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mercredi 28 janvier 2026

Quand les affaires sont les affaires

        L'aide française est précieuse 




      Il ne faut pas trop le répéter à Minneapolis ou ailleurs..                                                                                      ____ Une police de l'immigration en France?          "Le député du Rassemblement national Laurent Jacobelli“[Les immigrés] qui sont en situation illégale doivent être ramenés dans leur pays d’origine. C’est évidemment, en partie, le travail de la police mais aussi de la justice. Il faut effectivement former la police à ce travail particulier”, a répondu l’élu en précisant que cela pourrait être fait “avec humanité” et “compréhension....”.   !


Ouf! on a eu peur...





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Contagion....

 Un inquiétant glissement .

     La haine de l'étranger gagne de toute évidence des secteurs entiers de la société américaine, contaminée par les propos sans complexes de certains leaders d'opinion, à commencer par le premier citoyen, qui n'avait pas peur de traiter des Haïtiens de "mangeurs de chiens" et qui assimile tout étranger, légal ou non, à un potentiel délinquant. On le voit clairement à Minneapolis, où la brutalité est érigée en mode de gouvernement, par le biais d'une milice sans principes et sans règles. Ce n'est pas nouveau dans ce pays, si on jette un coup d'oeil sur son passé. Il suffit de relire l'historien H Zinn pour avoir une idée assez peu connue des exactions exercées sur le monde ouvrier à certaines époques où, plus qu'aujourd'hui encore, les "étrangers" s'intégraient peu à peu, plus ou moins bien selon les périodes et les demandes de main d'oeuvre.                                                                                                                                             Hélas, rien ne semble arrêter cette montée de haine qui gangrène une grande partie de la société et légitime le pire, comme la séparation familiale, par des nervis sans droit, sinon de créer la peur et la division. Quelle régression! Les rares limites sautent. En France et en Europe, des formes de haine s'expriment parfois sans  complexe et même tendent à se banaliser. Vis à vis des migrants en particulier, même intégrés. L'étranger reste l'étranger, pas seulement dans le sketche de Fernand Raynaud... 


