Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mercredi 6 septembre 2023

Quand la Chine tremblera...

 Le monde toussera....

              Un colosse aux pieds d'argile? 

                                 Forces et fragilités

                 La Chine s'est réveillée, comme l'avait pressenti Napoléon, comme l'avait écrit Alain Peyrefitte.   Et comment! A en donner le tournis...L'atelier du monde a su, avec quelle rapidité et avec quelles ruses!, se refaire une place au soleil, avec l'ambition de prendre les devant dans le concert des nations. Et on voit ce qu'on voit, même si l'on comprend très peu. Sans trop de scrupules sur les méthodes et les moyens. Mais les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. Le gigantisme programmé ne peut pas ne pas arriver à des limites, voire à des crises. Certaines se manifestent actuellement. Est-ce un signe inquiétant?  L'Allemagne se fait particulièrement du souci.


                                                                                                                                           Une chute de l'"empire" ne serait pas sans conséquences pour tout le monde, tant les économies sont imbriquées. L'effet domino ne manquerait pas de se faire sentir. Des turbulences avant la tempête? Difficile à dire, quand on en sait si peu sur les rouages de l'économie de l'Empire du milieu. Les affaires continuent, même si les objectifs sont revus à la baisse. Le moteur semble bien en panne. Le multilatéralisme est en panne sèche. La question d'un possible rebond se pose...                                                                                                                                                             Pour l'instant, on bricole à Pékin...."...Depuis la fin de la politique zéro Covid, en décembre 2022, les acteurs économiques chinois espèrent des mesures pour relancer l’activité. Depuis huit mois, ils sont déçus. Pékin joue la discipline budgétaire. Pourtant, les indicateurs économiques sont des de plus en plus alarmants : le pays est entré en territoire déflationniste en juillet, l’immobilier ne cesse de chuter, avec une baisse des ventes de 34 % en août, et plusieurs grands promoteurs, comme Evergrande et Country Garden, sont au bord de la faillite, risquant d’emporter dans leur chute des institutions financières. Les exportations ont aussi reculé de 14,5 % en juillet, tandis que la consommation stagne. Le chômage des jeunes est tellement haut que les autorités ont arrêté d’en publier les chiffres en août, après un record atteint en juin, à 21,3 %....Face à cette avalanche de mauvaises nouvelles, la stratégie des décideurs chinois se précise. Après avoir baissé ses taux d’intérêt deux semaines plus tôt, la banque centrale chinoise a abaissé, vendredi 1er septembre, le niveau de réserves obligatoires de devises étrangères pour les banques, afin de soutenir le yuan, qui a atteint, en août, son niveau le plus bas face au dollar depuis 2007...."                                             Comment en sortir?
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mardi 5 septembre 2023

Sales insectes!

 Vraiment?

             Pas de quoi être content...

                  Un vrai souci!

    Tous dans le même bateau!                   _____________________

Tant qu'il y aura des prof's...

 C'est l'avenir du pays qui est en jeu.

                     On se mentirait si on disait que tout va bien à l'école

      Ce que reconnaît (enfin!) le nouveau ministre, de manière bien allusive et non programmatique...Le chemin est encore long...


