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vendredi 29 octobre 2021

Ecrans toxiques

Surtout pour les jeunes enfants, les premières victimes.

                                Cela finit par se savoir et par faire consensus: trop d'écrans nuisent à leur santé, pas seulement psychique, non seulement à cause de leur aspect chronophage et de la captation d'attention qu'ils engendrent, mais aussi par leurs contenus, souvent d'une violence banalisée. Le danger n'est pas toujours mesuré de l'usage non maitrisé des écrans de toutes sortes de certains outils numériques.
         Trop d' écrans font écran.    On ne le répétera jamais assez. Leur usage immodéré fait trop souvent obstacle à la réalité, à la perception correcte du monde, forme un filtre par rapport au monde que nous vivons, un frein à la réflexion sur celui-ci, sur nous-mêmes et nos potentialités.  Le virtuel tend à prendre le pas sur le réel.  Utilisés à haute dose, les écrans nuisent à notre capacité d'attention, à notre rapport à la vie réelle et à notre santé aussi, quand ils deviennent chronophages, quand ils se font toxiques. A conseiller avec modération. Pour les enfants surtout.       Les leaders de la Silicon Valley  le savent bien, qui éloignent les leurs le plus possible de ce qui ne remplace pas la présence humaine, la pédagogie vivante, les relations concrètes. Il y a lieu dans bien des cas de s'inquiéter de l'omniprésence des écrans de toutes sortes, de leur envahissement non contrôlé, de la fascination qu'ils procurent très tôt, de la dépendance qu'ils entrainent, de la passivité qu'ils créent, surtout quand la pratique n'est pas encadrée. Et l'on s'étonne que la concentration des enfants pose problème, que son enfermement passif devienne problématique quand la boulimie s'installe...Si rien n'est fait, on prépare (déjà) une génération de zombies, de caractériels et de diabétiques par manque de mouvement.                                                 "....Télé allumée en permanence, dessins animés pour mieux faire avaler les repas, jeux sur appli pour calmer les cris, parents rivés sur leurs téléphones, il en faut peu pour rendre son enfant accro aux écrans. Les Centres médicaux psychologiques sont assaillis de très jeunes enfants, surexposés aux écrans dès le berceau, qui présentent des symptômes en tout point semblables à ceux des enfants autistes, ou avec des troubles massifs de l'attention. Retards important de langage, grande agitation, absence de coopération, manque de concentration, comportements violents et addictifs, isolement, à travers la présentation de nombreux cas de patients, Sabine Duflo, psychologue clinicienne, pousse un cri d'alerte : les écrans sont des retardateurs puissants du développement des compétences cognitives et relationnelles Mais en supprimant ou en régulant fortement leur usage, il est possible de modifier très rapidement et profondément les symptômes de troubles d'allure autistique ou de TDAH. Elle propose ainsi des solutions simples, applicables et déjà testées avec les familles, notamment la méthode des 4 temps sans écrans (smartphone/tablette/TV/Jeux vidéos/ordinateur) : Pas d'écran le matin, Pas pendant les repas, Pas avant de se coucher, Pas dans la chambre de l'enfant..."                                            _____La surabondance des écrans dans la vie quotidienne, dans tous leurs usages et leurs diversités, l'invasion du numérique dans les aspects les plus divers de la vie sociale et intime posent problème à plus d'un titre. L'utilité de la plupart de ces nouvelles technologies n'est pas à discuter dans nombre des secteurs, même si les modalités de leur introduction dans la vie quotidienne peuvent avoir des conséquences d'une grande violence, notamment sur les conditions du travail.  La présence des écrans au coeur de la vie de famille et de la vie personnelle, dans son aspect utilitaire mais surtout ludique, pose plus d'un problème. Du smartphone aux jeux vidéo, il y a un mésusage de plus en plus signalé, qui met en péril les relations familiales et sociales et, par ses aspects chronophages, compromet la disponibilité à d'autres tâches, affecte les dispositions affectives et sociales, les capacités d'ouverture aux autres et d'attention.  Les effets toxiques de la surconsommation du numérique commencent à être mieux connus, même s'il y a toujours débat entre spécialistes. Une addiction qui peut prendre des dimensions inquiétantes, psychologiquement et même physiquementJusqu'à la nomophobie

       Plus d'un spécialiste de l'enfance et du développement du cerveau se rejoignent: la consultation immodérée des écrans dès la prime enfance et à proscrire, étant donnés les effets néfastes constatés au niveau psychologique et même physiologique: le développement du cerveau, très malléable dans les premières années, est compromis à plus d'un titre.         Les enfants ne devraient pas être abandonnés très tôt  au monde numérique pour des usages ludiques ou même pédagogiques, surtout hors de toute surveillance humaine.       Ce qu'on compris les concepteurs et les vendeurs de ces objets digitaux de la SiliconValley, qui proscrivent les tablettes pour l'éducation de leurs propres enfants.  Les facultés cognitives seraient compromises par un usage abusif des outils numériques. Les recherches se poursuivent sur ce sujet. Mais on sait déjà que le développement affectif et social est atteint à des degrés divers. L'addiction caractérisée aux portables se remarque aussi chez l'adulte, mais l'emprise est bien plus marquée dans les premières années, compromettant les possibilité d' apprentissages multiples et divers et sclérosant l'attention et la vie affective.

