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lundi 19 décembre 2016

Alep: de deux ou trois choses...

 ...Généralement tues ou oubliées
                                                  Et qui se rappellent peu à peu à nous.
            Pleurer sur Alep est légitime, battre sa coulpe jusqu'à l'excès est contre-productif et aveuglant.
    Il y a un temps pour la déploration et un temps pour l'analyse, qui arrive bien tard.
    Car la tragédie syrienne, qui ne sera pas terminée avec la fin des affrontements de Alep-Est, pouvait être évitée. Maintenant, l'arrêt d'une machine devenue folle et aux composantes de plus en plus compliquées et embrouillées va demander un temps peut-être infiniment long et laissera de toutes façons des blessures profondes, dans ce pays où la vie communautaire n'était pas source d'affrontements, malgré l'extrême variété des origines et des croyances. Entité qui porte la marque de l'Occident.
    Après le flot des (des)informations qui ont fait le lit de la confusion, malgré quelques autocritiques tardives, on est aujourd'hui plus à même de discerner une vérité plus complexe que celle que la plupart des médias ont diffusé dans un suivisme sans recul par rapport à la ligne diplomatique officielle du moment et dans un conformisme confondant vis à vis de la voix de son maître du Quai d'Orsay.
Il est temps d'écouter d'autres voix, même si ce doit être toujours avec prudence
     Comme ici dans ce bon débat sur Alep, dans 24 Heures en Questions  sur LCI.
             Certaines réponses et points de vue  peu habituels pour ceux qui ne lisent que le Monde ou Libération avaient déjà été données depuis un moment par un chercheur de Tours, faisant une analyse des véritables enjeux et le bilan de nos erreurs depuis le début, de nos préjugés et de nos parti-pris, Frédéric Pichon, notamment, dans un livre qui a fait peu de bruit mais qui est celui d'un excellent connaisseur de la Syrie, du Levant et du MO en général, où il se rend souvent. Un texte au titre plutôt euphémique, car il est aussi accusateur, notamment à l'égard de la nouvelle diplomatie française qui, déjà sous Sarkozy, a joué le mauvais cheval, aveuglée par ses intérêts à courte vue au Qatar et en Arabie Saoudite.: Pourquoi l'Occident s'est trompé.
    On n'oubliera pas les quelques analyses faites ici pour mieux clarifier des positions simplistes, uniquement moralisantes ou orientées, comme le faisait à sa manière l'Independent.  En n'oubliant pas l'ancien postulat selon lequel la première victime de la guerre est la vérité.
        On peut essayer de s'en approcher en écoutant, avec la prudence critique qui s'impose toujours, d'autres voix..à discuter elles aussi.  L'analyse du libano-américain Nassim Taleb mérite un détour.
                     En se souvenant, comme disait R.Aron, que "Ce n'est jamais la lutte contre le Bien et le Mal, c'est le préférable contre le détestable" ou H.Védrine, que "En fait, ni l'hubris des USA d'aujourd'hui, ni l'ingénuité des Européens, ni l'idéalisme des Français et leur goût persistant pour la grandiloquence ne fonctionnent vraiment."
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mercredi 4 janvier 2017

C'était Alep 

Points de vue non conformes                             [ quelques jalons en attendant une vérité qui dérange]
                                       L'heure des bilans n'a pas encore sonné.
     IL faudra du temps pour reconstruire la partie Est de la ville où la destruction est quasi-totale.      
      Reconstruire l'Etat, sous une forme ou sous une autre, sera une autre paire de manches. Il faudra aussi du temps pour que la vérité se mette en place sur les causes et le déroulement des événements. Ainsi que sur l'assaut final.
       Alep représente un tournant dans le conflit, mais les combats se déplacent..
      Certes, il faut être prudent. La vérité sur cette tragédie ne sera pas facile à établir, dans toute sa complexité.
      Les larmes sur les victimes d'Alep furent-elles toujours sans ambiguïtés? C'est une question que l'on peut se poser.
  Les images sont tragiquement éloquentes, mais encore faut-il leur donner un sens.Leur déferlement sur les écrans a souvent anesthésié la pensée, par leur effet de sidération.
         La guerre là-bas est aussi celle de l'information,  qui n'évite pas les raccourcis et le manichéisme
: Eric Denécé dénonce sur LCI la falsification de certains faits par les médias.
:   L'attidude des USA ne fut pas exempte d'ambiguïtés. Celle de l'Elysée encore plus, pendant trop longtemps.
   Comme certaines voix le disent plus clairement aujourd'hui: “les dirigeants ont perdu pied avec la réalité sur la Syrie, où luttes et intérêts divers se firent face, comme si on avait affaire à des affrontement analogues à ceux de l'Irak, de la Libye...
   Ce qui reste de l'opposition dite modérée est en pleine déroute 
               Et certaines alliances méritent d'être dénoncées
   Malgré la complexité souvent mouvante des forces sur le terrain, le droit à l'analyse s'impose, pour éviter les langues de bois de toute nature, trop souvent reprises pas une presse paresseuse ou trop conforme.
   La confiance a priori ne peut être accordée à toutes les sources, mais certaines méritent qu'on les examine, avec l'esprit critique qu'il faut.
     Surtout quand on sait que les fausses nouvelles n'ont pas manqué d'intoxiquer la relation des faits.
      On n'oubliera pas le rôle initial qu'ont joué les intérêts et les rivalités régionales au sujet du pétrole, et de ses enjeux locaux.
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- Impasses occidentales en Syrie
- Crédibilité médiatique en question
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vendredi 2 décembre 2016

