Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 1 octobre 2008

Sarkosocialisme ?


Après les "nationalisations" américaines , serait-ce l'heure du "socialisme sarkozien", remettant en question la mondialisation, les méfaits de la finance,restaurant la prééminence de l'Etat sur le marché...?
Critiques des idées libérales ou agitation verbale,incantation,,occupation du terrain et illusion réformatrice , démentant la politique pratiquée jusque là ?
Affoler l'opinion pour mieux la contrôler? _________

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Loin de donner à un secteur public développé les moyens sur lesquels le capital assoit sa domination, il s’agit de donner au capital les moyens de la poursuivre. Ce n’est pas à la nationalisation des banques que l’on assiste, mais à la privatisation des fonds publics."(L.L.)__________________

-"A Toulon, le chef de l'Etat a vivement critiqué les effets de la déréglementation financière oubliant de mentionner les ravages de la déréglementation sociale. C'est un tort car la France en subit actuellement l'onde de choc. Et elle est socialement ravageuse..."(L.Mauduit-Mediapart_______________

-Selon Marc Fiorentino, les politiques tentent dès aujourd’hui d’expliquer la terrible crise économique qui nous attend dans les prochains mois par la crise financière actuelle (crise économique et crise financière étant deux phénomènes bien distincts). Ils ont intérêt à sur-dramatiser la situation pour se dédouaner de leur échec futur, comme lorsque Nicolas Sarkozy organise mardi une réunion d’urgence à l’Elysée (inutile selon Marc Fiorentino), ou lorsque François Fillon envisage la "faillite" de certaines banques et compare la situation à celle de 1929.A voir dans la vidéo originale sur le site de France 5 __________________

Les sanglots longs des violons libéraux...

"Nous sommes en train de vivre une défaite des idées libérales pour la première fois depuis une quarantaine d’années. Mais ce n’est qu’une péripétie d’une lutte à épisodes dont le début est ancien. Loin d’assister à la fin de l’Histoire qu’avait prédit Fukuyama, les bombes semées par le libéralisme commencent tout juste à nous exploser à la figure, entamant une réaction en chaîne dont personne ne sait s’il sera possible de l’interrompre. Oh, non, l’Histoire n’est pas terminée ! Pas encore…
...
On est en droit, en revanche, d’être totalement désorienté (ou, comme moi, franchement amusé…) par les discours que l’on entend en France, de la part de certains responsables politiques de droite, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy. Celui qui a été prononcé au Zenith de Toulon sur la crise financière est proprement stupéfiant, hilarant même, tant il prend le contre-pied des thèses libérales. Il aurait presque pu être prononcé par un altermondialiste…
Morceaux choisis :
« Dire la vérité aux Français, c’est leur dire […] que la France est trop engagée dans l’économie mondiale pour que l’on puisse penser un instant qu’elle pourrait être à l’abri des événements qui sont en train de bouleverser le monde […] La génération qui avait vaincu le communisme avait rêvé d’un monde, où la démocratie et le marché résoudraient tous les problèmes de l’humanité. Elle avait rêvé d’une mondialisation heureuse qui vaincrait la pauvreté et la guerre.[…] le rêve s’est brisé sur le retour des fondamentalismes religieux, des nationalismes, des revendications identitaires, sur le terrorisme, les dumpings, les délocalisations, les dérives de la finance globale, les risques écologiques, l’épuisement annoncé des ressources naturelles, les émeutes de la faim. »
Magnifique critique de la mondialisation libérale qui pointe du doigt les principaux reproches que les anti-libéraux lui ont toujours faits : le creusement des inégalités avec ses conséquences alimentaires et sociales, son échec face aux risques écologiques, la liquidation des industries et la montée du chômage, l’instabilité et la volatilité financière… Pas mal, M. Sarkozy !...
...
« Un nouveau rapport doit s’instaurer entre l’économie et la politique à travers la mise en chantier de nouvelles réglementations. […] L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. […] Le laissez-faire, c’est fini.
[…] Le marché qui a toujours raison, c’est fini. […] L’idée de la toute-puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle. L’idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle. […] Il faut un nouvel équilibre entre l’Etat et le marché, alors que partout dans le monde les pouvoirs publics sont obligés d’intervenir pour sauver le système bancaire de l’effondrement. […] Oui, il arrive que l’autorégulation soit insuffisante. Oui, il arrive que le marché se trompe. Oui, il arrive que la concurrence soit inefficace ou déloyale. Alors il faut bien que l’Etat intervienne […]
»
Là, on ne peut que conseiller à une bonne partie des électeurs de N. Sarkozy d’avaler quelques tubes de Temesta… Voilà donc que le principe de base de l’économie libérale, la non-intervention de l’Etat et le libre-jeu du marché sont remis en question !...." (Léon)

-Nicolas Sarkozy : Discours de Toulon
>>>> Sarkozy: "révolutionnaire d'opérette":
'...Des effets de tribune, Nicolas Sarkozy, avec l'aide du même Henri Guaino, en a donc fait d'innombrables, pronostiquant «la fin d'un monde», celui de la finance sans contrôle ; dénonçant une «idée folle», celle de «la toute puissance des marchés»; s'indignant de ce système avantageant «le spéculateur plutôt que l'entrepreneur» – un peu avec la même sincérité que François Mitterrand dénonçant en d'autres temps «ceux qui s'enrichissent en dormant». Oubliant au passage qu'il a été l'une des figures déterminantes de cette génération de responsables politiques qui, dans le milieu des années 1980, a chanté les louanges, avec Edouard Balladur, des privatisations ou de la déréglementation bancaire, financière et boursière; ou les vertus, ensuite, avec son ami Alain Minc, de «la mondialisation heureuse». De la mondialisation accélérée et dérégulée...Oubliant tout cela, Nicolas Sarkozy a donc promis des jours meilleurs. Pas tout à fait le grand soir, mais pas loin : «Le laisser-faire, c'est fini!»...(L. Mauduit-Mediapart)
-Incantations sarkozienne
-Le jour où Wall Street est devenu socialiste
-Comment les Etats-Unis se sentent socialistes | AgoraVox

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