Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 22 décembre 2018

Une justice algorithmique?

En voilà une idée qu'elle est bonne!
                            A la place des juges qui coûtent cher et pour faire encore des économies là où sommes pourtant dans les derniers de la classe,
    On va numériser/économiser sur certains. frais de justice.
 Il fallait y penser. Le logiciel peut juger pour vous. Après la peine plancher, pour expédier certaines affaires...
       Pour rester dans les clous budgétaires, il n'y a pas de petites économies..
   C'est la révolution Belloubet. Place au numérique, à la justice prédictive. Il faut être de sont temps.
 Même si l'algorithme est un outils ambivalent et imparfait, surtout en matière des affaires humaines.       Il  peut être même souvent  pervers.
   Il faut être de son temps. Tant pis pour les sous-doués en informatique qui devront suivre un contentieux.
  Comme dit un professionnel de la justice, on s'achemine vers une privatisation:
         "...Si la réforme passe, ce sera la fin de l’accès du justiciable à son juge. Tout est fait pour qu’on ne voie pas le juge. Par numérique, on peut avoir une décision sans rencontrer son juge, mais il ne peut pas rendre une bonne décision sans vous avoir rencontré." "La saisine se fera en ligne par algorithme, ce sera une justice déshumanisée. Un juge connaît la vie. Une justice rendue par une machine ce n’est pas de la justice", déplore aussi Marie Pierre Ogel. Même constat pour un avocat du barreau de Paris : "Il n’y aura plus d’audience, on va utiliser le big data pour déterminer la décision la plus appropriée à la demande du justiciable. On veut mettre en place une justice de masse."
      On va droit vers une justice à double vitesse et forcément mal encadrée
           Qui s'y retrouvera?
 La numérisation va entraîner l'éloignement, voire la disparition de tout contact avec le juge
      "Si la réforme passe, ce sera la fin de l'accès du justiciable à son juge. Tout est fait pour qu'on ne voie pas le juge. Par numérique, on peut avoir une décision sans rencontrer son juge, mais il ne peut pas rendre une bonne décision sans vous avoir rencontré", ajoutait ainsi Stéphane Dhonte, bâtonnier de Lille.
   On ne s'étonnera pas que ce projet rencontre de vives oppositions.
       Au dépens de la qualité, les économies sont-elles déterminantes, la où la France a consacré 65,90 euros par habitant, en 2016, à la justice, bien loin des 122 euros par habitant de l’Allemagne et même des 82,30 euros de la Belgique....
    Si un pays peut être jugé à l'état de ses prisons, il l'est tout autant par la qualité de sa justice.
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