Syrie: un tournant?

Le début de la fin, enfin?
                                        Mais pour quelle issue et vers quelles recompositions?
       Difficile à dire, à moins d'être devin, mais ce qui est sûr, c'est que Damas ne voudra jamais que le pays finisse comme l'Irak ou la Lybie. Pas plus que Poutine. qui mène maintenant le jeu.
       Nous en sommes au point où il ne reste plus comme solution que d'éviter le pire en éradiquant Daesh.
        Il importe de rester prudent vis à vis de certaines sources d'information, souvent brouillées ou peu fiables.
    Il y a deux ans, on parlait de conflit sans issue apparente, d'imbroglio insoluble, de guerre sans fin.
   Mais il semble aujourd'hui que l'affrontement à Alep, la martyre, soit le début d'une déroute pour Daesh, pour ce secteur du moins. Certains parlent de fin programmée, de débandade.
  Tandis qu'à Mossoul, en Irak, la situation paraît plus difficile, mais sans issue pour une résistance qui faiblit. Pour Rakka, la situation est pour l'instant plus problématique.
     Mais, pour la suite, qui y voit vraiment clair?  Quels vont être les nouveaux terrains de lutte de Daesh, cette hydre ectoplasmique, ce phoenix, qui peut se reconstituer ailleurs, ne serait-ce que provisoirement et clandestinement, avec des formes moins organisées et centralisées.
     Les hypothèses vont bon train:
   La prise d'Alep, incontestable tournant de la guerre, libérera des dizaines de milliers de soldats qui iront renforcer les autres fronts, chaque fois moins nombreux d'ailleurs et libérant à leurs tour des milliers de combattants. Resteront alors deux gros morceaux : la province d'Idlib où Al Qaeda, Ahrar al-Cham & Co, en relatif état de faiblesse après les pilonnages russes, sont d'ailleurs en train de se dévorer entre eux. l'Etat islamique.  Dans ces deux cas, un  retour à l'envoyeur se profile. Pressés de tous côtés, les djihadistes d'Idlib n'auront qu'une échappatoire : la Turquie, où tonton Erdogollum aura toutes les peines du monde à les contrôler. Quant à Daech, nous évoquions l'année dernière le scénario rêvé ...       
       On parle de la Somalie, comme ultime zone de repli. Les alliances, souvent de circonstances, changent à une rythme déroutant, pour ce que l'on sait, et on voit mal comment pourront se réunir autour d' une tables des forces aux intérêts si divergents.
  Après le (double) jeu perdant des Américains, les tergiversations de l'Europe, les illusions et les impasses de la position française, le réalisme de Poutine s'impose de fait sur le terrain: mieux vaut conserver l'unité du pays, même avec Assad, que de livrer le pays à une guerre civile sas fin et contagieuse, jusqu'aux confins de l'Oural..
    Les Etats-Unis ont laissé le champ libre à la Russie, devenue incontournable "La responsabilité américaine est très forte. Les Etats-Unis n’ont pas voulu intervenir significativement en Syrie, car ils ne voulaient pas se heurter à l’Iran, allié du régime syrien, ni risquer une confrontation entre les forces américaines et russes. Ils ont laissé le champ libre à la Russie, devenue un acteur incontournable. C’est elle aujourd’hui qui décide de l’avenir de la Syrie. Or la Russie n’est toujours pas prête à laisser tomber Bachar el-Assad malgré les signaux qu’elle envoie dans ce sens depuis trois ans. Nous sommes dans une impasse : les grandes puissances ont un désaccord fondamental sur la Syrie.
    Une situation encore bien confuse dans ce panier à crabes. Mais on y voit aujourd'hui un peu plus clair dans le brouillard entretenu et des langues se délient.
    Les enjeux profonds des affrontements restent toujours brouillés. Sur les racines des affrontements, beaucoup de choses sont tues.
      Le problème des hydrocarbures, cet excrément du diable,  reste un enjeu masqué:
        Le formidable jeu de poker menteur syrien permet à peu près toutes les hypothèses : entente russo-turque sur le dos de Washington, américano-russe voire américano-russo-kurde sur le dos d’Erdogan, syro-turque sur le dos des Kurdes ou au contraire syro-kurde sur le dos du sultan. Tout est possible et l’élection du Donald vient encore compliquer la donne…   Quelques éléments tout de même pour y voir plus clair. Premier point : les grands perdants de la triple offensive sur Alep, Al Bab et Raqqa sont respectivement les djihadistes “modérés”, les Kurdes d’Efrin et Daech. Par contrecoup, le grand vainqueur est l’axe Damas-Moscou qui voit deux de ses adversaires en mauvaise posture.___________________

