HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)

CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!

Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
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mercredi 5 février 2020

Du côté de l' enfer

Qui n'est pas seulement les autres...
                                        Comme disait Sartre, qui mettait en question, dans les rapports humains, la tendance constante à "chosifier" les personnes, à ne pas leur accorder d'emblée le statut d' être conscients et libres. Ne pas être reconnu comme être autonome est pour lui qualifié d' infernal, surtout quand on est objet d'indifférence, de mépris ou de rejet. 
 .  L'auteur joue sur une vielle métaphore et un usage du mot qui court à travers les siècles dans nos civilisations, surtout chrétiennes. N'étant plus guère aujourd'hui objet de croyance partagée, en tant que lieu de tourments supposés pour les âmes damnées par une vie dissolue, l'idée d'enfer est devenue l'image des maux les plus extrêmes que peut vivre l'homme physiquement et/ou moralement.
   Dante, à son époque, l'a thématisée. Bosh l'a illustrée. Delumeau l'a explorée.
   Une vieille histoire, qui apparaît assez tardivement avec le christianisme, malgré de lointaines origines et qui connaît de nombreux aléas.
  Une idée étrange apparaissant comme le paradis des sadiques. Il faut beaucoup de sadisme, au dire de Nietzsche, pour avoir élaboré une idée pareille, pour le moins contradictoire avec la notion d'un Dieu père et aimant. Le Bien avait besoin du Mal, dans l'univers mental  dichotomique  de l'homme et l'Eglise (comme le pouvoir) avait besoin que la crainte domine les esprits pour mieux contrôler les hommes. La notion de péché était au coeur d'un dispositif où elle jouait un rôle dominant, dans l'économie des désirs et des pouvoirs.
   Comme s'il n'y avait pas assez de maux sur terre pour devoir se référer à un lieu particulier post mortem d'atrocités sans fin.
Entre démons et merveilles...
  Le Moyen-Age fut un temps fort dans la description du royaume de Lucifer. L'ange déchu, se trouvait représenté partout, jusque sur la façade des cathédrales. Le Nom de la rose l'a superbement évoqué.
   Cela étonne aujourd'hui.
      Mais le paradis, son envers, où la vie heureuse est censée durer sans fin, n'est-il pas un enfer d'ennui, si on y songe?
   Comme les paradis fiscaux: ne sont-il pas des enfers sociaux?
      Mieux vaut en rire
 « Au paradis, on est assis à la droite de Dieu. C'est normal, c'est la place du mort. », disait P. Dproges.
  « Je ne veux pas donner mon avis sur l'Enfer et le Paradis, j'ai de très bons amis dans les deux. » (M.Twain)
   « Certes, j'aimerais bien le paradis à cause du climat, mais l'enfer doit être joliment plus agréable pour la compagnie. » (Tristan Bernard)
   « Si l'on ne peut pas rire au paradis, je ne tiens pas à y aller. »(Luther)
  « C'est par piston qu'on entre au paradis. Si c'était au mérite, mon chien y entrerait et moi je resterais dehors. » (Twain)
   « Saint Augustin écrivait qu'on trouverait au paradis un dimanche éternel... la vie n'est juste qu'une longue attente du week-end. » (P.Himanen)
  « Dieu a créé les riches pour donner aux pauvres le paradis en spectacle. » (Christiane Singer)
      « C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches. » (Victor Hugo)
   « L'enfer c'est les autres, le paradis aussi. » (Guy Bedos).....
_________«Le diable est encore le meilleur subterfuge pour disculper Dieu.»(Freud)
__« L’enfer est dans la vie, là où vivent les sots. » (Lucrèce)
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Posted by Etienne Celmar at 09:38 Aucun commentaire:

vendredi 6 août 2010

Au diable le démon !

Où est passé Lucifer?

-Une histoire de Satan

«Le diable est encore le meilleur subterfuge pour disculper Dieu.»(Freud)

« L’enfer est dans la vie, là où vivent les sots. » (Lucrèce)