                                                                                              Point de vue:                                                 
 "...La vérité alternative de Donald Trump s’est imposée aux États-Unis à une vitesse fulgurante, balayant sur son passage l’édifice des valeurs républicaines et démocratiques de son pays. Elle tente aujourd’hui d’étouffer la colère des citoyen·nes qui refusent de céder à l’autoritarisme d’une administration qui continue de défendre l’action meurtrière de ses forces de l’ordre à Minneapolis (Minnesota), où deux personnes ont récemment été tuées par des agents fédéraux.    Deux semaines après le meurtre de Renee Good par un agent de la police fédérale de l’immigration (ICE), Alex Pretti, un infirmer de 37 ans, est à son tour mort sous les balles d’un policier le 24 janvier, alors qu’il était en train de défendre une manifestante brutalisée par les agents des services des douanes et de la protection des frontières (CPB). Malgré des images on ne peut plus claires sur les circonstances de ces deux drames, l’administration Trump s’évertue à rejeter la faute sur les victimes, certain·es allant même jusqu’à les accuser de « terrorisme ».      Ce récit mortifère gagne aussi du terrain en France, où plusieurs personnalités vantent les politiques du président états-unien, se bornant à regretter du bout des lèvres des « accidents » (Marion Maréchal) ou des « erreurs » (Arno Klarsfeld) commises par les agents fédéraux à Minneapolis. « Les accidents arrivent parce qu’il y a des militants d’extrême gauche qui s’interposent dans l’action de cette police », a osé l’eurodéputée d’extrême droite sur France Inter, quand Le Journal du dimanche écrit, toute honte bue, que ce sont « les antifas [qui] traquent la police de l’immigration de Trump ».                                                                                                                    « Si on veut se débarrasser des OQTF [personnes sous obligation de quitter le territoire français – ndlr], il faut organiser, comme fait Trump avec ICE, des sortes de grandes rafles un peu partout ; mais en organisant des grandes rafles, c’est-à-dire en essayant d’attraper le plus d’étrangers en situation irrégulière, on commet aussi des injustices », a même lancé sur CNews le juriste Arno Klarsfeld, fils des chasseurs de nazis Beate et Serge Klarsfeld, le jour de la mort d’Alex Pretti.                         Il faut mesurer le niveau abyssal atteint depuis quelques années par le débat public pour que de telles déclarations s’y frayent un chemin aussi naturellement. La fascination exercée par Donald Trump et la galaxie Maga (« Make America Great Again ») sur une partie du champ politico-médiatique français est le dernier symptôme d’un fléau qui ronge la société et cogne chaque jour davantage contre son édifice démocratique, sur fond de crispations identitaires et d’ambitions ultrasécuritaires.                Dans cette société sens dessus dessous et cette ère de la post-vérité, les antiracistes sont taxé·es de racisme, les humanistes sont considéré·es comme des ignorant·es, et les antifascistes traité·es comme des ennemis de la République. Cette dérive confinant à la grande bascule est palpable dans les discours proférés à longueur de journée, sur toutes les antennes, par les extrêmes droites, mais aussi par celles et ceux qui prétendent leur faire barrage en construisant des passerelles.            Le pouvoir macroniste a ainsi plusieurs fois sombré dans un argumentaire qui n’a pas grand-chose à envier à ceux de Marine Le Pen et Donald Trump. Pour délégitimer ses adversaires ou attiser les peurs, Gérald Darmanin n’a par exemple cessé de surenchérir à l’inflation des anathèmes, parlant tour à tour d’« écoterrorisme »d’« ensauvagement » ou de « terrorisme intellectuel de l’extrême gauche ». Emmanuel Macron n’est pas en reste, lui qui avait entonné en 2023 le refrain idéologique des droites extrêmes, en appelant à contrer un curieux « processus de décivilisation ».                                                                                         Pour caresser l’air pestilentiel du temps, criminaliser ses opposant·es ou faire taire les voix critiques, l’exécutif a plus d’une fois démontré qu’il était capable de tout, et surtout du pire, notamment dans le registre verbal. En vidant les mots de leur sens et en ayant recours aux infox, ces responsables politiques – qui n’en ont que le nom – ont aussi contribué à rendre toute discussion impossible. Avec eux, la puissance du performatif a remplacé les faits, et « le bon sens du boucher-charcutier de Tourcoing », si cher à Gérald Darmanin, a supplanté les enquêtes statistiques.                   Cette rhétorique a aussi permis d’accompagner la mise en place de politiques répressives, notamment en matière d’immigration. Comme aux États-Unis, ce sujet est devenu en France la variable d’ajustement des personnages politiques sans colonne vertébrale idéologique, en mal d’autorité. À l’image de Gérald Darmanin – encore lui – qui continue depuis le ministère de la justice de polariser le débat sur les « délinquants étrangers », sans jamais questionner les effets des politiques macronistes en la matière.                                                                                Plutôt que de réfléchir à la manière d’accueillir dignement celles et ceux qui, pour des raisons diverses, tentent de rejoindre la France, le garde des Sceaux a récemment préféré « jeter un pavé dans la mare », selon l’expression de CNews, en proposant de suspendre l’immigration pendant « deux, trois ans »« Sur la question de l’immigration, il faut pouvoir répondre aux besoins de notre peuple », a-t-il plastronné dimanche 25 janvier sur LCI, évoquant la possibilité de consulter celui-ci sur la question des quotas, « même si aujourd’hui la Constitution ne le permet pas ».       
