Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 10 décembre 2018

Doléances de toutes couleurs

Cahiers de doléances:
                            Ils sont ouverts dans certaines mairies et circulent...
         Avec plus ou moins de succès, à l'heure   du numérique.
     Ils convergent sur de nombreux points.
          Le rapprochement avec ceux de 1789 vient à l'esprit. L'excès de taxes engendrent souvent de puissants mouvements sociaux éruptifs.
   Même si le contexte, l'urgence, les problèmes sont évidemment différents.
    Un contexte de crise économique et financière, que Turgot ne réglera pas, qui va entraîner la Révolution que l'on sait.
  De manière étonnamment déférente (*), on y demande une refonte profonde des institutions.        Pas seulement une réduction des nombreux impôts et l'impératif de leur partage.
      De l'Indre au Pas-de-Calais, on en retrouve la trace écrite, numérisée aujourd'hui.
  On peut toujours en consulter une grande partie, soigneusement archivée.
      Ce n'était pas encore les gilets jaunes, mais il y a des analogies.
          Ils nous apprennent beaucoup sur la France de l'époque.
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(*) Sire, nous sommes accablés d'impôts de toutes sortes ; nous vous avons donné jusqu’à présent une partie de notre pain, et il va bientôt nous manquer si cela continue. Si vous voyiez les pauvres chaumières que nous habitons, la pauvre nourriture que nous prenons, vous en seriez touché. Cela vous dirait mieux que nos paroles que nous n’en pouvons plus et qu’il faut nous diminuer nos impôts. Ce qui nous fait bien de la peine, c’est que ceux qui ont le plus de bien paient le moins. Nous payons la taille, et le clergé et la noblesse rien de tout cela. Pourquoi donc est-ce que ce sont les riches qui paient le moins et les pauvres qui paient le plus ? Est-ce que chacun ne doit pas payer selon son pouvoir ? Sire, nous vous demandons que cela soit ainsi, parce que cela est juste. »

         Les paysans de Culmont, 1789.
« Nous ne sommes pas jaloux de leur grandeur et de leurs privilèges, mais nous sommes jaloux qu’ils ne payent pas le quart des impôts qu’ils devraient payer… D’où tiennent-ils ces honneurs, ce n’est que par les Devoirs et les Services que leurs ancêtres ont rendu à l’Etat et dont ils sont comptables… »
Ligny-les-Aire
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