-


Les métamorphoses du démon




__L'ancienne génération a encore en mémoire certaines images, parfois angoissantes, traces laissées par des années de catéchisme et des siècles de conditionnement religieux: celles du démon , censé représenter toutes les formes du mal , en lutte contre celles du bien, expression de la volonté divine.
Le Diable et le Bon Dieu: deux principes antagonistes qui se partageaient le monde, les coeurs, la prime du pouvoir étant l'apanage du dernier, le premier, "ange déchu", prince de l'enfer, des ténèbres, cherchant à piéger les âmes, à se mettre en travers de leur chemin (sens de "diabolos", signifiant obstacle en grec) et les entraîner vers leur propre perte. L'un permettant paradoxalement de valoriser l'autre, de renforcer son image de toute-puissance, le triomphe du Bien étant toujours possible. ___"Belzébuth était bien utile pour expliquer le Mal. Quand on croyait en un Dieu bon, inventé par les hommes, il fallait bien avoir recours aux démons pour rendre crédible et expliquer toutes les horreurs de l’humanité. Alors, on aurait inventé Satan, avec l’enfer pour les mécréants. "___
__-Ces représentations , dans le contexte de peur en Occident, d'hypermoralisme, d'une religion qui investissaient presque tous les aspects de la vie, toute effrayantes qu'elles fussent, permettaient en même temps de donner du
sens à certains aspects de l'existence, ceux qui étaient les plus mal compris, donc les moins rassurants: toutes les formes du "mal", aussi bien physiques (phénomènes naturels traumatisants: catastrophes naturelles, épidémies...) que morales (violences, débordements du corps, la sexualité étant particulièrement vécue comme l'expression du "péché" par excellence, du fait de la suspicion et de l'opprobre qui dominait à son égard).
___Par l'action supposée du diable , l'homme pouvait trouver à la fois une "explication" et un "soulagement": il avait des clés pour comprendre tout ce qui lui échappait et l'inquiétait, à l'extérieur comme à l'intérieur de lui-même. Dans ce contexte, la vie était vécue sous le signe de la lutte entre deux puissances plus ou moins antagonistes et la perspective de deux aboutissements possibles: le paradis ou l'enfer (le purgatoire, échappatoire possible à l'enfer ayant été inventé assez tardivement), la liberté ne jouant qu'un rôle mineur.
Ce schéma est propre au christianisme depuis les premiers siècles, les "Pères de l'Eglise", même s'il a connu des variantes multiples avec l'histoire de l'Eglise et de la théologie,contribuant au contrôle des esprits, à l'instrumentalisation de la culpabilité, dans
l'univers morbide de la faute.
__Depuis la Renaissance, avec le développement de l'humanisme, puis de la pensée scientifique, le démon perd de son influence, devient aussi plus intériorisé. Les peurs ancestrales se sont effacées avec les progrès de la connaissance, des techniques, de la médecine notamment. La psychanalyse a mis en évidence le rapport entre certaines pulsions et les croyances en leur source satanique, l'origine infantile de la culpabilité et des croyances religieuses.
Aujourd'hui, l'Eglise a bien du mal à le faire admettre comme ayant une existence fondée, elle ne s'y réfère plus ou si peu et condamne même toutes les formes de cultes ésotériques qui s'en réclament encore, même si elle tolère encore la pratique de l'exorcisme. La sorcellerie relève maintenant du folklore.
Le diable a donc réussi à se faire oublier...Où est passé Satan ?
Un fantasme comme un autre, mais dont la force a été conférée par la puissance des croyances collectives, consacrées par des institutions qui s'imposaient sans contestation ni doute

Mais le diable (ou ses expressions mentales) a une histoire , ses figures et ses fonctions changent avec les lieux, les cultures, les époques. Il n'a pas toujours été personnalisé, il n'a pas eu tout le temps des aspects anthropomorphiques ou zoomorphiques. L'univers du monde diabolique est d'une richesse étonnante, témoignant de la variété des peurs humaines dans des contextes différents et de puissance de son imaginaire stimulé par l'ignorance et la crainte (Spinoza). La démonologie nous apprend beaucoup sur l'homme, du point de vue anthropologique.Les textes , la littérature, l'art en général en témoignent abondamment.
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Article repris dans Agoravox
Posted by Etienne Celmar at 07:24 Aucun commentaire:

dimanche 23 juillet 2017

Si le paradis existe...

....Il doit ressembler à cela:


[Photo personnelle]
                 A condition de faire abstraction des cohortes de plus en plus nombreuses de touristes pressés de tous horizons, des norias de bus et de bateaux de croisières qui rendent le lieu victime de son succès.
     Luxe, calme et volupté...
[Photo personnelle]
         Le luxe tapageur et bling bling se concentre dans les "goldenstreets" des deux plus grandes agglomérations surplombant la falaise vertigineuse.
   Mais le calme n' est jamais loin, sur la côte basse au sable noir.
  La volupté se dégage de l'association indéfinissable de sublime impressionnant, de couleurs presque irréelles, de douceur et de sérénité.
         En revenant de Santorin, où l'on côtoie aussi un enfer insoupçonné. .
       Comme chez Dante, l'enfer n'est pas loin du paradis...
              Un enfer sous contrôle, mais bien là. Et qui a conditionné le fragile paradis d'aujourd'hui.
  Pourrait-on d'ailleurs concevoir un paradis sans un possible enfer?  On ne jouit du meilleur que par contraste.
          .On ne revient jamais tout à fait de Santorin...
                                                                                  Pendant  ce temps-là, sur le continent...
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Posted by Etienne Celmar at 10:05 Aucun commentaire:

mercredi 22 juin 2016

Grèce: noeud coulant

 On en parle...
                   De temps en temps. De loin.Sans trop savoir...
                                        En évoquant timidement les tiraillements entre le FMI et Bruxelles sur la question de la dette. On repousse encore la poussière sous le tapis...en masquant le tout par des querelles d'experts dûment missionnés.

