Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

samedi 9 septembre 2017

Bonnes affaires

...Dans le funéraire.
                        Il est temps d'en profiter, avant les fêtes de la Toussaint et la flambée des prix.
    Il n'y a pas que chez  Leclerc que c'est moins cher.
  On trouve aussi  ce qu'il faut sur Cdiscount, comme chez ebay et même sur Le bon coin. D'un click.
        On n'arrête pas le progrès, comme le drive funéraire, pour aller plus vite.
Des sociétés vous proposent des offres sans soucis, des funeral packages: pay now, die later...
   Un management qui vous libère.
          Mourir pas cher n'est plus un problème.
   Même pour les pauvres. Le carton se porte bien et n'est pas du tout triste.
       Le low cost a le vent en poupe
                Il connaît un développement foudroyant dans tous les domaines, pas seulement pour s'envoyer en l'air, comme avec Ryanair.
L'industrie de la mort n'y échappe pas (*)
  On peut faire aujourd'hui des économies appréciables jusque dans ses derniers instants et au delà... 
    Il faut dire que les nouveaux croque-morts, qui font un métier utile, mais sans risque de chômage, ne vivent pas toujours de peu, certains même se faisant remarquer par des pratiques douteuses. 
    Le marché est considérable et la guerre des prix sans pitié.
" Le secteur et ses 10 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel est même «porteur», comme le rappelle Philippe Martineau, directeur général du Choix Funéraire, le 2e groupe français du marché, qui a organisé mardi une conférence de presse sur les tendances de la saison hiver 2013-2014 en prévision de la Toussaint. «Nous sommes sur un environnement économique atypique», poursuit-il en pesant chaque mot pour ne pas faire le bateleur. Quand il évoque la légère hausse du nombre de décès entre 2011 (534 000) et 2012 (571 000), synonyme d’affaires au beau fixe, il se sent obligé d’ajouter «malheureusement».
   Business is business! 
      Le bénévolat d'autrefois n'existe plus qu'à l'état de traces.
La gestion numérique du deuil reste encore l'exception...
   Les funérailles d'antan se passaient avec moins de pompes qu'aujourd'hui, avec plus de lenteur et de convivialité.
   "Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert, Emportent les trépassés jusqu'au diable vauvert, Les malheureux n'ont mêm' plus le plaisir enfantin, D'voir leurs héritiers marron marcher dans le crottin... "•
   Aujourd'hui, c'est de la folie: un petit bout de terre peut vous coûter une petite fortune et un modeste cercueil en chêne peut ruiner vos économies. 
   Mais une honnête boîte en carton, 100% écolo,vous laissera quelques réserves. Dans le domaine du recyclable, on n'arrête pas le progrès...
         Sans tralala, on peut donc mourir sans se ruiner
  " 15% des obsèques célébrées en 2012 au Choix Funéraire étaient low-cost. Il y a une dynamique d'appel sur les autres offres, affirme Philippe Martineau, «à l'instar d'un produit tel que la Renault Logan». Et puis, comme partout, certains cassent les prix. Depuis juillet 2012, les services funéraires de Paris proposent eux-même des obsèques à moindre coût. Prix : 789€... cet enterrement via la mairie de Paris s'organise exclusivement en ligne sur le site révolution-obsèque.fr..." 
       Inutile donc de se croire obligé de faire construire de somptueux monuments, comme certains coqs de village, comme les bourgeois ou les célébrités du Père Lachaise. De toute manière, la reproduction symbolique ultime du rang social ne fait pas gagner une place de choix au paradis, du moins pour ce que l'on en sait...
   Il faut revenir à plus de modestie, à une mort discrète, à une post-mort effacée. Plus la peine de faire les malins. Et puis ce n'est pas si terrible, si on maîtrise son imagination baladeuse. C'est même philosophiquement naturel et nécessaire. Il faut s'y faire. Sans drame. Comme disait le vieil Epicure ou notre bon Montaigne.
  Jusqu'au bout on peut faire de bonnes affaires, comme dirait Michel Leclerc, qui fait des promotions avant la Toussaint. On en profite!  
___On peut toujours se confier à Google.
            Sans morbidité..._________________ 
                                   (*) L'abus d' humour noir  n'est pas préjudiciable à la santé... 
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vendredi 8 septembre 2017

Tabler sur les tablettes?

