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mardi 12 mai 2026

La grande confusion

  Mais va-t-on?

           Fracturations

               Un parti devenu inaudible

                                                                   ________________

USA: des "cerveaux malades"?

Les intellectuels du trumpisme et leur maître

             Décrire la sphère Maga, pour comprendre ce phénomène inouï ou pour en faire la critique, est une entreprise assez ardue, car ce n'est pas un bloc monolithique et récent. Les ouvrages ne manquent pas pour tenter de comprendre ce qui fait l'originalité de ceux qui gravitent autour de Trump pour lui fournir l'idéologie qu'il n'a pas ou pour jouer leur propre partition dans la musique de la Maison Blanche, souvent cacophonique.    Lumières sombres, ce titre volontairement paradoxal, reste pour l'instant un  ouvrage de référence pour entrer dans les arcanes de cette nouvelle église d'inspiration antilibérale, qui tente d'introduire le chaos dans l'ancien monde de la mondialisation ci-devant "heureuse". Un désordre créateur d'une nouvelle ère planétaire, selon les adeptes les plus zêlés du techno-fascisme en gestation, de la contestation des règles du droit le plus commun au nom d'un marché devenu sans règles, aux dépends les plus faibles: le stade ultime d'un capitalisme débridé profitant aux plus forts.   La pensée libre et critique est dangereusement menacée                                                                                                  Certains considèrent la sphère Maga comme un rassemblement de "têtes brûlées", parfois dangereux, comme certains projets de la Silicon Valley en gestation, d'autres y voient une certaine cohérence dans un désordre inquiétant, les rivalités visibles ou non. Des penseurs  ou des imposteurs, comme Curtis Yarvin, un des influenceurs majeurs, ou comme certaines institutions qui ont fait allégeance.  Les appréhensions de Tocqueville semblent bien se vérifier. Avant que peut-être le système ne s'effondre sur lui-même sous le poids de ses contradictions.                          Dane une étude récente, Furius Minds, Laura K.Field décrit la complexité et l'irrationalité du système Maga, une sorte de secte à connotations religieuses, au service d'un foi dont l'inconsistance lui semble un signe d'implosions futures...   


                                                         "...
Le mouvement MAGA est beaucoup plus complexe que le seul « trumpisme », et sa base n’est pas satisfaite de la tournure que prend ce second mandat. Certaines des personnalités intellectuelles dont parle Laura sont elles aussi mal à l’aise face aux politiques de l’administration. Mais elles ont le sentiment qu’un moment décisif est à portée de main, et qu’il ne faut pas laisser passer cette fenêtre d’opportunité pour transformer les États-Unis de l’intérieur.Ils y voient la dernière chance de mettre en œuvre des changements transformateurs, malgré la personnalité de Trump. Ils espèrent que les choses continueront d’évoluer dans la direction qu’ils souhaitent, et que Marco Rubio, ou — mieux encore aux yeux de la Nouvelle Droite — J. D. Vance, deviendra président pour ancrer ces changements à long terme. Si l’on essaie d’imaginer quels changements idéologiques et politiques survivront à l’ère Trump, je pense que les valeurs illibérales survivront au mouvement trumpiste lui-même.En tant qu’Européenne qui observe les États-Unis, j’ai ressenti à la lecture de ce livre à la fois une grande familiarité et une forme d’étrangeté. La dimension raciale et ségrégationniste extrêmement prégnante n’appartient pas à la tradition européenne de manière aussi radicale. Le rapport à la violence est également différent entre Europe et États-Unis. Un autre élément frappant est la relation entre religion et politique. Je crois que l’on assiste, dans un contexte européen très sécularisé, à un retour des idées religieuses et de la spiritualité — mais pas nécessairement des pratiques religieuses en tant que telles. Et c’est précisément là que la comparaison avec la culture politique américaine devient intéressante. La majorité de la droite chrétienne est protestante, mais son aile intellectuelle est catholique. Cette place croissante de la religion est parfois difficile à concevoir vu d’Europe. Le nationalisme américain a également été interprété de manière très différente dans le contexte européen. L’administration Trump II a constitué une leçon importante pour les dirigeants illibéraux européens qui s’étaient réjouis de son élection, en espérant bénéficier d’un élan favorable. Ils se sont retrouvés dans une position délicate : devoir défendre l’Europe face à ce qui ressemblait de plus en plus à un impérialisme trumpien, du Groenland à la guerre en Iran, en passant par l’enlèvement de Maduro au Venezuela.Les illibéraux européens n’ont aucun problème avec le « America First » lorsqu’il s’agit de protectionnisme, d’isolationnisme ou de politique civilisationniste. Ils approuvent l’insistance sur la souveraineté de l’État-nation, car c’est ce qu’ils souhaitent. Mais lorsque cette « America First » prend une tournure impérialiste contre l’Europe, il leur faut reconsidérer leur position. Cela s’est manifesté clairement en Italie, par exemple, où Giorgia Meloni a dû trouver le moyen de défendre les États-nations européens tout en maintenant ses relations cordiales avec Trump. L’impérialisme trumpien constitue donc un moment important, parce qu’il a rendu manifestes les tensions entre les projets illibéraux aux États-Unis et en Europe.Nous avons beaucoup à apprendre de l’expérience américaine que Laura Field décrit dans ce livre. Les États-Unis ont, dans de nombreux domaines, une longueur d’avance sur nous, mais nous avançons dans la même direction — avec, bien sûr, toutes nos nuances européennes.La banalisation, dans le contexte européen, de références issues des sous-cultures politiques de droite radicale est désormais largement normalisée, voire acceptée : théories du complot, vocabulaire exclusionnaire, imaginaire de forces occultes gouvernant le monde, dont la théorie du Grand Remplacement constitue l’un des exemples les plus emblématiques. C’est pourquoi les travaux de Laura Field sur l’évolution de ces milieux aux États-Unis au cours de la dernière décennie sont particulièrement éclairants pour comprendre des dynamiques déjà à l’œuvre en Europe..."    ______________