[19 trillions de dollars : le montant astronomique de la dette américaine.]

       Dette largement illégitime, dont on sait qu'elle ne pourra jamais être remboursée et sur laquelle il faudra bien trouver une compromis sans tuer le pays sous tutelle financière et continuer à le livrer au pillage économique.
    Pour les banques, pas de problèmes.
                                Pour le reste... le désastre continue. C'est l'enfer ordinaire.
         Les choses semblent se détendre et l’étau se desserrer. Néanmoins, il faut tout de même y regarder de plus près en distinguant les indicateurs financiers – relatifs à la dette – des indicateurs économiques – relatifs à la situation réelle du pays – et en regardant le jeu des acteurs. L’enfer grec n’est pas pavé que des bonnes intentions de ses créanciers qui persistent à appliquer les mêmes recettes, soit des politiques d’austérité d’une rare rigueur ; il est noyé par la complexité de la situation qui en fait oublier sa tragédie...
    Selon Eurostat, la dette publique représente encore 176,9 % du PIB grec et s’élève à 312 milliards d’euros (dernier trimestre 2015). En réalité, ces niveaux stagnent depuis le dernier trimestre 2013 et, malgré les efforts consentis, la dette reste à des niveaux élevés....
   Est-ce que la Grèce peut rembourser sa dette ? Le PIB grec a connu un recul de 0,5 % au premier trimestre 2016. Recul encore plus fort que prévu, alors que le PIB de la Grèce a reculé de près de 26 % depuis le début de la crise de la dette. Derrière ces chiffres – rarement observés !–, des réalités tragiques. Les jeunes s’expatrient massivement, le taux de suicide et la pauvreté ont explosé… La baisse du PIB est bien une destruction de richesse économique, sociale et démographique. Alors qu’il est encore exigé une réforme des retraites et des privatisations et que le solde public primaire est positif, les politiques d’austérité ont déjà prouvé toute leur inefficacité après 6 ans de saignées dans l’économie grecque sans réussites ni améliorations.
      En dehors des différents dispositifs et acteurs de la dette, la crise grecque nous rappelle que la problématique économique fondamentale demeure la croissance et comment la générer. Et non le pilotage d’indicateurs financiers – qui n’en sont que les résultats. Or, la baisse des revenus de près de 30 %, des dépenses publiques, la destruction des infrastructures – entre privatisations et abandons –, les ressorts de la croissance ne sont pas en mesure d’être activés.
Qui pour investir, consommer ? Plus grave encore : les structures, nécessaires à la pérennité de la croissance, sont touchées. Entre les atteintes démographiques, l’instabilité politique, la montée de l’extrême droite, la crise des migrants et le rapprochement avec la Russie, la Grèce connaît des heures troublées qui, en dehors des inquiétudes qu’elles peuvent suscitées, ne peuvent favoriser un climat économique favorable.
À moins d’un nouvel allègement et d’un changement de politique, l’optimisme ne peut être de rigueur. La Grèce n’en a pas fini de traverser l’enfer. Souhaitons qu’elle n’atteigne pas les deux derniers cercles de l’enfer de Dante, celui des trompeurs et celui des traîtres. À moins que ce ne soit déjà fait…
              La BEC, de son côté, a  confirmé qu'elle n'hésite pas à être le bras armé des créanciers. Le 4 février 2015, la dérogation avait été levée sur la conviction de la BCE que la Grèce ne voulait plus suivre le programme de la troïka. Cette décision était hautement contestable. Certes, l'usage des bons d'Etat n'est permis que lorsque ces États sont notés en catégories d'investissement par les agences de notation reconnues par la BCE. Lorsqu'un pays est « sous programme », la BCE accorde une dérogation en considérant que le pays est sur le chemin du retour à une meilleure notation.
           Mais le 4 février 2015, la Grèce n'était pas hors du programme. Le gouvernement grec avait indiqué vouloir renégocier les termes du programme, mais ce dernier a été renouvelé le 20 février jusqu'au 30 juin 2015. La suppression de la dérogation était une décision politique qui visait à provoquer une panique bancaire et à faire plier le gouvernement grec. La BCE jouait donc clairement dans le camp des créanciers en faisant dépendre le système bancaire grec de l'ELA, fil fragile et remis en question chaque semaine. Après l'annonce du référendum le 29 juin, le gel de l'ELA a provoqué la fermeture des banques et le menace explicite de la BCE d'exclure la Grèce de la zone euro. In fine, c'est bien cette action qui a fait céder Alexis Tsipras.
     Après la décision de ce dernier le 13 juillet 2015 d'accepter les conditions des créanciers et la signature d'un troisième mémorandum en août, la BCE a décidé d'attendre pour rétablir cette dérogation, ce qui repoussait encore davantage l'inclusion de la Grèce dans le programme de rachat de titres. C'était évidemment s'appuyer sur une méfiance entretenue par l'Eurogroupe pour faire accepter toujours plus de mesures au gouvernement grec. La BCE, en ne bougeant pas, maintenait le « nœud coulant » en place depuis le 4 février 2015. Cette stratégie d'appui aux créanciers de la BCE vient d'être confirmée ce jeudi 2 juin par Mario Draghi.     
      L'attitude de l'institution de Francfort demeure cependant problématique. Au niveau de la zone euro, la BCE tente avec raison de dynamiser la croissance et de lutter contre la déflation. Or, la Grèce est un pays en récession et en déflation. L'exclure du QE et placer des conditions de politiques déflationnistes à l'accès des banques au taux normal de refinancement n'a économiquement aucun sens. C'est donc que la raison de ce comportement n'est pas économique, mais politique et qu'une telle attitude serait impensable avec un pays d'une plus grande taille de la zone euro. La BCE sanctionne donc, sous couvert d'un respect prétendu des règles, la Grèce pour l'exemple et établit, elle, si fière d'être la seule institution « fédérale » de la zone euro, un « deux poids, deux mesures » qui pose problème en terme d'égalité des États membres de l'Union monétaire.
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Posted by Etienne Celmar at 09:13 Aucun commentaire:

mardi 16 janvier 2024

Une forêt (vraiment)vierge?

On a cru longtemps au mythe de l'"enfer vert"

                                        Un monde de forêts denses, mystérieuses, dangereuses, inhabitables; sauf par de rares petits groupes en voie de régression, marginalisés et dispersés, que Lévi-Strauss avaint étudiés de près.                               C'est aujourd'hui la fin d'un mythe."...C’est ainsi que s’installe le mythe durable de l’Amazonie : celui d’un enfer vert, d’une région à l’état de nature, où nul ne peut vivre car les sols y sont trop acides, les ressources en protéines insuffisantes, les transports trop difficiles et les maladies débilitantes. L’autre mythe, apparemment opposé, mais qui revient au même, est celui véhiculé dès l’origine par Christophe Colomb qui, arrivé à l’embouchure de l’Orénoque, au Venezuela en 1498, clame qu’il a découvert le « paradis terrestre ». C’est la notion d’une Amazonie pareille à un éden vert, où habitent quelques « bon sauvages » dans un dénuement béat, vivant peu nombreux et parcimonieusement en harmonie avec la nature, un éden certes rude, mais magnifique. Des cités perdues.


                             ___
Aujourd’hui, ces mythes donnent des maux de tête aux scientifiques qui les ont mis à bas depuis une bonne vingtaine d’années. « Malgré des découvertes archéologiques majeures, et des avancées considérables dans les domaines biologiques et anthropologiques, on continue de se battre contre l’histoire officielle et le refus d’accepter qu’on s’est trompés, ou plutôt que l’on a pas assez regardé, depuis 500 ans », se désole Bruna Rocha, une jeune archéologue de Santarem. Dans des dizaines de sites comme celui de Monte Alegre, des archéologues ont mis au jour autant de découvertes qui démontrent que non seulement l’Amazonie était peuplée, mais qu’elle était densément habitée, cultivée, exploitée, que les tribus communiquaient et échangeaient des biens sur plusieurs centaines de kilomètres et que des ébauches d’États administrés avaient commencé à émerger avant 1492.     Ces découvertes ont pu avoir lieu grâce à de nouvelles techniques comme l’imagerie par satellite, mais aussi en raison, tristement, de la déforestation galopante de la forêt, qui a révélé des sites autrefois inaccessibles. Parmi les plus importantes, citons :– l’apparition d’une révolution néolithique indépendante, c’est-à-dire la naissance de l’agriculture, séparée de celle qui s’est déroulée au Proche-Orient vers 14 000 avant J.C. ;– l’accent mis sur la culture des arbres, une agroforesterie radicalement différente des agricultures européennes, africaines ou asiatiques. « Les gens qui visitent l’Amazonie aujourd’hui sont toujours surpris qu’on puisse se promener dans la forêt et manger quantité de baies et de fruits que l’on trouve sur son chemin, s’amuse Javi Eduardo, un docteur en botanique de l’université de Manaus. Mais c’est parce que ces arbres et ces buissons ont été plantés là il y a plusieurs milliers d’années. Les gens ne se promènent pas dans la forêt vierge, mais dans de très anciens vergers » ;  À la veille de l’arrivée des Européens, de cinq à dix millions de personnes vivaient en Amazonie                        – contrairement à ce qui a été longtemps raconté, la culture du maïs était développée en Amazonie, et pas seulement dans les Andes, à côté de celle du manioc, permettant un régime céréalier riche ;– l’existence de la « terra preta », une « terre noire » unique au monde et d’une fertilité incroyable qui contient bien plus de nutriments que les terres alentour. Cette terra preta est le résultat d’un processus humain mélangeant le brûlis, l’agglomération de déchets végétaux et organiques. Alors que les premiers colons de l’Amazonie pensaient que rien ne poussait sur ces sols de latérite acides, presque tout pousse sur la terra preta, qui est aujourd’hui vendue sous forme de terreau sur les marchés de Santarem ;– la mise au jour de champs surélevés, de routes, de canaux, d’étangs, de monticules de chaque côté des rivières indiquant la présence de ponts… Par exemple, au début des années 2000, les archéologue Heckenberger, Petersen et Neves ont découvert autour du Rio Xinghu un réseau de 19 villages reliés par de larges routes, des ponts, des canaux, des digues, etc., qui témoignent, selon eux, d’une société « très élaborée et organisée ». Par ailleurs, en de multiples endroits de l’Amazonie, les chercheurs ont révélé des dizaines de monticules de terre contenant des centaines de milliers de fragments de poteries, attestant de populations extrêmement nombreuses et – relativement – prospères.                                                                   