Dans son étude fouillée au titre provocateur, La fabrique du crétin digital, Michel Desmurget remarque que dès deux ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque trois heures d'écran.. Ce docteur en neurosciences parle de "décérébration" au sujet de cette consommation croissante avec l'âge, dans toutes sortes d'activités, même parascolaires.    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire et humaine des jeunes. Une étude encore en débat, mais qui ouvre des voies prometteuses....

          « Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, une telle expérience de décérébration n’avait été conduite à aussi grande échelle », estime Michel Desmurget. Ce livre, première synthèse des études scientifiques internationales sur les effets réels des écrans, est celui d'un homme en colère. La conclusion est sans appel : attention écrans, poisons lents.."
      Un constat sévère, mais sans doute nécessaire  dans l'emploi anarchique de ce qui ne peut que proliférer. Des études incomplètes et encore discutées sur certains points, mais qui semblent bien corroborées par le simple constat empirique. Comme l'usage abusif des tablettes dans le domaine scolaire.__________

mardi 26 septembre 2023

Ecrans toxiques

 Y revenir. Quitte se répéter

                                     Car le problème n'est pas anodin. Il n'est pas seulement psychologique, il est aussi culturel. Et il est mondial. Le portable n'est pas qu'un outil souvent utile au quotidien, même si la plupart de ses usages relèvent de l'inutile ou du ludique, il est aussi une entrée (trop) facile sur des domaines discutables ou pervers. Des sites non régulés, laissés à des marchands sans scrupules, qui marchent au nombre de clics, mus par le seul business. Ne parlons pas du pire.  Les efforts difficiles de quelques parents militants pour la maîtrise de l'objet tant convoité restent très marginaux.                                                                                C'est plus que le conformisme qui est stimulé dès le plus jeune âge, c'est l'accès sans frein à des données compromettant les capacités d'attention, l'accès graduel à la maturité affective, l'élévation à la lecture en général, à l'exercice de la pensée maîtrisée, diversifiée et nuancée, contre des prêts-à-penser offerts sans réserve. Il n'y a que des inconvénients à exposer aux écrans les plus jeunes, qui sont surexposés, de manière souvent jugée ludique. L'excès en ce domaine se paiera cash. Les jeunes enfants sont les premières victimes.Cela finit par se savoir et par faire consensus: trop d'écrans nuisent à leur santé, pas seulement psychique, non seulement à cause de leur aspect chronophage et de la captation d'attention qu'ils engendrent, mais aussi par leurs contenus, souvent d'une violence banalisée. Le danger n'est pas toujours mesuré de l'usage non maitrisé des écrans de toutes sortes de certains outils numériques.


