Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

dimanche 9 janvier 2022

Méli mélo

__ Pas en avant

__ Durables...comme les déchets

__ L'emmerdeur ...Oh!

__ Année fabuleuse   


__  Bien obligés

__ Coups de pouce

__ Trop vite, trop loin

__ Le piège

__ Soft Power

          __ * Revue de presse   ___________________

                                

samedi 8 janvier 2022

Sondages encore

Et si on y revenait?

                             C'est le moment où jamais. Ils pleuvent de toutes parts. 

             La sondagite gagne du terrain d'année en année. Leur crédibilité est en cause. Ce n'est pas nouveau, mais on ne fait rien pour modifier un système devenu fou, pour légiférer, réguler, même un minimum. Pour stimuler l'électeur à se fier à son propre jugement plutôt qu' à des données fluctuantes et contestables.  La méfiance a priori devrait être de mise à l'égard d'un phénomène douteux, qui n'a aucune valeur mathématique ni vraiment sérieusement prospective. 

                     La méfiance  s'impose: "...En période électorale, les sondages sont partout. Les journaux, les radios, les chaînes d’informations nous abreuvent à longueur de journée de chiffres. « Les élections présidentielles de 2002, 2007 et 2012 avaient donné lieu respectivement à 193, 293 et 409 sondages » indiquait un rapport de la commission des sondages il y a cinq ans. En 2017, on avait une nouvelle fois pulvérisé le record avec 560 études en rapport avec le scrutin. Et tout porte à croire, qu’une fois encore, 2022 pourrait repousser ce seuil.  Pourtant, la pertinence de ces enquêtes, en tant qu’outil démocratique, pose de plus en plus questions. D’autant que leur fiabilité est régulièrement discutée. Depuis toujours, les erreurs commises par les instituts ont été nombreuses, aussi bien en France qu’à l’étranger. On se souvient, par exemple, des présidentielles américaines en 2016. L’immense majorité des établissements états-uniens donnaient alors comme acquis le succès d’Hillary Clinton sur Donald Trump, parfois même avec plus de dix points d’avance. Pourtant, c’est bien l’ancien présentateur de télé-réalité qui a pris la tête du gouvernement. Un autre exemple célèbre est celui du Brexit au Royaume-Uni. La veille du scrutin, les instituts prédisaient encore la victoire du « non » à la sortie des Britanniques de l’Union Européenne. Mais le lendemain matin, c’est bien le Brexit qui a triomphé.              ___Ce genre de déconvenues n’a pas non plus épargné la France. En 2002, par exemple, pour les présidentielles, tout le monde annonçait le couronnement de Lionel Jospin. Pourtant, au bout du compte, le candidat du PS n’avait même pas franchi le premier tour, surpris par Jean-Marie Le Pen. Scénario semblable aux présidentielles de 2017 lorsqu’Alain Juppé devait facilement emporter les élections nationales. Mais celui-ci n’avait finalement pas réussi à surmonter l’étape des primaires de la droite. En 2020, les sondeurs ont d’ailleurs encore fait fausse route lors des élections régionales en surestimant largement les scores du Rassemblement National qui n’a, en définitive, décroché aucune région. Enfin, tout récemment, Valérie Pécresse a remporté les primaires des Républicains alors que tous les instituts désignaient Xavier Bertrand comme favori. Au terme du processus, ce dernier a pourtant terminé à la quatrième place.   Ces échecs, de plus en plus réguliers, interrogent sur la méthode des sondeurs. Ils posent la question fondamentale de la fiabilité des instituts. Les systèmes utilisés par les professionnels de l’opinion ont parfois de quoi laisser songeur.   L’élaboration des fameux « panels » revient régulièrement comme le premier sujet de controverse. Les sondages reposent, en effet, le plus souvent, sur un échantillon d’environ 1000 personnes dites représentatives de la population globale. Seulement, comme l’explique une enquête du Monde, la composition de ces ensembles de potentiels électeurs suscite les débats à plusieurs égards. La plupart des sondages se réalisent aujourd’hui sur internet. Bien que ce procédé s’avère plus commode et plus économique, il a le défaut de rendre invisible la partie de l’électorat qui ne dispose pas du web. Et il ne s’agit pas d’un détail, puisque 13 millions de Français utilisent peu ou pas l’outil numérique.       Si cette pratique s’est malgré tout généralisée, c’est avant tout pour sa forte rentabilité. Aujourd’hui, presque tout est automatisé, quand il fallait hier mobiliser des employés pour téléphoner aux Français ou même aller les rencontrer à leur domicile. Ces anciennes méthodes avaient pourtant l’avantage de contrôler l’identité et les informations concernant les interrogés. Luc Bronner, journaliste du Monde, auteur de l’enquête citée précédemment, a pu ainsi participer à des sondages sous plus de 200 identités différentes. Rien n’empêche donc, par exemple, un jeune cadre de se faire passer pour un ouvrier de classe populaire. Si un seul journaliste a pu prendre 200 identités différentes à lui tout seul, il est aisé d’imaginer ce que pourraient accomplir quelques centaines de militants motivés et bien organisés.   