dimanche 21 août 2016

Alep au coeur

       Pleurer sur la ville
                           Pleurer de rage et d'impuissance.
                                   Pleurer sur ceux qui n'ont plus de larmes pour pleurer.
            Sur ce dernier bastion où l'on ne sait plus qui affronte qui
         Qui fera le plus de ruines?
         Dans un affrontement qui n'est pas que civil.
  Après Sodome et Carthage. Après Thérouane, Stalingrad. et Homs...
         Une ultime bataille dans un conflit sans fin.
               Un pas de plus dans une cruauté sans issue.
    O Alep!, l'enchanteresse  millénaire.
         Riche d' histoire et de diversité.
                Qui a survécu à tous les sièges.
  Faudra-t-il ne plus avoir à compter que tes pierres calcinées, tes victimes innombrables?
     L'apocalypse n'est pas que dans les textes.
       On a beau dire que c'est la fin, 
        Que restera-t-il  de la cité, de ses vivants,
           Dans la course à l'abîme d'un pays déchiré, d'une Syrie moribonde?...
_____[En 2010, nous avions un billet d'avion pour la Syrie-Jordanie. Un événement imprévu a fait annuler le voyage rêvé. En 2011 commençait le conflit.  Adieu Alep!]__________________________________________________________________________________

lundi 13 novembre 2017

Dieu est-il en RTT?