T'as ti ta tablette?...à l'école
                         Face à l'engouement naïf et inconsidéré de naguère, les désillusions viennent peu à peu. Comme les remises en question.
     On voyait dans le tablette et le numérique en général en milieu scolaire, le moyen miracle pour motiver les élèves, les autonomiser, compenser les défaillances du système, peu interrogées.
  Pour les plus ardents frères prêcheurs de la modernité à tout prix, les pourfendeurs du livre, ce devait être l'arme d'instruction massive, du moins dans l'enseignement primaire. 
    Adieu livres, cahiers, crayons, buvards et notes superflues. La tablette allait balayer les vieux outils scolaires de papa et faire entrer la classe dans une ère nouvelle, forcément moderne, où le ludique et le savoir seraient enfin mariés.
     Or, des enseignants, mais pas seulement, ont vite vu les effets pervers de cet engouement et de la généralisation de la sainte tablette, parfois généreusement proposée gratuitement par les instances départementales.
    La logistique fut loin de suivre et les critiques ne tardèrent pas à s'exprimer de l'intérieur.
        Une parole de sagesse vint récemment mettre les choses en place, rétablir un équilibre qui tendait à se rompre, en remettant en cause un mythe:
     A l’école, pour éduquer au numérique, il faut d’abord apprendre aux élèves à s’en passer...
        Comme le font les malins de la Silicon Valley, pourtant numérisés jusqu'à l'os.
  Le tout numérique le plus tôt possible de l'époque antérieure, vu comme le moyen infaillible de rattraper le retard que pointe le rapport Pisa (ce fétiche discutable) est pire qu'une mauvaise chose, du moins avant quinze ans. Et encore, avec modération contrôlée.
   Surtout quand on a drastiquement réduit les heures de français, base de tout apprentissage, que le temps scolaire est colonisé par des activités non fondamentales.
       Il y a bien des raisons de ne pas utiliser les tablettes dans l’éducation et de pas être formatés Microsoft.
  Les enfants ont besoin d’être encouragés à beaucoup écrire pour apprendre, que ce soit en prenant des notes, en rédigeant des devoirs, des rapports, des manipulations de données, des écrits d’invention ou des dissertations....
    La colonisation précoce par le numérique pose plus d'un problème.
  Le salut ne viendra pas du  numérique, si les fondamentaux continuent à être trop souvent négligés et si la médiation est défaillante.
   De plus, les écrans défavorisent les plus défavorisés.
    Certains parlent de désastre ""Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s’est lancée, sous prétexte de 'modernité', dans une numérisation de l’école à marche forcée – de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre"...
   Si le numérique à l’école est inutile en pédagogie, il est bon pour Microsoft: "« Ce ne sont pas les ordinateurs et les tablettes qui vont permettre aux élèves de mieux apprendre, affirme, de son côté, l’ingénieur Philippe Bihouix, coauteur d’un livre sur l’école numérique. Il est tout à fait possible de mettre en place une pédagogie active et innovante sans avoir recours aux nouvelles technologies. Les arguments pronumériques, qui ne font finalement que prolonger des arguments ressassés depuis la fin du XIXe siècle au sujet de l’innovation pédagogique — concernant la motivation notamment —, sont d’une fragilité extrême », analyse-t-il. Pour lui, l’« école numérique » « incite les enfants à passer toujours plus de temps devant les écrans, à l’école comme à la maison, en plus des heures passées sur les jeux vidéos, les réseaux sociaux ou devant la télévision ». « Pire, elle légitime l’écran », fait-il observer"
   L'innovation n'a pas de valeur en elle-même.
      Bref, un certain sevrage numérique s'impose et un retour rénové à l'essentiel est une urgence.                Intéresser et distraire ne peuvent être confondus.
            Demain un retour vers un peu plus de raison?...
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- Tablettes en question.
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jeudi 7 septembre 2017

Bon à penser

En vrac
             __ Tête de turc dans C'est dans l'air
:                             Quand la nuance part en vacances.