             (Lettre fictive: )    " À toi, mon élève, Tu te souviens de moi ? En maternelle, à l'école élémentaire, au collège, au lycée, à l'université, c'est moi qui t'accueillais en salle de classe, qui t'apprenais des choses et te faisais travailler. C'est moi aussi qui t'encourageais, qui te conseillais, qui t'expliquais ce que tu ne comprenais pas. C'est moi également, parfois, qui me fâchais quand tu n'étais pas d'humeur à travailler et amusais la galerie, ou bien que tu passais tes nerfs sur un camarade ou sur moi parce que tu ne te sentais pas bien... Rappelle-toi tous ces bons moments et ces moins bons. On en a fait, du chemin, ensemble. Tu n'as pas que de mauvais souvenirs, admets-le ! Mais aujourd'hui, tu n'es plus mon élève. C'est ton enfant qui a pris ta place, ou ton petit-enfant. Et tu l'aimes, ce petit, et tu ne supportes pas que je puisse comme avec toi trahir sa confiance. Je t'avais dit que tu aurais un bon travail si tu travaillais dur, et te voilà au chômage. Je t'avais dit que l'école formait des citoyens éclairés capables de rendre le monde meilleur, et la vie meurt partout où porte le regard. Je t'avais dit de respecter ton prochain car nous formions un peuple fraternel, et pourtant il n'y a jamais eu autant d'injustices. Oui, je t'ai menti. Comme tes parents avant moi. Le père Noël, la petite souris, les licornes et la Justice n'existent pas. C'est à nous de nous battre pour qu'ils enchantent le monde. Mais tu sais, je ne t'ai pas menti pour te désarmer, ni même pour te protéger. Je l'ai fait parce que je croyais à mon mensonge. Je croyais moi aussi qu'une Justice était possible, puisque j'étais devenu enseignant. Seulement, je n'avais pas compris qu'un professeur ne fait pas partie de l'élite, mais seulement du couvercle de la marmite. Pour ne pas faire de vagues, on nous intime de prendre sur nous, de nous dépasser, d'être bienveillants : l'école doit accueillir, inclure, accompagner et donner des diplômes à tous. L'école est une garderie magnifique où l'égalité permet à tous de se sentir également traités par la République. Le réel triera ensuite les méritants. Et tant pis si les méritants sont le plus souvent les héritants. Tant pis si ceux qui trinquent le font de père en fils, de mère en fille. L'École a fait son œuvre et tamponné le front du jeune du sceau républicain de l'égalité des chances. Il a masqué les inégalités niées par les discours et assénées pourtant par la vie. Aujourd'hui, les professeurs sont divisés, méprisés, déprimés et pleins d'amertume. Aujourd'hui, les élèves sont stressés, démoralisés, désespérés et en souffrance. Aujourd'hui, les parents sont angoissés, en colère, pleins de rancœur. Aujourd'hui, les réseaux sociaux, les médias et les politiques regardent s'affronter les membres de ce trio en s'amusant avec nostalgie de ces enfantillages. Sauf que ce n'est pas rien, une école malfaisante. Sauf que ce n'est pas rien, une jeunesse en souffrance. Sauf que ce n'est pas rien, une société en crise. Sauf que les victimes n'en sont pas les seuls responsables. Si l'école est maltraitante, malfaisante, mal-apprenante, ce n'est pas qu'à cause de la malveillance des profs, mais à cause de la bienveillance dont on les étouffe, dont on les désarme, dont on les force à faire un usage immodéré et inconsidéré. On doit faire plaisir aux élèves, aux familles, à la hiérarchie, et tant pis si c'est sans moyens d'y réussir : on est capables, et cette seule pensée devrait nous suffire pour nous surpasser malgré des classes trop chargées, des locaux inadaptés, des programmes aberrants et des formations inefficaces. L'échec est forcément celui de l'individu, cet enseignant qui n'aura pas fait assez, pas assez bien. N'importe qui peut accuser les professeurs de n'importe quoi. N'importe quel ministre peut annoncer n'importe quelle mesure et ne rien faire, n'importe quel dysfonctionnement peut advenir pour empêcher les enseignants d'enseigner, mais les seuls qui savent ce qui se passe dans les écoles, les seuls capables de dire ce qu'il faut aux élèves, les seuls capables de dénoncer les mensonges d'état, les calomnies du peuple et les erreurs des médias sont les seuls qui n'ont pas le droit de s'exprimer : les enseignants. Pas de vagues. Devoir de réserve. L'écume au cœur et aux lèvres, au bord des yeux, mais pas de vagues. Pourtant, c'est un tsunami qui se déchaîne dans nos cœurs et nos esprits, parce qu'on n'a pas signé pour être complices de la destruction de l'École, du pacte républicain et de notre société. Nous, on a signé pour participer aux fondations d'une société plus juste et éclairée, bâtissant sur la culture, la connaissance du monde, du passé et des hommes, sur les arts et la science pour contribuer à faire de notre espèce ce à quoi elle peut prétendre. Alors, mon élève, toi dont j'ai tenu la main, toi qui me confies ton enfant, n'oublie pas que nous avons le même