Il faut également noter qu’avec ce système, ce sont les internautes eux-mêmes qui décident de s’inscrire pour répondre aux sondages. Par l’intermédiaire de jeux-concours, ils sont même fidélisés. Ainsi, il paraît clair que des panels constitués de volontaires représentent un biais évident pour une étude par rapport à des groupes composés de personnes démarchées au hasard. Il n’existe en effet aucun moyen pour les instituts de se prémunir contre les faussaires, pas plus que contre les « sondés professionnels » qu’ils soient mal intentionnés ou non.                                                   Une autre facette méthodologique des instituts de sondages a déjà plusieurs fois déclenché la polémique : il s’agit des « redressements ». Les conclusions des enquêtes ne sont en effet jamais publiées telles quelles. Les employés corrigent d’abord les résultats en fonction de plusieurs critères. Ils peuvent, par exemple, être amenés à réajuster les chiffres si jamais l’échantillon n’est pas assez représentatif de la population française. Ainsi, si le groupe ne contient pas assez de jeunes, alors les réponses des moins âgés seront légèrement amplifiées. On parle ici d’un redressement dit «  sociodémographique ».      Mais il existe également d’autres types de redressements beaucoup plus subjectifs. Les sondeurs tiennent notamment compte des scrutins précédents pour ajuster les chiffres. C’est ainsi qu’en 2017, certains sondages surévaluaient largement le score de Benoît Hamon en se basant sur les résultats des présidentielles de 2012 de… François Hollande. Les observateurs de l’époque n’avaient d’ailleurs pas manqué de critiquer l’absence de caractère scientifique de cette méthode, d’autant que chaque institut reste libre d’appliquer les coefficients de son choix. Dans ce cas précis, cette prise en compte semblait incohérente tant la crédibilité du PS s’était dégradée dans l’opinion publique entre 2012 et 2017.                                                                  L’autre incertitude qui pèse de plus en plus lourd dans les résultats des sondages tient à la difficulté des instituts à jauger l’abstention. En juillet 2021, la France Insoumise accusait notamment les sondeurs de surévaluer l’abstention pour les présidentielles de 2022. Le député européen, Manuel Bompard, relevait dans des enquêtes récentes que des instituts comme IPSOS demandaient à tous leurs sondés d’évaluer leur certitude de voter sur une échelle de 1 à 10. Tous ceux qui ne répondaient pas 10 étaient alors automatiquement retirés du panel et comptabilisés comme abstentionnistes.              Avec cette méthode, ces instituts fournissent des estimations avec un taux d’abstention proche de 50%. Un chiffre jamais vu pour des présidentielles et qui semble hautement improbable. Rappelons par exemple qu’en France sous la cinquième république, l’abstention pour des présidentielles n’a jamais franchi la barre des 29% au premier tour. La base sur laquelle travaillent de nombreux sondeurs en ce moment paraît donc assez peu réaliste. Ce biais aurait, par ailleurs, pour conséquence de « gommer le vote populaire » selon le député insoumis. Et pour cause, la certitude de vote s’avère bien souvent plus forte dans l’électorat aisé et d’âge mûr que chez les jeunes et les classes populaires.        Les sondages ont en effet la particularité de figer les situations entre les plus forts et les plus faibles, qu’il s’agisse des électorats ou des candidats. En 2017, certaines émissions de télévision n’avaient pas hésité à organiser des débats seulement en présence des candidats les plus hauts dans les sondages. Les temps de parole entre les différents participants étaient également en partie calculés en fonction des enquêtes d’opinion. Le cercle est vicieux puisque les bons sondages permettent d’avoir la parole plus souvent et donc de se faire mieux connaître et d’exposer plus facilement ses propositions. Au contraire, les candidats avec une faible notoriété ont rarement l’occasion de s’exprimer dans les médias et donc de lancer leurs campagnes. Des idées peu populaires et peu répandues dans la société ont ainsi très peu de chances de se mettre en lumière. Dans ces conditions, le système sondagier apparaît comme un verrou qui conforte le modèle en place et les idées dominantes.      Pour certains, le caractère arbitraire de la méthodologie des sondeurs donne à réfléchir sur leurs intentions. En effet,  il ne faut pas oublier que les instituts restent avant tout au service de clients qu’ils doivent satisfaire. Lorsque l’on parle de sondages politiques, leurs commanditaires sont pour la plupart du temps de grands médias. Or, ces grands médias sont souvent accolés à l’idéologie politique dominante et défendent régulièrement les intérêts de leurs principaux actionnaires tandis que les instituts de sondages majeurs gravitent également dans ces mêmes sphères d’influence. " (Simon Verdière)- Souligné par moi.-___________________