__ Mediator: affaires sans fin?

                                        Après le délit, la dissimulation en question
         Des relations équivoques.

__ Selon le très modéré professeur Pascal Lokie, les ordonnances portent quasi exclusivement sur la flexibilité
              Une remise en ordre s'impose.

__ Bombay sous les eaux: effet de sacrifices écologiques.

__ La sécu: toute une (déjà) longue histoire.

__ Fidèle serviteur ou chien de garde?  Pas si rare...

__ Les retraités, même allemands: des privilégiés? 

__ Quand John McCain s'en va-t-en guerre...

__ La  libération de Paris: pas comme les images d'Epinal.

__ Il était temps.. Combien d'erreurs de ce genre?  

__Faites comme je dis...

 __ Amenez les pantoufles!

__ Qui a les clés du camion?

__ Scandale à Airbus. Risque américain?



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mercredi 6 septembre 2017

Comme les Allemands?

C'est comme si c'était fait.
                                           Elle a déjà gagné.
                C'est peu de dire que non-débat entre les deux candidats à la chancellerie a déçu.
      C'était attendu, vu l'inertie de la vie politique allemande depuis des années.
    Pas d'aspérités, de contradictions, du moins en apparence.. Du consensus et du conformisme à l'envi. C'est normal. Il n'y a plus vraiment d'opposition dans la Bundesrépublik, Depuis le virage ultra libéral schröderien, la fin du capitalisme rhénan, son entrée dans le libéralisme sous sa forme germanique, l'ordolibéralisme.
    Et pourtant...
        On a parlé de miracle économique lors de la reconstruction et de réindustrialisation rapide du pays, sous Ehrard, avec l'aide américaine, soucieuse de créer un îlot de prospérité aux limites du rideau de fer. Quelques économistes médiatiques ou de politiques à courte vue parlent aujourd'hui de nouveau miracle, en présentant la politique économique et sociale de Berlin comme l'exemple à suivre.
   Mais il y a une grande part d'illusion, comme le remarquait, entre autres, l'auteur de Made in Germany, qui analyse finement les dessus d'un système mal connu et qui n'est pas transposable.
   Et puis, c'est un  économiste allemand qui le dit: «le miracle économique allemand doit peu aux réformes structurelles.»  Selon lui«La raison pour laquelle les réformes Hartz ont acquis un statut mythique, c'est parce qu'elles ont été mises en œuvre au bon moment». L'Allemagne, en particulier parce qu'elle disposait d'un panier d'exportation adapté à la demande des pays émergents, a pu profiter pleinement du boom économique mondial. «L'Allemagne a eu la chance que la demande extérieure soit venue à son secours», explique Odendhal. 
     Un virage qui coûte cher au pays, malgré la montée en force des exportations, et qui n'est pas sans incidences négatives sur ses partenaires, dans le cadre de l'euro, une monnaie pleinement adaptée à son économie mercantile, essentiellement tournée vers les exportations et bénéficiant des faibles salaires de ses ouvriers de son Hinterland. Des réformes sont encore attendues...Mais les Allemands on des problèmes avec  leur monnaie: " La monnaie est conçue en Allemagne comme bien plus qu’un instrument économique et commercial : comme une sorte de totem, de fétiche sacré sur lequel est chargée de veiller, hors de la portée du gouvernement et du Parlement, une institution échappant à tous les risques de faiblesse envers n’importe quelle influence extérieure, ouverte ou dissimulée, qui viserait d’autres buts que la lutte contre l’inflation."
    Même le FMI  commence à s'inquiéter, pas seulement pour le système des retraites.
         Le système Hartz a produit des milliers de précaires et a créé des inégalités inédites. On parles peu de la fracture sociale en Allemagne
    Les excédents commerciaux font plus qu'agacer. Conjugués aux restrictions salariales et au manque d'investissements publiques, ils créent un déséquilibre dommageable pour ses partenaires proches et pour eux-mêmes. (*)
   Donc, évoquer une  adaptation du modèle allemand  est un non sens, d'autant plus que les histoires et les traditions sont différentes.
  Il y a des mythes qu'il faut dissiper.
       Le miracle Allemand a donc du plomb dans l'aile, ne serait-ce qu'au niveau des réformes sociales
    Angela promet le "plein emploi"  . Mais que sens cela a-t-il?
        Cela fait partie d'un jeu politique, qui est un leurre de moins en moins crédible.
   La France va-t-elle suivre le "modèle allemandet transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres?
               Autrement dit, risque-t-elle de se hartziser? La tentation est grande dans certains milieux.
    L'Allemagne de Merkel conjugue la force et la faiblesse, menant une politique à courte vue, qui n'arrange rien aux affaires de ses partenaires les plus proches.
   Il y aurait donc plus d'une raison de refuser le modèle allemand.
          Certains  Allemands sont parfois plus critiques que nous sur certains aspects de leur vie politique.
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(*) Par ex. dans l'"industrie" porcine.
_____«Sur l’Europe, Berlin ne répond pas»
__Ni germanomanie, ni germanophobie
__ L’enfer du miracle allemand
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mardi 5 septembre 2017