lundi 11 mai 2026

On serre les dents

         Mais pas de panique 

Pour l'instant...   _____

Question d'attention

 Attention en danger

            Nos capacités cognitives, mais aussi affectives, communicationnelles, sont en péril, de manière maintenant évidente. Non seulement, elles s 'émoussent, mais elles tendent même parfois à disparaître dans certains secteurs de notre vie. On ne le voit pas seulement chez les plus jeunes, rivés sur Tik Tok, mais aussi chez les adultes souvent atteints de nomophobie. Une inquiétante perte de liens avec soi, les autres et la société. C'est donc aussi un problème politique au sens large.  Faut-il se contenter de journées hors ligne?                                                                                                         L'attention, cette qualité stimulée depuis notre plus jeune âge, notamment en milieu scolaire, à l'origine de nos différents apprentissages, joue un rôle fondamental dans notre rapport au monde en général. L'attention est cette qualité, qui ne va pas de soi, qui nous rend curieux à ce qui se passe dans notre environnement pour en comprendre le sens, la logique, stimulant le désir de s'impliquer  dans le cours des choses, contre toutes formes d'indifférence, de distance hautaine ou de rejet. L'attention semble aujourd'hui une qualité bien compromise, à l'heure de la vitesse, de la superficialité, de l'indifférence, du repli sur soi dans le consumérisme et la dé-responsabilité, encouragée par un système qui nous pousse à privilégier la sphère privée, le tout à l'ego...                                                                                                                    La multiplication anarchique des écrans et leur utilisation anarchique dès le plus jeune âge ne facilite pas le développement de l'attention, loin de là. Le "temps de cerveau disponible", selon la formule de Patrick Le Lay, est un objectif des principaux medias qui sollicite, de manière souvent intéressée, notre temps et notre attention/fascination, sollicitée de tépondre aux eigences du marché. La préservation d' l'attention maîtrisée et dirigée se trouve souvent compromise, dans le monde où la passivité favorise certains pouvoirs, pas seulement mercantiles. Préserver et cultiver notre attention, c'est donner à notre liberté une capacité de pouvoir toujours exister, toujours rebondir. 


