Ou hier
Ce ne sont pas seulement des forêts...
___________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Quel monde meilleur?
Mort en 1963, Huxley fut un écrivain atypique, un penseur en marge, visionnaire et prophétique, quoique pleinement intégré dans la problématique de son temps, pensant de manière critique (lucide et parfois glaçante) certaines évolutions dystopiques de notre temps. Orwell fut un visionnaire critique de son époque, anticipant sur les dérives dangereuses d'une civilisation faisant une confiance aveugle à ses propres produits. _ A lire en parallèle avec Orwell _ Avec l'"oeuvre" de Trump -

L’un des aspects les plus dérangeants du Meilleur des Mondes est l’idée sous-jacente que cette société, aussi déshumanisante qu’elle soit, pourrait séduire une majorité de gens. Huxley, ayant observé l’Amérique des années 1920 avec son obsession pour la consommation, le confort matériel et l’évitement de toute douleur, pousse cette logique à son extrême conclusion. Le bonheur est devenu un produit, une norme imposée, dépourvue de toute profondeur. Les êtres humains, au lieu de chercher à vivre pleinement leurs émotions ou de poursuivre la vérité, sont incités à se satisfaire d’une existence vide mais confortable, où chaque instant est soigneusement orchestré pour éviter le moindre désagrément. Ce qui rend ce roman particulièrement glaçant, c’est la façon dont Huxley anticipe les dérives potentielles d’un monde où la science et la technologie prennent le pas sur toutes les autres valeurs humaines. Dans ce futur, la technologie n’est plus un simple outil ; elle devient un moyen de contrôle total. Les émotions sont manipulées, les pensées sont conditionnées dès l’enfance, et même les instincts les plus naturels comme la reproduction sont régulés par l’État, dans un effort permanent pour maintenir l’ordre. La religion, l’art, la littérature, tout ce qui pourrait éveiller la conscience des individus est soit supprimé, soit dénaturé. En réponse à cette déshumanisation, l’un des protagonistes du roman, John le Sauvage, se révolte en réclamant « le droit d’être malheureux », un cri déchirant contre cette tyrannie du bonheur imposé. Ce qui était une projection audacieuse de l’avenir en 1932 semble aujourd’hui presque prophétique. Alors que nos sociétés modernes s’engagent de plus en plus dans la voie du contrôle technologique — qu’il s’agisse de la surveillance de masse, de l’exploitation des données personnelles, ou des débats éthiques sur l’intelligence artificielle —, les questions soulevées par Huxley n’ont jamais été aussi pertinentes. À quel point sommes-nous prêts à sacrifier notre liberté, notre individualité, pour obtenir plus de confort et de sécurité ? Sommes-nous, comme les personnages du roman, disposés à abandonner toute quête de sens au profit d’une vie sans heurts, anesthésiée par des distractions superficielles ? Le Meilleur des Mondes est un classique de la littérature qui fait 285 pages et nous pousse à réfléchir sur les dérives potentielles d’une société où l’homme perdrait son humanité au profit d’un bonheur artificiel, administré par des forces qu’il ne contrôle plus. Huxley, par cette œuvre visionnaire, nous met en garde contre une technologie qui, loin de libérer l’homme, pourrait bien finir par l’enchaîner..." _____________
A Madrid
Ou en Gironde
Conséquences variables à prévoir
L'année où ce fut pire Des forêts si précieuses... _____ _
Attentisme.... ________________Pünklich?
En France, on fait (un peu) moins mal
Chut, on privatise.....ou on libéralise. ______________
Une notion devenue centrale avec l'avènement de l'idéal républicain, où elle remplace celles de la naissance et de l'héritage, du privilège aussi. Il est demandé à chacun de faire ses preuves. A chacun selon ses mérites, dans la mesure de ses moyens: un slogan souvent exprimé. Mais cette notion reste toujours pleine d'ambiguïtés, source de nombreuses confusions et de dérives méritant analyse et critiques. Si on suit, par curiosité, ce qu'en dit l'IA? (qui, comme elle le dit elle-même, "peut commettre des erreurs"), on voit déjà poindre la prudence demandée concernant l'usage de cette idée, surtout dans un certain contexte, surtout de la part de ceux qui se revendiquent comme "méritants", du fait de leur spectaculaire réussite sociale, souvent sur la base d'un héritage exceptionnel.