vendredi 7 janvier 2022

Capitole

Un moment capital? (notes de lectures)

           On peut le redouter. L'insurrection est à Washington. Elle couve, c'est juste une accalmie. Les hommes de l'ombre s'activent autour d' un Trump sur-actif. C'est ce que craignent nombres d'observateurs qui redoutent un avenir de tensions croissantes dans un avenir proche, dans ce pays qui n'a jamais connu vraiment de démocratie réelle, malgré ses prétentions, ses hauts et ses bas.    Une ploutocratie plutôt, qui se durcit avec l'effet Trump, lui-même symptôme d'une crise ancienne affectant en priorité les plus démunis et les classes moyennes en situation de déclassement. L'inimaginable devient possible.  L'assaut violent contre le plus puissant symbole de Washington avait sans doute été prémédité par l'ex-bouffon de la Maison Blanche qui avait twetté: Soyez présents, ça va être sauvage. Le suprémacisme blanc cristallise des années de rancoeur et renoue avec une vielle tradition.  La vérité sur les faits et les manoeuvres préalables seront longues à établir étant donné les résistances en plus haut lieu. La lutte des clans se durcit comme jamais.

              ...«Les images semblaient sorties tout droit d'un film de science-fiction», résume Mathieu Magnaudeix, correspondant aux États-Unis pour Mediapart pendant les années Trump et qui a couvert la campagne de 2020. «Mais c'était la fin logique d'une présidence d'incitation à la haine et à la violence au cours de laquelle Trump a galvanisé les suprémacistes blancs, l'extrême droite ou encore les adeptes de la mouvance QAnon.»   Depuis un an, la presse américaine ne cesse d'essayer de reconstituer le film catastrophe. Comment les défenses du temple de la démocratie américaine ont-elles pu s'effondrer aussi vite? Une enquête du New York Times assemblant les innombrables vidéos de l'événement a mis en évidence la panique qui s'est rapidement emparée de la police du Capitole, abandonnée seule pendant plusieurs heures face à une horde de militants déterminés et ultra-violents..."

  _______Il y a du souci à se faire pas seulement Outre-Atlantique, mais dans tous les pays qui sont sous l'influence d'une puissance au bord de l'explosion et de l'irrationnel et  : "...À gauche, beaucoup craignent que Donald Trump tente, en 2024, de se faire réélire à la Maison Blanche sur la base des mêmes stratégies qui ont conduit l’année dernière aux violences du 6 janvier. Autrement dit à des manœuvres proches, pour la gauche américaine, d’une tentative de coup d’État.  Dans le prestigieux magazine américain The Atlantic, le journaliste Barton Gellman esquisse les contours de cette hypothèse pas si lointaine d’un « effondrement de la démocratie américaine ». On est en 2024, entame-t-il, « des milliers de votes » ont été rejetés. Et « le perdant est déclaré vainqueur ». Grâce entre autres au détournement du système des grands électeurs censés désigner le gagnant. Le scénario pourrait paraître alarmiste. Seulement, il a régulièrement été conforté ces derniers mois.    D’après les derniers sondages, chez les électeurs républicains, 71 % croient encore que l’élection présidentielle de 2020 aurait été volée au camp Trump via des schémas de fraudes massives mis en place par la gauche. Bien que la quasi-totalité des soixante-cinq recours déposés par les équipes de Trump, devant les tribunaux, ait échoué.    Dans ce contexte, l’ancien locataire de la Maison Blanche a engrangé en à peine quelques semaines, pendant les premiers mois de 2021, un arsenal de guerre, plus de 100 millions de dollars en donations de campagne. Sans même qu’il se soit, pour le moment, officiellement déclaré candidat. Un record. Et un levier de persuasion redoutable au sein du parti républicain qui lui a été, jusqu’ici, loyal.     En parallèle, ces derniers mois, grâce à l’enquête judiciaire et à l’investigation conduite à la Chambre des Représentants par une commission spéciale, le déroulé de l’attaque du Capitole et de ce qui l’a précédé a commencé à se préciser.     Plus de quarante individus ont été inculpés, au pénal, pour avoir « conspiré » et s’être coordonnés le jour de l’attaque. Sur ces quarante personnes, beaucoup appartiennent aux milices d’extrême droite dont l’organisation paramilitaire Oath Keepers (les gardiens du serment, en français) et les Proud Boys, le groupe d’autodéfense « chauviniste » que Donald Trump a personnellement encouragé à se tenir « prêts ». _______________

