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lundi 18 avril 2016

BCE et Allemagne

Turbulances berlinoises
                                      Et guéguerre monétaire.
:                                                               La politique monétaire actuelle de la BCE pour une relance éventuelle de l'économie passe mal à Berlin. C'est un euphémisme.
   La capitale allemande accuse M Draghi de flouer ses épargnants par des taux d'intérêts trop bas.
      Deux logiques monétaires s'affrontent, qui ont aussi des dimensions politiques, électorales.
  On pensait que la BCE était indépendante, c'était du moins ce qui était voulu.
       Mais plus au regard du Dr Schaüble, qui émet de vives critiques sur la politique monétaire menée pas Draghi. Francfort devient un champ de luttes entre deux institutions, deux lignes.monétaires, donc économiques.
    Il est vrai que la voie prise par la BCE est lourde d'incertitudes par ces temps de crise, de récession rampante, et de guerre des monnaies.  Elle paraît jusqu'ici peu efficace et la relance européenne se fait attendre.
  Son discours ne passe pas dans la droite libérale allemande, rebelle par principe à toute inflation, même minime, d'autant que Mario souhaiterait la fin d'une politique monétaire commune.
  Ce n'est pas bon signe pour certains économistes quand la BCE sort l’artillerie lourde et continue à faire marcher la planche à billet pour relancer une production plus qu'atone, éviter une déflation mortelle. A quoi cela sert-il de continuer à arroser le désert?
         On ne voit toujours pas la machine redémarrer.
  Le Dr Draghi doit changer de médecine ou se recycler, pour soigner l’économie européenne.
      Berlin, qui ne va pas trop mal pour l'instant, merci!,fait les gros yeux, la Bundesbank est furibonde: surtout pas d'inflation, même légère et régulatrice. Surtout ne pas revoir le statut d'une monnaie unique qui désavantage par trop les partenaires économiquement inféodés.
  Le magicien de Goldman Sachs voit-il le problème?
        Les mesures annoncées par Mario Draghi indiquent que la BCE a bien pris conscience que la zone euro est confrontée à un risque sérieux de déflation. Les mesures prises pour y faire face seront-elles efficaces ? On peut sérieusement en douter.
  Mais la politique de la chancelière, arc-boutée sur un euro-mark trop fort pour ses partenaires voisins,  l'obsession de l'épargne pour des raisons démographiques mais aussi électorales, tétanisée  par la crainte irraisonnée d'une inflation même minime, n'est guère cohérente avec le principe de l' autonomie de la banque centrale, qui s'efforce d'injecter des liquidité pour éviter une déflation dangereuse, mais sans relancer vraiment la croissance.
   La zizanie fait tache d'huile:  Sapin  recadre Schaüble, le Président de la Bundesbank défend Draghi. L'Europe vacille.
   Tout se passe comme si la BCE devenait un bouc émissaire, alors que Super Mario ne peut décréter un relance.
   Bref, un début de panique et de fronde chez les politiques allemands:
   ...Depuis 2014, la politique de la BCE qui, pour lutter contre le risque déflationniste se fonde sur la « répression financière » est bien moins favorable aux épargnants allemands. Et voici soudain que l’indépendance de la BCE n’est plus aussi sacrée. Depuis, ce week-end, la guerre semble même ouvertement déclarée entre les politiques allemands et Mario Draghi. Preuve que les positions théoriques tiennent souvent davantage à des questions d’intérêts qu’à des convictions bien ancrées. Lorsque l’Europe est moins favorable, l’Allemagne sait aussi se faire critique de l’Europe…
     Schaüble s'en prend vivement à la politique des taux. Des positions pas dénuées d' incohérence, qui pointent le problème aigü des fonds de retraite dans le contexte de baisse régulière de natalité allemande. Une cagnotte pour plus tard...aux meilleures conditions.
     ...le vice-président du groupe parlementaire de la CDU, Michael Fuchs, de prévenir que son parti va aller plus loin dans la protestation en affirmant que « nous ne crions pas encore assez fort. » Dans les colonnes du Spiegel, Ralph Brinkhaus, lui aussi vice-président du groupe parlementaire de la CDU, affirmait que l'Allemagne « devait placer la BCE sous pression pour l'amener à se justifier, sinon rien ne changera ». Bref, l'heure est à la rébellion ouverte contre la banque centrale. Selon le Spiegel, le gouvernement envisagerait même de porter plainte contre la BCE si elle se lançait dans « la monnaie hélicoptère », information cependant ensuite démentie.
      Selon Godin,  en réalité, la BCE agit comme un bouc émissaire commode d'une classe politique allemande en désarroi devant la montée d'AfD. Accuser la BCE d'avoir contribué « pour moitié » à la montée de l'AfD, c'est, pour Wolfgang Schäuble se dédouaner à bon compte de ses responsabilités, non seulement dans le domaine migratoire, mais aussi dans la dégradation visible des infrastructures publiques et des services publics qu'ont généré sa politique budgétaire, mais aussi des conséquences sociales des « réformes structurelles ». Le débat sur la politique monétaire est donc une aubaine pour les Conservateurs allemands pour dissimuler leurs propres échecs et le risque politique qu'ils ont fait naître.
           La fragilité du système financier allemand est ainsi mise en évidence; que la crise de la Deutsche Bank a encore récemment mis en lumière. La politique de la BCE met la pression sur ce système financier parce qu'il est obsédé par des rendements élevés qui sont naturellement trop élevés, et dans certains cas -assureurs- garantis. La faute n'en revient pas à la BCE, mais bien aux banques et assureurs allemands qui, compte tenu de la situation économique et financière aurait dû « déshabituer » les épargnants allemands à ces rendements. Le gouvernement fédéral, si prompt par ailleurs à faire la leçon au monde entier n'a pas jugé bon de réagir. C'est pourtant un problème majeur qui est à la source de l'excédent courant allemand, lui-même source d'un déséquilibre immense dans la zone euro. Si la politique de la BCE alimente des bulles, c'est que des banques entretiennent ces bulles par des promesses démesurées.
    La BCE alimente-t-elle l'euroscepticisme en Allemagne ? 
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lundi 15 septembre 2014

