Hésitations et circonspection...
HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)
CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
jeudi 1 janvier 2026
Bonne année 2026!
Bon an, mal an...
Comme chantait Michel Fugain ♪♫♪
Vers le meilleur ou vers le pire?
Souhaitons -nous le meilleur quand même...tout étant relatif et "contrasté" ...
Qu'on se rassure: la fin du monde n'est pas pour demain
Le catastrophisme a de l'avenir Etrange fascination que celle de la fin du monde,...régulièrement annoncée depuis que le monde existe. Il faudra attendre encore un peu...Le catastrophisme a de l'avenir...Il ne manque jamais d'arguments. Comme disait mon copain Jean-Paul (enfin, je crois): Faire des vœux, c’est bon pour les mauvais écrivains et les enfants de chœur. En 2026, n’espère rien d’autre que ce que tu feras toi-même : comme dit la chanson, résiste, prouve que tu existes !”
mercredi 31 décembre 2025
Complotisme?
Quand ils sont venus...
Ne rien céder sur ses convictions
Surtout quand soufflent des vents mauvais à nos portes
Il est des silences coupables devant la banalisation du mal
Nos valeurs sont souvent un fragile vernis. Il vaut mieux le savoir
Entrer en résistance peut prendre bien des formes. Pas nécessairement les plus extrêmes.
Martin Niemöller: "Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste. Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n'ai rien dit, je n'étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester..." ________
mardi 30 décembre 2025
Lecture d'hiver
Une lecture qui m'a passionné
Les récits de guerre, même les mieux informés et les mieux travaillés (comme ici) ne sont généralement pas des oeuvres de littérature, même s'il arrive que littérature et contexte guerrier se rencontrent, comme dans Guerre et paix.
L'auteur décrit, au ras des événements, une guerre presque oubliée, dans le contexte de l'affrontement prévisible entre le Reich et l'URSS, une guerre courte, mais cruelle, inouïe, de par les forces engagées, disproportionnées, et les températures quasi polaires qui régnaient durant ces deux mois d'hiver d'affrontements sans merci, de par l'extrême détermination des troupes finlandaises, limitées, mais entraînées et surtout extrêmement offensives et ingénieuses, défendant leur bout de territoire becs et ongles dans cet affrontement absurde, le plus souvent avec des moyens rudimentaires. Face à des troupes soviétiques pléthoriques, mais disparates, impréparées et sans réelles motivations. Un récit aux marges de l'humain...
La langue superbe de l'auteur Norek parvient à faire de ce bref affrontement dans un contexte dantesque mais humain, à sa manière, un récit sobre, précis, efficace, parfois glaçant (c'est le cas de le dire...). Terrible mais tellement attachant. Je n'ai pu quitter facilement ce livre découvert par hasard sur le tard... ____________
Le mythe Bardot
Brigitte: mythe social?
Point de vue.
Elle a fait (et contribue à faire) couler beaucoup d'encre. L'avalanche de commentaires post mortem jette une lumière toujours ambiguë sur l'actrice et la femme publique, que le RN semble ne plus reconnaître comme sienne.. Pas si ingénue que ça...Un phénomène de société qui amène à jeter un coup d' oeil rétrospectif sur l'époque où Brigitte engendra tant de polémiques moralisantes ou de fascination équivoque. Simone de Beauvoir, auteur notamment du Deuxième sexe, en parla comme un phénomène social, un peu à la manière de Roland Barthes dans ses Mythologies. Une femme qui a marqué son époque à coup sûr, à un tournant historique, un profond changement des moeurs et du statut et de l'image de la femme. Mais une influence qui ne ressemble en rien à celle de Monique Bourroux et du MLF.
