Dans les pays développés, la fracture alimentaire se creuse.
Entre les populations favorisées, réceptives aux messages nutritionnels de santé publique, et les populations défavorisées, qui, pour des raisons culturelles, sociologiques et économiques, ne sont pas touchées par le message et n'ont de toute façon pas les moyens d'avoir accès à une alimentation allant dans le sens des recommandations.

Cette moindre qualité a des conséquences évidentes sur la santé et l'espérance de vie
Les 20% des ménages les plus aisés consomment 2,5 fois plus que les 20 % de ménages les plus modestes
Une alimentation aléatoire et déséquilibrée produit des effets maintenant bien identifiés. La bombe pondérale commence à toucher des pays comme la Chine.
L'injustice sociale tue
Cette fracture est mondiale, même si les grandes famines n'ont plus d'existence que limitée géographiquement et temporellement.
Nous sommes placés devant de redoutables défis.
L'augmentation des prix agricoles, objet de spéculation, ont des répercussions graves dans certains pays, où le futur est compromis, non pour des problèmes démographiques , mais d'organisation des marchés, d'épuisement et de raréfaction des terres.
En 2008, les émeutes de la faim ont montré le rôle pervers des fonds spéculatifs perturbant les marchés. Les terres arables bradées à des fonds étrangers n'arrangent rien.
La flambée des cours agricoles se répercutent jusqu'au Sahel.
Ce ne sont pas les Sommet de la faim qui vont régler les problèmes dans le cadre des échanges internationaux actuels, tant qu'on ne touchera pas à la spéculation concernant les produits de première nécessité.
Repenser l'agriculture devient une urgence.
La faim n'est pas une fatalité.
Développer les circuits courts de consommation, pour une alimentation de proximité, est une solution pour résoudre les déséquilibres du marché et pour développer la qualité des produits.
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