Super Mario et les banquiers

Irriguer le désert...
                                        Ambigü, Mario Draghi.
       A première vue, il semble annoncer un virage dans la politique de la BCE, au point de déplaire à Mme Merkel, ce que n'a jamais fait son prédécesseur Trichet
          On dirait qu'il met les pieds dans le plat
S'agit-il d'un début d' ouverture de M Draghi, qui, dans les circonstances actuelles,  a (aussi) fait le constat alarmant d'une dangereuse baisse des perspectives d'inflation et de la relative impuissance de la Banque centrale européenne à combattre l'atonie des prix. Mario Draghi a beau avoir ouvert à fond le robinet du crédit bancaire, le flot de liquidités n'irrigue pas l'économie, notamment faute de demande de la part des ménages et des entreprises....
              Cela ne sert à rien d'irriguer le désert 
   Ou , comme dit Bernard Maris:     On ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif...
        Ou, comme dit un certain Contrarien:     L'investissement ne se décrète pas...
                                                                                 Conscient tout de même des limites des seules aides financières, sans aller plus loin dans l'analyse, il exhorte l'Europe à accroître l'investissement,   "face à une configuration - croissance faible, inflation faible, dette et chômage élevés - qui ne peut être résolue que par une action concertée sur la demande et sur l'offre", a-t-il affirmé lors d'un forum financier à Milan. Il a ainsi renvoyé dos à dos les partisans de la rigueur à tout prix (l'Allemagne et ses alliés) et les tenants de la relance (France, Italie..)
   La BCE, qui a encore réduit ses taux d'intérêt jeudi dernier et lancé un programme de rachat d'actifs privés, ne peut agir seule pour stimuler la croissance, a insisté le dirigeant, en précisant que "cela nécessite que tous les acteurs, au niveau national et européen, jouent leur rôle".
            Bien sûr rien n'est dit sur les fondamentaux du libéralisme ravageur qui sert toujours de dogme de référence dans la sphère financière. La rigueur doit se poursuivre selon l'ancien de chez Goldman Sachs. Si Mario Draghi indique qu’« Il faut des politiques budgétaires », il ajoute immédiatement qu’« il faut des réformes structurelles avant tout ». Le terme « réformes structurelles » signifie, dans la novlangue des économistes, réduction de salaires, privatisations et remise en cause de la protection sociale et des droits des salarié-es. Il préconise donc un approfondissement des réformes néolibérales au niveau national… en semblant ignorer que « ces réformes structurelles » sont précisément une des causes de la situation actuelle.
     Mais son discours ne passe pas dans la droite libérale allemande, rebelle par principe à toute inflation, d'autant que Mario souhaiterait la fin d'une politique monétaire commune.
        Les mesures annoncées par Mario Draghi indiquent que la BCE a bien pris conscience que la zone euro est confrontée à un risque sérieux de déflation. Les mesures prises pour y faire face seront-elles efficaces ? On peut sérieusement en douter.
    S'agit-il des dernières cartouches? 
Les ménages ne risquent-ils pas de devenir les contributeurs en dernière instance?
              La croissance de liquidité en Europe n'est pas faite pour la sauver de la déflation rampante
    "L’énorme croissance des liquidités qu’a connue l’Europe depuis 2007-2008 a servi à maintenir intacte la puissance des grandes banques privées sans pour autant sortir les économies concernées de la crise. Grâce à l’intervention de la BCE et d’autres banques centrales (et bien sûr, aux décisions des gouvernements), les grandes banques privées poursuivent leurs activités massivement spéculatives et souvent frauduleuses, voire criminelles. Elles sont soutenues par un mécanisme de transfusion permanente de ressources (crédits publics illimités à taux d’intérêts quasi nuls ou clairement négatifs). Certaines d’entre elles, et non des moindres, sont simplement maintenues en vie sous respiration artificielle (aux crédits publics illimités s’ajoutent une injection de capitaux publics afin de les recapitaliser et des garanties publiques concernant leurs dettes). Le métier de la banque est trop sérieux pour être laissé dans les mains du secteur privé. Il est nécessaire de socialiser le secteur bancaire (ce qui implique son expropriation) et de le placer sous contrôle citoyen (des salariés des banques, des clients, des associations et des représentants des acteurs publics locaux), car il doit être soumis aux règles d’un service public  et les revenus que son activité génère doivent être utilisés pour le bien commun.
La politique appliquée jusqu’ici par la BCE, les autres banques centrales et les gouvernements a entraîné une très forte augmentation de la dette publique...
       Selon Keynes, pour sortir du piège de la liquidité, il faut que les gouvernements augmentent les dépenses publiques afin de relancer la demande et, du coup, l’économie : dépenses d’investissement (on pourrait évidemment investir massivement dans la transition écologique, les énergies renouvelables, les grands travaux publics utiles, les bâtiments scolaires et collectifs), dépenses pour engager du personnel dans les services publics et pour mieux les rémunérer, dépenses sociales (santé, éducation, services sociaux), dépenses pour augmenter les montants des retraites et de différentes allocations sociales… Mais de cela, les banquiers centraux et les gouvernements ne veulent pas en entendre parler parce qu’ils veulent aller plus loin dans les attaques contre les conquêtes sociales...."
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lundi 26 janvier 2015

