Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mardi 27 mai 2014

Grèce: chiffres bruts

... Réalité brutale
                            Quiconque va en Grèce, autrement qu' en touriste pressé, se trouve confronté à un véritable  désastre social. 
                     Le visage de la Grèce n'est plus ce qu'il était.
    Une crise de subprime menace, s'ajoutant aux malheurs quotidiens de plus défavorisés.
   Le pays est au bout du rouleau, n'en déplaise à Mr Junker et son optimisme de commande (à distance)
    La voie de la guérison, annoncée par Barroso et Mme Merkel, nul Grec ne la voit venir, sauf peut-être quelques favorisés et les investisseurs étrangers qui viennent se servir à la grande braderie et embaucher dans les conditions les plus favorables.
    La médecine de Molière, avec purges et saignées, continue de produire ses effets. Si le malade ne meurt pas guéri, le rétablissement, problématique, demandera  peut-être des dizaines d'années...
    La crise sanitaire qui sévit n'émeut personne à Bruxelles.
 Le problème grec n'est pas que grec, c'est aussi une faillite européenne.
  Sans la demande pressante de VGE, qui reconnut plus tard que "la décision de faire participer la Grèce à la monnaie unique était une grave erreur", la Grèce ne serait pas entrée dans une machine qui a fini par la broyer, avec le consentement de ses élites corrompues et le soutien de Goldman Sachs, mais aurait suivi son propre chemin, à son rythme propre, faisant peu à peu les réformes qui s'imposaient..
    Jamais A. Merkel, surtout soucieuse de  sauver les banques allemandes, ne reconnaîtra cette faillite et la participation de banques allemandes à l'endettement du pays. Et elle sait que la Grèce ne peut être abandonnée sans mettre en péril tout l'édifice européen.
    Pendant ce temps, Aube dorée fait son beurre dans la désolation
Une lueur d'espoir:  le peuple grec en état de choc va-t-il se réveiller à la suite de la percée de Syriza
aux élections européennes?
       On oublie vite ce qui se joue dans le pays d'Aristote et de Démosthène. Une violence silencieuse. On a toujours besoin d'une piqûre de rappel concernant l'origine de la crise grecque...
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