Ce faisant, Gérald Darmanin continue de labourer le terrain du Rassemblement national (RN), qui réclame depuis des années un référendum sur le sujet. Comme il l’avait fait en 2023, en portant depuis la Place-Beauvau une loi entérinant de facto la logique de la préférence nationale et rompant ainsi avec l’égalité des droits, le ministre de la justice se dit prêt à renier nos principes fondamentaux dans le seul but de complaire à l’extrême droite. La ritournelle en est presque lassante.                                   On le voit tous les jours, dans tous les médias : les discours xénophobes ont contaminé le quotidien, transformant la haine des étrangers et des étrangères en simple opinion. Comme le souligne le dernier rapport sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), il y a pourtant sur ce sujet une « déconnexion entre les sphères médiatiques et politiques d’une part et citoyennes d’autre part ».      Mais les discours clivants et discriminants infusent. Surtout, ils ont des conséquences concrètes, comme le démontrait le même rapport, puisque les chiffres des actes racistes et antisémites perpétrés en France demeurent à un niveau très élevé. Sans compter le « racisme au quotidien »« diffus » et « insidieux », selon les mots de la CNCDH, qui se manifeste à travers des micro-agressions répétées, des discriminations systémiques ou des stéréotypes persistants.    Ces discours se transforment aussi en loi, comme l’ont prouvé les derniers textes du gouvernement sur l’immigration, donc, et comme le démontrent encore ses projets sur un autre sujet de crispation commune avec les États-Unis : la répression policière. La mort de Nahel Merzouk, tué à bout portant par un policier le 27 juin 2023 à Nanterre (Hauts-de-Seine), avait déjà donné lieu à des commentaires ignobles, mélange de relativisme et de contre-vérités.                                                                                                                                            Sur ce sujet encore, tout est utilisé depuis vingt ans par les pouvoirs successifs et par une extrême droite galopante pour nier la réalité : celle d’une société qui tombe, en oubliant ses principes fondamentaux et les valeurs qui en découlent. Pourtant, à chaque nouveau drame, les micros se tendent vers des personnalités promises à l’oubli, qui contestent jusqu’à l’absurde l’existence des violences policières. Et en viennent à défendre les forces de l’ordre contre la réalité des faits.                         Quand des coups de poing, de pied et de matraque pleuvent sur le producteur de musique Michel Zecler, Gérald Darmanin – décidément – préfère parler de « gens qui déconnent »« Quand j’entends le mot “violences policières”, personnellement, je m’étouffe », avait-il aussi affirmé en juillet 2020, répondant à l’injonction qu’Emmanuel Macron avait lui-même lancée en mars 2019, en pleine répression du mouvement des Gilets jaunes : « Ne parlez pas de “répression” ou de “violences policières”, ces mots sont inacceptables dans un État de droit. »          Mais dans un État de droit, justement, tout le monde devrait pouvoir exprimer librement un point de vue sur la police. Tout le monde devrait aussi s’inquiéter ouvertement et bruyamment du fait que l’actuel ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, joint aujourd’hui sa voix à celles des élu·es RN pour défendre la proposition de loi de la droite Les Républicains (LR) visant à instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, hérésie juridique écartée en son temps par Claude Guéant.                                                                                                                                          L’adoption de ce texte, entièrement réécrit par un amendement gouvernemental, n’a échoué le 22 janvier que par l’action conjuguée des groupes de gauche, qui se sont ligués pour éterniser les débats lors de la journée de niche parlementaire du groupe de Laurent Wauquiez à l’Assemblée. « Favorable, à titre personnel », à cette revendication historique de l’extrême droite politique et policière, Laurent Nuñez a toutefois promis de « se battre » pour la porter au sein du gouvernement.     Avec le temps, le cynisme des un·es et le renoncement des autres, la France a ainsi vu s’installer un récit alternatif, écrasant les faits au profit de visées politiciennes et de calculs dangereux. Un récit qui inverse nos valeurs, balaie nos principes et prépare au pire. Désormais, il ne suffit plus d’observer avec horreur les États-Unis de Donald Trump, en se répétant que nous sommes encore protégé·es d’une telle dérive. Mais il convient de regarder bien en face ce chemin glissant que certain·es voudraient nous faire emprunter. Et d’en trouver rapidement un autre. [Ellen Salvi ________________