Draghi: grande braderie?

__Qui pilote qui et où?__
 Fuite en avant?
                          En avant la planche à billets!
   En fait , il n'y a ni planche, ni billets...
On assouplit en douceur ( quantitative easing)
   Un pur jeu d'écriture.  Cela suffira-t-il à neutraliser le spectre de la déflation? Rien n'est sûr.
Un peu d'inflation ne nuit pas. Elle permettrait l'érosion douce des dettes, la poursuite de la baisse de l'euro (et donc un coup de pouce aux exportations), et certains ajustements (la gestion des salaires dans les entreprises, par exemple). Mais c'est un pari... 
______________ C'est la saison des soldes européennes... 
Super Mario fait des heureux avec son arme lourde  (*)
     Est-on en train de  re-nationaliser les politiques monétaires? Paradoxal! Mario avait une mission allemande: juguler l'inflation.  A quoi joue donc Mme MERKEL réticente/consentante?
             1000 milliards d'Euros ! Une paille...
Mais, c'est (sans doute) trop peu et trop tard...
.         S’il n’y a pas de demande de crédit des ménages et des entreprises, le flot de liquidité alimentera des bulles spéculatives plutôt que l’économie réelle.
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         Point de vue :Selon Pierre Leconte, imprimer des billets ne sert pas à relancer la croissance...
"... En rachetant massivement les créances immobilières pourries des grandes banques américaines, la FED, la banque centrale des USA, n’a pas relancé la croissance directement. Elle a évité la faillite des banques en prenant à sa charge des dettes moisies qui pesaient dans le bilan des banques. En allégeant cette charge pour les banques, elle leur a permis indirectement de poursuivre leur travail de prêts… et donc les banques ont pu continuer bon an, mal an à financer plus ou moins l’économie...
 ..En Europe, nous sommes confrontés à un problème tout aussi complexe. Croissance anémique certes, mais qui ne sera pas relancée par le QE de 500 à 600 milliards d’euros que l’on nous promet pour jeudi. Non, si encore nous dépensions ces sous-là dans de grands travaux… Là, évidemment, cela irait directement dans l’économie mais ce n’est pas ce que la BCE va faire. La BCE va « racheter » des obligations d’États. En clair, la Banque centrale européenne va racheter de la vieille dette française, italienne ou espagnole, mais en rachetant de la vieille dette on n’injecte pas un centime dans l’économie réelle puisque cette vieille dette a déjà été financée et que les épargnants en sont détenteurs via par exemple leurs contrats d’assurance vie fonds euros..."
   ...Quant à l’idée que le QE produirait de l’inflation monétaire, permettant selon ses partisans d’alléger le poids de l’endettement global, cela a été démenti par les faits. La seule façon de relancer l’inflation, c’est d’augmenter massivement les salaires et ainsi la consommation (qui représente 70% du PIB des États occidentaux -donc le seul gisement de croissance économique potentielle-), ce qui suppose au préalable de réorganiser le commerce international et le libre-échange actuels dans le sens du rétablissement de barrières et protections nationales raisonnables et le Système monétaire international dans le sens du rétablissement de taux de change fixes et de l’étalon-or, puisque ledit libre-échange de plus en plus généralisé et mondialisé dans le cadre de l’anarchie monétaire résultant des taux de change flottants crée structurellement du chômage de masse et la chute des salaires, d’où la « grande stagnation ». Pierre Leconte
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(*) _ "...Jusqu’au bout, l’Allemagne a tenté de s’opposer à ce qu’elle considère comme une grave erreur par rapport à la stricte orthodoxie monétaire, une incitation au laxisme pour les gouvernements irresponsables. Le 14 janvier, Mario Draghi a rencontré la chancelière Angela Merkel pour vaincre son opposition, celle de la Bundesbank ou d’autres pays comme la Finlande. Les grandes lignes du programme de rachat semblent avoir été arrêtées lors de cette rencontre.
Si l’Allemagne n’a pu s’opposer au principe même de cette politique non conventionnelle, elle a réussi à imposer ses conditions. La principale restriction est que ces rachats seront menés par les banques centrales nationales et que ce seront elles qui porteront le risque. Il n’y aura aucune mutualisation des dettes souveraines européennes. Ainsi, loin de renforcer une union, d’afficher une solidarité, ce nouveau programme marque les divergences, en rétablissant l’ordre des pays et des nationalités. Il redonne aux banques centrales nationales, qui avaient complètement disparu de la scène depuis la création de la zone euro, un rôle pivot.
Même si Mario Draghi a essayé de minimiser le risque, les graines de la dissension sont à nouveau semées. La fragmentation de la zone euro, qui n’a jamais été complètement effacée depuis la crise de la monnaie unique, risque de réapparaître ou, en tout cas, de redevenir un test sur les marchés financiers. D’autant que, tout en réaffirmant l’immuabilité de la zone euro, un statut à part a été réservé à la Grèce. Dans le cas d’un rachat des dettes souveraines par la banque centrale grecque, Athènes devra au préalable respecter strictement les conditions posées par la Troïka. Les conditions sont posées en cas de victoire de Syriza : l’Europe n’est pas prête à faire des concessions.
En dépit de tous les aménagements consentis à Berlin, les milieux allemands restent très hostiles à la dernière décision de Mario Draghi.  Menant un ultime combat, les représentants de la Bundesbank ont, semble-t-il, tenté une dernière fois de gagner du temps, lors de la réunion de la BCE. La déflation, selon eux, ne menace pas l’économie européenne. Si les prix baissent à une vitesse vertigineuse, c’est en raison de la chute des cours du pétrole, ont-ils expliqué. Mieux valait donc attendre que la situation se stabilise et vérifier si la déflation s’installait vraiment dans la zone euro, avant de lancer un programme de rachat de dettes. Ils n’ont pas réussi à convaincre leurs homologues. « La mesure a été adoptée à une large majorité », a dit Mario Draghi, souriant de sa victoire..."
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-  Giraud : "A moins d'un miracle, le plan de la BCE a peu de chance de fonctionner"
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vendredi 11 mars 2016