jeudi 6 janvier 2022

20 ans d'euro.

  Au bout de vingt ans, les bilans

     Est-ce possible? Pour une monnaie commune encore en construction?    Même si les débats sont moins vifs que pendant la crise de 2008 et l'épisode grec, il y a toujours des divergences de points de vue sur une question qui revient spécialement aujourd'hui, où les incertitudes économiques se font sentir à nouveau.  On peut voir ça comme ça, du point de vue de l'orthodoxie bruxelloise, c'est à dire surtout du point de vue de Berlin, estimé le grand bénéficiaire d'une monnaie forte, mais sans équivalent avec son rival, le dollar: "...Qui veut tirer les bénéfices d'une adhésion à la zone euro doit muscler son économie, sinon appartenir au club se révèle très coûteux sur le long terme, car l'arme de la dévaluation n'est plus une option pour améliorer artificiellement sa compétitivité. C'est ce qui ressort d'une étude publiée, lundi, par le Centre d'études de politique européenne (CEP) basé à Fribourg, selon laquelle seuls l'Allemagne et les Pays-Bas ont véritablement gagné au change. A l'inverse, la France et l'Italie sont les deux plus gros perdants...."            La capacité de résilience  de l'euro semble faire pencher la balance du côté de ce point de vue conventionnel: si l'euro briderait certaines économies, notamment celles du Sud, ce serait la conséquence d'un manque de compétitivité, voire de valeur morale, comme on vu Schäuble accuser le Grèce au pire moment du bras de fer entre Berlin et Athènes, faisant renaître des préjugés d'un autre âge.  En tous cas, les effets de la monnaie unique restent pour l'instant encore très "contrastés".                                                                                                                   Mais les choses sont moins simples, si on tient compte d'une analyse plus large, mettant en perspective d'autres avis. La crise grecque a été révélatrice de distorsions profondes. Dès le début, des critères incertains ont plombé la crédibilité de la monnaie commune... Un costume mal taillé où l'Allemagne tira assez vite le plus de bénéfice"..."...ce qui fait une bonne partie de la compétitivité-prix de l’Allemagne, c’est une stratégie très poussée de délocalisation. En faisant appel de façon massive aux importations de biens intermédiaires produits par des sous-traitants souvent localisés dans les nouveaux pays membres (Pologne, Hongrie, République Tchèque), les industriels allemands se sont assuré une certaine modération de leurs coûts de production. Enfin, l’Allemagne est spécialisée sur des gammes de prix relativement élevées, où la compétitivité hors coût domine Les écarts de prix à l’exportation ne jouent qu’un effet très marginal (Berthou et Emliger, 2011).  La question irritante des excédents commerciaux allemands a pesé lourd dans les vifs débats sur les distorsions de concurrence....                                                                                Le débat n'est pas clos même s'il prend un tour moins vif, dû notamment aux changements politiques allemands, annonciateurs peut-être d'autres rapports intereuropéens, plus solidaires. Il y a seulement quatre ans, les points de vue étaient encore plus vivement divergents.   L'euro est un fait, semblant parfaitement intégré. Au point que certains partis dits europhobes ne le remettent plus en question, ou de moins en moins.  Il apparaît maintenant difficile de revenir aux monnaies nationales, quel que soit le jugement porté sur son origine, son opportunité et son avenir.