Grâce à ces découvertes – on peut en lire davantage dans les ouvrages 1491, de Charles Mann (Albin Michel), ou Amazonie, les douze travaux des civilisations précolombiennes, de Stéphen Rostain (éditions Belin) –, les spécialistes estiment qu’à la veille de l’arrivée des envahisseurs en 1492, de cinq à dix millions de personnes vivaient dans la forêt amazonienne, soit davantage qu’aujourd’hui (en excluant la population des villes modernes, bien entendu). Selon plusieurs estimations, de 12 % à 25 % de l’Amazonie était anthropogène, c’est-à-dire qu’elle était façonnée par les activités humaines...."....                                                                                                                       Non, l'Amazonie ne fut pas toujours cet "enfer vert souvent évoqué. Une vraie révolution dans nos conceptions simplistes..                                                                                                                                                    C'en est fini de certains fantasmes concernant cette immense forêt, qui ne fut pas toujours si vierge. Ce ne fut pas toujours l'enfer vert.
              Les déforestations ont parfois un côté inattendu, en permettant des découvertes improbables..
  L'Amazonie est en train de perdre son aura de mystère et de devenir un terrain de recherches infini, ouvrant la porte à l'exploration de nouvelles civilisations passées.
   La photographie aérienne a fait beaucoup évoluer les découvertes archéologiques.
      Le poumon de la planète n'a pas fini de nous étonner.
   Plusieurs millions de personnes vivaient dans cette contrée, avant l'arrivée des conquérants européens, depuis 10000 ans sans doute, le plus souvent sédentarisées, à la culture élaborée.
Levi-Strauss ne pouvait s'en douter.
 Les microbes européens ont eu raison des populations qui vivaient dans cette vaste contrée, de manière très organisée.
    Il reste beaucoup à découvrir et à connaître dans l'univers amazonien (pas celui-ci, l'autre...)
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                ".... William Woods, géographe à l'Université du Kansas, au sein d'une équipe étudiant les géoglyphes d'Acre, estime que « si l'on veut recréer l'Amazonie précolombienne, la plupart des forêts doivent être enlevées et remplacées par des habitats et des cultures intensives. Je sais que cela passera mal auprès des fervents écologistes... mais que peut-on dire d'autre ? »
Les géoglyphes, motifs géométriques gravés dans la terre, sont devenus de plus en plus visibles avec la déforestation de l'Amazonie, New York Times, 2012, DR.
   Denise Schaan, archéologue à l'Université fédérale du Pará au Brésil, a dirigé des recherches sur les géoglyphes et procédé à des tests au radiocarbone. Elle a ainsi mis en lumière que leurs constructions remontent de 1000 à 2000 ans, parmi lesquels certaines pourraient même avoir été reconstituées à plusieurs reprises au cours de cette période.
    Dans les années 2010, les chercheurs en sont venus à penser que ces géoglyphes avaient une importance cérémonielle, sans pouvoir établir aucune certitude cependant. Le mystère est d’autant plus profond que ces géoglyphes n’ont pas de rapport évident avec les autres colonies pré-colombiennes découvertes ailleurs en Amazonie. Et de grandes lacunes touchant aux peuples autochtones de cette aire géographique persistent.
    Dans un article du New York Times daté du 14 janvier 2012, le paléontologue brésilien Alceu Ranzi compare ces réalisations aux célèbres lignes de Nazca dans le sud du Pérou (note). Ces découvertes viennent remettre en question la version d’une Amazonie peu habitée, confirmant du même coup les thèses du journaliste américain Charles C. Mann.