Taux négatifs: l'aubaine?

On marche sur la tête..
                                       Payer pour prêter 
     Chouette! Mais pourvou qué ça doure.!..
 On a beau se gratter la tête, on a du mal à comprendre...
   Si quelqu'un me prête de l'argent en me payant pour le service rendu, je vais me frotter les yeux?  Une aubaine?
  Volkswagen prête actuellement  à 0%.  Certains Etats emprunte en dessous sur les marchés... 
     Sont-ils devenus fous?
         Certainement pas altruistes...
   Ça sent le roussi, le danger,  pas seulement pour l' économie.
          "...Le Code civil stipule que l’obligation fondamentale d’un prêt est la restitution intégrale de la somme prêtée. Ce n’est plus le cas en période de taux négatifs, « ce qui remet en cause la nature juridique même des contrats »
   Le comble est que cette drôle de conjoncture permet à un groupe industriel de réaliser des profits financiers, sans aucunement l’inciter à investir. « Ce qui importe en la matière, ce n’est pas le taux d’intérêt mais le niveau de la demande », rappelle le représentant de Veolia, pour qui « les politiques ultra-accommodantes n’ont pas d’autre véritable objectif que de soutenir le prix des actifs réels et de permettre aux Etats de se financer ». Bercy n’aurait effectivement jamais imaginé qu’un fonds d’investissement paye pour pouvoir prêter les milliards d’euros nécessaires au comblement du déficit public français !.."
                    Ce n'est pas bon signe quand la BCE sort l’artillerie lourde et continue à faire marcher la  planche à billet pour relancer une production plus qu'atone, éviter une déflation mortelle.
   Mais à quoi cela sert-il de continuer à'arroser le désert?
         On ne voit toujours pas la machine redémarrer.
  Le Dr Draghi doit changer de médecine ou se recycler, pour soigner l’économie européenne.
Berlin, qui ne va pas trop mal pour l'instant, merci!,fait les gros yeux, la Bundesbank est furibonde.
  Surtout pas d'inflation, même légère et régulatrice. Surtout ne pas revoir le statut d'une monnaie unique qui désavantage par trop les partenaires économiquement inféodés.
  Le magicien de Goldman Sachs voit-il le problème?
      Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette dégradation s’est concrétisée. En février, l’inflation est tombée à – 0,2 % en zone euro, très loin de la cible de 2 % de l’institution. Les prix à la production industrielle, eux, ont reculé de 2,9 % sur un an, signe que de puissantes pressions désinflationnistes sont à l’œuvre dans l’union monétaire. Et les derniers indicateurs économiques, mauvais dans la plupart des pays membres, laissent même craindre aux plus pessimistes un retour en récession. « Dans ces conditions, même les plus réticents des gouverneurs ne devraient plus hésiter  face à la nécessité d’agir », estime Maxime Sbaihi, économiste chez Bloomberg...     Comme lui, nombre d’observateurs doutent de l’efficacité des mesures que Mario Draghi pourrait annoncer . Il est vrai que plusieurs causes de l’inflation faible, telles que la baisse des cours du pétrole et l’anémie de la demande mondiale, échappent en grande partie au rayon d’action de la BCE.
« Le risque, c’est qu’à tant répéter qu’elle ne peut plus rien faire contre la faiblesse des prix tout le monde finisse pat être convaincu de son impuissance », prévient Christophe Duval-Kieffer, spécialiste de l’inflation et des taux à la banque Nomura.
   Peut-être. « Mais s’il le voulait vraiment, l’institut de Francfort pourrait faire plus », juge M. Robin. Comme racheter des créances douteuses qui encombrent les bilans des banques espagnoles et italiennes – de quoi relancer vraiment le crédit dans ces pays. Ou encore injecter les liquidités qu’elle crée par le QE non pas dans le système bancaire, mais directement dans la poche des ménages ou des entreprises. Une forme extrême de planche à billets dont l'Allemagne, où le souvenir  de l’hyperinflation des années 1930 reste brûlant, ne veut pas entendre parler.
                                  - Le serpent se mord la queue...
   Mario Draghi peut-il encore convaincre de l’efficacité du QE ? 
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mardi 11 février 2020

