La Suisse ouvre une brêche
Pour une politique militaire servant les intérêts du pays.

Lorsqu’une banque accorde un crédit à un agent économique, elle ne le prend pas dans un coffre-fort où résiderait de la monnaie créée par la banque centrale. Elle le crée ex nihilo, à partir de rien. La banque accorde un crédit, elle l’inscrit à son actif (l’emprunteur lui doit ce montant) et, en même temps, à son passif sous la forme d’un dépôt disponible pour l’emprunteur. Ce dépôt est libellé dans la monnaie légale du territoire où le crédit est accordé et devient de l’argent utilisable. La banque commerciale a donc émis de la monnaie et la banque centrale n’est pas intervenue dans le processus qui est au fondement de l’essentiel de la monnaie en circulation dans nos économies. Car c’est là le seul moyen de créer de la monnaie.
Certes, les pièces et billets sont encore exclusivement produits par la banque centrale et celle-ci garantit directement la valeur de ces formes monétaires. C’est ce qu’on appelle l’argent « fiduciaire » qui s’oppose à l’argent « scriptural » qui n’est qu’une ligne d’écriture. En zone euro, les pièces et billets représentent 1 200 milliards d’euros, soit 10 % de la masse monétaire en circulation. Mais à la différence des temps anciens, cette production ne constitue pas un acte de création...
L'ambivalente monnaie, quelle soit sa forme historique, désirée ou vilipendée, sang des échanges, de l'économie, est toujours entre violence et confiance. Elle n'a vraiment de sens que dans sa fonction de circulation, même si la thésaurisation et la pire spéculation, sources de crises variées, sont la tentation permanente, individuelle ou bancaire.

La capacité des États et des banques centrales à créer massivement de la monnaie ex nihilo est un outil économique puissant, qui peut contribuer à stimuler l'économie, mais peut également la déstabiliser durablement. La planche à billets n'est pas sans risques.
La monnaie est aussi au centre d'une guerre parfois impitoyable.
Depuis 1971, Nixon impose les changes flottants , décrochant le dollar de l'or et l'imposant de fait comme la monnaie de référence mondiale dominante.
La question du contrôle bancaire revient encore, pour que la finance soit au service des personnes et de l'économie réelle.
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