Vie de cochon

Et tours de cochon
                       Selon le dicton,
                                            Tout est bon dans le cochon.
                                                     Républicain ou non.
                                                          Même dans l'Orégon....
Jambons, saucissons, rillons ou filet mignon, quelle dégustation!
    Au restau comme à la maison.
Mais son sort est parfois cochon.
  Pas toujours bon d'être un cochon.
    Ce n'est guère folichon.
     Quels cons! ces patrons...
        Optimisons le cochon!
             Dur, dur  d'être cochon!
Pourtant, l'est pas con, le cochon.
   Et pas si sauvageon.
     Il a même le coeur très bon
       A Tarascon ou à Cholon.
         Que serions-nous sans le cochon,
            Qui enchante filles et garçons? 
              Même s'il est souvent grognon.
                 Dites-le-moi, mais pour de bon...
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  Se passer de cochon? Non, c'est trop bon.
          Mais...          Pía Spry-Marqués est une jeune femme ayant grandi à Madrid avant d’élire domicile en Grande-Bretagne où elle obtient un diplôme en archéologie de l’université de Cambridge. Son objet d’étude ? Le porc à travers les âges, du paléolithique à nos jours. Ou plutôt, comme l’indique le titre du livre qu’elle vient de publier outre-Manche, comment le porc devient du cochon. Elle se souvient de ses années madrilènes, lorsque son seul contact avec l’animal se faisait lorsqu’il était déjà mort et transformé : sur les étals des bouchers, ou dans les restaurants où pendaient de formidables jambons de Pata Negra et Cie, raconte le quotidien The Independent.
           Aujourd’hui, elle a changé d’avis : elle trouve toujours les porcs formidables mais parce que, selon elle, il s’agit d’animaux sensibles, sociables et intelligents. Ils devraient être nos « meilleurs amis » plutôt que de remplir notre panse, dit-elle. A cela s’ajoute la surproduction dans des conditions de plus en plus dégradantes pour l’animal. Du coup, elle a arrêté d’en manger. « J’adore le jambon ibérique, j’adore le chorizo. Mais cela ne peut pas justifier ce que nous faisons aux cochons », conclut-elle. 
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lundi 4 septembre 2017

