Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 20 décembre 2018

Climato-questions

 Un tournant?
                    C'est souvent ainsi que les médias qualifient les grands rassemblements de Paris, Copenhague, etc...
     Arrive-t-on à une phase nouvelle dans la prise de conscience?
    En un sens oui, mais pas partout et pas au même degré. Et de façon bien formelle et politico-centrée.
   Ce ne sont pas les rappels qui manquent, pas plus que les mises en garde. Mais qui les entend et qui veut vraiment mettre en oeuvre sans tarder les mesures appropriées?
       Les sommets se suivent et se ressemblent par leurs discours édifiants, mais sans véritable portée réelle.
    Après la COP 21 et ses désillusions, quand Fabius disait : Nous sommes presque au bout du chemin, je suis optimiste. malgré le pessimisme chez les élus...Ce fut l'oubli ou le greenwashing.
...Voici la COP 24, dont on peut dire qu'elle laisse des sentiments mitigés.
  Un cri dans le désert, si l'on veut être sévère.
    Un accord a minima en tous cas, Washington freinant de ses quatre fers.
 L'unité est problématique, malgré les grands messes périodiques.
  Aucune réelle obligation pour les Etats. L'attentisme domine.
     Les petits gestes ne suffiront pas.
   Sur le terrain, rien ne semble s'améliorer. Des mesures draconiennes s'imposent. Le charbon a de l'avenir.
     La question est complexe, certes, disent les experts historiens du climat. (*)
       Pour les plus pessimistes, ceux pour qui il est déjà bien trop tard,  il y a lieu tout de même de rester combatif, sous peine de fatalisme assuré menant au désastre annoncé
    
  ...le climat qui se dérègle, la biodiversité qui disparaît, la finance qui devient folle… et si ces événements conduisaient, par un effet domino, à un effondrement de civilisation ? L’hypothèse, hier cantonnée aux seuls milieux survivalistes, devient une certitude pour beaucoup. En France, s’ils sont de plus en plus nombreux à y croire, c’est notamment grâce à un livre des chercheurs Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Paru en 2015 et vendu à 45 000 exemplaires, l’ouvrage a contribué à populariser le terme de « collapsologie », autrement dit l’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle. Trois ans après, le duo, associé à Gauthier Chapelle, propose une nouvelle étape en forme de « collapsosophie », une sagesse intérieure qui permettrait de croire à l’effondrement… tout en continuant à croire à un avenir. « Il faut comprendre qu’en acceptant cette réalité, il reste encore une marge de manœuvre, un élan de vie et la possibilité d’un passage à l’action, nous explique-t-il. C’est la posture du “catastrophisme éclairé” du philosophe Jean-Pierre Dupuy : on doit considérer la catastrophe comme certaine, on doit y croire, pour avoir une chance de l’éviter. »
      Notre histoire est en question dans cet enjeu majeur, l'histoire du climat le montre.
                       Affaire à suivre...
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