Trou noir financier

Abus de liquidités
                         Bonne ou mauvaise nouvelle?
      Le liquide, c'est du solide, pense-t-on parfois. Des espèces sonnantes et trébuchantes en poche autrefois rassuraient.Mais jusqu'à un certain point seulement et dans une optique purement individuelle et domestique.

     Tout semble dans l'ordre à première vue et parfois intéressant pour certains.
    Mais il faut sortir de la vision à court terme et élargir le point de vue au niveau  macroéconomique, celui des échanges internationaux, des marchés financiers, de la spéculation en général et interbancaire en particulier. là où se joue le sort de la monnaie.
  Là, si, après Draghi, Mme Lararde est sur ses gardes, plus d'un économiste s'inquiète d'un phénomène atypique, qui rassure certains mais en inquiète d'autres.   Un phénomène largement ambigü et à terme inquiétant.
    Comme le dit Jacques Ninet:
     " ... Les politiques monétaires non conventionnelles (taux d’intérêt négatifs ou nuls et quantitative easing) sont à la fois le fruit des désordres structurels de l’économie mondialisée et financiarisée et la seule réponse apportée à ses crises récurrentes.
  A partir des années 1980, l’économie mondiale a adopté un modèle de croissance fondé sur la maximisation de la richesse actionnariale. Or ce modèle a deux faiblesses majeures : il est par construction générateur d’un accroissement des inégalités (de revenu et de patrimoine) ; il conduit les détenteurs du capital à arbitrer entre les différents moyens d’augmenter la valeur actionnariale, sur des horizons courts, en privilégiant fréquemment les opérations de fusions-acquisitions avec LBO (Leveraged buy-out, achat à effet de levier) et les rachats d’actions plutôt que l’investissement productif, dans une optique de maximisation du RoE (Return on equity, rendement sur le capital investi).
  Ces deux éléments pèsent sur la croissance, le premier en freinant la demande globale (car les détenteurs de la richesse ont une faible propension à consommer), le second en limitant les gains de productivité faute d’investissements suffisants dans l’innovation, d’où l’idée de stagnation séculaire avancée par certains économistes.
  L’augmentation de l’endettement global (ménages, entreprises, états) est la conséquence inéluctable de ces faiblesses. Cette dérive conduit inévitablement à des crises périodiques, financières et économiques, via le système bancaire ou les marchés financiers.
   Comme aucune remise en cause du modèle économique global n’est intervenue, les politiques monétaires accommodantes ont été le seul palliatif, crise après crise, le remède apporté à chaque crise devenant la source de la suivante. Dans un contexte mondial désinflationniste du fait de l’ouverture des marchés du travail « à bas salaire », les taux d’intérêt n’ont alors cessé de baisser, jusqu’à franchir la barre du taux zéro en Europe et au Japon...."
       Mario Draghi voulait surtout contribuer à désendetter les Etats et les banques et relancer l'économie. Il a crée un "monstre" économique en incitant à la création de taux d'intérêt les plus bas possibles, mais ce faisant, il a posé les bases d'un jeu dangereux qu'on lui a même reproché à Berlin. Les investissements  n'ont pas suivi.
   Voulant relancer l'économie réelle, il a surtout fourni des armes à la spéculation.
     Certains voient dans ce processus comme une anticipation du pire, une annonce de nouveaux désordres monétaires.
  Les conséquences peuvent inquiéter. On sait trop où mène la spéculation financière, dans certaines conditions.
 C' est comme le monde à l'envers par rapport à son fonctionnement "normal".
  L'abus de liquidité n'est pas  un phénomène rassurant, contrairement à ce que pourrait croire le sens commun. Ce remède nuit à la santé économique.
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mardi 13 décembre 2011

BCE: indépendance?

Un leurre

__Le statut et le mode de fonctionnement de la BCE ont fait débat, dès le début de cette institution, très calquée sur les exigences allemandes du moment et très "engagée" auprès du FMI, dont elle suit la logique, les pratiques et l'idéologie
Les dirigeants de la BCE déroulent le programme du Fonds monétaire international (FMI), avec ses plans d’ajustement :« Nous devons aller vers l’élimination des clauses d’indexation automatique des salaires et un renforcement des accords entreprise par entreprise, de manière à ce que les salaires et les conditions de travail puissent s’adapter aux besoins spécifiques des entreprises. Ces mesures doivent s’accompagner de réformes structurelles, en particulier dans les services — dont la libéralisation des professions fermées —, et, quand c’est approprié, de la privatisation de services aujourd’hui fournis par le secteur public, de manière à faciliter les gains de productivité et à soutenir la compétitivité. »
_Les orientations monétaires de la BCE ne sont donc pas apolitiques, comme la promotion d'un euro fort, la lutte obsessionnelle contre l'inflation, jugée comme le mal absolu, correspondant à une exigence purement allemande.