Finances et économie

Quelques notes de lecture
                                       On peut considérer l'argent comme un moyen ou comme une fin. 
     Comme le capital nécessaire pour investir et se développer, comme un outil indispensable, propre à créer de nouvelles richesses. Mais le processus de production peut prendre des chemins périlleux où l'argent va d'abord à l'argent.
    Depuis les années 70, mais surtout 90, le capital financier, qui se mondialise, se sophistique, s'autonomise de plus en plus, prend une place prépondérante dans la sphère de la  production. Au point que celle-ci devient une fin"secondaire", priorité étant à l'enrichissement sous toutes ses formes.
  La spéculation l'emporte sur l'investissement, la production à long terme et la redistribution.
    Les grandes entreprises ne sont plus d'abord soucieuse d'investissements productifs, de développement économique d'un pays, elles sont mues par d'autres objectifs, les pouvoirs de décision se situant en dehors de la sphère de la production, les actionnaires de toutes sortes, privés ou ou institutionnels, prenant de plus en plus un pouvoir de décision. Cette hégémonie se manifeste par l’importance de la valeur actionnariale dans les discours des dirigeants, le développement excessif d'un système bancaire toujours plus pantagruélique et dérégulé, mettant régulièrement en péril l'économie toute entière, comme on le voit à chaque grande crise.
    Selon wiki, L'usage intensif d'opérations à « effet de levier » et à « transfert de risques » n'a pas manqué de soulever quelques critiques:
  C'est d'abord le paradoxe de vouloir faire du « capitalisme sans capital » qui est pointé. Un montant de capitaux propres insuffisant ou trop "ajusté" peut faire peser un risque excessif sur le projet ou sur l'entreprise financés de la sorte.
Par effet de chaîne ou de dominos, sur l'ensemble de l'économie, leur emploi important et simultané par toutes les entreprises d'une filière économique de premier plan créent un risque systémique majeur . En effet, en cas de mauvaises affaires, le rôle des capitaux propres comme « matelas de sécurité » de l'entreprise n'est plus assuré. Il ne reste alors d'autres solutions que la faillite, l'intervention publique ou, dans le meilleur des cas, la reprise par une autre entreprise ou d'autres investisseurs.
  Par ailleurs le recours à des montages financiers de plus en plus sophistiqués et à la dissémination des risques via des instruments financiers complexes et composites ( en application notamment des pratiques de titrisation ) accroit l'opacité des transactions et font perdre aux systèmes d'informations leurs qualités intrinsèques (transparence, intégrité, exhaustivité..). La crise des subprimes a fourni l'illustration pratique d'un tel brouillage de l'information et de la difficulté à situer clairement la nature et le montant des risques pesant sur les portefeuilles et leurs détenteurs....