         Trop d' écrans font écran.    On ne le répétera jamais assez. Leur usage immodéré fait trop souvent obstacle à la réalité, à la perception correcte du monde, forme un filtre par rapport au monde que nous vivons, un frein à la réflexion sur celui-ci, sur nous-mêmes et nos potentialités.  Le virtuel tend à prendre le pas sur le réel.  Utilisés à haute dose, les écrans nuisent à notre capacité d'attention, à notre rapport à la vie réelle et à notre santé aussi, quand ils deviennent chronophages, quand ils se font toxiques. A conseiller avec modération. Pour les enfants surtout.       Les leaders de la Silicon Valley  le savent bien, qui éloignent les leurs le plus possible de ce qui ne remplace pas la présence humaine, la pédagogie vivante, les relations concrètes. Il y a lieu dans bien des cas de s'inquiéter de l'omniprésence des écrans de toutes sortes, de leur envahissement non contrôlé, de la fascination qu'ils procurent très tôt, de la dépendance qu'ils entrainent, de la passivité qu'ils créent, surtout quand la pratique n'est pas encadrée. Et l'on s'étonne que la concentration des enfants pose problème, que son enfermement passif devienne problématique quand la boulimie s'installe...Si rien n'est fait, on prépare (déjà) une génération de zombies, de caractériels et de diabétiques par manque de mouvement.                                                 "....Télé allumée en permanence, dessins animés pour mieux faire avaler les repas, jeux sur appli pour calmer les cris, parents rivés sur leurs téléphones, il en faut peu pour rendre son enfant accro aux écrans. Les Centres médicaux psychologiques sont assaillis de très jeunes enfants, surexposés aux écrans dès le berceau, qui présentent des symptômes en tout point semblables à ceux des enfants autistes, ou avec des troubles massifs de l'attention. Retards important de langage, grande agitation, absence de coopération, manque de concentration, comportements violents et addictifs, isolement, à travers la présentation de nombreux cas de patients, Sabine Duflo, psychologue clinicienne, pousse un cri d'alerte : les écrans sont des retardateurs puissants du développement des compétences cognitives et relationnelles Mais en supprimant ou en régulant fortement leur usage, il est possible de modifier très rapidement et profondément les symptômes de troubles d'allure autistique ou de TDAH. Elle propose ainsi des solutions simples, applicables et déjà testées avec les familles, notamment la méthode des 4 temps sans écrans (smartphone/tablette/TV/Jeux vidéos/ordinateur) : Pas d'écran le matin, Pas pendant les repas, Pas avant de se coucher, Pas dans la chambre de l'enfant..."                                            _____La surabondance des écrans dans la vie quotidienne, dans tous leurs usages et leurs diversités, l'invasion du numérique dans les aspects les plus divers de la vie sociale et intime posent problème à plus d'un titre. L'utilité de la plupart de ces nouvelles technologies n'est pas à discuter dans nombre des secteurs, même si les modalités de leur introduction dans la vie quotidienne peuvent avoir des conséquences d'une grande violence, notamment sur les conditions du travail.  La présence des écrans au coeur de la vie de famille et de la vie personnelle, dans son aspect utilitaire mais surtout ludique, pose plus d'un problème. Du smartphone aux jeux vidéo, il y a un mésusage de plus en plus signalé, qui met en péril les relations familiales et sociales et, par ses aspects chronophages, compromet la disponibilité à d'autres tâches, affecte les dispositions affectives et sociales, les capacités d'ouverture aux autres et d'attention.  Les effets toxiques de la surconsommation du numérique commencent à être mieux connus, même s'il y a toujours débat entre spécialistes. Une addiction qui peut prendre des dimensions inquiétantes, psychologiquement et même physiquementJusqu'à la nomophobie.                                       Plus d'un spécialiste de l'enfance et du développement du cerveau se rejoignent: la consultation immodérée des écrans dès la prime enfance et à proscrire, étant donnés les effets néfastes constatés au niveau psychologique et même physiologique: le développement du cerveau, très malléable dans les premières années, est compromis à plus d'un titre.         Les enfants ne devraient pas être abandonnés très tôt  au monde numérique pour des usages ludiques ou même pédagogiques, surtout hors de toute surveillance humaine.       Ce qu'on compris les concepteurs et les vendeurs de ces objets digitaux de la SiliconValley, qui proscrivent les tablettes pour l'éducation de leurs propres enfants.  Les facultés cognitives seraient compromises par un usage abusif des outils numériques. Les recherches se poursuivent sur ce sujet. Mais on sait déjà que le développement affectif et social est atteint à des degrés divers. L'addiction caractérisée aux portables se remarque aussi chez l'adulte, mais l'emprise est bien plus marquée dans les premières années, compromettant les possibilité d' apprentissages multiples et divers et sclérosant l'attention et la vie affective.
Dans son étude fouillée au titre provocateur, La fabrique du crétin digital, Michel Desmurget remarque que dès deux ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque trois heures d'écran.. Ce docteur en neurosciences parle de "décérébration" au sujet de cette consommation croissante avec l'âge, dans toutes sortes d'activités, même parascolaires.    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire et humaine des jeunes. Une étude encore en débat, mais qui ouvre des voies prometteuses....

          « Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, une telle expérience de décérébration n’avait été conduite à aussi grande échelle », estime Michel Desmurget. Ce livre, première synthèse des études scientifiques internationales sur les effets réels des écrans, est celui d'un homme en colère. La conclusion est sans appel : attention écrans, poisons lents.."
      Un constat sévère, mais sans doute nécessaire  dans l'emploi anarchique de ce qui ne peut que proliférer. Des études incomplètes et encore discutées sur certains points, mais qui semblent bien corroborées par le simple constat empirique. Comme l'usage abusif des tablettes dans le domaine scolaire.
                    __Un décrochage inquiétant.__________

mardi 6 avril 2021

Trop d' écrans font écran

 On ne le répétera jamais assez.