L

mardi 27 janvier 2026

Changement de donne

     Une mesure réellement efficace? 

                           A voir....

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Le nouveau truc de Trump

      Super Man!                                                                                                                                                                                        On se souvient qui avait appelé "machin" l'organisation  onusienne. Pour en souligner la lourdeur, l'inefficacité, les dysfonctionnements, les failles. A l'instar de la SDN sortie tout droit du chapeau de l'idéaliste Wilson, après la guerre de 14, si meurtrière.                                                                                                           Le débat se poursuit toujours concernant notamment le droit de véto qui ne revient qu'à quelques anciens vainqueurs. La situation est bloquée. Si l'institution peine à neutraliser ou à retarder des conflits, elle peut parfois encore tout de même assurer pour un temps un équilibre sur le terrain, même s'il est fragile. Le conflit rwandais ne fut pas le meilleur exemple, les terribles affrontements soudanais toujours en cours montrent son impuissance relative ou totale, au milieu de certains succès. Combien de résolutions non respectées à l'égard d'Israël depuis des années? 

        Trump, qui des idées sur tout et qui rêve de prix Nobel, veut faire mieux, de sa propre initiative et moyennant finance, of course... Il sera le parrain incontesté d'une nouvelle organisation aux contours encore flous.    Au revoir l'ONU, bonjour le Conseil de la Paix! On est mieux entre soi...surtout quand on est déjà d'accord sur quelques principes, notamment sur l'avenir de Gaza. Une banque de copains, un projet bénéfique pour toujours!                                                                                                                                          Bon, on commence modestement, mais le projet ne pourra que grandir, pense-t-il.... "


En roi du monde, Donald Trump, assis derrière une table, dix-neuf président·es et chef·fes de gouvernement debout derrière lui. Le président des États-Unis brandit la charte de son Conseil de la paix, signée de son énorme paraphe. Il est en majesté, tout à son importance. Des applaudissements saluent son nouvel exploit.  Ainsi voulait-il apparaître pendant la cérémonie de lancement, en marge du sommet de Davos, de cet étrange organisme décidé par lui et dont la charte n’a été divulguée que la semaine dernière. Personne, à ce jour, ne sait combien d’États, exactement, y adhèrent, ni ce qu’il fera précisément. Mais qu’importe, aux yeux du locataire de la Maison-Blanche, il assoit encore un peu plus son hégémonie sur les affaires de la planète.  Une fois de plus, Donald Trump a fait son show lors d’un discours d’une vingtaine de minutes, assurant que le monde est « plus riche, plus sûr et bien plus en paix qu’il y a un an », soit avant son investiture, répétant qu’il a, à lui seul, arrêté « huit guerres ». (!) Il a encore affirmé que ce Conseil de la paix serait « l’un des organismes les plus influents jamais créés dans l’histoire du monde », ce qui a confirmé en creux son ambition de concurrencer les Nations unies. Qui n’ont pas su utiliser leur « formidable potentiel », mais avec lesquelles le Conseil de la paix pourra travailler de conserve.   ____ La charte indique aussi que Donald Trump, qui en prend la tête et siège comme représentant des États-Unis, jouit d’un mandat à vie : « Le remplacement du président ne peut avoir lieu qu’à la suite d’une démission volontaire ou en raison d’une incapacité, telle que déterminée par un vote unanime du comité exécutif. » Et dispose de tous les pouvoirs : « Le conseil d’administration est sélectionné par le président et se compose de dirigeants d’envergure mondiale. »    C’est Trump, encore, qui décide de la vie ou de la mort de cet organisme entièrement à sa main : « Le Conseil de la paix est dissous lorsque le président le juge nécessaire ou approprié. »      Donald Trump a lancé les invitations, une soixantaine : un siège permanent contre 1 milliard de dollars en liquide, ou un siège pour trois ans pour les plus avares. Comme pour attirer le chaland, Washington a assuré la veille du lancement, mercredi 21 janvier, que Vladimir Poutine avait accepté, alors que le Kremlin indiquait, lui, qu’il étudiait les tenants et les aboutissants.    Sven Kühn von Burgsdorff, représentant de l’Union européenne dans les territoires palestiniens de 2020 à 2023, est cinglant : « Seuls peuvent y adhérer les chefs d’État de troisième rang, qui sympathisent avec le populisme et l’approche idéologique de Trump, qui espèrent tirer des bénéfices politiques et économiques de la part de Trump. Franchement, c’est une tentative tout à fait mégalomaniaque et narcissique de Trump. Il imagine pouvoir faire concurrence aux Nations unies. Ça ne va pas marcher....» 