        L’économie est de plus en plus centrée sur la finance. Un phénomène qui est composé d’une panoplie de mécanismes parfois très complexes, mais dont les incidences sur l’économie telle qu’elle nous apparaît au quotidien est devenue préoccupante."
         Une petite présentation ludique et simplifiée peut aider à comprendre ce phénomène répétitif, complexe, mais assez "logique" dans ses grandes lignes. Actuellement, le processus est caractérisé par une sophistication qui masque très souvent un phénomène finalement assez simple mais ravageur, surtout si on se réfère aux premières crises, à Venise ou à en Hollande, ou même encore à celle de 1929, qui ruina pour longtemps la machine économique, pas seulement aux USA.
       ______ La crise de 2008 a mis en lumière l’hégémonie de la pensée financière dans le management des entreprises. Cette hégémonie se manifeste par l’importance de la valeur actionnariale dans les discours des dirigeants et par la multiplication des indicateurs de performance financière (marge opérationnelle, rentabilité des investissements, rentabilité des capitaux propres).
       Une majorité de travaux explique cette « colonisation » de la financiarisation par des mécanismes macroéconomiques (comme la désintermédiation bancaire) et par l’évolution des structures actionnariales des grandes entreprises au profit d’investisseurs institutionnels. Les fonds d’investissement imposent, par exemple, des objectifs de rentabilité plus élevés et l’augmentation de la part des dividendes versée aux actionnaires..."
       "Le néolibéralisme, dogme idéologique dominant depuis les années 1980, aurait grandement miné l’État-providence et, plus particulièrement, sa capacité à redistribuer les richesses, ainsi que sa fonction régulatrice (donnant libre cours aux marchés), tout en contribuant à «l’écroulement des oppositions organisées... Ces transformations ont aussi mis fin au régime de croissance d’après-guerre (le fordisme), reposant sur «quatre piliers institutionnels principaux: le rapport salarial fordiste [partage négocié des gains de productivité], des politiques économiques actives […], l’État-providence [et] des systèmes financiers administrés», tous censés contenir la croissance des inégalités de revenu.
       «Les nouvelles politiques économiques remettent en question le compromis capital/travail antérieur, en créant un rapport de force favorable aux entreprises et aux détenteurs du capital financier.» Les objectifs du capitalisme actionnarial modifient aussi le fonctionnement de l’économie puisque les investisseurs ont maintenant le dessus sur les managers, les premiers devant «maximiser la valeur des participations financières et organiser un système de contrôle externe destiné à inciter les dirigeants des entreprises à satisfaire les objectifs des actionnaires»."
      D'où le risque permanent d'implosion...
        Le cannibalisme financier a pris le pas sur la production dans l'intérêt collectif et la répartition équitable des ressources financières.  La richesse comme dit Stiglitz est devenue une fin en soi, cette tendance provoquant pertes d'emplois et creusement des inégalités d'une ampleur inédite et accélérée.
                    Le capitalisme financiarisé devient toxique, créant des conditions pour s'autodétruire.
       Le court-terme et l'avidité spéculative tendent à prendre le pas sur la vision à long-terme, l'investissement utile, le bien de tous, l'Etat abandonnant peu à peu son rôle de régulateur et de redistributeur, au nom des sacro-saintes lois du marché.
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dimanche 3 septembre 2017

Autrement

Pour qui tournent les caméras?
                           Elles sont au Texas, en abondance.
                   Mais on en compte peu sur le théâtre des drames d'Asie du sud (41 millions de personnes touchées.)
    Très peu au Nigeria où des inondations font plus de 100 000 déplacés.
     Aucune au Yémen, la grand tragédie oubliée.
 Là ou sont les caméras serait l'information? l'émotion? l'aide?
 L'espace de la médiatisation est relatif.
    C'est peu dire que l'information pose problème,  relative au degré de médiatisation.
       Les milliards de réparation  ne tomberont pas pour tout le monde.
                      Pendant ce temps certains spéculent sur les catastrophes naturelles...


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__ Du volant ou du guidon, qui sortira vainqueur?
                                                A terme, l'issue ne fait aucun doute.  Ça carbure...

__ Déchets nucléaires: comment s'en débarrasser? Un dossier toujours radioactif.

__ ​Pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde Berlin:
                                               Pour beaucoup de retraités, rien n'est rose. La puissance économique du leader européen pose problème.