       Trop d'écrans font trop souvent obstacle à la réalité, forment un filtre au monde que nous vivons, un frein à la réflexion sur celui-ci, à nous-mêmes et à nos potentialités, si le virtuel prend le pas sur le réel.  A haute dose, ils nuisent à notre capacité d'attention, à notre rapport à la vie réelle et à notre santé aussi, quand ils deviennent chronophages, quand ils se font toxiques. A conseiller avec modération. Pour les enfants surtout. Les leaders de la Silicon Valley  le savent bien, qui éloignent les leurs le plus possible de ce qui ne remplace pas la présence humaine, la pédagogie vivante, les relations concrètes. Il y a lieu dans bien des cas de s'inquiéter de l'omniprésence des écrans de toutes sortes, de leur envahissement non contrôlé, de la fascination qu'ils procurent très tôt, de la dépendance qu'ils entrainent, de la passivité qu'ils créent, surtout quand la pratique n'est pas encadrée. Et l'on s'étonne que la concentration des enfants pose problème, que son enfermement passif devienne problématique quand la boulimie s'installe...Si rien n'est fait, on prépare (déjà) une génération de zombies et de caractériels.                                         "....Télé allumée en permanence, dessins animés pour mieux faire avaler les repas, jeux sur appli pour calmer les cris, parents rivés sur leurs téléphones, il en faut peu pour rendre son enfant accro aux écrans. Les Centres médicaux psychologiques sont assaillis de très jeunes enfants, surexposés aux écrans dès le berceau, qui présentent des symptômes en tout point semblables à ceux des enfants autistes, ou avec des troubles massifs de l'attention. Retards important de langage, grande agitation, absence de coopération, manque de concentration, comportements violents et addictifs, isolement, à travers la présentation de nombreux cas de patients, Sabine Duflo, psychologue clinicienne, pousse un cri d'alerte : les écrans sont des retardateurs puissants du développement des compétences cognitives et relationnelles Mais en supprimant ou en régulant fortement leur usage, il est possible de modifier très rapidement et profondément les symptômes de troubles d'allure autistique ou de TDAH. Elle propose ainsi des solutions simples, applicables et déjà testées avec les familles, notamment la méthode des 4 temps sans écrans (smartphone/tablette/TV/Jeux vidéos/ordinateur) : Pas d'écran le matin, Pas pendant les repas, Pas avant de se coucher, Pas dans la chambre de l'enfant..."                                            _____La surabondance des écrans dans la vie quotidienne, dans tous leurs usages et leurs diversités, l'invasion du numérique dans les aspects les plus divers de la vie sociale et intime posent problème à plus d'un titre. L'utilité de la plupart de ces nouvelles technologies n'est pas à discuter dans nombre des secteurs, même si les modalités de leur introduction dans la vie quotidienne peuvent avoir des conséquences d'une grande violence, notamment sur les conditions du travail.  La présence des écrans au coeur de la vie de famille et de la vie personnelle, dans son aspect utilitaire mais surtout ludique, pose plus d'un problème. Du smartphone aux jeux vidéo, il y a un mésusage de plus en plus signalé, qui met en péril les relations familiales et sociales et, par ses aspects chronophages, compromet la disponibilité à d'autres tâches, affecte les dispositions affectives et sociales, les capacités d'ouverture aux autres et d'attention.  Les effets toxiques de la surconsommation du numérique commencent à être mieux connus, même s'il y a toujours débat entre spécialistes. Une addiction qui peut prendre des dimensions inquiétantes, psychologiquement et même physiquement. Jusqu'à la nomophobie

       Plus d'un spécialiste de l'enfance et du développement du cerveau se rejoignent: la consultation immodérée des écrans dès la prime enfance et à proscrire, étant donnés les effets néfastes constatés au niveau psychologique et même physiologique: le développement du cerveau, très malléable dans les premières années, est compromis à plus d'un titre.         Les enfants ne devraient pas être abandonnés très tôt  au monde numérique pour des usages ludiques ou même pédagogiques, surtout hors de toute surveillance humaine.       Ce qu'on compris les concepteurs et les vendeurs de ces objets digitaux de la SiliconValley, qui proscrivent les tablettes pour l'éducation de leurs propres enfants.  Les facultés cognitives seraient compromises par un usage abusif des outils numériques. Les recherches se poursuivent sur ce sujet. Mais on sait déjà que le développement affectif et social est atteint à des degrés divers. L'addiction caractérisée aux portables se remarque aussi chez l'adulte, mais l'emprise est bien plus marquée dans les premières années, compromettant les possibilité d' apprentissages multiples et divers et sclérosant l'attention et la vie affective.

Dans son étude fouillée au titre provocateur, La fabrique du crétin digital, Michel Desmurget remarque que dès deux ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque trois heures d'écran.. Ce docteur en neurosciences parle de "décérébration" au sujet de cette consommation croissante avec l'âge, dans toutes sortes d'activités, même parascolaires.    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire et humaine des jeunes. Une étude encore en débat, mais qui ouvre des voies prometteuses....___________________

mardi 27 septembre 2022

Et voilà pourquoi votre enfant est ingérable...

Surtout en classe.

                              Mais pas que...   A l'école, la question d'une certaine utilisation du numérique continue à faire débat dans certains milieux, mais ne suscite pas les interrogations qu'il faudrait et les décisions qui vont avec. Mais l'aveuglement, la naïveté et l'intérêt prennent trop souvent le dessus, malgré des avertissements déjà anciens. Ce n'est pas d'aujourd'hui que le problème est posé,  concernant plus largement l'usage des tablettes mises à disposition des enfants trop précocement. Les géants de la Silicon Valley, pourtant non désintéressés, donne le "la"...pour leurs propres enfants! Trop d'écrans font écran. C'est grave dans beaucoup de cas. 