_M. Trichet et Draghi ne se sont guère manifestés pour contribuer à assainir un monde de finances devenues folles. Ils
"n'ont adressé aucune lettre aux patrons de la Société Générale, de HSBC, de BNP Paribas exigeant, puisque la BCE vole à leur secours, que leurs établissements se retirent des paradis fiscaux, cesse de spéculer sur les dettes souveraines, financent l'économie réelle..."
Les silences et les non actions de la BCE ne seraient donc pas politiques, en phase avec les pratiques de la finance internationale, qui n'ont rien appris du choc de 2008?...
__Récemment,"totalement aligné sur les positions allemandes défendues par Angela Merkel, Mario Draghi a réaffirmé l’importance pour les pays de la zone euro de trouver un accord solide sur la réforme des traités, afin de contraindre les pays à adopter des politiques budgétaires rigides, seul moyen selon lui de restaurer la confiance et la crédibilité de la zone euro. Mais son attention allait ailleurs, sur la face cachée de la crise: les risques d’asphyxie du système bancaire européen...".
Sauver les banques, délaisser les peuples en voie d'appauvrissement
, avec ses plans d'ajustement structurel, lesquels ont largement échoué là où ils furent appliqués, voilà le programme pour l'instant...
_______________________JC Trichet
, le directeur de la BCE, plaidait il y a huit ans déjà pour de profondes réformes structurelles en Europe, dans la plus pure ligne néolibérale. Il prônait notamment des mesures de libéralisation dans les services publics "de manière à faciliter les gains de productivité et à soutenir la compétitivité" (sic). Un dogme un temps mis sous le boisseau, par prudence, mais régulièrement réactualisé _Ce projet reprend du poil de la bête à l'occasion d'une crise majeure qui permet de faire passer plus facilement ces mesures, en jouant sur la peur, la culpabilité, le désarroi et la stupeur. Quand il y a "choc" psychologique et social, la pression idéologique peut s'exercer plus facilement sur des esprits désemparés.
_M. Trichet a laissé ses consignes à son successeur Mario Draghi, lui demandant de "rendre plus flexibles les procédures de licenciement..de privatiser les sociétés municipales (transports publics, voieries..)... de procéder par décrets, d'application immédiate, et non par projet de loi, que le Parlement met toujours du temps à approuver .." On avait déjà remarqué que les coups ultralibéraux s'accommodent mal de délibérations politiques et que, face aux oukhazes des marchés, il n'est pas bon de convoquer les représentants du peuple.
_________Changer le rôle de la BCE est un impératif et une urgence. Des formes de contrôle démocratique doivent être inventées.
"Créée sur le modèle de la Bundesbank allemande, la BCE ne peut plus se contenter du seul objectif de la «stabilité des prix. Elle doit se fixer comme mission, comme aux Etats-Unis, le niveau de l’emploi et de la croissance."
Racheter de la dette n'est pas un objectif en soi.
Les solutions sont politiques
En attendant la réforme nécessaire du système monétaire...
[Modeste proposition pour un new deal européen]

« Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées permanentes. Si le peuple américain permet aux banques privées de contrôler l'émission de leur monnaie, d'abord par l'inflation, puis par la déflation, les banques et les sociétés priveront le peuple de toute propriété jusqu'à ce que leurs enfants se réveillent sans-abri sur le continent que leurs pères avaient conquis. »__Thomas Jefferson, président des Etats-Unis d'Amérique

