Le phénomène de la globalisation, sous sa formes actuelle, semble arriver à un terme, ou du moins à une impasse.,
Dire qu'elle est en crise est un euphémisme et pas seulement sous ses aspects économiques.
On assiste même à des formes de déglobalisation, après un développement anarchique.des échanges et des délocalisations semblant sans fin.

Ils ne proposent pas un retour à un protectionnisme réducteur, mais lancent un appel pour une réglementation raisonnée des échanges, dans une autre logique que la loi de la jungle qu'engendrent finalement les principes de l'OMC, basés sur les vertus du marché tout puissant, qui serait à lui-même sa propre règle, contiendrait sa propre raison. Ce qui signifie en finir avec les abandons successifs des contrôles et arbitrages des Etats, réduits à leurs fonctions les plus basiques et gérant des moyens de plus en plus réduits.
Tout se passe comme si une certaine déglobalisation commençait à se mettre en place. La notion naïve de mondialisation heureuse, prêchée par A. Minc, prend du plomb dans l'aile. L'explosion des inégalités et le laminage des classes moyennes a été largement analysés par J. Stiglitz, l'ancien chercheur de la Banque Mondiale, Branco Milanovic, par Ricardo Petrella.ou Saskia Sassen.
La question est de savoir jusqu'où ira ce phénomène et comment sera conduite une autre forme de mondialisation...
Ce qui suppose une redéfinition des règles et de l'esprit de l'OMC.
__________ En crise, la globalisation l'est aussi par d'autres aspects, notamment géopolitiques, avec les tensions, les fractures, les affrontements, les dissolutions et les recompositions observées, pas seulement dans le sud-est asiatique.
L'euroscepticisme galopant en est une des manifestations, sur fond de crise non résolue et de déni des principes qui ont fondé le projet européen, de luttes économiques qui le caractérisent, le libéralisme de fond prenant le pas sur le solidarité invoquée..
De manière très caustique et parfois polémiquement simplifiée, l'auteur, qui ne cache pas ses prises de parti, vise quelques aspects de cette crise européenne à laquelle nous assistons,, dont les causes ne sont pas seulement internes: (A prendre cum grano salis) :
.....L'Europe américaine sera-t-elle mise à mort par ceux-là même qui étaient censés la régénérer ? L'on peut sérieusement se poser la question quand on voit le divorce grandissant entre l'UE et les pays d'Europe centrale et orientale, fers de lance de la "Nouvelle Europe" si chère aux néo-cons. Le pied droit de Washington donne des coups au pied gauche et c'est tout le système vassalique européen qui risque de tomber. On comprend qu'Obama préfère penser à autre chose en jouant au golf...

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