__ Rentrée: et le niveau réel des élèves?

__ Médias: la grande confusion ou la connivence.

__ Veolia, l'ami de la Macronie 

__ Qu'est devenue l’innocence américaine?
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samedi 2 septembre 2017

Ordonnances bien ordonnées

...Commencent par une petite mise en ordre
                                                                            Les ordonnances n'ont pas bonne presse, notamment depuis celles de Juillet 1830.
   Si elles furent utilisées ensuite, notamment en périodes d'exception, en temps de guerre, De Gaulle leur donna une importance particulière, et ensuite furent régulièrement utilisées dans le cadre d'une république de type présidentialo-monarchique.
   Si à droite comme à gauche, certains s'opposent à ces mesures, qui devraient rester exceptionnelles, le nouveau Président semble vouloir y avoir recours dès le début de son débat.
        « Le système des ordonnances, qui permet au gouvernement de rédiger des quasi-lois, s’inspire de la pratique des décrets-lois apparue sous la IIIRépublique (1870-1940).
   Pendant la première guerre mondiale, le gouvernement d’Aristide Briand souhaite légiférer très vite sur des domaines cruciaux. Voyant que le Parlement prend du temps pour délibérer, il tente d’intervenir à la place du législateur mais il échoue.
La pratique des décrets-lois devient ensuite fréquente à la fin de la IIIe République, dans les ­ années 1930 et 1940. Elle s’inscrit dans un mouvement global de transfert du pouvoir législatif vers le pouvoir exécutif observé à cette époque dans toutes les démocraties du monde.
   En 1946, la Constitution de la IVRépublique interdit le recours aux décrets-lois – ce qui n’empêche pas la plupart des gouvernements qui se succèdent après 1953 de recourir, notamment par la pratique de la loi-cadre, à un système proche de celui des ­décrets-lois.
   En 1958, la Constitution de la VRépublique renforce les pouvoirs de l’exécutif en instaurant la pratique des ordonnances, qui permettent au gouvernement d’empiéter ponctuellement sur le domaine du Parlement. »

     Notre Président veut aller vite, pourtant il a une majorité favorable et peu expérimentée. Mais la chambre n'a plus depuis longtemps le poids républicain qu'elle devrait avoir.
     Le gouvernement fait sa loi
        Après un dialogue préalable formel quoique claironné, c'est n'est pas du De Gaulle, mais plutôt de la  Silicon Valley qui transparaît. «Donner aux gens une opportunité», comme disait Clinton
   Fort bien, mais il y a de forts doutes , même en haut lieu, que ces mesures feront baisser le chômage.
     Même le Premier Ministre affirmait:« nous savons que le droit du travail n’est pas la première cause du chômage en France, en aucune façon », et d'autres au gouvernement reconnaissaient que ce n'est pas une baguette magique...On attend mieux chez Mr Gattaz.
   Une  réforme « ambitieuse »? C'est loin d'être une évidence. Plutôt une amorce pour d'autres réformes plus audacieuses "libérales" encore. Sur le plan du travail comme sur celui des retraites et des aides sociales. Ce n'est qu'un début...
  Beaucoup doutent que cela fera baisser le chômage, mais ce sera au moins un nouveau signe aux actionnaires et à Berlin.
    Revoilà la loi travail en question. La CFDT critique mollement, comme c'est devenu l'habitude.. D'autres voient une nouvelle destruction du  droit du travail. ou une «généralisation de la précarité» ou une loi taille patrons. Pour la précarité, elle n'est pas seulement à nos portes...
    Beaucoup ont déjà insisté sur le fait que la clé du chômage se trouve surtout dans un investissement éducatif massif, une remontée du niveau de vie dynamique pour un nouveau développement, la résorption des zônes de pauvreté, une aide sociale mieux ciblée et une véritable chasse à l'évasion fiscale qui atteint des sommets.
    Mais silence, là-dessus. La compétivité à tout prix reste, sans cela, un mirage.
  Revenir sur la critique de certains leurres, de certains mots détournés, comme la notion trompeuse de " charges sociales".
  Mais, paraît-il,  l'action de celui qui se dit jupitérien est rafraîchissante pour Mr Gattaz, qui se réjouit aussi des profits des entreprises..La financiarisation poursuit son cours.
    C'est le moderne retour de l'ancien monde...
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L'enjeu de la fléxibilité
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       " Il s’agit d’un « projet de transformation du code du travail d’une ampleur inégalée ». Après trois mois de jeu de chat et de la souris avec les représentants des salariés et du patronat, la ministre du travail Muriel Pénicaud a cessé de se cacher derrière son petit doigt. Ce jeudi 31 août à midi, elle a présenté, aux côtés du Premier ministre Edouard Philippe, le contenu des ordonnances qui vont bouleverser les règles régissant les relations entre employeurs et employés en France.