rêve. Seulement, ce rêve n'est pas partagé par tous. Certains veulent leur part du gâteau. L'argent qui sert à faire fonctionner l'École, l'Hôpital, le Justice... c'est de l'argent collectif issu des impôts, et ce sont des milliards sur lesquels les actionnaires qui possèdent le monde ne perçoivent aucun dividende, et c'est ça, le problème qui fait que les plus grosses fortunes dépensent tant d'argent en lobbying, dans l'achat de médias, en publicité et en soutien aux politiques libérales : pas pour libérer les énergies du peuple, mais pour libérer leurs profits à eux d'une équité sociale sans cesse remise en cause par les nantis. Alors, les enseignants en ont assez d'en saigner, et il est temps que la grande vague de la vérité submerge l'arsenal de mensonges qui empêche l'école de fonctionner ! NON, les profs ne sont pas plus absents qu'ailleurs. Seulement, leur absence est plus remarquée qu'ailleurs, car elle a une répercussion sur les élèves qui n'ont pas cours. Au contraire, les profs sont plus souvent présents que dans le privé, même quand ils sont malades et au mépris des risques sanitaires occasionnés à leurs élèves ou aux baisses d'efficacité pédagogique. En revanche, c'est le nombre de remplaçants qui a diminué : le Ministère de l'Education Nationale ne cesse de diminuer le nombre d'enseignants remplaçants, créant une tension insupportable sur le système et faisant régner une tyrannie de la culpabilisation pour compenser leur gestion calamiteuse des ressources humaines. Les recteurs d'académie n'hésitent plus à embaucher à bas salaires des contractuels précaires, voire des étudiants et des chômeurs sans formation pour remplacer les enseignants manquants, et ce au mépris de la qualité de la formation dispensée aux élèves. L'important est de maintenir la garderie ouverte, pas que les enfants apprennent et atteignent l'égalité réelle des chances. NON, les enseignants ne sont pas tout le temps en grève, en vacances ou surpayés à rien faire. Parmi les enseignants les moins payés des pays développés, ils sont également très peu à être syndiqués ou à faire grève, et les salaires sont gelés depuis des années tandis que les enseignants se situent dans la fourchette des citoyens souffrant de la double peine fiscale : trop riches pour percevoir des aides ou avantages sociaux, ils sont trop pauvres pour accéder aux privilèges des classes moyennes et supérieures. Sans compter qu'une heure de cours en présence des élèves se prépare en amont (recherches, formation, création des documents et outils...) et en aval (correction des travaux, réunions, bulletins, ENT, communication administrative et avec la famille, suivi disciplinaire...). La charge réelle est au moins double, et la charge mentale, elle, est démesurée, et souvent insupportable. NON, les enseignants ne sont pas des tyrans incompétents et cruels : en revanche, ils n'ont pas le temps ni les moyens de mettre en place des pédagogies novatrices (pas de formation, classes trop chargées, trop d'élèves en souffrance et disparition des métiers périscolaires dévolus au traitement de ces difficultés, locaux trop petits et inadaptés, culture de l'effort absente du reste de la société, concurrence des écrans de loisir...). Tout est réuni pour concourir à l'échec scolaire, et on doit surtout s'étonner que certains élèves réussissent encore... mais ce sont souvent ceux dont les familles sont des milieux privilégiés pour se construire en tant qu'élève performant et cultivé. Reste la tension, la violence quotidienne... et les faiblesses humaines qui font qu'on succombe sous la fatigue et l'émotion. Alors, toi qui as vécu dans ma classe certains des moments qui ont fait de toi l'adulte que tu es aujourd'hui, rappelle-toi certains de mes enseignements... Lis les consignes et réfléchis avant de te lancer bille en tête dans l'exercice : dans l'isoloir, ton bulletin de vote vaut copie d'examen, et de notre réussite collective à ce concours pour l'avenir dépend le bonheur collectif ; - Avant de t'attaquer à ton voisin, vérifie avec lui que vous êtes vraiment en désaccord, explique-lui ce que tu ressens, comprends-le et discute avec lui de ce qui te fait souffrir dans la situation : ton chômage, la pollution, les féminicides, le cancer de ton môme, ton découvert, ton mal-être ne sont pas forcément dus au SDF qui n'a plus que sa bouteille à laquelle s'accrocher ou que ce gitan qui est prêt à tout pour quelques euros afin de survivre, ou que ce réfugié qui se cache pour ne pas être renvoyé à la mort dans son pays ; la difficulté pour ton enfant à s'épanouir à l'école n'est pas non plus nécessairement de la seule responsabilité d'un enseignant malveillant. Quand tu fais face à un problème, comprends ses causes, si tu veux le résoudre. Ne te débats pas dans les apparences, mais affronte le réel. Sois le tsunami qui balaiera les obstacles entre les humains et le bonheur." (Inspiré de PT)