Ou aux abonnés absents?
                            C'est la question que l'on est tenté de se poser bien souvent.
    Quand on voit comment "il" laisse se déployer la folie des hommes. Sous des formes parfois les moins imaginables.
      Une bibliothèque ne suffirait pas à en décrire le dixième, sans remonter jusqu'au problématique déluge, événement favorisé par un Dieu vengeur, selon les textes, pour faire un grand nettoyage terrestre. Bon débarras! On efface tout et on recommence à zéro avec Noë, sur du neuf, du costaud. Las! ça n'a pas marché longtemps...
     |Ça continue, et ce n'est plus un mythe. C'est le b******, et pas qu'un peu!
  Il suffit de jeter un oeil sur la situation actuelle en Syrie, de se pencher sur ce qu'est devenu Alep, la splendeur passée, et tant d'autres villes.  On a envie aussi de pleurer sur le sort du Yemen, devenu un chaos sans nom. Après l'Irak et l'Afghanistan.
   Le Liban est un dans une effervescence dangereuse, à la croisée de conflits qui le dépassent.
     Ce sont presque tous les pays du Golfe arabo-persique qui suscitent l'appréhension.
       Aux USA, la maladie des armes engendre un massacre par semaine.
          Etc, etc, etc.... On finit hélas! par s' y habituer.
 Depuis St Augustin, on s'échine à trouver des justifications à ces folies récidivantes, à rendre rationnel l'irrationnel. Le mal serait la contrepartie de la liberté des hommes, mis à l'épreuve. Il serait même nécessaire pour que le bien existe, comme l'estime l'armée des théologiens, comme le prône aussi Leibniz, qui ne s'embarrasse pas des détails; il s'agissait de sauver le Créateur, de sauvegarder son image. La théodicée devenait une tâche difficile: comment défendre l'indéfendable? Mais si Dieu est Dieu, s'il est tout puissant et s'il sait tout, même à l'avance, même le pire prévisible, pourquoi s'est-il mis à une tâche créatrice vouée à l'échec répétitif.?
    Mystère, dira-t-on. L'entourloupe est bien connue, pour contrer le scepticisme toujours émergeant, qui ne peut longtemps s'enfermer dans des paradoxes insoutenables.
     Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ? disait Voltaire.
     Tous les théologiens, tous les idéologues de toutes les religions passées, présentes - et à venir - se sont heurtés ou se heurteront - au problème fondamental qui hante l’humanité depuis que celle-ci a pris conscience de son état : le problème de l’existence du mal. ..comment un dieu peut-il être à la fois bon et mauvais, puisqu’on suppose que le Bien, sacralisé et placé au plus haut degré de l’échelle des valeurs, est l’essence même de ce dieu ? Toutes les religions, tous les systèmes théologiques ont posé comme postulat l’existence d’un dieu infiniment intelligent, infiniment bon, et l’on ne comprend pas que, tout à coup, ce dieu bon puisse commettre le mal, ou tout au moins qu’il puisse permettre l’existence parallèle en lui, ou à côté de lui, d’un être infiniment intelligent, certes, mais aussi infiniment mauvais.» (Jean Markale)
  Débats insolubles et vains, qui nous enferment dans des impasses rationnelles et des querelles présupposant une foi. La question de fond..
      Ne doit-on pas conclure,  que l'humanité est encore ensauvagée, que l'humanité n'est qu'un vernis fragile qui peut sauter plus facilement qu'on ne le croit, mais qu'il est vital de renforcer sans relâche.   L'homme civilisé reste encore à construire. Sans fin. Une tâche autant individuelle que politique.
      Comme disait Nathalie Goulet, à propos du conflit du MO, J'ai peur que nos enfants et nos petits-enfants assistent encore longtemps à cette guerre fratricide en terre Sainte où le Dieu des 3 religions monothéistes est sensé demeurer.   Je crois que Dieu est en RTT ou que, comme beaucoup d'entre nous, il a renoncé à tenter de juguler la folie des hommes."
    Le téléphone ne fonctionne plus. Les SMS non plus...

Ce qu'est Alep devenue...
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mercredi 26 février 2020

Dieu est-il en RTT?

Ou aux abonnés absents?                  (bis repetita)
                            C'est la question que l'on est tenté de se poser bien souvent.
    Quand on voit comment "il" laisse se déployer la folie des hommes. Sous des formes parfois les moins imaginables.

      Une bibliothèque ne suffirait pas à en décrire le dixième, sans remonter jusqu'au problématique déluge, événement favorisé par un Dieu vengeur, selon les textes, pour faire un grand nettoyage terrestre. Bon débarras! On efface tout et on recommence à zéro avec Noë, sur du neuf, du costaud. Las! ça n'a pas marché longtemps...
     |Ça continue, et ce n'est plus un mythe. C'est le b******, et pas qu'un peu!
  Il suffit de jeter un oeil sur la situation actuelle en Syrie, de se pencher sur ce qu'est devenu Alep, la splendeur passée, et tant d'autres villes.  On a envie aussi de pleurer sur le sort du Yemen, devenu un chaos sans nom. Après l'Irak et l'Afghanistan.
   Le Liban est un dans une effervescence dangereuse, à la croisée de conflits qui le dépassent.
     Ce sont presque tous les pays du Golfe arabo-persique qui suscitent l'appréhension.
       Aux USA, la maladie des armes engendre un massacre par semaine.
          Etc, etc, etc.... On finit hélas! par s' y habituer.
 Depuis St Augustin, on s'échine à trouver des justifications à ces folies récidivantes, à rendre rationnel l'irrationnel. Le mal serait la contrepartie de la liberté des hommes, mis à l'épreuve. Il serait même nécessaire pour que le bien existe, comme l'estime l'armée des théologiens, comme le prône aussi Leibniz, qui ne s'embarrasse pas des détails; il s'agissait de sauver le Créateur, de sauvegarder son image. La théodicée devenait une tâche difficile: comment défendre l'indéfendable? Mais si Dieu est Dieu, s'il est tout puissant et s'il sait tout, même à l'avance, même le pire prévisible, pourquoi s'est-il mis à une tâche créatrice vouée à l'échec répétitif.?
    Mystère, dira-t-on. L'entourloupe est bien connue, pour contrer le scepticisme toujours émergeant, qui ne peut longtemps s'enfermer dans des paradoxes insoutenables.
     Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ? disait Voltaire.
     Tous les théologiens, tous les idéologues de toutes les religions passées, présentes - et à venir - se sont heurtés ou se heurteront - au problème fondamental qui hante l’humanité depuis que celle-ci a pris conscience de son état : le problème de l’existence du mal. ..comment un dieu peut-il être à la fois bon et mauvais, puisqu’on suppose que le Bien, sacralisé et placé au plus haut degré de l’échelle des valeurs, est l’essence même de ce dieu ? Toutes les religions, tous les systèmes théologiques ont posé comme postulat l’existence d’un dieu infiniment intelligent, infiniment bon, et l’on ne comprend pas que, tout à coup, ce dieu bon puisse commettre le mal, ou tout au moins qu’il puisse permettre l’existence parallèle en lui, ou à côté de lui, d’un être infiniment intelligent, certes, mais aussi infiniment mauvais.» (Jean Markale)
  Débats insolubles et vains, qui nous enferment dans des impasses rationnelles et des querelles présupposant une foi. La question de fond..
      Ne doit-on pas conclure,  que l'humanité est encore ensauvagée, que l'humanité n'est qu'un vernis fragile qui peut sauter plus facilement qu'on ne le croit, mais qu'il est vital de renforcer sans relâche.   L'homme civilisé reste encore à construire. Sans fin. Une tâche autant individuelle que politique.
      Comme disait Nathalie Goulet, à propos du conflit du MO, J'ai peur que nos enfants et nos petits-enfants assistent encore longtemps à cette guerre fratricide en terre Sainte où le Dieu des 3 religions monothéistes est sensé demeurer.   Je crois que Dieu est en RTT ou que, comme beaucoup d'entre nous, il a renoncé à tenter de juguler la folie des hommes."
    Les justifications faiblissent.Le téléphone ne fonctionne plus. Les SMS non plus...


