Des journalistes, emportés par leurs tropismes habituels, se sont précipités dans des bavardages imprudents et parfois indécents:

_____ Dans un premier temps, il y a urgence à se taire
Nous avons assisté après le massacre qui a coûté la vie à 84 personnes le soir du 14 juillet, à Nice, à une débauche de déclarations péremptoires, de contradictions, et de solutions faussement radicales comme la rétention administrative, dans des centres fermés « pour ceux qui représentent une menace ». Une proposition que s’est empressé de ressortir de ses tiroirs le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.
Tout cela en vrac alors qu’on ne savait encore rien du tueur qui a jeté son camion dans la foule. Les partisans de l’état d’urgence à perpétuité devraient pourtant admettre que cette disposition d’exception, en vigueur depuis le 14 novembre dernier, n’a pas empêché l’attentat de Nice. Et que signifie, dans la bouche d’Eric Ciotti, « ceux qui représentent une menace » et qu’il faudrait enfermer préventivement ? Le conducteur du camion répond-il à cette définition, alors qu’il n’était pas connu des services de renseignements, mais seulement de la police pour des actes de délinquance ?

Le pire serait-il devenu un business?
Puis tenter de comprendre ces folies meurtières.
C'est le temps des interrogations et des prises de conscience.
Revient la lancinante question: que faire?
Devant une radicalisation qui nous interpelle.
Que valent l' état d'urgence et l'opération Sentinelle?
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