_______ " Pourquoi les enseignants sont-ils si nombreux et nombreuses à démissionner aujourd’hui ? Certes, les salaires n’ont jamais été aussi bas et les classes aussi surchargées, bon nombre sont épuisés ou dégoûtés par la gestion des mesures sanitaires à l’école. Mais il y a un autre problème. Les profs subissent de plein fouet les dégâts causés par l’industrie du numérique sur les enfants.          Pour ces élèves, l’école est un cauchemar. Leurs parents doivent déposer un dossier à la Maison départementale des personnes handicapées pour obtenir un ou une auxiliaire de vie scolaire qui s’occupera de l’enfant dans la classe. Anne-Lise Ducanda a fait le compte : « Si, en 2002, je voyais un enfant par école présentant de tels symptômes, ils étaient un ou deux par classe en 2017. Autrement dit, en quinze ans, il y avait sept fois plus d’enfants dans les douze écoles de ma ville qui présentaient des troubles moyens à sévères de la relation et du comportement. » Elle a constaté que « 90 à 98 % des enfants présentant ces symptômes étaient surexposés aux écrans, c’est-à-dire plus de quatre heures par jour, y compris la télévision allumée en arrière-plan. »

En 2021, les premiers résultats de l’étude Elfe (Étude longitudinale française depuis l’enfance), menée par l’Inserm et Santé publique France, ont conclu que « l’utilisation prolongée d’écrans par des enfants de 2-3 ans est associée à une augmentation du risque de troubles du sommeil, du comportement et des apprentissages précoces ». De leur côté, des chercheurs de l’Université de l’Alberta ont établi que les enfants de cinq ans qui passent plus de deux heures par jour devant un écran courent de cinq à neuf fois plus le risque d’avoir des symptômes associés au trouble déficitaire de l’attention.       Pour les plus jeunes, le contenu même de ce qui est regardé importe moins que le temps : le temps passé à ne pas babiller, toucher, ramper, s’ennuyer, observer, imiter, tomber ; à être privé des regards et des gestes des autres. La révolution informatique devait inaugurer une « société de la connaissance ». Vingt ans plus tard, elle a confisqué à des millions d’enfants leurs facultés les plus élémentaires : parler, écouter, raisonner, communiquer, créer.           En moyenne, les élèves qui commencent leur scolarité ces jours-ci passent trois fois plus de temps sur les écrans qu’il y a dix ans. Selon un sondage Ipsos [1], les enfants de un à six ans consacrent au moins six heures par semaine à regarder des vidéos sur internet, quatre heures aux jeux vidéo et six heures à la télévision. Dans les écoles, Anne-Lise Ducanda, médecin de la Protection maternelle et infantile, constate les effets de cette consommation exponentielle. « De plus en plus d’enseignants déplorent l’augmentation du nombre d’enfants incapables de se concentrer en classe », relate-t-elle dans Les tout-petits face aux écrans (éd. Du Rocher, 2021). « Des enfants qui ne peuvent pas rester assis sur une chaise ou focalisés sur une activité plus de deux minutes ; des enfants qui ne sont attentifs ni à leurs pairs qui les sollicitent ni à l’adulte qui s’adresse à eux. Dans les cas les plus extrêmes, certains sont en proie à une agitation permanente : de façon compulsive, ils s’emparent de tous les objets à portée de main, renversent les caisses de matériel, jettent les jouets, déchirent les livres. »      En fait, les capacités cognitives et sociales des jeunes enfants sont en train de s’effondrer. De plus en plus d’élèves entrent à l’école incapables de parler, de comprendre, de manipuler des objets, de se lier aux autres. Ils répètent des couleurs, des chiffres ou des suites de mots en anglais tout droit sorties de ces applis éducatives conçues pour rendre les enfants précoces et bilingues. À l’âge de la maternelle, rapporte le Dr Ducanda, certains se lèvent en pleine nuit pour aller chercher le smartphone des parents et regarder des vidéos en cachette. Pour ces élèves, l’école est un cauchemar. Leurs parents doivent déposer un dossier à la Maison départementale des personnes handicapées pour obtenir un ou une auxiliaire de vie scolaire qui s’occupera de l’enfant dans la classe. Anne-Lise Ducanda a fait le compte : « Si, en 2002, je voyais un enfant par école présentant de tels symptômes, ils étaient un ou deux par classe en 2017. Autrement dit, en quinze ans, il y avait sept fois plus d’enfants dans les douze écoles de ma ville qui présentaient des troubles moyens à sévères de la relation et du comportement. » Elle a constaté que « 90 à 98 % des enfants présentant ces symptômes étaient surexposés aux écrans, c’est-à-dire plus de quatre heures par jour, y compris la télévision allumée en arrière-plan. »  ....                                                        En 2021, les premiers résultats de l’étude Elfe (Étude longitudinale française depuis l’enfance), menée par l’Inserm et Santé publique France, ont conclu que « l’utilisation prolongée d’écrans par des enfants de 2-3 ans est associée à une augmentation du risque de troubles du sommeil, du comportement et des apprentissages précoces ». De leur côté, des chercheurs de l’Université de l’Alberta ont établi que les enfants de cinq ans qui passent plus de deux heures par jour devant un écran courent de cinq à neuf fois plus le risque d’avoir des symptômes associés au trouble déficitaire de l’attention.    Pour les plus jeunes, le contenu même de ce qui est regardé importe moins que le temps : le temps passé à ne pas babiller, toucher, ramper, s’ennuyer, observer, imiter, tomber ; à être privé des regards et des gestes des autres. La révolution informatique devait inaugurer une « société de la connaissance ». Vingt ans plus tard, elle a confisqué à des millions d’enfants leurs facultés les plus élémentaires : parler, écouter, raisonner, communiquer, créer...."...... les entreprises du numérique ont réussi en vingt ans à imposer une nouvelle norme sociale : celle de vivre avec six écrans en moyenne à la maison, de consulter un smartphone 200 fois par jour, de regarder des tunnels de vidéos. Tout comme l’alimentation industrielle, cette norme est pathologique. Le seul moyen d’offrir aux enfants un environnement décent est de s’en écarter résolument et de la transformer collectivement. Il paraît très improbable que l’État s’y emploie : après avoir acté le déploiement de la 5G, il vient d’allouer 1 milliard à un grand plan numérique pour l’école et 11 milliards aux technologies numériques sur les 100 milliards du plan de relance post-Covid. Les parents, eux, peuvent se regrouper pour prendre des décisions qui seraient trop difficiles à tenir s’ils étaient isolés. Il existe un groupe (Facebook) « Parents unis contre le smartphone avant 15 ans » qui vise à faire en sorte que les élèves de collège soient plus nombreux à ne pas en posséder. Les parents d’un même quartier ou d’une même école pourraient se coordonner dans le même but. Les réunions de parents d’élèves et de syndicats de parents devraient servir à se concerter pour que les enfants qui jouent ensemble en dehors de l’école n’aient pas accès aux tablettes, téléphones et consoles, ou seulement à certaines périodes, selon leur âge."              __________