Ce qu'est Alep devenue...

mercredi 17 mars 2021

Syrie: 10 ans après

 Le roi des ruines

                   Il se trouve que mon épouse et moi avions programmé un voyage en Syrie. Un Syrie dont nous rêvions depuis longtemps. Nous avions nos billets mais le vol fut annulé à cause de le fameuse éruption islandaise, qui cloua les avions au sol pour quelque temps. La tragédie là-bas commença peu après, d'abord à bas bruits, puis de façon de plus en plus intense.  Il ne fait plus aucun doute que nous n'irons jamais là-bas. Nous ne sommes pas dans l'humanitaire...                        ___ Comment faire un bilan de ces dix années terribles, sans doute une des plus grande tragédie de l'histoire récente au MO, qui a produit un champ de ruines difficilement imaginable? La reconstruction n'est pas à l'ordre du jour. Un tiers des infrastructures du pays ont été détruites, sans parler des villes: Alep, Palmyre,etc...     L'imprévisible, l'effroyable  arrivèrent, dans un chaos où il fut bien difficile au début de trouver les fils interprétatifs. Se révélèrent peu à peu les enjeux et les influences au coeur d'un système qui apparaissait relativement stable, dont une famille élargie, dans une minorité qui avait tout intérêt à défendre le statu quo bec et ongle, en trouvant des alliances parfois improbables, qui firent de ce conflit en enjeu régional, voire au-delà, où se croisaient les intérêts les plus contradictoires. La moitié de la population de la Syrie fut affectée : outre les quelque 5,6 millions de personnes qui ont quitté le pays, le dernier bilan des Nations unies faisait état de 6,2 millions de déplacés internes.