__Certains acteurs financiers veulent la peau de l'euro_________________________


vendredi 18 août 2017

Faiblesses de l’ euro fort

L'euro se renforce, dit-on.
                            Dans le climat d'une certaine reprise des affaires.
          Bonne nouvelle ou feu de paille?
   La force de la monnaie unique aurait de quoi rendre optimistes les gouvernants de l'euro-zone.
Dans le contexte d'une certaine embellie, très différentiée.
   Mais les choses ne sont pas si simples.
      Deux logiques monétaires s'affrontent et l'Allemagne s'oppose à la politique dite "laxiste" de Mario Draghi, pour éviter la récession. La politique de la chancelière, arc-boutée sur un euro-mark trop fort pour ses partenaires voisins,  l'obsession de l'épargne pour des raisons démographiques mais aussi électorales, tétanisée  par la crainte irraisonnée d'une inflation même minime, n'est guère cohérente avec le principe de l' autonomie de la banque centrale, qui s'efforce d'injecter des liquidité pour éviter une déflation dangereuse, mais sans relancer vraiment la croissance.
    Depuis 2014, Super-Mario s'efforce de colmater les brèches, pour combler les écarts,  mais ce jeu de pompier monétaire ne pourra plus durer très longtemps, tant que les disparités entre pays de l'euro-zones seront si marquées et que les effets de la crise seront encore si prégnantes, l'Allemagne s'arrangeant d'un euro très fort.
    L'argent peu cher et même les taux négatifs sont alléchants, mais cela n'est pas sans risques. L'Allemagne a sans doute raison dans certaines de ses mises en garde, même si sa crainte d'une certaine inflation est quasi-pathologique, mais que fait-elle pour  aider à bâtir une solidarité réelle et investir chez elle au lieu de continuer sa fuite mercantile en avant vers des surplus astronomiques, des excédents si critiqués.?
   On le voit une fois de plus, la monnaie unique pose problème. A quand une monnaie commune négociée?
______________Fin décembre 2016, l’euro était à 1,04 dollar et beaucoup pariaient sur une parité totale avec le dollar. Mais depuis, la monnaie européenne est prise dans un courant ascensionnel qui semble sans fin. En huit mois, elle a gagné 13,4 % par rapport à la monnaie américaine, pour revenir à 1,18 dollar, comme fin 2015. Dans le même temps, l’euro s’est apprécié de plus de 10 % par rapport à un panier de devises étrangères.
Depuis le début de l'année, l'euro a gagné plus de 13 % par rapport au dollarDepuis le début de l'année, l'euro a gagné plus de 13 % par rapport au dollar
Pour certains analystes des marchés des changes, ces corrections sont juste le reflet de la situation mondiale actuelle. Alors que le dollar paie lourdement les débuts désastreux de la présidence Trump et les incertitudes économiques du pays – la monnaie américaine baisse par rapport à toutes les devises étrangères de référence –, la montée de l’euro traduit le retour de la croissance dans la zone euro, marquée par une baisse du chômage et un excédent commercial record. « Les perspectives de croissance en Europe se sont améliorées de façon impressionnante. L’économie croît très fortement », assure un analyste de BMO Capital cité par Bloomberg.    ___
Mais les choses sont moins simples:
Pour d’autres, ces mouvements sur les changes sont en fait les premières adaptations à un resserrement de la politique monétaire européenne, attendu au début de 2018. Pressé par les Allemands d’en finir au plus vite avec son programme de rachat d’obligations (quantitative easing) qui amène 60 milliards d’euros supplémentaires dans le système monétaire chaque mois, Mario Draghi avait lui-même esquissé en juin un changement prochain de la politique monétaire européenne dans un discours à Sintra (Portugal). Il avait évoqué alors la fin des forces déflationnistes en Europe et le retour de la croissance. Tous en avaient conclu que la BCE allait suivre le chemin de la Réserve fédérale et abandonner graduellement son programme de rachat et de taux zéro pour revenir à une politique monétaire plus normale.... Le président de la BCE va-t-il ou non fermer le robinet à liquidités qu’il a ouvert sans retenue pour sortir la zone euro de la crise ?  Avant même la remontée de l’euro, la question de la sortie de cette politique ultra-accommodante était déjà compliquée. Les marchés financiers, drogués à l’argent gratuit des banques centrales depuis le début de la crise financière de 2008, ont du mal à imaginer un avenir sans. Les liquidités qui tournent désormais sur les marchés de capitaux ont atteint des montants considérables. Le moindre changement risque de provoquer des mouvements de capitaux d’une ampleur impressionnante, des centaines de milliards se déplaçant en quelques clics sur les marchés des changes mais aussi sur les marchés obligataires et d’actions.
Mais l'optimisme n'est que de façade.
   Comme dit  Martine Orange:   ...trois trimestres de croissance ne suffissent pas pour assurer que l’économie européenne a retrouvé son cours normal, contrairement à ce que soutiennent certains observateurs et politiques, qui pensent qu’en quelques mois les traces d’une crise de près de dix ans ont été effacées. D’autant que ce rebond a pu avoir lieu grâce à des circonstances exceptionnelles : par crainte de la montée des populismes en Europe et d’un rejet de l’Europe après le Brexit, les responsables européens ont accepté, le temps des élections néerlandaises et françaises, d’accompagner la politique monétaire très accommodante de la BCE, en relâchant leur politique d’austérité et d’ajustement budgétaire sur les États. Mais maintenant que tout danger leur semble écarté, ils entendent revenir au plus vite au strict respect des règles des traités. Au risque de bloquer à nouveau toute l’économie européenne par des politiques récessionnistes, comme ce fut le cas en 2008 et 2011. Une éventualité que ne semblent même pas envisager les responsables européens, à commencer par ceux de la France....
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samedi 13 septembre 2014

Au fil du net

*  Même Standard and Poor's s'inquiète de la hausse des inégalités aux USA

*  Mario Draghi: pour une ouverture? 
                                                    Il a aussi fait le constat alarmant d'une dangereuse baisse des perspectives d'inflation et de la relative impuissance de la Banque centrale européenne à combattre l'atonie des prix. Mario Draghi a beau avoir ouvert à fond le robinet du crédit bancaire, le flot de liquidités n'irrigue pas l'économie, notamment faute de demande de la part des ménages et des entreprises.

*  Arabie saoudite: l'arroseur arrosé.

*  Gaza: vers un compromis, après les critiques israëliennes? (1)
             Fils de la mort - 
                                  Perspective historique du massacre de Gaza de 2014
                 Contestation dans l'air.Témoignages (et ici).

*  Montebourg:  politique du contretemps? 

* USA:  une fusillade par semaine dans les écoles américaines
                        Les armes automatiques ne sont pas des jouets pour enfants
      Le poids des lobbies.

*  Fukushima: ce qui est prévu et ce qui ne peut encore être chiffré
                            Fukushima: trois ans après.