jeudi 1 octobre 2020

Trop d'écrans

Pour les plus jeunes. 

                 Plus d'un spécialiste de l'enfance et du développement du cerveau se rejoignent: la consultation immodérée des écrans dès la prime enfance et à proscrire, étant donnés les effets néfastes constatés au niveau psychologique et même physiologique: le développement du cerveau, très malléable dans les premières années, est compromis à plus d'un titre.         Les enfants ne devraient pas être abandonnés très tôt  au monde numérique pour des usages ludiques ou même pédagogiques, surtout hors de toute surveillance humaine.       Ce qu'on compris les concepteurs et les vendeurs de ces objets digitaux de la SiliconValley, qui proscrivent les tablettes pour l'éducation de leurs propres enfants.  Les facultés cognitives seraient compromises par un usage abusif des outils numériques. Les recherches se poursuivent sur ce sujet. Mais on sait déjà que le développement affectif et social est atteint à des degrés divers. L'addiction caractérisée aux portables se remarque aussi chez l'adulte, mais l'emprise est bien plus marquée dans les premières années, compromettant les possibilité d' apprentissages multiples et divers et sclérosant l'attention et la vie affective

       Dans son étude fouillée au titre provocateur, La fabrique du crétin digital, Michel Desmurget remarque que dès deux ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque trois heures d'écran.. Ce docteur en neurosciences parle de "décérébration" au sujet de cette consommation croissante avec l'âge, dans toutes sortes d'activités, même parascolaires.    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire et humaine des jeunes. Une étude encore en débat, mais qui ouvre des voies prometteuses.

          « Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, une telle expérience de décérébration n’avait été conduite à aussi grande échelle », estime Michel Desmurget. Ce livre, première synthèse des études scientifiques internationales sur les effets réels des écrans, est celui d'un homme en colère. La conclusion est sans appel : attention écrans, poisons lents.."
      Un constat sévère, mais sans doute nécessaire  dans l'emploi anarchique de ce qui ne peut que proliférer. Des études incomplètes et encore discutées sur certains points, mais qui semblent bien corroborées par le simple constat empirique. Comme l'usage abusif des tablettes dans le domaine scolaire.__________

mercredi 24 février 2021

Ecrans toxiques?

Du bon usage des écrans

                 La surabondance des écrans dans la vie quotidienne, dans tous leurs usages et leurs diversités, l'invasion du numérique dans les aspects les plus divers de la vie sociale et intime posent problème à plus d'un titre. L'utilité de la plupart de ces nouvelles technologies n'est pas à discuter dans nombre des secteurs, même si les modalités de leur introduction dans la vie quotidienne peuvent avoir des conséquences d'une grande violence, notamment sur les conditions du travail.  La présence des écrans au coeur de la vie de famille et de la vie personnelle, dans son aspect utilitaire mais surtout ludique, pose plus d'un problème. Du smartphone aux jeux vidéo, il y a un mésusage de plus en plus signalé, qui met en péril les relations familiales et sociales et, par ses aspects chronophages, compromet la disponibilité à d'autres tâches, affecte les dispositions affectives et sociales, les capacités d'ouverture aux autres et d'attention.  Les effets toxiques de la surconsommation du numérique commencent à être mieux connus, même s'il y a toujours débat entre spécialistes. Une addiction qui peut prendre des dimensions inquiétantes, psychologiquement et même physiquement. Jusqu'à la nomophobie