        La monnaie est chose complexe, sur laquelle bien des économistes peuvent être en désaccord, toujours entre violence et confiance.
    Pour plusieurs économistes américains, comme Stiglitz, la monnaie unique imposée (et non une monnaie commune avec variations nationales possibles), fut une erreur majeure. Un coup de force pour accélérer l'union et mettre au pas l'Allemagne, dans un contexte très particulier. Mais un amplificateur de crises.
   Mais peut-on maintenant envisager de l'abandonner sans risques politiques majeurs,  en semblant ignorer de plus la réalité européenne spécifique? On en débattra encore longtemps, même si une certaine souplesse, certains ajustements et modes de fonctionnement pourront être introduits dans l'avenir. Il n'est tout de même pas normal que la BCE soit hors contrôle politique, mais parfois sous injonction allemande, gérée par des enfants de Goldman Sachs et que le cour de la monnaie unique favorise autant de fait l'économie exportatrice de nos voisins d'Outre-Rhin.
    Il n'en reste pas moins que cette monnaie mise en place à la hâte, dans des circonstances bien spécifiques, est une monnaie bâtarde, pas franchement adaptée à la diversité des économies concernées, surtout sans unité politique et sans réelle convergences, souvent à l'encontre des principes émis.
    Une monnaie sans nation. D'où sa faiblesse structurelle congénitale, génétiquement problématique, malgré l'euphorie des premiers temps.
  Déjà en 2009, le statut de l'euro faisait l'objet d'âpres discussions.
   L'euro-fort-qui-ne-se-discute-pas a été depuis au centre de nombreux débats, pas seulement économiques, car la monnaie unique était d'abord un pari politique. Elle a souvent été présentée comme un parapluie ou comme un boulet, favorisant surtout la puissance exportatrice allemande, aux dépends de ses partenaires.
L’euro ne fait plus rêver
   A l'approche des élections européennes, le débat tendit à se radicaliser.
Certains, comme J.C. Trichet, jugeait que seul un saut fédéral peut sauver un monnaie recouvrant des économies si contrastées. Trichet, avait « négocié au nom de Paris chaque virgule de tous [...] les aspects monétaires » du traité de Maastricht, en 1992, confie t-il à Le Point, en octobre 2013. Le poids de la garantie apportée par Trichet à l'euro est à la mesure du prestige dévolu à ses fonctions successives, en particulier à la tête de la BCE, de 2003 à 2011. Le haut fonctionnaire Jean-Pierre Jouyet résume leur place respective : « Trichet a été au système monétaire européen ce que Delors a été à la Commission et à la Communauté européenne ».
      En octobre 1990, François Mitterrand avait prévenu qu’une monnaie unique sans gouvernement européen ne survivrait pas longtemps. Or ce projet, s'il existe un jour, n'est pour l'instant qu'un projet des plus utopiques.
   La persistance d'un déséquilibre entre le nord et le sud de la zone euro, consécutive à la crise financière de 2008, puis la crise de l'euro, est la réalisation du scénario noir envisagé par l'establishment économique américain qui, de Friedman à Krugman, s'étaient penchés sur le rapport Delors.
   Quel était la raison de ce scénario noir ? C'était le vice de l'euro, c'est à dire l'absence de mécanisme pour mutualiser le risque macroéconomique entre les états. Autrement dit, un budget fédéral capable, comme aux États-Unis, de résorber les chocs asymétriques. Et, effectivement, les courbes de chômages des différents états des États-Unis, ont traversé la crise financière de 2008 en demeurant synchrones..."
       Plus d'un économiste, parfois de premier plan, considère l'euro comme une erreur et la possibilité de s'en débarrasser comme une nécessité et une possibilité qui ne mènerait à aucune tragédie si le processus est bien préparé, concerté, maîtrisé. Comme l'écrit un ancien europèiste, l'euro relevait de la pensée magique.    Emmanuel Todd considère que la peur paralysante des élites face à une démarche techniquement possible est le principal frein qui nous empêche de passer à une monnaie commune (et non plus unique), permettant aux économies de respirer, de se développer et de sortir d'un marasme paralysant qui accentue la crise dans la plus grande dé-solidarité.
              L'euro nous pénalise et entraîne l'Europe à sa perte, disaient certains.
Selon Arnaud Montebourg, « L’euro pénalise l’industrie au lieu de la soutenir dans la grave crise de compétitivité que nous traversons. Tous les grands industriels européens dans l’aéronautique, dans l’agroalimentaire, dans les transports, et toutes les institutions économiques du FMI au Conseil d’analyse économique, lui-même placé auprès du Premier ministre, en passant par l’OCDE, défendent des politiques nouvelles et « non conventionnelles » visant à enfin faire baisser le niveau de l’euro. Pourquoi devrions-nous continuer à nous mettre la tête dans le sable ? » Sur ce point encore, on ne peut que partager le constat. Aujourd’hui, le taux de change de l’Euro pénalise la totalité de l’industrie française (et italienne, troisième pays de la Zone Euro). Ce taux de change accélère les processus de désindustrialisation que nous connaissons. Par ailleurs ils plongent aussi les pays de la périphérie de la zone Euro dans la déflation..." 
     Une monnaie batarde, donc?
    Les faiblesse de l'euro fort n'ont pas fini d'être soulignées, comme ses failles.
 Toujours encore en question, dans le contexte de l'après crise, l'euro longtemps apparaîtra comme une bulle cognitive.
   L'Europe, ce qu'elle deviendra demain, sera-t-elle toujours soumise à l'épreuve de la monnaie unique?
          Nul n'est prophète pour le dire...La question n'est pas (que) monétaire, purement économique.
___[Retour aux origines-  L'euro ou l'écu?- Questions-]

