Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 28 février 2010

Allemagne en crise

Crise politique sur fond de précarité, d'inégalités et de chômage croissant



-Guido Westerwelle est vice-chancelier depuis 118 jours et son couple avec la chancelière est soumis à dure épreuve, selon der Spiegel. Il multiplie les proclamations populistes comme un chef d'opposition, elle n'arrive pas à lui insuffler l'esprit de corps, de gouvernement. L'un bloque l'autre, la paralysie menace. Après quatre mois de gouvernement la coalition noir-jaune est déchirée.


-"11 millions 500 mille personnes vivent sous le seuil de la pauvreté en Allemagne, un pays représentant une géante économie.Selon un sondage, 14% des Allemands vivaient dans la pauvreté en 2008.
En dix ans, le nombre de pauvres dans ce pays a augmenté de 30%.Ceux qui gagnent moins de 20 500 dollars, ce qui signifie 60% du revenu annuel par personne, sont considérés en Allemagne comme " pauvres".Selon les résultats du sondage, 25% des jeunes allemands de 19 à 25 ans, devraient vivre dans le dénuement.Ces jeunes allemands se mettant à vivre séparés de leur famille, sont confrontés aux problèmes financiers.Le sondage en question a été réalisé par l'Institut des recherches économiques d'Allemagne et 10 mille familles ont fait l'objet du sondage.Ce sont les parents divorcés ayant des enfants, les familles ayant plusieurs enfants et les jeunes qui sont affectés le plus par la pauvreté
."
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-En Allemagne, Guido Westerwelle provoque une polémique:
"Le ministre allemand des Affaires étrangères, le libéral Guido Westerwelle, a provoqué une polémique en Allemagne. Il a déclaré que son pays était dans une situation de «décadence digne du bas empire romain», attaquant surtout le système social. Alors même que la Cour constitutionnelle de Karlsruhe contraint l'État à revoir les allocations sociales
.__Dans un arrêté rendu le mardi 9 février 2010, les juges de la Cour constitutionnelle on estimé le système d’aides sociales allemand inconstitutionnel. Ils remettent en cause le système prénommé Hartz IV en vigueur dans le pays depuis 2004. La Cour de Karlsruhe a notamment pointé du doigt l’incompatibilité de ce système avec une loi allemande qui garanti à tout citoyen le droit à une existence digne. Et les juges ont demandé au gouvernement de modifier son système d’allocation avant la fin de l’année 2010.Terminé le système Hartz IV, mis en place par l’ancien chancelier, le social démocrate Gerhard Schröder. C’était alors le volet le plus controversé de ses réformes. A l’époque, l’aide sociale et les allocations versées aux chômeurs de longue durée avaient été fusionnées pour former un forfait mensuel de 359 euros. Une réforme décriée qui avait été à l’origine de nombreux mouvements de grève en 2005 mettant à mal la coalition de Gerhard Schröder dont le parti avait perdu les élections suivantes
."(P.Thibaud)
-Pauvreté en Allemagne
-Les dessous de l’Allemagne - Le travail en Allemagne

-Allemagne : le chômage grimpe à 8,5% en février
- Le débat sur l’Etat social s’enflamme

-L'Allemagne, victime du tout export
-Hartz IV:Le juge constitutionnel et la justice sociale
-Dans la Ruhr, pour une poignée d'euros par jour
"A Wattenscheid , un habitant sur cinq – ils sont 75.000 – vit d'«Hartz IV»: l'allocation universelle que touchent les chômeurs comme les nécessiteux, 351 euros, somme modulée en fonction des revenus du couple, de son patrimoine et du nombre d'enfants — le loyer et le chauffage sont remboursés par l'agence pour l'emploi. «Hartz IV» est devenu synonyme de pauvreté. L'allocation tire son nom de son inventeur: Peter Hartz, ancien DRH de Volkswagen.__Peter Hartz était un ami du chancelier d'alors, le social-démocrate (centre gauche) Gerhard Schröder. C'est lui qui a imaginé la réforme de l'agence pour l'emploi, entrée en vigueur le 1er janvier 2005. L'économie mondiale prospérait, la crise n'était pas encore là. Dans la compétition mondiale, le modèle social allemand devait être adapté, professaient alors les politiques.La réforme devait réduire le chômage de longue durée, encourager les moins qualifiés à reprendre un travail. Peter Hartz avait avancé des mesures radicales : fusion de l'aide sociale et de l'allocation-chômage, restriction des conditions d'indemnisation. En échange, il proposait de mieux suivre les chômeurs, de les aider à retrouver un emploi, même mal payé. C'est à cette époque qu'ont fleuri les "jobs à 1 euro" comme celui d'Andreas. A cette époque qu'ont fleuri les petits boulots..."
-En Allemagne, les désaccords minent la coalition d'Angela Merkel
"...Dénonçant un possible relèvement des minima sociaux après qu'une décision de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe eut jugé leur niveau insuffisant pour garantir "une existence digne", le vice-chancelier et chef de file des libéraux a multiplié ces dernières semaines les déclarations provocatrices sur l'Etat-providence. Il a réclamé un durcissement du régime d'indemnisation des chômeurs de longue durée et a mis en garde contre une "décadence digne du bas empire romain". Ces mots ont enflammé le débat avec la CDU-CSU. "Nous n'avons pas besoin d'un débat fantôme qui n'apporte aucune proposition concrète", s'irrite le député CDU Wolfgang Bosbach..."
-Après le «chaos», les baisses d'impôt du nouveau gouvernement allemand:
"...Principal point de discussion, le déficit budgétaire. Pour les libéraux, il fallait aller plus loin dans les réductions d'impôt: le FDP souhaitait 35 milliards d'euros de réduction, il en obtiendra 24, écrit le Spiegel. C'est plus qu'Angela Merkel ne l'avait envisagé. La chancelière et ses alliés sont restés vagues sur le financement des mesures fiscales, estime l'AFP, qui profiteront aux foyers et aux entreprises allemands. La dette allemande s'élève déjà à plus de 1.500 milliards d'euros, soit environ 20.000 euros par personne, et l'Allemagne dépense plusieurs dizaines de milliards par an en intérêts de sa dette. Quant à la croissance, elle a plongé: les prévisionnistes allemands voient le PIB reculer de 5% en 2009 avant de croître en 2010..."
-Guido Westerwelle tente de reprendre l'offensive face au malaise de son parti
_____-__ELENA – un fichier national des « mauvais salariés »_______________
-Une autre Allemagne ?
- Dérives allemandes
- Fractures allemandes
- Les Allemands désorientés

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