       Plus d'un spécialiste de l'enfance et du développement du cerveau se rejoignent: la consultation immodérée des écrans dès la prime enfance et à proscrire, étant donnés les effets néfastes constatés au niveau psychologique et même physiologique: le développement du cerveau, très malléable dans les premières années, est compromis à plus d'un titre.         Les enfants ne devraient pas être abandonnés très tôt  au monde numérique pour des usages ludiques ou même pédagogiques, surtout hors de toute surveillance humaine.       Ce qu'on compris les concepteurs et les vendeurs de ces objets digitaux de la SiliconValley, qui proscrivent les tablettes pour l'éducation de leurs propres enfants.  Les facultés cognitives seraient compromises par un usage abusif des outils numériques. Les recherches se poursuivent sur ce sujet. Mais on sait déjà que le développement affectif et social est atteint à des degrés divers. L'addiction caractérisée aux portables se remarque aussi chez l'adulte, mais l'emprise est bien plus marquée dans les premières années, compromettant les possibilité d' apprentissages multiples et divers et sclérosant l'attention et la vie affective.

       Dans son étude fouillée au titre provocateur, La fabrique du crétin digital, Michel Desmurget remarque que dès deux ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque trois heures d'écran.. Ce docteur en neurosciences parle de "décérébration" au sujet de cette consommation croissante avec l'âge, dans toutes sortes d'activités, même parascolaires.    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire et humaine des jeunes. Une étude encore en débat, mais qui ouvre des voies prometteuses....___________________

lundi 4 décembre 2023

Catastrophe éducative?


Ça peut l'être, trop souvent

                Malgré les récentes réglementations, plus ou moins respectées, on constate que le portable continue à exercer son emprise de manière excessive et souvent toxique sur une bonne partie de la population scolaire, dés le plus jeune âge, malgré les efforts de certaines associations de parents responsables. On ne parlera pas des adultes, victimes du même phénomène d'addiction. l'Unesco y va de ses recommandations. Le ministre y va de ses "innovations".... 


                                                      On peut considérer certains usages des écrans comme un "cancer";  les  écrans toxiques continuent à sévir, de manière mimétique. La fréquentation de certains réseaux sociaux ne faiblit pas, au contraire, parfois de la pire des manières. Sans parler des plate formes les plus perverses. Le problème est (aussi) politique: "...Après des années de controverse sur la surexposition des enfants aux écrans, Emmanuel Macron s’apprête à hausser le ton. Un tournant déjà amorcé dans d’autres pays, de la Chine à la Suède, où des décisions sur la prévention des plus jeunes face au numérique sont prises au sommet de l’État. Aux États-Unis, Joe Biden en personne a accusé les géants de la tech de «proposer aux enfants des contenus qui menacent leur santé mentale et leur sécurité», dans une tribune parue dans le Wall Street Journal...'                                     Un fléau? Oui, pour certains parents impuissants. Les effets délétères de la surexposition aux écrans ne sont plus à à à démontrer. Il ne s'agit pas seulement des portables...   ______________

Avertissement de responsables sur le terrain:

Nous ne pouvons que constater ces derniers mois la place grandissante que prennent le téléphone portable et les réseaux sociaux dans la vie de nos collégiens. Snapchat, TikTok, Instagram, Whatsapp ou autres; toutes ces plateformes amènent des dérives qui nous inquiètent : cyberharcèlement, accès à des contenus inappropriés ou violents, diffamation, injures... sans parler des risques de dépendances...
L'expérience et les relations que nous entretenons avec les forces de gendarmerie nous montrent que vous devez être très vigilants si votre enfant a accès à un téléphone portable et à un réseau social, quel qu’il soit. Voici quelques conseils à suivre pour limiter les risques
Discuter des risques des réseaux sociaux avec lui.
Fixer des limites en terme de temps
Surveiller l'activité de vos enfants (qui suivent-ils, quelles photos envoient-ils, que reçoivent-ils?)
Par ailleurs, nous souhaitons vous rappeler quelques informations très importantes
  • L'usage du téléphone est interdit dans l'enceinte des écoles et collèges depuis la loi du 3 août 2018. Tout usage non autorisé est sanctionné.
  • Il n'y a absolument pas besoin de créer ou de faire partie des groupes Whatsapp de classes pour échanger des devoirs, des leçons... Les élèves et les enseignants peuvent communiquer sur l'ENT. Il en va de même pour les élèves. C'est un réseau parfaitement sécurisé et stable.
En cas de problème, c'est donc votre responsabilité de parents qui est engagée devant la justice.Enfin, la plupart des réseaux sociaux sont interdits aux moins de 13 ans. Whatsapp est interdit aux moins de seize ans.
Sachez que le collège met beaucoup de choses en œuvre pour éduquer aux réseaux sociaux et lutter contre ses risques (intervention de e-enfance et éducation aux média et l’information en sixième, interventions en 5ème et 4ème de la gendarmerie), sans compter l'intervention des professeurs principaux.
Néanmoins, c'est ensemble que nous parviendrons à limiter les effets néfastes des réseaux dits sociaux.
Nous vous remercions pour l'attention que vous porterez à ce message.
Bien cordialement,
La direction et les équipes pédagogiques et éducatives de l'établissement"