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mercredi 5 janvier 2022

Une vie de chien!

     Vraiment!

                    Etre chien présidentiel, ce n'est pas ce qu'on croit. Le luxe, le protocole, le beau monde, tout ça...on s'en lasse vite. C'est d'un ch...à la longue!  Je regrette d'avoir été choisi par le patron du lieu. Même si Brigitte est sympa avec moi....          C'est même une vie de chien!                         Il y a le protocole à respecter. Ça m'énerve! Par exemple, ne pas aboyer lors de l'arrivée d'un chef d'Etat, ne pas se lâcher sur la moquette du grand salon, ne pas faire de trous dans les grand jardin pour chercher le bébéte, ne pas pouvoir aller faire un tour sur les boulevards avec les copains, donner la pa-patte sur commande au premier invité venu...tout ça...Ras la truffe!               ___  Y en a marre! Je cherche un autre maître, ordinaire, dans une maison quelconque, avec une liberté normale pour un chien qui se respecte. Nom d'un chien! Pas besoin de Canigou haut de gamme ou de coussin de velours à côté du bureau du patron, dont il faut supporter les humeurs! Le luxe, c'est pas ce que l'on croit.          On a beau avoir le poil luisant, les jours sont longs à en crever, même quand on voit l'agitation qui règne en permanence au palais. Heureusement que le personnel est sympa et que j'ai le droit d'aller aux cuisines manger quelques restes de luxe. Mais la patronne a remarqué que je prenais un peu de gras et m'a mis au régime "Comme j'aime...", comme elle. L'horreur!                         Bref, j'aspire à devenir un chien ordinaire, dans une maison normale, avec des maîtres quelconques...Est-ce trop demander?      Les prisons ont beau être dorées, il y a toujours les grilles de tous côté et les gendarmes de service qui veillent au grain.   J'ai bien envie d'en parler à Brigitte (Bardot), qui pourrait peut-être faire quelque chose, si elle ose...Mais il paraît qu'elle n'a pas ses entrées ici. Trop proche du FN m'a-t-on dit.         Le Président a lui aussi une vie de chien parce qu'il en fait trop, surtout en ce moment, à deux doigts de péter un cable, je le vois bien.  Les élections, c'est pas bon pour moi non plus. Un chien ça sent des choses... Il a besoin d'un clébard pour se calmer  D'ailleurs beaucoup de présidents ont eu besoin d'un chien. Giscard, Mitterrand...Ça en dit long sur leur fonction. Trop de solitude? Pas assez d'amis? Allez savoir;.. « Si vous voulez un ami à Washington, prenez un chien. »  disait Truman.    Tout s'explique. Mais qui en souffre? Ma pomme!...Un toutou bon pour la santé?  Je demande à voir et on a beau amuser le monde, on n'est ni un jouet ni un produit de pharmacie...Au début, ça allait encore. Mais au bout de cinq ans, marre d' être une potiche, un faire-valoir! Grr!..😡


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mardi 4 janvier 2022

Biens au soleil

    Le rêve! 

           S'installer là où le soleil fait rarement défaut pendant presque toute l'année, dans des conditions immobilières favorables, là où le fisc vous fait des faveurs. Que rêver de mieux quand on est un retraité aisé? On appelle ça la fiscalité héliocentrique. Sous le soleil de l'Algarve, on peut couler des longs jours heureux, quand on a un peu de biens de côté. Pas de souci. Une sorte d'Eldorado pour jeunes et moins jeunes retraités, surtout français. Même si Lisbonne a revu à la hausse sa fiscalité de faveur, les conditions restent néanmoins excellentes. (*)  Certains ont tout vendu pour s'installer définitivement là bas. Difficile de le leur reprocher quand les incitations sont si fortes...