           Demain, sûrement, la colombe de la paix, descendra définitivement sur le pauvre monde. Ainsi se réalisera le projet de Paix perpétuelle envisagée par Kant. Avec l'aide de son ami Dieu, qu'il connaît si bien...

     Alleluia!


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lundi 26 janvier 2026

Les rafles d'Arno

 Arno sans complexe...

Qu'en pense Papa?                            ______________

Lumières sombres

   Vers de nouveaux horizons?                                                                                                                                                                          C'est l'expression donnée par certains gourous du trumpisme à l'époque inaugurée par le Boss de la Maison Blanche: une époque de déconstruction de valeurs et d'institutions traditionnelles, d'ouverture aussi de la pensée vers de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives à élaborer. Une période de transition, qui, dans leur imaginaire, est destinée, confusément encore, à faire oeuvre de reconstruction mentale et sociale. Période qui s'annonce confusément, selon eux, préparant une inversion des valeurs et un changement des pratiques. Lumière entrevue seulement, dans la confusion des essais et tâtonnements présents....Par analogie peut-être avec la célèbre formule de Corneille parlant poétiquement de cette obscure clarté qui tombe des étoiles... Il y a de la vision anticipatrice et une ferveur un peu naïve, chez les thuriféraires de la Maison Blanche, une vision de l'avenir en vue d'un monde nouveau, techniquement et politiquement, à l'échelle mondiale.   


                                                                                                             " Au cours des années 2010 et 2020, aux États-Unis, une nouvelle contre-culture de droite radicale s'est développée sur internet. Ses figures centrales, comme Curtis Yarvin ou Nick Land, écrivent le plus souvent sous pseudonymes, sur des blogs et sur les réseaux sociaux. Ils ont donné à ce mouvement son nom, la "néoréaction", ou encore les "Lumières sombres". Les idées qu'ils défendent sont à la fois anciennes et hypermodernes : détruire la démocratie, établir une monarchie, diriger l'État comme une entreprise, rétablir les inégalités entre hommes et femmes, affirmer les différences entre patrimoines génétiques... D'abord marginaux, ils ont peu à peu obtenu le soutien de certains milliardaires de la Silicon Valley, et leur audience n'a cessé de s'élargir depuis. Avec la victoire de Donald Trump en novembre 2024, ils estiment avoir désormais les mains libres pour faire de l'Amérique le laboratoire de leurs voeux les plus fous. Cette première analyse met en lumière l'originalité des néoréactionnaires tout en les inscrivant dans l'histoire longue des idées. Elle donne à lire leurs textes et permet de prendre la mesure de ce qui pourrait bien, si nous n'y prenons garde, devenir notre futur..."                                                                                      A l'ombre de la Maison Blanche, une pensée antidémocratique se met en place ou s'efforce de le faire. Pensée complexe, un peu fourre-tout, où se conjuguent des sources d'inspirations diverses, toutes antidémocratiques. Des lumières crues sur un futur des plus sombres. Au cours des années 2010 et 2020, une nouvelle contre-culture de droite radicale  apparaît, où se rejoignent des courants divers de courants de pensée dont le progressisme n'est pas la vertu cardinale.... C'est vers l'idée de l'Etat-entreprise, que converge l'essentiel de ces courants divers.  Aux antipodes des valeurs démocratiques, bien sûr... contre le véritable esprit des lumières du XVIII° siècle
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dimanche 25 janvier 2026