* __ Morceaux choisis: Ici (avec ça) __Là__ Ici __Et aussi...  Ça urge   _________________

lundi 4 septembre 2023

Une rentrée (pas)comme les autres

 Ciel, c'est lundi!

                     Une rentrée particulière, en pleine crise, et dans un système scolaire prétendument en voie de reconstruction. C'est ce qui se dit. Mais pourra-t-on si vite réparer la maison et redonner un nouveau souffle à l'institution, la remettre en conformité avec les grands principes de sa fondation. Il y a à faire, et ce n'est pas une Attal de transition qui y parviendra, dans l'optique d'un président qui veut en faire son domaine réservé. Les enseignants feront ce qu'ils ont l'habitude de faire, non sans amertume, après une Nième réforme et des conditions qui se sont dégradées, en particulier depuis la Covid.   


      Le nouveau "pacte" est âprement discuté, ne suscite pas l'enthousiasme et beaucoup y voient un rafistolage hâtif, une rustine pour parer au manque criant d'enseignants et ne pas trop insatisfaire les parents. Les effets d'annonce se sont multipliés pour tenter de remédier psychologiquement à la gestion erratique de ces dernières années et à l'échec patent du système Blanquer. De nombreuses incertitudes planent. Le numérique ne sera d'aucun secours fondamental, il peut être tout juste un appoint, à l'heure où la Suède a pris la décision d'y renoncer. Un nouveau casse-tête se prépare, à l'heure où l'on prétend miser plus que jamais sur l'école. Les "job dating" et les recrutements à la va vite ne risquent pas de faire monter le niveau...Quand certains professeurs pourtant motivés jettent l'éponge. Le métier devient souvent à risques, le cadre institutionnel étant souvent défaillant et le nouvel esprit d'une bienveillance laxiste compromettant le plaisir d'apprendre, qui ne peut aller sans une certaine rigueur et un vrai travail formateur, comme dit à sa manière un ex-enseignant. Former, mais aussi instruire, en aidant les jeunes esprits à sortir de la confusion et du relativisme, de leur donner les moyens de comprendre leur temps et d'y agir en citoyen, en marge des pressions parentales... Mais il faudrait pour cela retrouver une vision. Une "refondation" s'impose. L'abaya ne doit pas cacher la forêt.

           

dimanche 3 septembre 2023

J -1

    Recrutement à l'arraché

           Déjà il y a plus de dix ans...   

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Coups d'oeil

__ Le pire

__ Ah! ah!

__ Ecrans nocifs

__ Nouvelle religion?

__ Pauvres poulets!

__ Coupes sombres

__ Fukushima encore

__ Rustine numérique?

__ Ça se lézarde

__ Macron et l'Algérie

__ Ce nerf dit "vague"

__ Usine à gaz

__ Tristement royale      

__ Permafrost: dangers

__ Un Président Duracell

__ Une résistance juive

__ Question d'orientation

__ Contradictions italiennes

__ Neutraliser la France

_________________ Voyage au bout de la nuit...   _________________

samedi 2 septembre 2023

Ils ont la frite

Une fois!...
 