    Dans son livre, 1491, Nouvelles révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb (note), issu des recherches scientifiques sur l’Amérique précolombienne, il explique que certaines parties de l'Amazonie étaient « beaucoup plus peuplée qu'on ne le pensait » et que « ces gens ont volontairement modifié leur environnement de façon durable ».
Des artefacts précolombiens, trouvés près de certains des géoglyphes de l'État d'Acre, offrent des indices sur leur origine, New York Times, 2012, DR.   Il semble maintenant probable que l’arrivée des Européens a aussi provoqué une multiplication des conflits. Que ce soit pour fuir les Blancs et les risques d’esclavage ou pour s’en rapprocher afin de contrôler l’accès au commerce, les Amérindiens de la région semblent être devenus plus nomades qu’avant, d’autant que les agglomérations les plus importantes, le long de l’Amazone, ont été les plus touchées par le choc microbien et ont totalement disparu.
Un autre élément a joué un rôle essentiel dans ces transformations : l’introduction du métal. Les outils de pierre étaient peu efficaces pour déboiser, ce qui aurait plutôt incité les habitants de la région à exploiter les parcelles de manière prolongée, au prix d'importants efforts collectifs.     Les haches en métal, au contraire, ont permis à des populations décimées par le choc microbien de pratiquer les cultures sur brûlis qui ne seraient donc pas à interpréter comme une technique immuable mais au contraire comme une innovation technologique et agricole majeure. Le contrôle des approvisionnements en métal auprès des Blancs devient alors un enjeu essentiel qui engendre des tensions et affrontements.
    Toutes les certitudes sur le régime alimentaire et l’agriculture précolombienne ont été remises en cause et avec elles, celles sur le rapport des habitants et de leur environnement. Alors qu’on considérait jusque-là que le manioc constituait la nourriture de base de l’ensemble des habitants de l’Amazonie, l’absence de toute trace de sa production (alors que sa préparation nécessite de nombreux outils) sur la plupart des sites découverts a contraint à remettre en cause cette certitude : il était bien cultivé par divers groupes, mais non par tous, de loin           
    L'abondance des plantes domestiquées en Amazonie prouve l'existence de la grande variété des régimes alimentaires entre les tribus. Ainsi, des arbres fruitiers ont été sélectionnés et croisés entre eux, comme le palmier-pêche, extrêmement prolifique. Ananas sauvage, noix diverses, baies… ont aussi été plantés pour permettre de nourrir les populations et vont à l'encontre de l'idée reçue d’une « générosité » spontanée de la forêt.     La densité de la forêt amazonienne, comparable à celle des forêts européennes, semble du reste s'accroître dans les zones peuplées par les populations précolombiennes, où l'on retrouve des espèces cultivées en abondance. De plus, cette forêt est traversée de nombreux chemins, routes, canaux, de sols surélevés dans les zones inondables, ainsi que de nombreux aménagements et terrassements, qui n’ont pour certains été que très récemment été identifiés comme étant le fruit de l’action humaine. Leur ampleur demeure largement méconnue : il reste encore à repérer les structures érigées par l’homme.                                     S’il est encore impossible de proposer une description précise des modes de vie, lesquels ont du reste varié pour s’adapter aux changements de la végétation dus aux évolutions du climat, la diversité linguistique et culturelles ne doit pas être sous-estimée : certaines tribus vivaient au sein de véritables villes alors que d’autres étaient des chasseurs-cueilleurs, et d’autres encore semi-sédentaires...    Désormais, considérer que la région amazonienne aurait été un « enfer vert » où des populations auraient péniblement survécu au sein d’un écosystème qui les aurait dépassés, pourrait relever de l'aberration. Pour vivre et se pérenniser, elles ont dû s'adapter aux évolutions et changements récurrents de leur environnement.      Mais que la forêt amazonienne ne soit pas aussi primitive et intacte qu’on le croit volontiers n’implique naturellement pas qu’elle soit moins précieuse pour l’avenir de l’humanité.."      (Merci à Hérodote. net)
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Posted by Etienne Celmar at 08:49 Aucun commentaire:

