Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 26 juin 2019

Le monde à l'envers?

Les taux négatifs:une aubaine? 
                                        Ce phénomène transitoire, mais destiné à durer encore un moment,  peut paraître intéressant à court terme . Des loyers de l'argent si bon marché, parvenant parfois à descendre sous la barre des 0%, voilà qui n'est pas banal et qui semble violer les lois du marché, voire le bon sens.
      Certain économistes voient dans ce phénomène une source d'inquiétude à plus long terme pour l'économie réelle. On ne voit pas celle-ci en profiter pour investir à moindres frais, par contre on voit flamber le cours de l'immobilier, aux dépends des foyers modestes.
     Pour les Etats comme pour les particuliers, la dette tend à ne plus devenir un souci. Les banques, encouragées par les banques centrales et pour des raisons de marketing, offrant même l'occasion de faire de bonnes affaires.
     C'est le monde à l'envers, un phénomène presque surréaliste, qui voit les détenteurs de capitaux de délester d'une partie de leurs revenus, en cette période de déflation.
    Pourquoi ce phénomène, qui semble défier le bons sens? 
           "...Dans la zone euro, l’action de la BCE inscrit les marchés dans un contexte de taux très bas, voire parfois négatifs. Une politique monétaire qui tient au fait que la banque centrale n’a plus beaucoup de marge de manœuvre pour relancer l’économie. Des taux très faibles, voire négatifs, permettent d’exercer une pression à la baisse sur le taux de change et d’inciter les acteurs économiques à faire circuler l’argent dans l’économie réelle plutôt que de le laisser dormir dans un coffre, où il ne rapporte rien"....
       Mais rien n'est garanti et les effets pourraient être négatifs:
              "  ... La pensée dominante prétend en effet que les entreprises augmentent leurs dépenses d’investissement pour produire davantage chaque fois que les taux d’intérêt diminuent – sans tenir compte de l’évolution conjoncturelle.  En fait, comme Keynes l’observa déjà de son temps, les entreprises n’investissent pas davantage si les perspectives de vente ne sont pas encourageantes pour accroître le niveau de production. Cela signifie qu’il n’est pas suffisant (voire qu’il n’est pas nécessaire) de réduire les taux d’intérêt de la politique monétaire pour induire les entreprises à investir davantage dans le système économique.    De l’autre côté, l’introduction de taux d’intérêt négatifs incite les banques à prendre davantage de risques sur le marché immobilier, octroyant plus facilement des crédits hypothécaires aux débiteurs privés et institutionnels qui veulent avoir accès à la propriété de leur logement ou gagner des rentes suite à la location de leurs immeubles. Cette bulle du crédit induit une surchauffe des prix immobiliers qui peut créer les conditions pour l’éclatement d’une crise immobilière et bancaire...".
    Le bonheur des uns fait le malheur des autres.
    La politique de quantitative easing porte des fruits ambigüs.
  Les épargnants ne sont pas à la fête.
  Les Etats, le nez dans le guidon, se font moins de souci pour leurs dettes, mais le risque d'une bulle obligataire n'est pas exclue.
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