                                                                      Notre degré d'attention s'est émoussé d'autant plus que nous sommes sans cesse sollicités, au niveau de la consommation matérielle et informationnelle, par une logique quasi imparable de séduction,de  détournement d'attention, de vitesse obligée, de stress, voire de décervelage. Nous y pensons et nous oublions...Cela se vérifie dans les salles de classe où la captation d'attention devient de jour en jour plus problématique et dans la société en général, où le repli sur soi, sur les seuls problèmes domestiques, tend à devenir la norme, où l'homme finit par devenir un atome centré sur lui-même et ses propres jouissances et souffrances.  __IL existe une économie politique de l'attention qui fait partie d'une citoyenneté exigeante. Un esprit non inséré consciemment dans la sphère publique peut-il avoir de bons instruments d'analyse et des capacités d'action et de réaction à la hauteur des événements qu'il vit?... "En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux" [A.de Tocqueville]                                                                                                         ___ « L’économie politique de l’attention » qui est à construire exige une activité critique collective qui doit viser avant tout à empêcher toute forme de captivité irrémédiable. La nécessité de ralentir les processus de décision comme les mécanismes de circulation constitue un objectif général qui entre en résonance avec la critique de la vitesse de Virilio, même si elle part de présupposés différents. Chacun aura remarqué à ce sujet que toute activité qui relève du care au sens traditionnel de soin ou d’assistance est plutôt considérée socialement comme une perte de temps parce qu’elle prend le temps et qu’elle prend le risque de le perdre et ce faisant d’opérer selon un principe de bien-veillance. A l’inverse, le modèle de la performance de l’économie financière a poussé à ses limites celui de la productivité capitaliste puisque cette « nouvelle économie » (et il n’y en a pas d’autre que financière) fonde ses mécanismes de profit sur cette vitesse de circulation, sur l’accélération générale des échanges, favorisés par le numérique en réseau et par la réduction de tous les phénomènes à un statut de données traduites en bits. Le modèle attentionnel de l’alerte qui génère ce stress généralisé (Sloterdijk) est parfaitement réalisé dans les desks des courtiers qui jouissent de cette accélération et de la désorientation que cela crée pour les non experts qui perdent leur mise pour cette seule raison..."[Merci à Dominique Boullier_Mediapart]   
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dimanche 10 mai 2026

Plan incertain

         Il aura essayé...

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Billet du dimanche

__ Croisades

__ Refonte?

__ Rideau!                      

__ Pressions

__ Parkinson

__ Inégalités

__ Tangping

__ Impartialité?

__ Dette italienne

__ Bercy et l' IA

__ Nouveau psy

__ Pesticides en question

__ Bunkers poutiniens

__ Erosion de l'édition

__ Exception italienne

__ Nomination contestée

__ Vers la fin du "bon tsar"?

__ Dénatalité: les solutions?

                  ___ Quand Nétanyahou entraîna le Président __________

samedi 9 mai 2026

Fête du travail? (ou plutôt des travailleurs)

 Une idée comme ça..

       Ne pas les oublier

                  Il y a quelques dysfonctions

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Confusions et amalgames

       Nulle institution n'est à l'abri de dérives 

              La critique doit donc être la règle, quant à son mode de fonctionnement et ses éventuelles dérives. Mais dans quel esprit? avec quelles intentions? Pour quels projets?