mardi 3 décembre 2013

Niches et paradis

Seigneur, délivrez-nous des paradis!
                                                       Des niches, il y en a de petites, bien légales, et d'autres, plus grandes, plus conséquentes, loin des yeux de Bercy, pour échapper à l'impôt.
    Des niches magiques...
Les paradis, eux, c'est normal, sont toujours luxuriants, mais discrets.
  Une richesse cachée, bien à l'ombre, qui ne s'investit pas, qui ne crée pas de croissance mais au contraire spécule dangereusement, qui appauvrit les Etats et les moins favorisés, en développant une rente stérile. Niches et paradis se confondent souvent.
  Un secret bien gardé.
Elle ne devaient plus exister, avait-on dit ..
Plus jamais ça!...avait-il dit.       «Des trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister, et leur disparition doit préluder à une refondation du système financier international» (F.Fillon)
(On est prié de ne pas rire!)
   Les paradis sont nichés partout, pas seulement sous les cocotiers des Caraïbes. Juste à côté...
               On imagine à peine: quelque 350 milliards d'avoirs français coulent des jours heureux dans des paradis divers, souvent à deux pas de nos frontières.
     "Malgré toutes les annonces de réforme, toutes les promesses de transparence et de coopération, qui battent leur plein depuis quelques années ( ici), l’analyse de Gabriel Zucman est sans pitié : « Il n'y a jamais eu autant d'argent qu'en 2013 dans les paradis fiscaux, explique-t-il à Mediapart. Selon mes calculs, 8 % du patrimoine financier mondial des ménages y est logé, et échappe à tout impôt. Soit une fortune de 5 800 milliards d'euros, dont 350 milliards appartenant à des Français. C’est 25 % de plus qu’en avril 2009, quand le G20 de Londres avait annoncé la “fin du secret bancaire”. ..
   Selon lui, la fraude permise par le secret bancaire représente 130 milliards d'euros de perte d'impôts au niveau mondial, dont 17 milliards rien que pour la France [ Certains font des estimations plus hautes, comme Antoine Peillon _ndlr].
     À court terme, il estime que l’Hexagone pourrait récupérer 10 milliards d’euros par an s’il luttait de façon efficace contre la fraude. Et sans l'évasion fiscale, la dette publique française ne s’élèverait pas à 95 % du PIB, mais à 70 %....
  Tout en haut de la pyramide, la Confédération helvétique, qui gère 1 800 milliards d’euros de fortunes étrangères, dont 1 000 milliards de fonds appartenant à des Européens. « C’est l’équivalent de 6 % du patrimoine financier des ménages de l’Union européenne, son plus haut niveau historique », souligne Gabriel Zucman. L’argent est déposé directement en Suisse ou dans les filiales de ses banques nationales à Hong Kong, Singapour, Jersey ou autres....
    L’argent est ensuite investi aux deux tiers dans des fonds de placement, dont beaucoup sont hébergés au Luxembourg : au total, un tiers des fortunes gérées en Suisse sont investies dans des fonds d’investissements luxembourgeois (non taxés par le Grand-Duché). Un état de fait reconnu tout récemment par l'OCDE, qui a désigné pour la première fois le Luxembourg comme un paradis fiscal. Et afin de le rendre intraçable par les fiscs nationaux, les banquiers prennent soin, avant d’investir cet argent, de dresser un ou plusieurs paravents, en le confiant virtuellement à des sociétés écrans, basées aux îles Vierges (ou à Panama), et censées en être les propriétaires. Aujourd’hui, plus de 60 % des comptes en Suisse sont détenus par l’intermédiaire de sociétés écrans sises au Panama, de trusts enregistrés aux îles Vierges britanniques, de fondations domiciliées au Liechtenstein, etc.
  Certes, Bercy peut se féliciter des 4 300 dossiers déposés depuis fin juin par des contribuables souhaitant régulariser des avoirs non déclarés. Mais selon les estimations, on compte au moins 80 000 comptes de Français non déclarés en Suisse ! La plupart sont protégés par des sociétés écrans, et resteront indétectables un bon moment, car une entreprise basée aux îles Vierges n’est pas assimilée à un particulier fraudant le fisc…
« La lutte commence tout juste. Des progrès importants ont été faits, je ne le nie pas, mais l’écart entre les proclamations d’une part et les actes et les chiffres d’autre part, est assez considérable, constate Gabriel Zucman. Les gouvernants et les technocrates qui réfléchissent à ces questions sous-estiment la progression de l’opacité financière. Ils pensent qu’avec des traités d’échange d’informations, à la demande ou automatiques, on va résoudre le problème du jour au lendemain, ce qui est très loin d’être le cas....»
                                                  On risque d'être découragé face à une telle organisation, de telles sommes détournées et de tels ravages.. G. Zucman estime cependant que, même s'il faudra du temps,  lutter contre l’évasion fiscale n’est pas une utopie.
   Du temps et des volontés politiques concertées et déterminées.
On est loin de compte...
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