          "...Après une série de victoires militaires ces dernières années l’Etat syrien a repris le contrôle de plus de 70 % du territoire, reléguant les lignes de front à des zones plus restreintes du pays. Environ 2,9 millions de personnes vivent dans la région d’Idlib, la dernière zone encore aux mains de la rébellion contre le régime Assad – notamment le groupe islamiste radical Hayat Tahrir Al-Cham – dans le Nord-Ouest ; quelque 2,6 millions dans les territoires administrés par les forces kurdes, dans le Nord-Est et l’Est ; et environ 1,3 million sont dans des poches de territoires dans le Nord frontalier de la Turquie, sous le contrôle des forces turques et de leurs supplétifs syriens..."                                                       ____Amère victoire. Le système Assad portait en son sein des germes de déflagration du pays, dans le contexte des printemps arabes et de la libéralisation du pays au profit d'une caste. L'instrumentalisation des forces les plus extrêmes a favorisé un chaos, qui déclencha l'intervention de forces étrangères profitant de l'occasion pour avancer leurs pions ou défendre leurs intérêts, au gré des alliances les plus machiavéliques. Comment reconstruire, étant donné l'ampleur du champ de ruines matérielles et humaines? La jeunesse est soit partie, soit réfugiée, soit anéantie moralement. Cette sale guerre laissera des traces pour longtemps, elle qui a commencé par des compromis plus que douteux, libérant des forces incontrôlables, ce qui produisit l'enfer.                                                                                __ "...Le régime Assad  a d’emblée joué la carte djihadiste pour diviser et décrédibiliser l’opposition, libérant des centaines de détenus djihadistes durant les mêmes mois de 2011 où des milliers de militants pacifistes étaient embastillés, torturés ou liquidés. Daech, l’acronyme arabe de “l’Etat islamique en Irak et en Syrie”, a été proclamé en avril 2013 à Raqqa, la première capitale provinciale libérée du régime Assad. D’emblée, les djihadistes ont éliminé les autres factions de l’opposition dans cette ville pour y imposer leur règne sans partage, avant d’étendre leurs réseaux ailleurs dans le pays. Mais les révolutionnaires ont fini par prendre la mesure du danger en déclenchant, en janvier 2014, leur “seconde révolution”, cette fois contre Daech, qui fut ainsi expulsé d’Alep et du nord-ouest de la Syrie....  Malgré cette mobilisation anti-djihadiste, les Etats-Unis ont maintenu leur politique de soutien a minima de l’opposition syrienne, dont les bastions, dépourvus de toute défense aérienne, étaient la cible de bombardements sévères du régime Assad. Mais Daech, ainsi refoulé en Syrie, s’est détourné vers l’Irak, où Abou Bakr Al-Baghdadi a proclamé son pseudo-califat en juillet 2014. La coalition menée par Obama contre Daech s’est concentrée sur le volet irakien de sa campagne, avant d’étendre ses opérations à la Syrie, où elle a préféré miser exclusivement sur les milices kurdes, leur accordant une couverture aérienne qu’elle avait toujours refusé aux forces révolutionnaires.  L’entrée en guerre directe de la Russie, en septembre 2015, a eu beau se faire au nom de la “lutte contre le terrorisme”, Moscou a laissé à Washington et ses alliés l’essentiel de la campagne anti-Daech. C’est ainsi que Daech a permis à Moscou de soutenir encore plus activement Assad, alors que les puissances occidentales accordaient désormais la priorité à la menace djihadiste...." _______________________  

samedi 7 décembre 2024

Interminable conflit

Vers quel futur Moyen Orient?

                              A partir de la cendre chaude d'affrontements encore récents, les combats  reprennent, sur la  route de Damas; On perd souvent de vue le contexte d'une Syrie déjà à genoux, d'un régime affaibli, d'un pays qui n'en finit pas de passer par les pires épisodes, objet de convoitises géostratégiques et       Un domino de plus en voie de tomber. Vers quelle nouvelle reconfiguration du Moyen-Orient? Difficile à dire pour l'instant... Moscou semble se désengager, occupé par ailleurs. Les agendas sont divers et contradictoires.     Vers une explosion à la libyenne?... Quel scénario pour demain?


                                                                                      En 2016, j'avais écrit :  Il se trouve que mon épouse et moi avions programmé un voyage en Syrie. En 2011. Une Syrie dont nous rêvions depuis longtemps. Nous avions nos billets mais le vol fut annulé à cause de le fameuse éruption islandaise, qui cloua les avions au sol pour quelque temps. La tragédie là-bas commença peu après, d'abord à bas bruits, puis de façon de plus en plus intense.  Il ne fait plus aucun doute que nous n'irons jamais là-bas. Nous ne sommes pas dans l'humanitaire...                        ___ Comment faire un bilan de ces dix années terribles, sans doute une des plus grande tragédie de l'histoire récente au MO, qui a produit un champ de ruines difficilement imaginable? La reconstruction n'est pas à l'ordre du jour. Un tiers des infrastructures du pays ont été détruites, sans parler des villes: Alep, Palmyre,etc...     L'imprévisible, l'effroyable  arrivèrent, dans un chaos où il fut bien difficile au début de trouver les fils interprétatifs. Se révélèrent peu à peu les enjeux et les influences au coeur d'un système qui apparaissait relativement stable, dont une famille élargie, dans une minorité qui avait tout intérêt à défendre le statu quo bec et ongle, en trouvant des alliances parfois improbables, qui firent de ce conflit en enjeu régional, voire au-delà, où se croisaient les intérêts les plus contradictoires. La moitié de la population de la Syrie fut affectée : outre les quelque 5,6 millions de personnes qui ont quitté le pays, le dernier bilan des Nations unies faisait état de 6,2 millions de déplacés internes.