Inquiètudes

   Nous serions visés

           Manuel sort son arme           

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Petit billet du dimanche

 __ Avidité

__ Recul

__ Sidérant

__ Incertitude

__ Embarras

__ Torpillage

__ Déflagration

__ Sirius   

__ Retournement?    

__ Boycoter le Mondial?

__ Arme de la dette




__ Précarité résidentielle  

__ Crocos loquaces

__ Mythe du déluge

__ Route du déni

__     Alberta en question. Un modèle? >>         

__ Aéroport singulier 

__ Pommes empoisonnées     

__ SNCF: enfants exclus?

__ Révoltes à Minnéapolis

__ Karaganov: homme d'influence?         

                   _____ USA: un empire affaibli et dangereux.  ______________

samedi 24 janvier 2026

Tant qu'on y est...

C'est à nous!

     Homo conquistador

             L'Empire empire

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Baltique

   Devenue la mer de tous les dangers                                                                                                                                Regarder une carte suffit à s'en convaincre

   Des échanges intenses  sur cette  surface quasi fermée. A la pollution extrême.   Pour des raisons                  explicables.                           Un carrefour géopolitique de haute intensité, avec des rapports de forces évolutifs. Une bombe à retardement, au coeur du conflit russo/Otan. Panique dans la Baltique!                                                                                    Une mer sous pression. Quels seront les objectifs de Poutine?  Kaliningrad  étant au coeur des tensions locales.                    

Une Zône grise:   Dans la « zone grise », des facteurs tels que la propagande, le renseignement actif avec passage à la terreur, les opérations psychologiques et l’utilisation d’installations civiles à des fins militaires sont particulièrement importants.


LUKAS MILEVSKILa zone grise est un concept tactique américain dont l’auteur donne ici une description erronée.

Elle n’est en réalité pas du tout asymétrique dans la pensée occidentale et se produit essentiellement lorsque les deux parties sont en conflit mais qu’aucune d’entre elles ne souhaite une escalade vers la guerre — soit par crainte des conséquences, soit parce qu’elles pensent pouvoir obtenir ce qu’elles veulent sans avoir recours à la guerre. L’exemple typique de la zone grise est le conflit en mer de Chine méridionale — qui est de fait le principal cas d’étude à l’origine de l’émergence de ce concept.

Si l’on se limite aux actions hostiles non militaires, il est facile de dresser une très longue liste de celles menées par la Russie ou par des mandataires affiliés au Kremlin dans les États baltes et dans la région baltique. On peut citer les exemples — non exhaustifs — de la manipulation des prix du gaz pour contraindre les États baltes dans les années 1990 ; de la tentative de la mafia russe de subvertir les élections lituaniennes en 2003 ; de l’arrêt du transit du pétrole russe par la Lettonie en 2003 ; de la cyberattaque contre l’Estonie en 2006 ; de la perturbation de l’approvisionnement des raffineries de pétrole en Lituanie en 2006 ; des sabotages de câbles et de pipelines en mer Baltique en 2023-2024 ; de l’utilisation de l’immigration comme arme pour faire pression sur les frontières baltes ces dernières années ; et, plus largement, de la création et du soutien de partis politiques et de réseaux culturels pro-Kremlin, ainsi que de la rhétorique constante visant à délégitimer les États balte

La « zone grise » est un espace à haut risque, non seulement pour les militaires, mais aussi pour les proxy wars

Les conflits qui s’y déroulent peuvent éclater de manière inopinée — mais ils s’appuient généralement sur des antécédents historiques.

Dans la « zone grise », la rivalité ne porte pas sur des objets isolés d’importance tactique ou opérationnelle, mais sur des avantages plus larges de nature informationnelle, ainsi que sur la poursuite d’objectifs économiques. La particularité des « zones grises » est l’absence de moyens juridiques permettant d’atteindre les objectifs fixés.

