Vous avez dit liberté d'expression ?...
Pour une défense de la démocratie culturelle
_________________________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Vous avez dit liberté d'expression ?...
Pour une défense de la démocratie culturelle
_________________________Dans l'édition
Contre l'entreprise idéologique et le coup de force de Vincent Bolloré, la colère gronde dans le monde des écrivains contre la mise au pas indirecte de la pensée et de la création. De grands auteurs prennent leur distance avec le patron se croyant tout-puissant de la galaxie au service du RN, à l'appêtit sans mesure, à sa croisade culturelle.. Un courage collectif et une offensive déterminée. C'est comme une déclaration de guerre:
L’onde "...L'onde de choc provoquée par le limogeage d’Olivier Nora, emblématique patron de Grasset, n’en finit plus de se propager dans le milieu de l’édition. Jeudi 16 avril, plus d’une centaine d’auteurs et autrices (parmi lesquel·les Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Bernard-Henri Lévy, Philippe Grimbert, Delphine Horvilleur ou encore Frédéric Beigbeder ) ont annoncé dans un texte collectif leur départ de la célèbre maison de la rue des Saints-Pères. À leurs yeux, le « licenciement » du patron de Grasset marque une « une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et [à] la liberté de création ». « Une fois de plus, Vincent Bolloré dit “je suis chez moi et je fais ce que je veux”, au mépris de celles et ceux qui publient, de celles et ceux qui accompagnent, éditent, corrigent, fabriquent, diffusent, distribuent nos livres. Et au mépris de celles et ceux qui nous lisent, écrivent-ils. Nous ne voulons pas que nos idées, notre travail, soient sa propriété. » Très différent·es les un·es des autres, ces auteurs et autrices se sont rapidement organisé·es, via une boucle WhatsApp, pour aboutir à une position commune. Ce qui a donné des « débats logiquement un peu houleux vu la grande variété des signataires », raconte l’un d’entre eux à Mediapart. « Aujourd’hui, nous avons un point commun : nous refusons d’être les otages d’une guerre idéologique visant à imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les médias », affirment-ils.....nous sommes en guerre. Il faut arrêter de parler de bataille culturelle, d’abord parce que c’est très désobligeant envers Gramsci, mais surtout parce que c’est une euphémisation de ce qu’il se passe. Ce n’est pas une bataille, c’est une guerre industrielle, médiatique, politique. Bolloré déclare la guerre à tout ce qui ne lui ressemble pas. Il a tout à fait le droit de publier ce qu’il veut, mais ce qui ne va pas, c’est quand il commence à décapiter tout ce qui lui déplaît. Face à cela, chacun réagit comme il peut. Il m’a semblé que réagir symboliquement pouvait mettre un petit élément dans le débat. Je n’ai pas reçu ce texte, parce que je ne dois pas faire partie du monde germanopratin, et ce n’est pas pour me déplaire. Je le trouve bien, il y a des gens courageux qui l’ont signé, courageux parce qu’ils ont des enjeux économiques assez considérables, mais ce qui me gêne un peu dans cette démarche c’est le côté « les auteurs font bloc ». Je crains que cela renforce l’idée que l’extrême droite peut avoir du monde de la culture, qui serait univoque, symbole d’une pensée unique, d’un entre-soi. Le texte est signé par des personnes très différentes, et c’est l’une des leçons que je retiens de la résistance à laquelle a appartenu ma grand-mère, Françoise d’Eaubonne. Dans ses écrits, elle raconte fort bien que, dans son maquis, il y avait des communistes, mais aussi des royalistes, des légalistes, des gaullistes, des chrétiens, des laïcs… Quand on entre en résistance – je ne compare évidemment pas les époques, mais il y a quand même quelque chose qui est en train de se jouer de cet ordre-là –, ce n’est pas le moment de demander ses papiers aux uns ou aux autres. Ce ne serait pas à la hauteur de la situation. On fait front. On parle beaucoup des auteurs et autrices de Grasset, mais un peu moins des salarié·es de la maison, pourtant très impacté·es par la situation… Absolument. Les gens sont abasourdis en interne. Comme beaucoup, je pense à tous ceux qui sont aujourd’hui sacrifiés chez Grasset et qui ne seront pas courtisés. C’était justement l’une des raisons pour lesquelles j’avais du mal à partir. Parce que toutes ces personnes-là, des éditeurs aux correcteurs et correctrices, en passant par les magasiniers, les fabricants, les services commerciaux, aucune n’avait choisi d’être achetée par Bolloré. Aucune. Et donc, je trouvais ça dégueulasse de partir et de les abandonner à leur sort. Pour le moment, les politiques sont absolument en dessous de tout sur la question de la concentration des médias