Face à l'engouement naïf et inconsidéré de naguère, les désillusions viennent peu à peu. Comme les remises en question.
On voyait dans le tablette et le numérique en général en milieu scolaire, le moyen miracle pour motiver les élèves, les autonomiser, compenser les défaillances du système, peu interrogées.

Adieu livres, cahiers, crayons, buvards et notes superflues. La tablette allait balayer les vieux outils scolaires de papa et faire entrer la classe dans une ère nouvelle, forcément moderne, où le ludique et le savoir seraient enfin mariés.
Or, des enseignants, mais pas seulement, ont vite vu les effets pervers de cet engouement et de la généralisation de la sainte tablette, parfois généreusement proposée gratuitement par les instances départementales.
La logistique fut loin de suivre et les critiques ne tardèrent pas à s'exprimer de l'intérieur.
Une parole de sagesse vint récemment mettre les choses en place, rétablir un équilibre qui tendait à se rompre, en remettant en cause un mythe:
A l’école, pour éduquer au numérique, il faut d’abord apprendre aux élèves à s’en passer...
Comme le font les malins de la Silicon Valley, pourtant numérisés jusqu'à l'os.
Le tout numérique le plus tôt possible de l'époque antérieure, vu comme le moyen infaillible de rattraper le retard que pointe le rapport Pisa (ce fétiche discutable) est pire qu'une mauvaise chose, du moins avant quinze ans. Et encore, avec modération contrôlée.
Surtout quand on a drastiquement réduit les heures de français, base de tout apprentissage, que le temps scolaire est colonisé par des activités non fondamentales.
Il y a bien des raisons de ne pas utiliser les tablettes dans l’éducation et de pas être formatés Microsoft.
Les enfants ont besoin d’être encouragés à beaucoup écrire pour apprendre, que ce soit en prenant des notes, en rédigeant des devoirs, des rapports, des manipulations de données, des écrits d’invention ou des dissertations....
La colonisation précoce par le numérique pose plus d'un problème.
Et, on s'en est aperçu, le numérique à l'école n'est pas une garantie de performances.
Le salut ne viendra pas du numérique, si les fondamentaux continuent à être trop souvent négligés et si la médiation est défaillante.
De plus, les écrans défavorisent les plus défavorisés.
Certains parlent de désastre ""Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s’est lancée, sous prétexte de 'modernité', dans une numérisation de l’école à marche forcée – de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre"...
Certains parlent de désastre ""Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s’est lancée, sous prétexte de 'modernité', dans une numérisation de l’école à marche forcée – de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre"...

L'innovation n'a pas de valeur en elle-même.
Bref, un certain sevrage numérique s'impose et un retour rénové à l'essentiel est une urgence. Intéresser et distraire ne peuvent être confondus.
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