Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

vendredi 4 novembre 2011

Ombres chinoises (2)


Shanghaï (上海)


____Jours 4 à 8_ (suite 1 et 2)

_Départ de la
nouvelle gare de Pékin, superbe et grande comme un aéroport, pour le voyage de nuit vers Shanghaï
Confort et propreté de ce train moderne, qui n'est pas encore le TGV en préparation, offrant même la té
lévision au niveau de chaque couchette. Du jamais vu!

__Avant de s'engager
dans la découverte d'une mégapole en apparence si peu chinoise, un détour par la ville de Suzhou, " la Venise de l'Est"et le village de Luzhi.(1)
Ce haut-lieu de
la soie, des jardins et des nombreux canaux nous enchante. Le musée de Suzhou est remarquable par son architecture, son environnement et les pièces exposées.(2)
Les Chinois fo
nt vraiment des efforts hors pair pour mettre en valeur leurs trésors artistiques et archéologiques.

_Shanghaï: le choc!
Surtout quand on
arrive sans transition en fin de soirée, en plein centre du ventre bétonné de la mégapole historique de 23 millions d'habitants. Cette forêt de tour apparaît d'abord glaçante, presque effrayante au premier contact,(3-4) quand on n'a pas encore pris la mesure de la cité, qui se révèle finalement plus vivante et contrastée que la froide et artificielle Shenzhen évoquée par Patrick Grainville dans Le corps immense du Président Mao.Elle a une histoire, bien palpable, si l'on sort du quartier d'affaires, si l'on va derrière le décor futuriste.
"L'émergence de la ville comme centre financier de l'Asie-Pacifique, au XIXe siècle et au XXe siècle s'est faite dans la douleur, avec l'occupation étrangère de la ville pendant plusieurs décennies. Dans les années 1920 et 1930, Shanghai a été le théâtre d'un formidable essor culturel qui a beaucoup contribué à l'aura mythique et fantasmatique qui est associée à la ville depuis cette époque. Après la fondation de la République de Chine et la guerre sino-japonaise (1937-1945), l'avènement de la République populaire de Chine a muselé la ville économiquement et culturellement, considérée comme un foyer de bourgeois et de dépravation, jusqu'à ce que Deng Xiaoping en 1992 décide de promouvoir le développement de la ville. Il semble aujourd'hui que la ville soit en passe de retrouver la place de centre financier de l'Asie qu'elle occupait auparavant. Sa croissance à deux cshiffres, les 18,9 millions d'habitants de sa région urbaine3, sa mutation cosmopolite et son essor culturel l'appellent à devenir une métropole mondiale, aux côtés de New York, Londres ou Paris."

__Une prise de contact pédestre le lendemain permet d'apprivoiser le centre et de vérifier que la ville respire, par ses parcs et ses espace
s.(7-8)
Visite de la tour de télévision, du haut de laquelle la ville se livre à nos pieds, du coeur du business, le W.Trade Center (492m) et surtout du plus beau musée de Chine, le plus riche, sans aucun doute.(6)
-Le musée de la ville permet d'avoir une vue surplombante sur une cité réduite à une maquette géante.
Une cité toujours en mutation,(3) où la circulation est volontairement réduite: seuls, 5% de la population possèdent une voiture. Les plaques d'immatriculation étant proposées aux enchères, la sélection par le haut est automatique: on n
e voit presque que des voitures de très haut de gamme, allemandes en tête...
Le Shanghaï des anciennes concessions, incontournable, témoins d'une période d'humiliation pour la Chine, est assez fascinant.
Nous affrontons ensuite la cohue indiscriptible de la rue de Nankin.
Le quartier historique s'offre à nous, la concession française livre ses secrets.
Malraux se rappelle à nous...Heures sombres pour la Ch
ine, après les honteuses guerres de l'opium qui abattent un régime affaibli. La fin d'un monde.
Les prémisses d'un nouvel avenir chinois se découvrent à Shanghaï, entre tradition et hypermodernité. Elle n'est plus la plus grande ville de Chine, mais une des plus attachantes historiquement.

[Photos personnelles]



____Le dragon sort de l'Empire du Milieu___

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