche, le devenir des immenses stocks d'eau et de terres radioactives entreposés sans perspectives d'avenir.
    Tous les mois ou presque, la centrale se rappelle à nous, du moins ce que l'on veut bien nous en dire.
    La pratique de la minimisation, de la dédramatisation, du déni se vérifie depuis le début, comme l'avait reconnu le Premier ministre de l'époque.
    La contamination des lieux et des alentours se vérifie de plus en plus, alors que l'on encourage les populations à revenir sur les lieux de leurs anciennes activités.
   Un phénomènes d'amnésie a frappé les responsables et par conséquent le public.
     L'incurie et la rétention d'informations ont été les caractéristiques de la gestion de ce drame, dont les conséquences ne concernent pas que le Japon.
   Pour le bon Mr Besson, ce n'est qu'un incident...
            Mais rien n'est réglé
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samedi 11 mars 2017

C'était en 2005

                                         Quand les Français ont dit non

       Il y a déjà si longtemps. Et pourtant.
    Les problèmes restent, après tant de controverses souvent biaisées.
      Le référendum ne fut pas un long fleuve tranquille.
         Il inaugura le début d'un désamourqui produit toujours ses effets.
   Comme si c'était hier.
             Le Traité de Lisbonne ne fut qu'un remake édulcoré.
  Après coup, on se rend compte que P.Séguin avait tout dit
      Un discours sur Maastricht à méditer encore.
               Philippe Séguin appelait de ses vœux une Confédération européenne, c'est-à-dire une structure institutionnelle et juridique bien plus souple qu'une Union fédérale:
 " ...le refus de dévaluation se paie du blocage de l'investissement et de l'explosion du chômage», «l'aliénation de notre politique monétaire entraîne l'impossibilité de conduire une politique autonome», «la normalisation de la politique économique française implique à très court terme la révision à la baisse de notre système de protection sociale, qui va rapidement se révéler un obstacle rédhibitoire, tant pour l'harmonisation que pour la fameuse convergence des économies», «dès lors que dans un territoire donné il n'existe qu'une seule monnaie, les écarts quelque peu significatifs de vie entre les régions qui le composent deviennent vite insupportables...».
                  _____                  France3 a réalise un documentaire remarquable sur ce référendum de 2005où beaucoup de confusions furent entretenues.
     ...Le 2 mars, la chaîne FR3 a diffusé un reportage d'une cinquantaine de minutes sur le référendum de 2005 qui s'intitule : "2005 : quand les Français ont dit non à l'Europe". 
          Dès le début, on est bluffé par le ton. "Il y a douze ans, le 29 mai 2005, les Français ont dit non au traité de Constitution européenne. Non à l'Europe de l'austérité et du libéralisme". Ah bon ? C'est pas la "France moisie" alors, qui a voté "non" ? C'est juste la France anti-austéritaire ? On croit rêver. 
     Un peu plus loin, on hallucine : "nous allons voir comment Nicolas Sarkozy devenu président de la République va contourner le vote souverain des Français" Aïe, ça pique ! 
     Surtout lorsque ceci suit : "cette fracture démocratique fait aujourd'hui le lit du Front national"? 
Naaaaan, sans rire ! C'est la confiscation démocratique qui fait le "jeu-de" ? 
Ce ne sont plus le "nationalisme", "l'europhobie", la préférence pour le "repli sur soi" et la xénophobie galopante ?
     C'est la première fois, en ce qui me concerne, que je vois le sujet traité ainsi à la télévision. J'aurais signé chaque mot prononcé par la voix off. C'est la première fois également que j'entends ainsi faire le lien entre l'Europe et la loi El Khomri
Puis vraiment, tout le monde en prend pour son grade : le Parti socialiste, l'UMP, les éditorialistes, Sarkozy (oh la vache, Sarkozy), Hollande (oh la vache, Hollande). Et ça n'est pas volé. 
      Une mention spéciale pour deux hommes politiques qui, si différents soient-ils, ont la particularité d'avoir tous deux compris la dimension dramatique, irrémédiable et porteuse d'une grande violence potentielle qu'a constitué la séquence : non / invalidation du non. 
      Ainsi, François Bayrou à 32'44 : "Pour moi, c'était attentatoire au contrat civique. Imaginez que dans quelques mois, après le référendum sur le Brexit, ce soit la chambre des Communes qui disent que le référendum n'a plus aucune valeur. Vous auriez un climat... c'est le mot révolutionnaire qui me vient (...) ce serait un peuple qui se met en absolue rupture avec son pouvoir."
   Et Jean-Luc Mélenchon, à 34'15 : "on peut se croire malin quand on monte des coups comme ça. Maisles blessures qui sont infligées à la conscience collective, les affects qui sont bousculés par ce type de méthodes laissent des traces indélébiles. Et le sentiment de dégoût qui va finir par être de la haine contre toute la superstructure politique a son terreau initial dans ces jours-là". 
    Ça, c'est dit.
             Le replay ne sera bientôt plus disponible. Alors, sous vos yeux ébahis et pour le bien de vos oreilles avides de s'entendre dire autre chose que "vous n'êtes tous que des fachos" ou "c'est la faute du populisme"....         _______ Le voici:...
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