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jeudi 20 juin 2019

Iran: ira pas? (2)


  Guerre des mots?
                           Les relations entre les USA et l'ancien empire perse n'ont que rarement été un long fleuve tranquille. Du moins depuis la fin de la dernière guerre mondiale.
      SI... les USA avaient eu une autre attitude vis à vis du Shah, on n'aurait pas vu sans doute une telle montée des insatisfactions dont les mollahs ont su profiter, en verrouillant le pays à leur profit.
   Leur ingérence dans les affaires internes du pays persan a produit un résultat dont ils sont indirectement responsables, ou dont ils ont mal mesuré les conséquences, ignorants à  près tout de la spécificité du pays, dont le pétrole attirait les ambitions, après celles de la Grande-Bretagne. L'or noir étant l'acteur majeur.
   On comprend l'animosité contre Téhéran, qui a débouché sur une crise aiguë.
    L'Iran fut mise au ban des relations américaines
   La diabolisation mutuelle commença, la Maison-Blanche fournissant les verges pour se faire fouetter.
     Après l'échec des tentatives d'Obama, qui auraient pu aboutir à un apaisement à terme, Trump relance la polémique, contre la modération européenne. Le nucléaire n'est qu'un prétexte: rien n'est dit contre le nucléaire militaire au Pakistan en Inde ou en Israël. Il a bien fini par fermer les yeux sur la Corée du Nord.
   Dans sa politique de gribouille, Trump accumule les facteurs de conflits, dont il dit pourtant ne pas vouloir.
   La guerre de Téhéran n'aura pas lieu, malgré la pression des "alliés" de Ryad et de Jérusalem, mais il s'agit d'affaiblir encore plus le pays en l'appauvrissant encore plus, dans le but de mettre en difficulté le pouvoir. L'exorbitant droit planétaire d' exterritorialité que s'est octroyé Washington lui permet de couper les vivres à tous pays qu'il veut sanctionner.
    Et puis, il a les hommes qui murmurent à l'oreille de Trump, dans le sens de la radicalité:
Le faucon John Bolton, qui y va sa petite musique bien connue, et dont les appels à la guerre en inquiètent plus d'un, et les télévangélistes radicaux, qui ne cachent pas leur sympathies pro-israëliennes du moment.
    Mais il est fort improbable que le passage à l'acte de guerre soit effectif. Cela fait partie de la stratégie d'intimidation en cours et la propagande à usage interne. Mais les profondes ignorances géographiques et historiques du locataire de la Maison Blanche ne laissent pas d'inquiéter que les démocrates.
...Comme l’a exprimé récemment ancienne conseillère de George W. Bush à propos des récents bruits de bottes de Washington à l’égard de l’Iran : « N’avons-nous rien appris de la décennie précédente et de la guerre en Irak ? » Au début des années 2000, même les opposants les plus farouches au renversement de Saddam Hussein n’avaient pas imaginé une telle déstabilisation de l’Irak, avec l’essor de l’État islamique et le trou noir syrien : un conflit de huit années avec des millions de réfugiés et déplacés, impliquant aussi bien la Russie que l’Iran, les djihadistes que les puissances occidentales....
          La guerre des mots est un réel danger qui peut mener à des dérapages non envisagés, et on sait comment se termine un conflit, même quand il se prétend limité.
       Quel est celui qui est déclaré voyou?
                             Nous savons tous que l'Iran est méchant.
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 _  Haro sur l'Iran (1)
 _ Le Show Trump continue
 - Enjeux.
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