Mais pas trop...
___________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
dimanche 5 mai 2024
Billet dominical
__ La chute
__ Si la lune...
__ Mobilisation
__ Inquiétant
__ Corruptions
__ Reconstruire?
__ Algorithmes
__ Pays de sang
__Pas de côté
__Come back__ Vélos gagnant
__ Titanic mania
__ Russie et profits
__Plan logement
__Repenser l'histoire
__ Histoire de lit
__ Question d'affaire
__ Eau et IA
__ Géorgie au coeur
__ >> Indemnité chômage >>>>>>>
__ Retraites par capitalisation
__ " Avec ou sans accord..."
________________________ Revue de presse.______
samedi 4 mai 2024
L'homme algorithmé
Code-barrez-vous!...
Numérisation et code-barrisation
Dangereuse accoutumance au contrôle. Big Brother...
__ «Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée» (A.Rouvroy)__
___________________Vers un capitalisme de surveillance?
Fluidifier, disent-ils....
Faciliter les contrôles dans les aéroports. Simplifier les procédures, gagner du temps...Voilà qui peut paraître séduisant. La reconnaissance faciale peut parvenir à ces fins. Ç'est déjà en route. Nul doute que la méthode soit rapidement adoptée dans tous les aéroports et, on en parle déjà, se généralise dans les grandes surfaces. Il y a là un énorme marché à prendre pour certaines plate formes d'avant garde... " ...C'est une innovation unique en Europe qui fait la fierté du PDG de Fraport. Depuis octobre 2023, la société exploitante de l’aéroport de Francfort, en Allemagne, propose à ses passagers « une expérience de voyage sans contact », dopée à la reconnaissance faciale. Pour en bénéficier, le passager commence par prendre un selfie via une application dédiée de son téléphone portable. Validée et enregistrée, cette photo remplace alors son passeport. Dans l’aéroport, il n’a qu’à scanner son visage sur des bornes dédiées pour déposer ses bagages, s’enregistrer et embarquer. « Vous n’avez plus besoin de sortir votre carte d’embarquement, d’utiliser votre carte d’identité. Vous êtes reconnu de manière biométrique, par de l’intelligence artificielle », se félicitait sur le plateau de BFM Business le 21 mars dernier Sergio Colella, président Europe de la Société internationale de télécommunication aéronautique (Sita), à l’origine de ce projet. Avant de l’élargir en octobre aux quatre-vingt-dix compagnies aériennes desservant la ville allemande, Fraport a testé son dispositif en partenariat avec deux compagnies aériennes, Lufthansa et Star Alliance. « Notre objectif pour les mois à venir est d’équiper au moins 50 % de toutes les bornes d’enregistrement, de pré-sécurité et de portes d’embarquement de cette technologie pionnière », confie Pierre Dominique Prümm, directeur exécutif de Fraport aviation et infrastructure..."
_____ La reconnaissance, faciale, qui connaît le "succès" que l'on sait à Pékin, va-t-elle devenir une pratique courante dans différents secteurs d'activité, malgré les réticences de certaines organisations, qui pointent des risques potentiels. Des critiques pointent déjà les dérives potentielles d'un système soumis aux seuls critères de la rentabilité. Rien à voir bientôt avec la surveillance faciale en vogue à Pékin, mais de fil en aiguille, ne risque-t-on pas des pratiques de contrôles social et policier qui pourrait s'y apparenter, si des garde-fous démocratiques viennent à faire défaut? La reconnaissance faciale peut aider à franchir des seuils démocratiquement périlleux. Si on gagne du temps ("...Du côté de Thales, le procédé a été baptisé « Fly to Gate ». Il est aujourd’hui en place dans plusieurs aéroports en Italie, en Espagne, en Asie du Sud-Est, en Inde et aux États-Unis. « Ce système offre un gain de temps de 30 à 50 % sur le parcours total du passager. Il y a également la possibilité d’enregistrement en ligne depuis chez soi pour désengorger les check-in », détaille le service presse de Thales..." Zuboff a raison: il s'agit d'une véritable mutation dont on entrevoit les risques sociétaux et politiques. Asma Mahla analyse en profondeur la logique d'un système qui peut aller jusqu'à des extrêmes. A nos risques et périls... Les géants de l'intelligence artificielle sont loin d'être des philanthropes. "...Bien loin de l’enthousiasme affiché à Francfort, Ella Jakubowska, directrice des politiques chez European Digital Rights, ONG de défense de la vie privée et des libertés, s’inquiète de ce recours accru à la reconnaissance faciale. « Le discours mis en avant par Fraport transforme les droits humains en marchandises. Ces sociétés tentent de nous faire croire qu’il est normal d’utiliser nos données les plus sensibles en échange de services. » Des réserves que partage Martin Drago. Militant au sein de l’association française La Quadrature du Net, il suit les questions de données liées aux aéroports depuis plusieurs années. « Sous couvert de fluidification et de facilitation d’accès, ces projets véhiculent un idéal d’algorithmisation des espaces urbains, au même titre que les smart cities [villes dites intelligentes et connectées – ndlr]. » (Mediapart) _____________________________
vendredi 3 mai 2024
Kahn, l'exceptionnel
On l'appelait Gengis
Dit Temutchin. Sans lui, pas de Marco Polo.