dimanche 1 avril 2018

Ce n'est pas un poisson d'avril

Ils ont dit:

*  BHL n'a pas de doute" sur l'innocence de Sarkozy
                                                     Cela va de soi, bien sûr. On a vu...on a lu.

*  H Guaino dénonce l'ivresse de toute puissance des juges
                                                Quand on veut tuer son chien...

*  Pape François; Satan s'attend à être oublié.
                                         Diable! Enfer et damnation! Il y a des doutes dans l'air des hautes sphères ecclésiales.
      Si on ne croit plus à l'enfer, madame Michu, où va-t-on?
Jérôme Bosh dans son siècle
Enfer et contre tout
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Posted by Etienne Celmar at 08:54 Aucun commentaire:

samedi 16 août 2008

Vacances de rêve ?


Si tu vas à Cancun...(air connu)

Une destination mythique...et son revers

CANCUN , paradis des touristes, enfer pour les Mexicains:

"Quand l’Institut des statistiques mexicain (Inegi) a annoncé à la presse que le taux de suicide le plus élevé de la République mexicaine se trouvait à Cancun, il y a eu comme un silence parmi les journalistes, puis des murmures d’incompréhension. Comment ? On se suicide donc plus sur ce bout de paradis vendu dans le monde entier, que dans l’enfer de Ciudad Juarez ou de Tijuana, ces villes frontières prises dans la folie des narcos et peuplées d’usine d’assemblage ? « Il semble bien que le paradis n’en soit pas un pour tous », a répondu, laconique, la chargée de l’étude.Une étude complémentaire a été aussitôt commandée à l’Observatoire de la violence sociale à Cancun. La question : pourquoi le taux de suicide à Cancun (9,8) est presque le triple du taux de suicide national (3,4) ? Dans leurs bureaux de l’Université des Caraïbes, les chercheurs ne sont guère étonnés du résultat. Ils vivent depuis toujours à Cancun, le vrai Cancun, comme l’explique Celina Izquierdo, sociologue :

« La majorité des suicidés travaillent dans le tourisme et ont la trentaine. Ils arrivent ici avec l’espoir d’une vie meilleure, et c’est finalement bien pire. Mais en plus face à eux, il y a maintenant toute cette richesse, totalement inaccessible et en même temps, étalée comme jamais auparavant. Ils sont loin de leur famille, ils ont bu et craquent. ..

A Cancun, c’est l’environnement qui a montré les premières failles du tourisme de masse : plus de protection contre les ouragans qui vont redoubler d’intensité, plus d’eau potable et des tonnes de déchets. Depuis dix ans, c'est le tourisme poussé dans sa logique la plus libérale qui est en train d'achever le social.
Elles s’appellent Ruiz, Grand Coral, Oasis ou Barcelo et sont les prestigieuses chaînes espagnoles du tourisme qui possèdent la moitié des 30 000 chambres de la Riviera Maya, la côte caraïbe qui débute à Cancun et se termine à Tulum. C’est elles, qui, imitant le Club med français, ont développé dans les années 90 le système du « tout compris » : une prestation « tout compris » (hébergement et nourriture) ne peut pas être vendue sur place, mais sur Internet et en Europe, ce qui permet déjà aux hôtels d’alléger leurs charges fiscales au Mexique.Dans l’hôtel, tout est prévu pour ne pas ressentir le besoin de sortir, (activités, massage, disco, bar) et donc, ne pas dépenser ailleurs ses euros...
..hors travail administratif, les « tout inclus » ne paient que le salaire minimum, insuffisant pour vivre à Cancun où les prix sont, en moyenne, 15% plus cher qu’ailleurs. Mais les chaînes, en toute illégalité, utilisent des contrats bidons de 28 jours, sans prestation sociale, renouvelés après 3 jours au repos, comme en témoigne Alejandro, masseur dans un hôtel :
« Le jour où tu signes ton contrat, tu signes en même temps ta lettre de démission dans 28 jours. Ils font tous ça, et si tu dis quelque chose, tu te retrouves sur une ‘liste noire’. Impossible alors de trouver du travail sur toute la Riviera Maya. »
Des travailleurs pieds et poings liés, des syndicats achetés et des autorités qui ferment les yeux. Ainsi va Cancun, et ainsi va de plus en plus mal la vie sous le soleil des Caraïbes..."

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-Dubaï, entre la peur et l'opulence:
"...La grande masse de la population y est constituée de travailleurs sous contrat venus d’Asie du Sud, étroitement dépendants d’un unique employeur et soumis à un contrôle social de type totalitaire. Une myriade de domestiques philippines, srilankaises et indiennes veillent au bien-être fastueux des élites, tandis que le boom immobilier (qui emploie un quart de la main-d’œuvre) repose sur une armée de Pakistanais et d’Indiens sous-payés – le plus gros contingent vient du Kerala- travaillant douze heures par jour, six jours et demi par semaine, par des températures infernales.

À l’instar de ses voisins, Dubaï viole systématiquement les règles de l’OIT et refuse de signer la Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants. En 2003, l’ONG Human Rights Watch a accusé les Émirats arabes unis de construire leur prospérité sur le « travail forcé ». De fait, comme le soulignait récemment le quotidien britannique The Independent « le marché du travail ressemble à s’y méprendre au système colonial des travailleurs sous contrat importés d’outremer, jadis introduit dans l’émirat par ses anciens maîtres britanniques. » « Tout comme leurs ancêtres tombés dans la misère, poursuit le quotidien londonien, les travailleurs asiatiques qui débarquent dans les Émirats sont obligés de se soumettre par contrat à une forme d’esclavage virtuel. Leurs droits s’évanouissent à leur arrivée à l’aéroport lorsque les recruteurs confisquent leur passeport et leur visa . »

