___On entend beaucoup J.Stiglitz ces jours-ci sur nos ondes: France-Inter, France-Culture...
Son passage en France et ses propos assez inattendus pour un économiste américain, suscite l'intérêt.

L'austérité, analyse-t-il, mène au désastre et la mondialisation, telle qu'elle fonctionne, ne peut que renforcer la crise, tant que les Etats n'auront pas régulé les outils financiers.
"La lenteur dont font preuve les deux continents pour réguler la finance est remarquable. A vrai dire, je ne suis pas surpris, vu les pressions politiques des deux côtés de l'Atlantique... Aux Etats-Unis, la réforme de Wall Street est un succès. Mais cette réforme ne fait que déléguer à des régulateurs. Or, aux Etats-Unis, les régulateurs qui sont aux manettes aujourd'hui, sont ceux qui nous ont conduits à la crise de 2007. On a donc changé la loi, mais pas ceux chargés de l'appliquer. Ces gens-là n'ont toujours pas compris la nécessité de réguler." (J.Stiglitz)

On peut par contre contester la confiance qu'il accorde à Obama. Mais, comme il le dit, de deux maux il faut choisir le moindre.
___Les fortes inégalités , construites, la baisse des salaires, ainsi que l'endettement et les déséquilibres qui en ont résulté, sont une des causes essentielles de la crise, qui, elle-même, génère plus d'inégalités. La Chine représente à ce sujet un cas particulier et une caricature.
Le creusement des inégalités a été la contrepartie de l'exigence d'une rentabilité excessive du capital qui, elle-même, est à l'origine de la crise actuelle. Pour éviter le retour de telles crises, il faut donc d'urgence limiter de nouveau ces inégalités.
L'austérité, telle que la met en oeuvre Bruxelles, ne pourra que produire des effets inverses aux buts recherchés.
C'est aussi la conviction d'un autre prix Nobel américain, Paul Krugman.
Pour les plus favorisés, il y a toujours un Samu patronal...
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- Le prix de l’inégalité, par Joseph Stiglitz
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