Trop souvent déprécié. Le plus grand conquérant de l'histoire...en voyage à Nantes
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Faux dilemme?
Guerre et (ou) négociations
Les situations de conflit ouvert et armé ne peuvent durer éternellement. Elles ont forcément une fin, même quand elles semblent s'éterniser. Mais à quel prix souvent! Un guerre, on sait quand ça commence, mais on ne sait jamais comment ça finit...Il faut demander pourquoi à Bush junior, spécialiste des croisades contre l' "axe du mal", qui se sont retournées contre son pays. Quand la guerre est proclamée comme 'totale" dans un pays (Goebbels), celui-ci va à l'effondrement assuré. La négociation fait partie d'un conflit, à un moment ou à un autre. Même sans avoir été envisagée au début. Pour mettre un terme à la mortalité des combats et/ou à la ruine d'un pays, voire à son avenir. Même si on donne raison à Kiev, le pays ne devra -t-il pas céder un jour à la négociation, même si en face l'intransigeance est toujours de rigueur, abandonner quelques parties territoriales, contestées depuis longtemps, au profit d'une indépendance courageusement défendue. La question se pose à nouveau, en dépit des déclarations de principe. Von Clausewitz considère que les finalités de la guerre sont toujours politiques... En principe.
En fait, les négociations n'ont pas cessé, qu'elles soient turques ou chinoises, et les médiations ont - pour un temps du moins- existé. Qui peut dire qu'elles ne continuent pas, dans le secret de certaines chancelleries? Les propositions ne manquent pas (*). Le risque oublié de la guerre prend tout le monde de court, jusqu'au moment où... Pour l'instant, c'est plutôt le durcissement qui domine. Mais jusqu'à quand?... "...Si l’on comprend que ces discussions et ces visites peuvent sembler vaines alors que la guerre continue, elles montrent néanmoins que la communication n’est pas totalement rompue entre les parties en conflit. Par ailleurs, une médiation « réussie » n’a jamais pu voir le jour sans de nombreuses rencontres ou séries de négociations qui avaient pu tout d’abord apparaître comme des « échecs », faute de résultats concrets sur le terrain. Une telle évaluation est de toute façon un exercice difficile, tant elle est dépendante des acteurs qui l’entreprennent, des objectifs qu’ils assignent aux négociations et de ce qu’ils entendent sous le vocable générique de « paix ». S’agit-il, par la médiation, d’obtenir une paix partielle qui ancrera un statu quo, en faisant taire les armes – de manière plus ou moins efficace sur le long terme – mais sans régler par exemple la question du statut politique du Donbass ou de la Crimée ? On retrouverait ici un parallèle avec la Géorgie, où la médiation, menée par Nicolas Sarkozy, alors président en exercice du Conseil de l’Union européenne en 2008, avait permis l’obtention d’un cessez-le-feu sans régler le problème de fond sur le statut de l’Ossétie du Sud, d’ailleurs reconnue comme un État indépendant par la Russie. Est-il question, par les négociations, de repenser plus largement, non seulement des relations pacifiques entre Russes et Ukrainiens, mais plus largement entre la Russie et « l’Occident » ? L’objectif recherché serait alors beaucoup plus ambitieux et global, impliquant nécessairement de nombreux acteurs internationaux." Un faux dilemme? A l'heure où nous sommes, les incertitudes sont toujours totales, malgré le déséquilibre des forces et l'affaiblissement (provisoire?) de la défense ukrainienne. Qui sait ce qui se passe en coulisse et qui peut-être ne sera jamais connu? ...Le débat est ouvert. Un avis problématique: (*) "...Il faut envisager sérieusement l’option d’une démilitarisation des territoires contestés dans l’est de l’Ukraine, ainsi que leur placement temporaire sous l’autorité des Nations unies. À la suite d’une période de diplomatie parallèle et de négociations, le Conseil de sécurité de l’ONU pourrait déclarer, ou les parties pourraient directement négocier, un cessez-le-feu contraignant, accompagné du déploiement d’une force de maintien de la paix et d’autres personnels onusiens. Les régions de l’Ukraine occupées par l’armée russe seraient démilitarisées et temporairement gouvernées par l’ONU ; les limites de ces territoires seraient déterminées avec souplesse. Ces territoires requerraient une période de transition plus longue que pour le Timor oriental, de l’ordre de dix à vingt ans. En outre, leur étendue rendrait nécessaire une mobilisation importante de ressources et de personnel administratif. L’« Administration transitoire des Nations unies dans l’est de l’Ukraine » serait également chargée d’accompagner les négociations et d’aider à l’élaboration d’une base légale pour le statut de ces régions, d’organiser des élections régulières et un possible référendum. Le non-alignement militaire de l’Ukraine demeure un enjeu-clé et doit être intégré aux négociations. En outre, dans le cadre de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, d’autres actions visant au renforcement de la confiance pourraient être envisagées, telles qu’une reprise, d’une part, des discussions entre la Russie et l’OTAN au sujet d’une réduction des risques militaires — nucléaires et autres — et, d’autre part, des discussions officielles autour du désarmement. En décembre 2020, un groupe de 145 anciens généraux, personnalités politiques, diplomates et intellectuels américains, européens et russes, tous préoccupés par l’accroissement des risques d’accidents militaires, nucléaires et autres, avaient ainsi formulé des recommandations, restées lettre morte à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine..." (Tapio Kanninen & Heikki Patomäki) ___________
jeudi 2 mai 2024
Humour noir
L'humour, même noir, libére...