-Tourisme et accès aux ressources dans les petites îles de la Caraïbe
-Tourisme...
"...Les prix "cassés" proposés par les tour-opérateurs contribuent bien souvent à l'exploitation des travailleurs locaux et des enfants tandis que se développent la prostitution, la mendicité.
Pour les implantations d'hôtels ou de clubs de vacances, certaines populations sont déplacées arbitrairement, et parfois contraintes au travail forcé.
D'autres sont soumises à une forme de voyeurisme, par la folklorisation de leurs coutumes.
Les dictatures captent des ressources importantes du tourisme sans retombées pour les populations locales. Dans les « narco-dictatures », les devises des occidentaux viennent alimenter les circuits de blanchiment de l'argent de la drogue.
Ainsi, le tourisme peut provoquer très directement ou accélérer considérablement des bouleversements d'identité culturelle et la destruction des sociétés traditionnelles..."

-Les risques du tourisme de masse en Egypte:
"...les bienfaits du tourisme ne profitent principalement qu'à une minorité (tour-opérateurs, réseaux hôteliers, transporteurs aériens...), ne profitant que peu aux autochtones. Le tourisme aggrave aussi la frustration des autochtones des pays pauvres quand ils voient la différence de culture, de modes de vie et de richesse entre eux et les touristes "occidentaux"..."


Posted by Etienne Celmar at 18:31 Aucun commentaire:

jeudi 19 décembre 2013

Amazon: surveiller et trimer?

Un enfer amazonien?
                                 C'est bientôt Noël.
Livre disponible chez AMAZON
        Chez Amazon, l'activité atteind un niveau de haute intensité.
" Amazon réalise 70 % de son chiffre d'affaires à Noël. Début décembre débute ce que l'entreprise appelle la période de « rush ». C'est assez impressionnant quand on se rend aux abords des entrepôts à ce moment-là, d'ailleurs. Des cars de travailleurs qui habitent à plusieurs dizaines de kilomètres sont spécialement affrétés, il y a un va-et-vient de camions poids lourds incessant."
     Il faut expédier en temps et en heure livres, tablettes, et autres gadgets. Les clients, c'est sacré.
   La firme est en effervescence. On s'agite partout dans les mégacentres, selon des parcours Hi-fi programmés, tracé à la seconde, code-barré jusqu'au poignet, à grands renforts de personnels intérimaires.
Un modèle de gestion à la Big Brother.
          Mais il y a quelques grains de sables dans la grande machine à distribuer.
   Comme en Allemagne où les gentils collaborateurs ont décidé de faire grève, une nouvelle fois, jugeant les salaires insuffisants mais surtout les conditions de travail inacceptables.
9000 personnes y travaillent dans 9 centres.
Il est pourtant rare que ce pays donne le ton en  matière de luttes sociales.
     Le siège de Seattle commence à bouger lui aussi.
Le meilleur des mondes serait-il l'enfer amazonien, un monde de robots?
  Si tout paraît clean, organisé, ultrarationnel, les conditions de travail y sont particulièrement déplorables.
" Les travailleurs chez Amazon, loin, très loin des progrès du XXIe siècle, ont des conditions de travail qui sont dignes du XIXe siècle. Que ce soit en ce qui concerne les conditions de travail des intérimaires, que ce soit dans les cadences qui sont imposées, dans les contrôles de productivité, dans les fouilles au corps qui sont réalisées chaque fois qu'un travailleur franchit les portiques. Les exemples foisonnent...et tendent tous à montrer qu'Amazon, en ce qui concerne le respect des droits sociaux, est une entreprise qui n'est pas progressiste mais parfaitement réactionnaire..."
    De nombreux témoignages le confirment, décrivant  un système anxiogène et humiliant, verrouillé, une sorte de monstre froid.
    La multinationale fait des mégaprofits, le cerveau Jeff Bezos-aux-dents-longues aux USA et la tirelire européenne au Luxembourg.
     L'aide publique est venue opportunément aider ce pauvre géant., qui ne doit que 198 millions au fisc français. La multinationale dit merci à Mr Montebourg!
Pour ce qui est de l'optimisation fiscale, tout baigne. Des records sont battus, surtout  en Angleterre.
L'Amazonie, un monde étrange, vraiment. 
_______
Amazon en position dominante
______
-Relayé par Agoravox
___________________________

Posted by Etienne Celmar at 08:58 Aucun commentaire:

vendredi 13 juillet 2018

L'oeil de Cortez

Au coeur de l'enfer

            
          Le croatisé d'un soir, Yuri Cortez, est sur tous les terrains.
                              Dans son pays , à Iguala  notamment.

      Son objectif ne raconte pas que l'enfer de la narcorégion, mais aussi les murs.
        Notamment la grande muraille de Trumpus imperator.

                 Mais que pourra Obrador?
______________
Posted by Etienne Celmar at 09:46 Aucun commentaire:
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Humeurs et humour de toutes couleurs


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