Comme dit un critique : "Pendant des décennies, on nous a raconté une belle histoire. Si quelqu'un devenait milliardaire, c'était forcément grâce à son talent exceptionnel, à son travail acharné et à son génie entrepreneurial. La fortune était la récompense naturelle du mérite. Fin de la discussion. Ceux qui osaient poser des questions étaient aussitôt accusés de jalousie, de populisme ou, pire encore, de ne rien comprendre à l'économie. Et puis les citoyens ont commencé à faire un calcul tout simple. Comment un seul être humain peut-il produire à lui seul plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliards d'euros de richesse ? Même en travaillant vingt-quatre heures sur vingt-quatre, même en dormant avec son ordinateur, même en étant le plus brillant entrepreneur de la planète, cela reste impossible. La réalité est beaucoup moins romantique. Une immense fortune ne se construit jamais seul. Elle repose sur le travail quotidien de milliers, parfois de centaines de milliers de salariés. Ce sont eux qui conçoivent, fabriquent, transportent, vendent, entretiennent, innovent et font vivre les entreprises. Sans oublier les infrastructures financées par l'argent public : les routes, les écoles qui forment les employés, les universités, les hôpitaux, les réseaux de communication, la justice qui protège les contrats... Bref, toute cette société sans laquelle aucune multinationale ne pourrait fonctionner une seule journée. Cela ne signifie pas que les entrepreneurs ne créent aucune valeur. Beaucoup prennent des risques, innovent et bâtissent des entreprises remarquables. Mais il devient de plus en plus difficile de soutenir qu'une fortune de plusieurs dizaines de milliards d'euros serait uniquement le fruit du mérite individuel. À partir d'un certain niveau, la question n'est plus celle du talent, mais celle de la répartition de la richesse créée collectivement. C'est dans ce contexte que Bernie Sanders propose une taxe annuelle de 5 % sur le patrimoine des milliardaires américains. Une idée qui, il y a encore quelques années, aurait été immédiatement rangée dans la catégorie des utopies dangereuses. Aujourd'hui, elle fait l'objet d'un véritable débat politique, y compris aux États-Unis, pourtant considérés comme le temple du capitalisme. Ce changement est révélateur. Les citoyens ne contestent plus seulement les inégalités de revenus. Ils s'interrogent désormais sur l'accumulation de patrimoines gigantesques qui confèrent aussi un pouvoir immense : pouvoir économique, pouvoir médiatique, pouvoir d'influence sur les décisions publiques. Lorsqu'une poignée d'individus possède davantage que des dizaines de millions d'autres réunis, la question n'est plus uniquement économique ; elle devient profondément démocratique. Peut-être sommes-nous en train d'assister à un changement de regard. La réussite entrepreneuriale reste admirable lorsqu'elle crée de la richesse, des emplois et de l'innovation. Mais l'idée selon laquelle une poignée de personnes pourrait accumuler des fortunes sans limite pendant que ceux qui produisent cette richesse peinent parfois à vivre de leur travail est de moins en moins acceptée. Pendant longtemps, on nous a expliqué que cette concentration extrême des richesses était le fonctionnement naturel de l'économie. Aujourd'hui, de plus en plus de citoyens commencent à se demander si elle n'est pas surtout le résultat d'un rapport de force entre le capital et le travail. Et lorsque cette question commence à être posée jusque dans le pays qui a le plus célébré le culte du milliardaire, c'est peut-être le signe que quelque chose est en train de changer..." _________________________
L'heure n'est plus à l'euphorie Loin de là. C'est plutôt les interrogations inquiètes qui dominent et même parfois la révolte. Face à ce que certains appellent une cannibalisation: "...Le risque n’est (donc) pas nécessairement une bulle, mais une divergence : une économie de l’IA en surchauffe qui marginalise le reste de l’activité et compromet les effets diffus censés justifier l’effort collectif. Individuellement, chaque entreprise a raison d’investir ; collectivement, le résultat est un choc macroéconomique que les décideurs publics ne peuvent pas ignorer..."
__ Soupçons
__ Privilèges
__ Contre sens
__ Rail délaissé
__ Urgence agricole?__ Grand chambardement
__ Nouvelle frontière?
__ Relay contesté
__ Sujet totémisé
__ Masculinisme
__ Les cents jours
__ Fronde payante
__ Difficile réforme
__ Stratégies d'influence
__ Passage en force
__ Changement de règles
_____ Pour quand et comment la paix en Ukraine? (Essai) ______