Les derniers messages ne manquent pas d'intérêt.
« Vous devez cesser de penser que la postérité vous vengera, Winston, la postérité n’entendra jamais parler de vous. Vous serez gazéifié et versé dans la stratosphère. Rien ne restera de vous, pas même un nom sur un registre, pas un souvenir dans un cerveau vivant. Vous serez annihilé dans le passé comme dans le futur. Vous n’aurez jamais existé. »Georges ORWELL, 1984. ________________________
Varia
mercredi 1 mai 2024
Noter les noteurs
Maudit soit Moody's!...
Les agences de notation refont parler d'elles après la crise de 2008 et ses conséquences délétères sur les finances publiques. Il s'agissait de "sauver le triple A", la fameuse valeur fétiche de référence à Wall Street, qui sévit même aux USA, sans qu'on s'interroge sur le sens de la dette publique, montrée du doigt. ___ Beaucoup se demandent s'il ne conviendrait pas d'abord de noter les noteurs. De quel droit distribuent- ils les bons ou les mauvais points? Qui contrôle les agences notatrices... et leurs décisions arbitraires, qui ont accentué la crise financière ? Les Big Three ne sont pas des entités hors-sol. Elles font des affaires, de bonnes affaires, et leur objectivité est en question: "...Trois entreprises de notation, toutes américaines, se partagent l’essentiel du marché au niveau mondial : Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch. En 2022, les « Big Three », comme elles sont surnommées, détenaient 93 % des parts du marché de l’Union européenne. Et, malgré la recommandation de l’Autorité européenne des marchés financiers de favoriser l’une des dix-sept autres agences accréditées minoritaires, ces trois mastodontes continuent de régner sur les notations. Les entités publiques françaises ayant commandé des notations financières depuis 2017 n’ont d’ailleurs pas suivi cette recommandation et ont toutes recouru à l’un des trois géants. L’un des « Big Three », Fitch, a eu jusqu’en 2018 des capitaux français..." Et pourtant la dette française reste très demandée. Ouf! L'infamie tant redoutée par Bercy n'aura pas lieu...Rien de changé, finalement...
" Qui a créé les agences ?La création des agences de notation remonte au XIXe siècle aux États-Unis. Après la panique de 1837, la nécessité d'évaluer la solvabilité des entreprises s'est fait ressentir. Quatre ans plus tard naissait The Mercantile Agency, première société d'analyse financière de crédit. Dans le sillage de la révolution industrielle et du développement du chemin de fer naissent d'autres agences, comme celle de John Moody, Moody's Investors Services Incorporation, créée en 1909, ou encore The Fitch Publishing Company en 1922. Depuis les années 70, elles sont davantage contrôlées par la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la bourse américaine. Les trois grandes agences internationales qui contrôlent 90 % du marché mondial de la notation sont toutes américaines : Fitch Ratings, Moody's et Standard & Poor's. ___Qui les paie ?Les agences sont détenues par des capitaux privés. Le milliardaire Warren Buffet possède 13 % du capital de Moody's ; Standard & Poor's appartient à l'éditeur américain McGraw-Hill Companies et Fitch est détenue par la société financière française Fimalac. Les agences sont rémunérées par les sociétés qui veulent recevoir ou utiliser une note ; et qui paient un ticket d'entrée plus des commissions à chaque transaction. Arguant de la complexité des marchés financiers pour analyser le risque de faillite des acteurs économiques, les agences se font chèrement rémunérer, ce qui en fait des sociétés florissantes avec des marges de 38 à 58 % !___Comment notent-elles? Lors de la crise financière asiatique à la fin des années 90, durant l'éclatement de la bulle internet ou encore à l'occasion de la crise financière de 2008, leur réactivité et l'exactitude de leurs notes - sous ou sur-évaluées - ont été mises en cause. Les agences ont chacune une échelle de note, allant de AAA (triple A) à DDD. Ces notes sont attribuées après un long travail d'analyse des chiffres économiques et financiers. Dans le cas des États, les analystes peuvent rencontrer des membres du gouvernement. Les trois agences ont toutefois des méthodes d'évaluation différentes, ce qui explique des dégradations brutales ou davantage étalées dans le temps.__Peut-on s'en passer ? Dans un contexte de crise où les investisseurs leur ont délégué leur mission d'évaluation des risques, les agences jouent un rôle important sur les marchés. On pourrait difficilement se passer d'elles, mais comme le suggère l'Autorité française des marchés financiers, il faudrait une « désintoxication de la notation » et donner moins d'importance aux notes. La finance, toujours la finance!... le plus souvent hors-sol... ______________________________________