*  Mutti et les psychologues

*  Gaz : l’Allemagne sous perfusion russe 

*  Le FN n’est pas aux portes du pouvoir

*  Fukushima: trois ans après...
          La gestion de la catastrophe
     Hier, aujourd'hui, demain... 
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- Images de sécheresse aux USA
- Voyage autour de la terre
- Revue de presse du 13/09/2014
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mardi 4 octobre 2016

Deutsche Bank: l'agonie?

       Unglaubbar!
                      On prend la mesure une fois de plus de la folie du capitalisme financier.
     C'est énorme,tout simplement ENORME...mais c'était  prévisible, quoi qu'on en dise.
 Qu'arrive-t-il à l'Allemagne si vertueuse, même si les problèmes gravissimes de la Deutsche Bank dépassent ses frontières et rappellent de sombres souvenirs.
    On n'aurait rien vu venir? Une blague...
        Plus jamais ça! disait-on il y a ...huit ans.           Et on critiquait la Grèce à Berlin!
   Cette fois-ci, on n'utilise plus le conditionnel: La Deutsche Bank est en état de faillite. 
    Tous les grands titres de la presse économique convergent. On parle d'agonie.
          Mein Gott! Was ist denn passiert?
   Quel bon docteur viendra régler cet énorme problème de liquidités et éviter l'embolie?
     Sigmar Gabriel n'est pas content, mais pas content du tout.
       Mais est-ce seulement une affaire de responsabilité, de morale politico-financière?
  La direction réagit à ce risque de cataclysme financier et économique mondial.  Ouf! Mais l'incantation n'a jamais marché...sur un problème comparé, pour cette banque la plus systémique du monde, à celle de Lehman Brothers...en pire..
   Les hedge funds sont en action, produits financiers pourtant critiqués par Angela Merkel depuis des années.
    L'ivresse du grand casino se termine dans la fébrilité, voire les larmes. Cela rappelle des scènes de Margin Call.
   On avait bien dit que les Banques étaient bancales et que les risques pour la DB étaient imminents. 
    Angela ne voulant pas intervenir dans ce problème hautement politique...Que celui qui a tout compris et qui voit une solution lève le doigt.
             Il faut faire vite avant les obsèques...
  Prions, mes frères, sachant que le pire n'est jamais sûr...
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____...La taille démesurée des bilans_des mégabanques européennes provient essentiellement de leur activité sur le marché des produits dérivés. Une constatation à rapprocher de la remarque de Mario Draghi, qui la semaine dernière relevait que les banques de l’eurozone étaient devenues trop grosses par rapport aux besoins de leurs économies. Elles ont été portées par les vents balayant le monde financier, obnubilées par la compétition qui les oppose dans la grande salle du casino.
    Il est de plus en plus fait état de la nécessité pour les banques de « changer de modèle », sans plus de précision. Une nouvelle antienne, après celle des « réformes structurelles ». Lorsque cette question venait auparavant sur le tapis, c’était généralement en défense du modèle de « banque universelle », c’est à dire faisant tous les métiers à la fois, afin de combattre la séparation de leurs activités. On comprend aujourd’hui qu’il y autre chose qui cloche, mais quoi ? Les banques connaissent une baisse de leur rendement, les marchés financiers n’étant plus ce qu’ils étaient et l’économie le même point d’appui, comment peuvent-elles y remédier ?.. .
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                         Selon un internaute informé, Zatara, qui broie du noir, "La plus grande banque du monde avec une somme bilanaire de 2235 milliards d’€, la Deutsche Bank, a perdu en janvier 2016 plus de 50% de sa valeur boursière (84% depuis 2008) et est retombée à un niveau aussi bas q"il y a 30 ans. Elle ne vaut pas plus que Adidas, soit 21 milliards. La Deutsche Bank, comme les autres banques, était déjà en faillite technique depuis l’année Lehman-2008, tout en ayant une cotation boursière qui s’était très rapidement reprise grâce aux facilitations quantitatives de la Fed’, la banque centrale américaine, et grâce à la démultiplication de ses activités de spéculation financière sur lesCDS/CDO. La Deutsche Bank n’est qu’une banque de façade qui est la filiale de son propre hedge-fonds DWS qui vit du shadow banking, donc des opérations extra-bilancielles OTC - Over-The-Counter, des CDS/CDO que le législateur, les régulateurs et les Directives Européennes MiFID et MiFID2 ont aménagées spécialement pour "stimuler la circulation des capitaux". Les OTC sont avec le shadow banking le paradis fiscal local et domestique. 4% des opérations de la Deutsche Bank sont des opérations bancaires "traditionnelles", 96% passent par son hedge fonds DWS pour alimenter la spéculation financière sans objet économique et industriel. La Deutsche Bank a encore amplifié depuis 2008 son activité d’ investment-banking dans ce cadre du shadow-banking, et n’a jamais relevé pour autant ses fonds propres réglementaires au dessus de 3,3%, contrairement aux accords de Bâle III, qui n’entreront de toute façon en vigueur qu’en 2019... Pour les banques systémiques les fonds propres doivent être de 9%, pour les autres de 7%, mais un kit d’exemptions a aussi été aménagé pour ne rien changer" 
       C’est la ou Draghi va ressortir sa planche à billet "illimitée"...
A force l’euro ne vaudra plus un clou. Car ce n’est pas une monnaie d’échange internationale. Et vos économies ne seront que du papier chiotte...._______________________
___Une rustine en attendant?...