          "...Après une série de victoires militaires ces dernières années l’Etat syrien a repris le contrôle de plus de 70 % du territoire, reléguant les lignes de front à des zones plus restreintes du pays. Environ 2,9 millions de personnes vivent dans la région d’Idlib, la dernière zone encore aux mains de la rébellion contre le régime Assad – notamment le groupe islamiste radical Hayat Tahrir Al-Cham – dans le Nord-Ouest ; quelque 2,6 millions dans les territoires administrés par les forces kurdes, dans le Nord-Est et l’Est ; et environ 1,3 million sont dans des poches de territoires dans le Nord frontalier de la Turquie, sous le contrôle des forces turques et de leurs supplétifs syriens..."                                                       ____Amère victoire. Le système Assad portait en son sein des germes de déflagration du pays, dans le contexte des printemps arabes et de la libéralisation du pays au profit d'une caste. L'instrumentalisation des forces les plus extrêmes a favorisé un chaos, qui déclencha l'intervention de forces étrangères profitant de l'occasion pour avancer leurs pions ou défendre leurs intérêts, au gré des alliances les plus machiavéliques. Comment reconstruire, étant donné l'ampleur du champ de ruines matérielles et humaines? La jeunesse est soit partie, soit réfugiée, soit anéantie moralement. Cette sale guerre laissera des traces pour longtemps, elle qui a commencé par des compromis plus que douteux, libérant des forces incontrôlables, ce qui produisit l'enfer.                                                                                __ "...Le régime Assad  a d’emblée joué la carte djihadiste pour diviser et décrédibiliser l’opposition, libérant des centaines de détenus djihadistes durant les mêmes mois de 2011 où des milliers de militants pacifistes étaient embastillés, torturés ou liquidés. Daech, l’acronyme arabe de “l’Etat islamique en Irak et en Syrie”, a été proclamé en avril 2013 à Raqqa, la première capitale provinciale libérée du régime Assad. D’emblée, les djihadistes ont éliminé les autres factions de l’opposition dans cette ville pour y imposer leur règne sans partage, avant d’étendre leurs réseaux ailleurs dans le pays. Mais les révolutionnaires ont fini par prendre la mesure du danger en déclenchant, en janvier 2014, leur “seconde révolution”, cette fois contre Daech, qui fut ainsi expulsé d’Alep et du nord-ouest de la Syrie....  Malgré cette mobilisation anti-djihadiste, les Etats-Unis ont maintenu leur politique de soutien a minima de l’opposition syrienne, dont les bastions, dépourvus de toute défense aérienne, étaient la cible de bombardements sévères du régime Assad. Mais Daech, ainsi refoulé en Syrie, s’est détourné vers l’Irak, où Abou Bakr Al-Baghdadi a proclamé son pseudo-califat en juillet 2014. La coalition menée par Obama contre Daech s’est concentrée sur le volet irakien de sa campagne, avant d’étendre ses opérations à la Syrie, où elle a préféré miser exclusivement sur les milices kurdes, leur accordant une couverture aérienne qu’elle avait toujours refusé aux forces révolutionnaires.  L’entrée en guerre directe de la Russie, en septembre 2015, a eu beau se faire au nom de la “lutte contre le terrorisme”, Moscou a laissé à Washington et ses alliés l’essentiel de la campagne anti-Daech. C’est ainsi que Daech a permis à Moscou de soutenir encore plus activement Assad, alors que les puissances occidentales accordaient désormais la priorité à la menace djihadiste...."   _____________________________

samedi 11 juin 2016

Au fil du net

*   Google poursuivi en Europe?
                Un lobbying intense.

*  Quelle réponse de l'UE en cas de Brexit ?:
                 Un plan B en préparation?

*  Pluies intense, inondations et changement climatique, quel rapport ?

*  Elle revient, l'affaire Robert Boulin  
                D'autres témoignages

*  Dernières nouvelles en paléontologie 
            Une origine encore mystérieuse

*   A Alep, on manque de tout, même de cercueils
                           Le chaos continue 

*  Réviser son Bac branché connecté

*  Le vanadium, l'avenir énergétique? 

*  Daesch: le commencement de la fin? 