Une légende créée par les autres, " ...Un mythe façonné par les regards, les attentes et les contradictions de la France d’après-guerre. Beauvoir observe un pays pris entre deux pôles : une morale bourgeoise encore pesante et une culture de masse qui accélère la circulation des images, des désirs, des fantasmes. Bardot surgit là, au point de tension. « Elle ne correspond pas aux catégories traditionnelles », note Beauvoir ; c’est précisément cette inadéquation qui la rend à la fois fascinante et insupportable....Réduire Bardot à une projection masculine serait trop simple. Beauvoir s’y refuse. Elle observe un autre malaise, plus discret, mais tout aussi révélateur : celui des femmes. Beaucoup la jugent « facile », voire indécente, tout en reconnaissant son pouvoir d’attraction. Pourquoi ? Parce que Bardot rompt avec un modèle encore dominant — celui de l’épouse vertueuse, de la mère légitime. « Elle ne demande rien », écrit Beauvoir, « ni approbation ni pardon ». Bardot ne justifie pas son existence, ne s’excuse pas d’être regardée. Cette autonomie symbolique — fragile, ambiguë, mais réelle — déstabilise. Elle cristallise un conflit de normes : entre une féminité codifiée et une autre, plus flottante, qui semble se suffire à elle-même....Le contexte est décisif. En 1959, Bardot a 25 ans. Sa célébrité est mondiale. La France entre dans une modernisation accélérée : télévision omniprésente, vedettariat industriel, consommation de masse. Que cet essai paraisse d’abord en anglais n’a rien d’anecdotique. Beauvoir s’adresse à un lectorat américain curieux de comprendre pourquoi cette actrice française suscite des passions aussi violentes...." _____ L'analyse déployée par Beauvoir en 1959, soit trois ans seulement après la sortie d’Et Dieu… créa la femme, est l’analyse d’une ambiguïté. D’une part, le personnage construit par Brigitte Bardot, alors âgée de 25 ans, « ne s’écarte pas du mythe traditionnel de la féminité » : « Elle est une force de la nature, dangereuse tant qu’elle n’est pas disciplinée, mais il revient à l’homme de la domestiquer » ; « Elle est gentille, bien intentionnée » ; elle « n’a pas été marquée par l’expérience ». « Sans mémoire, sans passé », sans histoire, privée d’une ouverture à la transcendance, Bardot est cantonnée au temps de l’immanence, à un éternel présent – celui d’une jeunesse fantasmée, d’une « parfaite innocence », d’une « enfance mythique ». Cette enfance est, d’emblée, déterminée par un regard masculin. Dans la France de l’époque, où les conditions se nivellent, « la femme adulte habite le même monde que l’homme ». Le schéma historique du désir masculin, celui d’un érotisme fondé sur l’altérité oppressive, succombe à l’excès de « familiarité » des sexes. La « lolita », « femme-enfant », justement, « se meut dans un univers où il ne peut pénétrer et ainsi la différence d’âge ré-établit entre eux la distance nécessaire au désir..." _
___________________lundi 29 décembre 2025
L' étranger(e)
Silence! on expulse...
Mais il y a des exceptions...notables
L'Amérique aux Américains, ci-devant "étrangers"....
Le vélo, la femme...
Un instrument efficace d'émancipation progressive. [Bis repetita...]
Toutes ne sont pas championnes...On le sait maintenant: la pratique du vélo par la femme n'a pas compté pour rien dans son émancipation . Surtout depuis le début du 20ième siècle. La figure de Jeannie Longo a fini par représenter une sorte de mythe moderne, mais elle est une sorte d'exception dans la masse des femmes dont la pratique de la petite reine est devenue souvent quotidienne dans les rues de Paris ou à la campagne. Mais cela a demandé un certain temps: "...La bicyclette est au départ essentiellement masculine. Une femme qui ouvre les jambes, c’est obscène. Pour conquérir un nouveau marché, des inventeurs vont même tenter de concilier vélo et dignité féminine, « ce qui donne des objets loufoques et ridicules en termes de mécanique, avec des vélos aux pédales sur le côté » pour que les femmes pédalent en amazone, explique Margot Abord de Chatillon, coautrice de l’article « Le vélo : un objet qui révèle, renforce et perturbe l’ordre du genre » et sociologue des mobilités. « On préférait inventer des objets aberrants plutôt qu’accepter que des femmes se déplacent par elles-mêmes. »...Liberté, confiance en soi. Dans une interview en 1896, la suffragette américaine Susan Anthony résume le lien entre féminisme et vélo : « Je pense que la bicyclette a fait plus pour émanciper les femmes que n’importe quoi d’autre dans le monde. [...] Cela […] fait sentir [à la femme] qu’elle est indépendante. À l’instant où elle monte sur sa selle, elle sait qu’elle est à l’abri du danger jusqu’à ce qu’elle en descende, et quand elle roule, j’y vois l’image d’une féminité libre et sans entraves. »...