TEIJA TIILIKAINENEn faisant référence à un « conflit dans la zone grise » comme la « stratégie de l’adversaire », l’auteur utilise le procédé qui consiste à rejeter la responsabilité de ses propres actions sur l’Occident. Par « tactiques ou conflits dans la zone grise », les analystes occidentaux visent en fait la notion russe de « guerre politique ».

Celle-ci trouve son origine dans des documents politiques russes 15 dans lesquels elle est présentée comme une approche globale dont la Russie aurait besoin pour pouvoir répondre à la prétendue hostilité occidentale.

Dans cette guerre politique, la Russie aurait besoin de toutes les armes possibles — des opérations d’information aux outils cybernétiques et aux outils de guerre asymétrique — pour se défendre. 

Voir plus

Le droit maritime international contemporain a probablement moins souffert des pratiques politiques des dernières décennies — par rapport, par exemple, au droit de la guerre et de la paix — et continue de fonctionner en grande partie. Cela s’explique par le fait que les puissances maritimes sont précisément intéressées par le droit de libre passage et de transit. Les initiatives de la Finlande, de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie pourraient toutefois créer un précédent permettant de restreindre la navigation britannique ou américaine, par exemple en mer de Chine méridionale.

De plus, « en 1996, en réponse à une demande de la Lituanie concernant les activités des forces navales russes dans sa zone économique exclusive (ZEE), le département d’État américain a confirmé que l’article 58 de la convention de 1982 permet à tous les États de jouir des libertés de navigation, de survol, de pose de câbles et de pipelines dans l’exercice de leurs activités dans une ZEE. Pour les navires et aéronefs militaires, ces droits incluent les manœuvres, les exercices militaires, la surveillance, la collecte de renseignements, les tirs et les essais d’armes » 16.

En 2024, les services de renseignement et les ministères des Affaires étrangères des pays d’Europe du Nord et des pays baltes ont organisé une série de réunions afin de recueillir l’avis d’experts sur la possibilité de bloquer légalement l’accès de la Russie au golfe de Finlande et d’imposer un blocus à Kaliningrad. Les conclusions furent les suivantes : en temps de paix, conformément aux normes du droit maritime international, une telle mesure est impossible. Autrement dit, elle ne pourrait être mise en œuvre qu’en cas de conflit armé pleinement reconnu sur le plan juridique. L’alternative serait donc de recourir à des actes de sabotage et à des actes terroristes. C’est précisément cette option qui a été choisie. De plus, elle a été rendue publique dans le but d’exercer une pression psychologique sur la Russie. La chasse aux pétroliers et aux cargos battant pavillon neutre a alors commencé. En revanche, ni en 2024 ni au cours du premier semestre 2025, les navires battant pavillon russe n’ont été la cible d’attaques, d’inspections illégales ou de refoulement vers les eaux territoriales.

LUKAS MILEVSKIUne fois de plus, l’argumentation vise à présenter la Russie en victime, passant sous silence le rôle présumé de sa flotte fantôme dans la destruction d’infrastructures de communication et d’énergie critiques dans les fonds marins de la mer Baltique en 2023-2024 17. Bien qu’il n’existe pour l’instant pratiquement aucune preuve tangible que ces actes aient été des sabotages délibérés menés sur ordre du Kremlin, le fait que ces navires étaient tous au service de la Russie est incontestable. Qualifier la réponse de la Baltique et de l’OTAN de terrorisme est absurde.

TEIJA TIILIKAINENLes experts nordiques et baltes mentionnés n’ont évidemment pas envisagé de bloquer l’accès de la Russie au golfe de Finlande mais ont discuté de mesures juridiques pour réagir aux actes de sabotage contre les infrastructures sous-marines critiques qui se sont multipliés en mer Baltique. Or comme la convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS) n’accorde pas aux États côtiers pleine juridiction pour arraisonner les navires soupçonnés de telles activités et ouvrir des enquêtes que dans leurs eaux territoriales, les incidents survenant au-delà de cette zone constituent un défi pour la sécurité de l’État et créent des vulnérabilités exploitables à des fins malveillantes.

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