     Les longues semaines de concertation plus ou moins sincère ont accouché de cinq ordonnances, courant sur 160 pages et mettant en musique 36 « mesures concrètes majeures » (elles sont disponibles ici). Leur objectif est on ne peut plus clair, selon la ministre : « changer l’état d’esprit du code du travail », afin d’assurer plus de « liberté », de « sécurité » et de « capacité d’initiative des entreprises ». Ce qui constituerait « une impulsion déterminante pour l’investissement et l’emploi en France ».
        Autrement dit, le gouvernement entend bouleverser la philosophie générale du code du travail, le faisant passer d’un texte pensé pour défendre les salariés face aux abus de leur employeur, à un outil de « sécurisation » des pratiques des chefs d'entreprise. Quelques minutes plus tôt, Edouard Philippe avait lui aussi vanté les mesures radicales présentées. Certes, « nous savons que le droit du travail n’est pas la première cause du chômage en France, en aucune façon », a-t-il concédé. Néanmoins, a-t-il assuré, « personne ne peut aujourd’hui soutenir que notre droit du travail favorise l’embauche », ni « qu’il protège efficacement et qu’il aide au développement des entreprises »."
        « Pour le patron d’une petite ou d’une moyenne entreprise ou pour l’investisseur étranger, le droit du travail tel qu’il existe est souvent perçu comme un frein à l’embauche et comme un frein à l’investissement », a persisté le premier ministre. Il contredit là une toute récente étude de l’Insee qui montre justement que les chefs d’entreprise pour qui les risques juridiques et les coûts d’un licenciement sont des barrières à l’embauche sont très minoritaires. Mais qu’importe.        Le principal est de coller à la vision du monde que le président Emmanuel Macron a justement détaillée le jour même dans Le Point, disant à quel point, « dans un monde très schumpetérien », il est « important de libérer le processus de “destruction créatrice” » dans le monde du travail. Et c’est à cette « libération » que s’est attelé le gouvernement. Une fois les ordonnances signées par le président et publiées au Journal officiel, puis ratifiées par le Parlement avant la fin de l'année, les salariés et les employeurs français vont entrer dans un nouveau monde, aux règles totalement bouleversées....
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vendredi 1 septembre 2017

Jamais plus sans mon chien

Demain, je prends un chien. 
                                        C'est décidé.
                                                   Jupiter montre l'exemple,  comme d'autres avant lui.

   Je veux aller aussi En marche! Mais accompagné.
   Le premier toutou de France, c'est quelqu'un, même s'il s'appelle Nemo (personne, en latin).Venu de nulle part...
     Jupiter Ier voulait sans doute suivre le conseil de Harry Truman: «Si vous avez besoin d’un ami à Washington, il vaut mieux avoir un chien»
    Car les temps s'annoncent durs au Palais et les fidélités s'étiolent vite..Un président a souvent une vie de chien, vite lâché par les siens.
     Le chien, lui, résiste aux querelles de palais, il s'accroche à vos basques.
        Un vrai chien, pas un petit toutou de rien du tout.
                       Un chien qui aie du chien.
   On n'imagine pas un chat à l'Elysée. ça déchire les rideaux, aux frais du contribuable.
  Un chien respecte les lambris dorés et la moquette royale élyséenne.
    Et le chien obéit et garde son maître du danger. Il a du flair. Pas comme certains au parlement ou dans les ministères, pas toujours francs du collier..Et c'est bon pour la com'.
   ___ Et puis un chien oblige à faire de l'exercice et à parler, même si l'on a rien à dire.
   Il devrait être remboursé par la Sécu.
C'est mieux que les vitamines et le lexomil. C'est Top Santé qui le dit! Une référence. C'est pas fait pour les chiens.
   Le chien est un thérapeute de premièr ordre. De quoi faire rajeunir encore le Président le plus jeune parmi les plus jeunes. Et une épouse qui en a besoin.
   On n'a pas domestiqué le chien pour rien. Il nous l'a bien rendu.
      Il a traversé les cultures
        Le Président-philosophe ne sera peut-être pas cynique (de κυνός, le chien, en grec) comme Diogène, qui cherchait un homme. Jupiter, lui, a trouvé. Un homme de com'.
         Qui sera le plus sage?
            Je donne ma langue au chien chat.
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