et de l’édition. Mais les choses sont tout à fait différentes avec le limogeage de Nora, puisque la guerre est désormais déclarée. Il n’y a malheureusement plus rien à sauver, il faut réajuster la stratégie. La férocité du capitalisme, qui s’applique dans la grande distribution et dans l’industrie depuis toujours, arrive dans le monde médiatique et littéraire. Ce qui m’étonne, c’est que ce monde réagisse si peu alors qu’il est touché par la même brutalité, les mêmes plans sociaux dont on parle depuis quarante ans. C’est comme s’il n’y avait pas de leçons qui avaient été tirées. Est-ce que le limogeage d’Olivier Nora prouve définitivement que l’idée de lutter en interne est vaine ? Vous avez raison, c’est probablement vain. Après, on parlait à l’instant des salariés de Grasset, et il faut souligner qu’il y a des gens qui ont la possibilité d’être plus libres que d’autres, de gagner leur liberté plus facilement. C’est le cas des auteurs et des autrices, mais pas de tout le monde. Donc, ce serait cruel de dire aux gens qui sont là-dedans : vous êtes condamnés, rien de ce que vous allez pouvoir faire ne servira à quelque chose. Grasset était encore un pôle de résistance et il vient de tomber. Il faut voir comment on peut réagir à l’extérieur sans pour autant jeter les gens qui sont dans la merde à l’intérieur..." (Merci à Ellen Salvi) __________
Processus de privatisation en question
Il progresse, à bas bruit. Même au niveau de la radio publique, menacée par des chaînes privées, qui se disent libres, indépendantes ... La seule galaxie Bolloré est là pour prouver le contraire. Quand tout sera privé, nous serons privés de tout" a-t-on dit. Surtout dans le domaine éducatif et sanitaire. Comme le projet de Trump de privatisation radicale, à grande vitesse et à grande échelle, dans tous les domaines, la santé incluse. Pour ne parler que de la santé, la privatisation se fait rampante ou masquée, officiellement déniée, mais bien réeelle. Depuis au moins 2005, le mal s'approfondit dans les système de soin de notre pays, pour arriver aujourd'hui dans cet état de crise majeure, reconnu par tous, même verbalement une fois à l'Elysée, la crise de la covid ayant servi de révélateur. qui ne prend pas pourtant les mesures qui s'imposent pour éviter un glissement plus sérieux encore. La fuite de certains personnels hospitaliers est un révélateur inquiétant de dysfonctionnements que certains soignants voyaient venir depuis longtemps. Le "grand corps malade" l'est surtout du fait de ses mutations purement gestionnaires, de son lean management accentué, de ses choix technocratiques, de la perte progressive de sens qui affecte de plus en plus les rapports médicaux et hospitaliers. L'exemple suédois est en cours...
Rome n'est plus dans Rome.. Voici revenu le temps oû le roi osait affronter le Pape? Ça s'est mal passé
Louis Léon XIV entre en conflit avec un sous-pape, qui l'a bien cherché.
Le super-pape illuminé de la Maison Blanche fait des siennes. Normal, il est le plus proche du créateur.
Qui ira au paradis?
"...Léon ne serait pas au Vatican si je n’étais pas à la Maison Blanche. »
Si fragiles, si indipensables
Nos travailleuses précaires, on ne le sait pas assez, son menacées. La surmortalité les guette, en partie de notre fait. Certains les disent en voie de disparition... La surmortalité les frappe. La pollennisation va-t-elle devenir un problème majeur? Jusqu'à quand seront-elles en activité, nos fidèles amies silencieuses et laborieuses? Elle se font plus rares depuis des années et cela commence à poser de sérieux problèmes. Pas seulement pour le délicieux nectar qu'elles nous offrent, mais surtout à cause du rôle fondamental qu'elles ont dans la pollinisation des plantes indispensables à notre alimentation; directement ou indirectement, que ce soit en Chine ou en Europe. La situation est devenue critique, au point de faire l'objet d'études approfondies et de colloques nationaux ou internationaux. Certains polluants chimiques sont régulièrement mis en question pour expliquer le déclin continu de nos amies des ruches, même si d'autres facteurs doivent jouer, d'ordre climatique et parasitaire. ___Le nouveau plan est loin de satisfaire tout de monde, loin de là. Il ne va pas au fond des choses et continue à faire la part belle à l'agrochimie à tout va, qui ne nuit pas seulement aux abeilles, il n’a été modifié qu’à la marge par rapport à la version présentée en juin. Ménager la chèvre et le choux et tenant compte de puissants lobbies ne résoudra pas la question, vitale pour l'homme. La situation est critique, non seulement pour celui qui en vit. Malgré les mobilisations en cours et les recherches qui s'accumulent. C'est toute l'agriculture "moderne" qu'il faut repenser...