         Et il existe d'autres pays très accueillants pour les retraités aisés et les autres. Même si l'héliotropisme ne joue plus, mais d'autres critères entrent en jeux comme en Belgique, qui fait des faveurs fiscales, pas seulement aux artistes comme Depardieu et au grosses fortunes, comme B.Arnauld. Le Luxembourg lui non plus ne manque pas de charmes, grâce à ses institutions bancaires accueillantes, peu regardantes à vrai dire.                                                 La question que l'on était censé résoudre à Bruxelles est notamment celle d'une certaine l'harmonie fiscale, celle qui concerne les particuliers comme celle des entreprises, multinationales ou non. On est loin du compte, même si pour ce dernier point, on a fait un petit, très petit pas, pour  contrer les plus énormes discordances.  C'était l'objectif fixé au départ, mais il y a encore du chemin à faire pour s'en approcher...Mais à Bruxelles, on n'est pas à une incohérence près. Paroles...  On optimise, on optimise, comme ils disent. Il y a même des conseillers pour cela, qui ont pignon sur rue. Pour les fonds qui se déplacent à Malte, à la City, à Jersey ou aux îles Caïmans, le climat ne joue plus: avec quelques clics, les fortunes, aux origines plus ou moins claires, se baladent d'une place à l'autre au gré des intérêts du moment: miracle du l'informatique, de l'anonymat et du libéralisme financier florissant. Les grandes lessiveuses ont de l'avenir, malgré les mesures dispersées. L'évasion est un sport bien coté à l'intérieur même de nos frontières, prenant parfois des aspects "respectables". On s'évade, on s'évade...Ce sont les finances publiques qui en pâtissent, et les investissements à l'hôpital, à l'école, etc...C'est plutôt la guerre fiscale qui prévaut. A méditer...

                         ____(*)    "...Ces schémas fiscaux attirent de plus en plus de monde, relève le rapport relayé par Les Échos. Plus de 200.000 contribuables aisés profitent de régimes de faveur dans l'UE, un chiffre probablement largement sous-estimé en raison de l'absence de données récentes.  Au 31 décembre 2020, sur plus de 14 millions de retraités français, 1,2 million touchait leur pension dans un pays étranger, selon les chiffres de l'Assurance retraite (même si la plupart sont des binationaux et ne le font pas pour des raisons fiscales).   Au total, le manque à gagner fiscal pour le pays de l'UE s'élève à 4,5 milliard d'euros, l'équivalent du budget Erasmus pour les étudiants. «La concurrence fiscale entre les États membres fait peser des risques sur les finances publiques, l'égalité sociale et la cohésion sociale et politique», met en garde l'Observatoire...."______________________

lundi 3 janvier 2022

Allemagne à un tournant?

      Turbulences.

                      On peut se le demander après les changements au commet de l'Etat, les conditions particulières qu'impose la crise sanitaire, la politique monétaire (trop?) conciliante de la BE et le début d'une tendance inflationniste  qui brise un dogme sacré de la politique économique de Berlin.   Enfin une politique plus conciliante vis à vis de ses partenaires au sein de l'EU, la fin d'une loi d'airain exigée par une politique mercantiliste à courte vue? La question se pose au coeur de profondes mises en question qui semblent se préparer dans l'espace européen, condamné à ses réinventer.  Berlin découvre ses fragilités. De mauvais souvenirs se réveillent dans le pays. Mais un réveil semble se produire. Le client chinois n'est plus cc qu'il était. Des questions de fond se posent ou se reposent.