      Celle du
marché mondialisé
                                 La guerre est déclarée...                                                         ________________

Miettes philosophiques

  Vagabondages réflexifs

          Les philosophes ne se bousculent pas dans les studios des différentes  radios. Il faut dire que la matière passe difficilement sur les ondes, surtout à des heures de grande écoute et sur les stations les plus populaires. On ne va tout de même pas perdre des auditeurs pressés avec des propos jugés a priori ennuyeux...même s'il est souvent question de la vie, dans ses aspects les plus profonds, les plus existentiels. Réfléchir demande une attention particulière, parfois un effort, et ce n'est pas dans l'air du temps. Il faut faire vite, il faut faire rassurant, divertissant, il faut faire ludique et léger. Le "temps de cerveau disponible" (comme disait Patrick Lelay, (le valet de Bouygues) est mobilisé de plus pour des fins souvent mercantiles. Priorité aux annonceurs et à leurs alléchantes propositions. Surtout ne pas trop penser, ne pas déranger. Le "divertissement", disait Pascal.;;; Si vous voulez réfléchir un peu, prière d'aller sur France Culture, qui vous amènera vers l'exploration d'autres champs, de l'histoire à la réflexion philosophique, si vous consentez à mobiliser un peu de votre attention.                                                                                                                                                            Mais il arrive encore que certaines chaînes publiques se risquent, avec parcimonie et légèreté, avec humour parfois, à déranger un peu l'auditeur et à amener son attention vers des sujets qui ne sont plus ludiques ou commerciaux, mais qui le conduisent juste un moment loin des sentier battus et rebattus. Sans "prise de tête", comme on dit...                 C'est ce que fait par exemple Pascale Seys, sur les ondes d'une station voisine, de manière originale, en évitant de faire un cours ennuyeux, en fournissant quelques éléments de réflexion philosophique pour tenter d'aller plus loin par soi-même.  Un peu comme Montaigne...Avec sa "philosophie vagabonde", elle instille des ouvertures vers des thèmes habituellement peu fréquentés, avec la modeste ambition de titiller notre pouvoir de réflexion, mettant ses pas dans ceux de Camus: Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais ma tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse...Ce qui semble bien, pour les temps présents,  un projet prioritaire.                                                                                                                                     Avec passion, mais sans prétention. Pascale Seys aime avec panache les "presque rien" et les "Tics de l'actu"  . A ses risques et périls.  On peut toujours trouver son bonheur...et aller plus loin.    ICI  ou ICI.   __ La philosophie n'est pas triste. Qu'on se le dise! Bonne écoute et amusez-vous bien!

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vendredi 1 septembre 2023

Il a raison...

   Ce grand esprit mérite d'être relu.

     L'humour   (gris ou noir) et l'autodérision valent leur pesant d'or

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Quand l'esprit viendra-t-il à Trump (et à ses admirateurs)?

 Quand les poules auront des dents..

                       Un anti intellectualisme viscéral

             Hostile à toutes les formes de culture, il a encore des partisans en nombre et marche "à l'instinct" et à l'antiintellectualisme. un trait de culture aussi.  Réfléchir serait pour lui une menace. Il aura coulé beaucoup d'eau dans le Mississipi et le Potomac si un jour il accepte certaines évidences. Bien que menacé par plusieurs procès, l'homme garde son pouvoir de nuisances, il résiste.         Et accuse sans relâche, se prenant toujours pour une victime injustement décriée.


 