Il n'y a pas que les abeilles qui sont concernées. C'est tout un monde d'insectes et de vie souvent microscopique en tous genres qui est affecté. Ce n'est pas l'expression d'un vague romantisme rousseauiste, même si l'admiration vis à vis de la richesse des sensations qu'elle nous offre et la profondeur de ses ressources infinies peuvent être aptes à nous émouvoir à certains moments. Nous en sommes une partie et nous sommes capables de vibrer avec ses forces profondes, de la manière la plus charnelle. Elle est une matrice, pas un tableau. La nature n'est pas un décor, ni un spectacle. L'écologie , ce n'est pas seulement le sort des ours blancs, sur lesquels on attire souvent nos regards compassionnels. Elle conditionne notre vie, dans des détails que nous ne ne soupçonnons guère. C'est toute la biodiversité qui façonne notre vie et celles des générations futures. .. Nous sommes tous dans le même bateau, que nous le sachions ou pas. .Même la vie microbienne est fondamentale, vitale. Tout forme système. Dans les égards à l'égard de la nature dans toutes ses composantes, c'est notre sort qui est en jeu. _____Il fut un temps où, depuis la fin de la guerre et les campagnes de démoustication de l'armée américaine, les insectes de toutes catégories n'avaient pas bonne presse, jusqu'à une période récente, où les premières alertes furent lancées. Et si les petites bêtes qui piquent, qui souillent les pare-brises des voitures n'étaient pas si inutiles que cela, malgré les gênes parfois occasionnées?

_________Les insectes du monde entier sont en voie d’extinction, menaçant d’un « effondrement catastrophique des écosystèmes naturels », s’est alarmé, fin janvier, la revue scientifique mondiale Biological Conservation. Plus de 40 % des espèces d’insectes sont en déclin et un tiers sont menacées, selon les chercheurs. Leur taux de mortalité est huit fois plus rapide que celui des mammifères, oiseaux et reptiles. Au cours des trente dernières années, la masse totale des insectes existant dans le monde a diminué de 2,5 % chaque année. A ce rythme, s’inquiètent les scientifiques, ils pourraient disparaître d’ici à un siècle. « C’est très rapide. Dans dix ans, il y aura un quart d’insectes de moins, dans cinquante ans, plus que la moitié, et dans cent ans, il n’y en aura plus », a déclaré au Guardian dimanche 10 février Francisco Sánchez-Bayo, de l’université de Sydney (Australie), qui a collecté les données avec Kris Wyckhuys de l’Académie des sciences agricoles à Beijing (Chine). La plupart des études analysées ont été réalisées en Europe occidentale et aux Etats-Unis.