               Selon un observateur, "...Vingt ans après la mise en circulation de l’euro fiduciaire, l’Allemagne est précisément aux prises avec le risque le plus redouté depuis l’abandon du deutschemark : la dépréciation de la monnaie. Au mois de novembre, l’inflation a franchi outre-Rhin la barre des 5,2 % sur un mois, son plus haut niveau depuis près de trente ans.    Dans la presse populaire et conservatrice, les illustrations d’une pièce d’1 euro en train de fondre ont refait leur apparition, symbole classique de l’érosion des économies du « petit épargnant ». Les critiques contre la politique ultra-accommodante de la Banque centrale européenne, assimilée à un quasi-financement des Etats, sont devenues plus virulentes.  Les Allemands, dans leur ensemble, auraient pourtant de quoi se réjouir : ils font indéniablement partie des grands gagnants de l’euro. En 2019, une étude du Centre de politique européenne avait conclu que c’est l’Allemagne qui avait le plus profité de l’instauration de l’euro. Le pays, très dépendant du commerce extérieur, a bénéficié de la monnaie unique pour supprimer ses coûts de transaction en zone euro, et pour vendre ses produits moins cher à l’extérieur de celle-ci, grâce à un effet de change favorable. Cet effet ne se retrouve qu’aux Pays-Bas, autre grand pays d’exportation...."                                                 L’Italie et la France, à l’opposé, sont les deux pays qui ont subi les pertes de prospérité les plus importantes. Leurs économies, privées de l’instrument de la dévaluation de la monnaie, n’ont pas su trouver leur compétitivité à l’intérieur de la zone euro, expliquent les auteurs. Mais cette thèse est discutée. Une étude publiée en 2019 par l’Institut pour l’économie mondiale de Kiel conclut que l’Allemagne n’est ni le seul, ni le plus grand bénéficiaire de l’euro. « Plus un pays est petit, plus il profite de la monnaie unique », écrit Gabriel Felbermayr, coauteur du texte, qui estime que les petites économies, qui dépendent plus fortement des échanges que de leur marché intérieur, ont beaucoup profité de la baisse des coûts de transaction...."  ___________

dimanche 2 janvier 2022

Faire une croix sur la Croix?

       Il suffit de demander et d'attendre..    

               C'est le temps de la grande distribution des friandises et des ...médailles. Qui n'a pas eu sa petite (ou grande) Croix? Il suffit de demander, où plutôt d'avoir servi, ou surtout d'avoir plu au maître. Ne soyez pas jaloux, la Légion d'honneur, quelle qu'elle soit, ce n'est qu' un joujou, comme disait Napoléon lui-même, qui avait besoin de fidèles serviteurs, attachés à sa personne.    "C'est avec des hochets que l'on mène les hommes", disait le fondateur de cette nouvelle distinction, aux usages d'abord militaires jusqu'en 1816. Il s'agissait de récompenser et de s'attacher les valeureux, les "braves".         Aujourd'hui, cette distinction est accordée à tous ceux dont "on" juge en haut lieu qu'ils  se sont particulièrement distingués, quel que soit le domaine: des arts à la recherche en tous genres.         C'est ainsi que l'on voit apparaître le nom de Mme Buzin, comme future récipiendaire, dans le lot de ceux qui seront distingués. Diable! une héroïne? Qui l'eût cru? Quand on connaît son passé récent dans la très discutée gestion de la crise sanitaire à ses débuts. Certains ruent dans le brancards. On les comprend.

                            Il faut dire que l'habitude est prise en haut lieu de distribuer la médaille, grande ou petite, comme des chocolats. Certains ont depuis longtemps refusé cette distinction, qu'il jugeaient illégitime ou banalisée. Parfois empoisonnée, comme lorsqu'elle fut attribuée à des personnes peu recommandables, par diplomatie à courte vue. Un système souvent opaque. Beaucoup l'ont refusé, par principe, comme Brassens, JP Sartre et bien d'autres...Mais beaucoup cèdent au désir d'être distingués. Le ruban rouge est toujours apprécié au revers de la veste. Question de prestige ou de vanité. Le management honorifique continue malgré les critiques, parfois venues d'en haut.                                                                                                                                  Autrement dit, ils sont légions...à avoir reçu  la médaille.  Des militaires, des non militaires, des artistes, des ministres, des petits, des grands, des gros, des maigres, des copains et des ..coquins.   Des méritants, des moins méritants.  Des médiocres,  des lutteurs... (on ne rit pas!)   On la distribue beaucoup  en ce moment, en se bouchant parfois le nez:   Affaires obligent......Gênée à l’idée que cela puisse déclencher une polémique, compte tenu de la personnalité pour le moins contestée de son hôte, la présidence française n’a pas révélé que, dans la foulée, François Hollande avait remis la Légion d’honneur à son invité. C'est la Saudi Press Agency, l’agence de presse officielle d’Arabie saoudite, qui l’a révélé peu après : « Après cela, le président français a remis à son altesse la médaille de l’ordre national de la Légion d’honneur qui est la plus haute distinction française pour tous ses efforts dans la région et dans le monde dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme..."(sic!)  C'est-y pas valeureux, ça!   Une pratique protocolaire courante, dit-on au Palais.   Napoléon n'y aurait pas pensé..

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samedi 1 janvier 2022

Ça s'est passé un premier Janvier

 Plus particulièrement: 

                           Proclamation de l'émancipation des esclaves par A. Lincoln._ Contexte.

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Meilleurs voeux

     Et tout et tout...

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