     
   Paul Auster, qui n'avait pas craint de dénoncer une certaine "folie américaine", et Philippe Roth, auteurs si connus chez nous, disaient que le nombre de lecteurs de qualité dans leur pays est très réduit, s'amenuise même, au regard de la population.
    A part quelques universités de renom (parfois surfait), le niveau des études supérieures est assez médiocre, et la marchandisation des études est un phénomène spécifique.
 Un certain anti-intellectualisme fait partie de la tradition et  des modes de vie et revient cycliquement.
          Si la percée de D. Trump a été si forte, c'est largement parce que, à sa manière provocante et peu raffinée, partisan des idées simples, voire simplistes ,il a su faire appel au bon sens de ses compatriotes, fustigeant les "intellectuels".                        L'homme de la Trump Tower revendique le bon sens, qui dans le discours politique public s'assimile souvent à de la démagogie.           
     Platon l'avait déjà signalé. Ce que Descartes appelait en son temps le bon sens était la saine raison, une raison informée et critique.
       Aux USA, on n'aime pas trop l'esprit cultivé et  les" intellos".
   Seule est valorisée la connaissance utilitaire, dans un empirisme à courte vue de tradition typiquement anglo-saxonne, que nous partageons aussi souvent. 
      L'irrationnel a pignon sur rue, la réfutation  théorie de l'évolution est objet de foi, par exemple, et,
comme l'a bien montré Richard Hofstadter, l'anti-intellectualisme s'est développé sur un terrain où la religion a pris une place importante et où les études ont le plus souvent été vues comme le moyen de réussir et de gagner de l'argent.
   Le succès de S.Palin le montre, l'anti-intellectualisme fait bon ménage avec certaines formes de populisme étroit et vindicatif.
          Dans certaines universités, le succès de D. Trump inquiète quand même.
     Heureusement, certains écrivains et journalistes sont sidérés, comme de rares médias.
                       Le ci-devant président des Américains ne cessait de le dire et de l’écrire : il déteste la réflexion et la complexité. C’est même le fondement du discours politique simpliste qu’il distille avec succès dans un pays où le niveau d’études et d’éducation fléchit dangereusement.
"J’aime à penser que j’ai de l’instinct. C’est pour cela que je n’emploie pas beaucoup de comptables pour empiler les données. Je n’ai pas confiance dans les analyses à la mode du marketing sophistiqué. Je fais mes propres analyses et j’en tire seul mes propres conclusions."
    Le livre The Art of the Deal s’est vendu à des centaines de milliers d’exemplaires. La revendication de la primauté de l’instinct et de l’anti-intellectualisme rencontre un profond écho parmi les soutiens de Donald Trump. Ce dernier a déclaré haut et fort : "J’aime les gens sans éducation." Il a raison. D’un point de vue électoral, ces "gens sans éducation" sont un réservoir de voix qui ne cesse de grossir. Car le système éducatif des États-Unis est dans un état déplorable, pour l'essentiel..
     On avait compris qu'il était plus facile d'influencer des esprits démunis d'esprit critique.
              La question hantera sans doute longtemps encore la société américaine : "... comment un homme aussi brutal, inculte, incompétent et vulgaire que Donald Trump a-t-il pu parvenir à ce niveau de la vie politique ? Le phénomène est cependant moins étonnant qu’il y paraît.
    Trump est, à bien des égards, le produit de cette idéologie qui a accompagné la construction du pays : l’anti-intellectualisme. En 1963 déjà, l’historien Richard Hofstadter alertait sur cette face obscure de la démocratie américaine dans Anti-Intellectualism in American Life. L’hostilité envers les intellectuels, la méfiance pour tout ce qui relève de l'esprit critique et de la réflexion théorique apparaît en effet très tôt. « II est ironique, constate d’ailleurs Hofstadter, que les États-Unis aient été fondés par des intellectuels. Car tout au long de notre histoire politique, ou presque, on a traité cette figure en marginal (outsider), en serviteur ou en bouc émissaire. »L’historien l’explique notamment par la montée en puissance des sectes évangéliques au début du XIXe siècle, mouvements qui reposent (contrairement au puritanisme des origines) sur la confiance en l’intuition de l'homme du commun plus qu’en la doctrine et le savoir. Parallèlement, les Etats-Unis glorifient l’homme d’action (aventurier ou homme d’affaires). Les conditions de vie des pionniers conduisent à valoriser les connaissances pratiques, l'ingéniosité, la compétence technique. Et le système scolaire est façonné à l’avenant, pour obéir à un impératif d’utilité : l'anti-intellectualisme a toujours été présent dans l'enseignement américain, insiste Hofstadter. Selon lui, le secondaire « forme » des individus qui ne sauront rien et n'auront guère les moyens de s'en apercevoir – d'autant moins qu'ils seront ensuite soumis à un véritable matraquage publicitaire par les moyens de communication de masse aux mains des entreprises privées. Et c’est bien là le nœud du problème pour Susan Jacoby. Dans The Age of American Unreason, elle souligne que la question n’est pas seulement l’ampleur de l’ignorance des citoyens, attestée par nombre d’études qu’elle cite (un Américain sur cinq, par exemple, pense que le soleil tourne autour de la Terre). Le pire, c’est qu’ils sont persuadés que davantage de savoir ne leur servirait à rien.... " 
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