"...Encore une étude, une de plus, qui documente et alerte sur la dégradation en cours, irréversible, des écosystèmes naturels. Il est cette fois question de coccinelles, de papillons, de bourdons, de pucerons, de mouches, de criquets, ou encore d’abeilles. D’ici un siècle, selon la revue scientifique Biological Conservation, les insectes pourraient avoir totalement disparu. Le constat des chercheurs est vertigineux : le taux de mortalité de ces êtres minuscules est huit fois plus rapide que celui des mammifères ou des oiseaux. Plus de 40 % des espèces sont déjà en déclin et un tiers sont menacées. La faute à l’agriculture intensive, à la surconsommation de pesticides toujours plus performants pour tuer, mais aussi à l’urbanisation et au changement climatique. Cet effondrement a lieu partout autour du globe. A Porto Rico, où 98 % des insectes ont disparu depuis trente-cinq ans, mais aussi en Allemagne, où 75 % d’entre eux ont disparu dans des zones protégées. Bref, il se déroule juste devant nous, jour après jour. Il concerne les êtres auxquels, d’ordinaire, nous accordons le moins d’attention, invisibles à nos yeux et donc à nos consciences. Des êtres minuscules mais essentiels au bon fonctionnement de tous les écosystèmes, des êtres supposés insignifiants tant ils nous sont impénétrables, mais omniprésents et cocréateurs de notre monde. Car oui, humains, coccinelles, papillons, bourdons, pucerons, mouches, criquets ou abeilles, nous sommes tous dans le même bateau." (W.Zarachowicz)
___Un cercle vicieux redoutable.__________________
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Est-ce étonnant? Ce n'est plus seulement la "France des pavillons" qui n'entend plus. c'est toute une population en mal de plus grande justice sociale qui n'y croit plus, surtout après l'expèrience hollandaise, qui avait tant promis. Mais si on peut le regretter, il ne faut pas trop s'en étonner. Le renoncement ou l'aligenment était déjà là avant lui. Les valeurs uktra-libérales avaient déjà repris le dessus. Comme on le disait naguère, le ver était dans le fruit depuis des années..... On aurait pu s'attendre à des initiatives un peu innovantes et courageuses pour aider à sortir le pays d' une impasse institutionnelle grave, mais c'est la cacophonie et la zizanie qui dominent. Retour au vieux clivages, comme lors du congrès de Rennes, par exemple, en rappelant un autre? Un parti devenu inaudible. Les querelle sont dévastatrices, alors que les échéances et les dangers pressent. Les échecs se succèdent, sous l'effet des vieux tropismes. Un force qui comptaient, mais dont les éléphants compliquent un nouvel envol? Il y a peu, on écrivait: Jaurès, reviens! ils sont devenus fous...
Mais jusqu'où descendra ce qui reste du PS? Il touche le fond. Tué par ses divisions. Cela n'étonnera pas ceux qui suivent son chemin chaotique, depuis les années Mitterrand où il avait le vent en poupe. Assez vite, ce parti composite fut travaillé par des forces antagonistes et malgré une unité de façade, connut des divisions qui éclatèrent surtout au moment des congrès, notamment celui de Rennes. Le réformisme mou de certains devait aboutir à des ralliement "contre-nature", à l'ère macronienne notamment. Il ne reste que des lambeaux d'un parti qui a épousé, au plus haut niveau, les thèses néo-libérales. Jusqu'aux guerres picrocholines d'aujourd'hui. Alors qu'on attendait de lui plus que quelques lois sociales. Une vraie réforme des institutions. Des dérives qui ont fait le jeu des forces les plus conservatrices, voire de l'extrême-droite, comme on le voit dans le Nord ouvrier. Un descente aux enfers qui ne désespère pas seulement les militants qui restent... Comme beaucoup le remarquaient depuis des années: l'effacement de la gauche, son progressif mais inéluctable recul, sa dissolution dans la pensée néolibérale sous prétexte d'adaptation et de "modernité", l'oubli de ses valeurs et de ses engagements, jusqu'à ceux des notions de service public et de justice sociale...voilà pourquoi notamment pourquoi de plus en plus de personnes ne se reconnaissent plus dans ce qui reste d'un PS moribond et d'un PC exsangue. ___Depuis les années 83, ce fut une longue dérive, de compromissions en compromissions, d'abandons en renoncements ..avec le souci d'un vague réformisme ou d'un néo-keynésianisme timide et occasionnel, souvent plus verbal qu'effectif. La notion même de socialisme semble avoir disparu de l'horizon. Il faut dire que le terme est galvaudé. Quel socialisme? Il y a le mot et la chose...Les "socialistes" d'aujourd'hui furent au mieux de bons gestionnaires d'un système qui accentuait les inégalités, générait plus de précarité. On comprend le recul massif de ceux qui n'osent même plus arborer les étiquettes traditionnelles.
De Jaurès à Lamy, quel rapport?
. Le mot socialisme a déjà une longue histoire et a connu bien des variantes, le point commun étant "de prôner une organisation sociale et économique allant dans le sens d'une plus grande justice, celle-ci supposant une égalité des conditions, ou du moins une réduction des inégalités. Plus largement, le socialisme peut être défini comme une tendance politique, historiquement marquée à gauche, dont le principe de base est l'aspiration à un monde meilleur, fondé sur une organisation sociale harmonieuse et sur la lutte contre les injustices..."
Des responsables du PS vont aujourd'hui plus loin dans la déréglementation et la soumission au marché. C'est ainsi que récemment on a entendu, faisant du sous-Merkel, le chantre de l'OMC, Pascal Lamy, prôner des petits boulots en dessous du Smic, faisant se dresser Madame Parisot. Un comble!