*  Drahi, le magicien 
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-   Revue de presse
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jeudi 24 novembre 2016

Points du jour

__ C'est bien connu, il n'y a qu'en France qu'on fait grève ..



__  Le gendarme du nucléaire   n'est pas centent.

__ Ça se passe comme ça chez Leclerc.

__ Orthographe: ça ne va pas mieux...
                                                          Il ne suffit pas de le constater...

__ Mais où sont passés les Blancs?
                                                       Se demande notre incontournable Zemmour.

__ Obama: clairvoyance sur le tard...

__ Des primaires ...pour déprimer?
                                                     Parce que trop primaires.

__ Alep: un autre écho qui compte.

__ Aux origines du commerce mondialisé.
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jeudi 20 octobre 2016

Points du jour

__  Monsanto dans le box
                               Le géant n'est pas hors la loi
                                          Des citoyens se réveillent. Un lobbying en difficulté.
           La firme parle toujours de transparence...


__  Patrick Drahi: un appétit vorace 
                                                     La fuite en avant
                                        Un empire sur du sable?

__ L’Arabie saoudite,  berceau du wahhabisme et son prosélytisme politico-religieux

__ Alep: une autre vision

__  Grèce: le monde sans pitié de l'Eurogroupe

__ Une boîte noire à Bruxelles: les trilogues
                              Pour contourner les débats démocratiques.
....De la directive sur le secret des affaires à la réforme sur la protection des données personnelles, en passant par la fixation des frais d’itinérance pour les téléphones mobiles, le PNR européen (l’échange des données sur les passagers aériens) ou encore le « six pack » (ces textes qui ont renforcé la discipline budgétaire au sein de la zone euro)… Tous ces accords ont été sculptés au fil de ces trilogues opaques, parfois des nuits entières. C’est là, dans cette boîte noire inconnue du grand public, que les vrais deals politiques se font dans la capitale belge, ceux qui donneront la couleur politique du texte, pour le faire pencher un peu plus à gauche ou un peu plus à droite. En l’occurrence, souvent plus à droite....Ce rituel est informel. Son existence ne figure même pas dans les traités européens. Dans ces réunions, hébergées dans des salles du parlement, se côtoient quelques députés – en général les plus influents –, mais aussi des diplomates du conseil (l’institution qui représente les capitales à Bruxelles) et des fonctionnaires de la commission, entourés de leur batterie d’experts et de conseillers. Ils travaillent à élaborer, à l’abri des regards, des compromis pour finaliser un texte de loi. La durée de ces panels est variable selon l’ampleur des désaccords, de quelques minutes à de longues heures. En moyenne, quatre trilogues sont nécessaires pour qu’un texte débouche. Parfois, il en faut beaucoup plus.    La pratique connaît un succès foudroyant. Près de 400 trilogues ont déjà eu lieu depuis le début du mandat de l’actuel parlement, à l’été 2014. Il y en a eu plus de 1 500 durant le mandat précédent. Mais elle est aussi de plus en plus critiquée. « Les trilogues sont devenus une manière, pour les institutions de l’UE, de contourner les bonnes pratiques démocratiques et d’empêcher la participation du public. Ils contredisent les principes de transparence et de responsabilité définis dans les traités », s’agaçaient, dans une lettre publiée fin 2015, des dizaines d’associations, dont La Quadrature du Net en France, l’espagnole Xnet ou encore la plateforme bruxelloise Corporate Europe Observatory (CEO). « On est dans un régime bâtard entre la démocratie et la négociation commerciale », tacle aujourd’hui l’eurodéputé écologiste Pascal Durand, en référence à l’opacité des réunions...

__ La  BNP mise en cause

 __DD DD  Plus de 50% des hauts fonctionnaires de la justice allemande étaient d'anciens nazis durant des décennies


__ Statines toujours en question
                                                  De nombreux médicaments ne sont efficaces que chez une minorité de patients._____Dans Worried Sick, le professeur Nortin Hadler souligne l’impact de la présentation des résultats des études pharmaceutiques sur les effets attendus par les patients et même leurs médecins. Exemple : si les labos annoncent que les statines, molécules reines contre le cholestérol, réduisent de 36 % le risque d’attaque cardiaque, une manière plus concrète de présenter les résultats souligne que les patients n’ont qu’une chance sur cent de bénéficier de la prise quotidienne pendant plusieurs années de ces médicaments. Arte diffuse mardi un documentaire intitulé « Cholestérol, le grand bluff », un thème traité par Books dans son dossier de février 2013.___Cholestérol, de sérieux doutes, Books, février 2013.
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