                                Là est la question...Les fins de manipulation sont toujours un risque, malgré les déclarations d'amendement, comme certaines intentions, certaines arrière pensées masquées. C'est ce que l'on peut craindre d'un certain rapport qui continue à faire grand bruit. __Voici deux points de vue qui pointent les ambiguïtés et les arrières pensées du rapport sur France Télévision:                                                                 * Le premier (déjà signalé plus haut)                                                                                      * Le deuxième:    Un autre débat est possible:                                                                           * Et un autre:                                                                                                                                        "...Le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur «la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public» a été publié le mardi 5 mai. Quelque 560 pages pour «préparer les esprits à la privatisation de l'audiovisuel public», croit le président de la commission, le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), en introduction d'un rapport qu'il dénonce. Il s'attaque à la forme, notamment à «l'hypermédiatisation» du rapporteur.              Jérémie Patrier-Leitus dénombre ainsi «trente-six interviews, dont onze à la radio et dix à la presse écrite», données par Charles Alloncle, tout au long de la commission. «Les nombreuses interventions médiatiques du rapporteur […] ont déplacé en partie notre travail hors du cadre solennel des auditions à l'Assemblée nationale», juge-t-il. Le président de la commission d'enquête note aussi «une utilisation massive des réseaux sociaux (plus de 330 posts sur X, 80 publications recensées sur Facebook, 90 sur Instagram…)» de la part du député de l'Union des droites pour la République (UDR, alliée au Rassemblement national), «allant même jusqu'à tweeter en temps réel pendant les auditions».                                                          Au-delà du spectacle, qui permet à Charles Alloncle de se positionner comme potentiel futur ministre de la Culture en cas de victoire de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella (RN) à l'élection présidentielle 2027, il faut comprendre ce que propose ce rapport à travers ses soixante-neuf recommandations.             Ce n'est pas facile, parce que, aussi bien dans les propositions que dans les analyses du rapporteur, la confusion et les procédés caricaturaux, le défaut d'ordonnancement thématique et les nombreuses incises qui ne concernent pas l'audiovisuel public brouillent les pistes; sans doute de façon intentionnelle. La confusion est permanente entre déontologie journalistique et neutralité ou impartialité. Les procédés sont le «name and shame», la désignation de cibles nominatives, de cas particuliers et des amalgames qui sont érigés en généralités. Les incises concernent la formation des journalistes dans les écoles professionnelles qui n'accueillent pas de journalistes d'extrême droite (Christine Kelly, Laurence Ferrari, Geoffroy Lejeune, Pascal Praud, etc.) ou Reporters sans frontières (RSF), qualifiée d'association militante                                                         Enfin, il y a quelques idées fixes, les salaires de France Télévisions (surtout celui de Delphine Ernotte, la présidente du groupe télévisuel, recommandations 50 et 56), les animateurs-producteurs (surtout Nagui, rec. 27 à 31) et les groupes de productions (surtout Mediawan), tout ce petit monde qui se «gaverait d'argent public». Ceci sans tenir compte du contexte médiatique ou de l'histoire.Ainsi, le salaire de Delphine Ernotte est compris entre 332.000 (part fixe) et 400.000 euros brut (avec la part variable), c'est évidemment un repoussoir pour nombre de Français; mais on ne compare pas avec celui de Rodolphe Belmer, président de TF1, dont la part fixe est de 920.000 euros et la part variable d'un maximum de 1,22 million d'euros, soit un total supérieur à 2 millions d'euros (cinq fois plus), ou même à celui de David Larramendy, président de M6, qui culmine à 1,5 million d'euros.      ___Confusions et omissions idéologiques____L'insistance mise sur les fournisseurs de France Télévisions (producteurs et entreprises, rec. 24 et 25) ne tient pas compte de l'histoire. Depuis l'éclatement de l'ORTF en 1974, tout a été fait pour empêcher la production interne des chaînes, afin de ne pas renouveler l'expérience de la Société française de production (SFP), qui était un foyer de syndicalisme et de grèves.                                  Ainsi, en 1990, les décrets pris par Catherine Tasca –ministre déléguée à la Communication de 1988 à 1991– pour répondre à la demande des producteurs privés imposent à la télévision publique d'externaliser 95% de sa production. Certes, Delphine Ernotte a négocié la diminution de ce quota à 75%, mais, pour produire plus, il faudrait embaucher, alors que l'on demande à France Télévisions de faire des économies…                          Le but est de recréer non pas l'ORTF, mais la RTF (Radiodiffusion-télévision française) qui exista de 1949 à 1964 et qui était aux ordres des gouvernements successifs des IVe et Ve Républiques.            Confusion encore lorsque le rapporteur veut diminuer les sports à la télévision (rec. 42), sous prétexte que la loi impose déjà la diffusion en clair de certains événements majeurs. C'est ignorer (ou faire semblant d'ignorer) que cela n'empêche pas de payer des droits pour le Tour de France ou la Coupe de France, faute de quoi ces retransmissions seraient reprises par d'autres chaînes. France Télévisions est une entreprise qui vit au sein d'un paysage concurrentiel.                                                                                                          En dehors des mesures d'économie préconisées, suppression de France.tv Slash, de France 4, de la radio Mouv', de l'absorption de France 5 par France 2, de l'INA par la BNF, de la fusion France Info radio et télé avec France 24 (rec. 2, 44 à 49, 52 et 53), et le regroupement de ce qui resterait dans une entreprise unique, que veut Charles Alloncle?          Certes, il s'inscrit dans un mouvement européen et états-unien des partis populistes, en Suisse (avec l'UDC qui propose une nouvelle votation), en Hongrie (Viktor Orbán), en République tchèque (Andrej Babiš), en Italie (Giorgia Meloni), au Royaume-Uni (Nigel Farage), aux États-Unis (Donald Trump), qui veulent la baisse des financements pour mieux contrôler politiquement les audiovisuels publics. Mais quelles en sont les modalités?   ... _________

vendredi 8 mai 2026

Un autre 8 Mai

           A Sétif, en Algérie

             Retour symbolique                 ____________________

Entreprises pétrolières

 Taxer les superprofits?

          Certaines compagnies sont si peu imposées            _________________