_____ Dans la longue marche vers l'émancipation toujours en cours, à des degrés divers selon les pays et les cultures, le vélo prend une place à part dans l'univers féminin, depuis le début du XX° siècle. Dans les rêves d'enfant déjà, le vélo a depuis longtemps été associé à l'autonomie (rouler tout seul) et à la liberté (sortir plus loin, s'échapper pour un temps du cadre familial) Dès le début du succès de la petite reine (bien féminine), certaines femmes participèrent à ce symbole d'émancipation, bien relatif, mais dans une bien moins grande mesure que les hommes, qui en firent le plus souvent un instrument de déplacement au travail comme dans leurs loisirs..
___ Le chemin que prirent les femmes fut plus long. Il est des pays où il s'ouvre seulement, avec des réserves, comme en Arabie Saoudite. En Occident, il fallut du temps pour vaincre les préjugés concernant la pratique féminine du vélo, malgré l'audace de certaines pionnières, même si l'origine de l'expression "petite reine" est féminine: "...Dans la seconde moitié du XIXe siècle, alors que le vélocipède devient un symbole de la modernité, une moitié de l'humanité en est encore privée. Le débat entre les hygiénistes –partisans d'une activité physique pour tous– et les conservateurs fait rage. Dans «Le corps des jeunes filles de l'Antiquité à nos jours», on lit: «La crainte d'une virilisation excessive des filles, par le muscle aussi bien que par l'emprunt de la culotte au costume masculin, freine l'usage de la bicyclette.» Les quelques voyageuses à vélo présentes sur les routes de France sont accusées par les chroniqueurs des années 1890 d'appartenir à un genre à part. Le Progrès Illustré décrit Annie Londonderry, première femme à accomplir un tour du monde cycliste, comme un «être neutre» appartenant au «troisième sexe»
Les fantasmes sur la sexualité et les conséquences sur la reproduction allaient bon train... Le vélo nous apprend beaucoup de choses sur nos représentations, sur nous-mêmes. Quand il se laisse aller aux confidences... ou non, surtout si on est un familier de ce morceau de ferraille ( ou de carbone) monté sur roues, reposant toujours sur les mêmes principes de base, malgré les variantes et quelques mutations.
Sur l'histoire récente aussi.
Depuis le fin de XIX° siècle, les Français ont entretenu une relation particulière avec la petite reine.
Il s'est intégré peu à peu dans leur vie de loisirs, de travail, de luttes aussi (pendant la guerre, le vélo avait une valeur militante, combattante...), d'émancipation des femmes.
" Depuis sa naissance à Paris, le vélo a parcouru toutes les évolutions de notre pays, jusqu’à devenir aujourd'hui le porte-drapeau de l’écologie. Le vélo, la bicyclette, le biclou, c'est l'histoire d'un mythe populaire, nourri par nos souvenirs personnels et par des luttes politiques et sociales...le vélo est un symbole qui incarne des évolutions économiques, environnementales et politiques, pour nos arrières grands-parents comme pour nos enfants. Le vélo n’est pas un véhicule comme les autres : véritable prolongement de notre corps, il nous rend sensibles aux autres et à l’environnement."
Elle est devenue reine... Une histoire bien française.
Sa préhistoire remonte à 1817: du vélocipède à la bicyclette
Peugeot a très tôt imposé son hégémonie dans le PVF (Paysage vélocipédique français) En Arabie saoudite...Il sera permis aux femmes d'avoir un permis. Après le vélo, on progresse. En Arabie Saoudite, les femmesprennent le pouvoir_. sont aussi autorisées enfin à voter pour la premiere fois. Mais attention! seulement aux municipales... C'est toujours ça, après le vélo à petite dose...et le fouet pour les stimuler. Quelques libertés se mettent en place peu à peu, sous la pression et la nécessité d'un avenir plus problématique.______________
dimanche 28 décembre 2025
Point d'histoire
Un certain 28 février:
Naissance de Thomas Woodrow Wilson Un idéaliste chef de guerre, très prophétique... Un président ambigü, qui imposa sa présence au Traité de Versailles, très contesté.
_______________________Petit billet du dimanche
__ Abandon
__ Résilience
__ Gigantisme__ RDC dépecée
__ Balle dans le pied
__ Trump et les "pourritures"
__ Obsolescence programmée
__ Afghanistan et ses guerres
_____ Aide problématique à l'Ukraine (Libres propos) ___________________

...