C'est quoi, être vieux? me demandait un jour mon petit fils, en toute naïveté....
Bonne question, sans arrière-pensée, à l'égard de quelqu'un qui ne se sent pas tel ou qui ne veut pas assumer un tel qualificatif. Moi, vieux, non jamais...ou plus tard! Plutôt crever! On a le temps de voir venir...et je hais ce terme, cédant peut-être à la mode contraignante de la bien-pensance qui parle d'"aînés", de "seniors"...Pour refouler une vieille crainte, celle du déclin, dont on on ne veut reconnaître où il mène? On euphémise ce qui est pourtant peu amène, si on en croit Jacques Brel. Suffit de visiter un ehpad. Même si la lutte finale peut être vécue de bien des manières. La sérénité épicurienne peut être donnée aux plus chanceux, pas forcément aux plus volontaires, car des fois tout vous abandonne, jusqu'aux facultés de l'esprit, peu à peu ou soudainement. Quand tout se déglingue et que l'on rafistole avec de plus en plus de peine. Jusqu'à se laisser aller... Mais seule vaut la vie! O vieillesse ennemie?... comme disait Don Diègue.Mais de quelle infamie est-il question? et de quelle vieillesse parle-t-on?
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__Vieux Crétois serein photographié par mes soins__ |

On vieillit peu à peu, sans s'en rendre compte, jusqu'au jour où des signes ne trompent pas, où l'évidence s'impose, physiquement et/ou psychiquement. Rares sont ceux ou celles qui, comme Gisèle Casadessus, gardent, au-delà de cent ans, des facultés presque intactes.
Aujourd'hui, après une longue période de dépréciation dans notre culture, la mode est aux vieux, mais pas trop. Le troisième âge, notion récente, est l'objet d'attention , souvent commercialement intéressée. C'est d'abord l'âge des seniors sur papier glacé, des seniors privilégiés, qui se mettent à vivre à pleines dents, consommateurs jusqu'au bout de loisirs et d'évasions.
L'or gris est un bon filon et les seniors valent de l'or.
Un marché d'avenir...Un gisement à exploiter dans les nouvelles silver valley
Il y a du pognon à se faire dans ce géronto-business, où l'on est sommé d'être consommateurs jusqu'au bout. Sauf si des mamies font de la résistance...
Vieillir, nul n' y échappe, mais comment?
Mourir, la belle affaire, mais vieillir...chantait Brel.

La solitude est le problème majeur.
C'est la période de L'homme à la casse (selon Colette Plat)
On dénonce aujourd'hui la « mort sociale » de nombreuses personnes âgées.
Le continent gris ouvre bien des portes sur les multiples aspects historiques et culturels de la vieillesse. Entre idéalisme et dépréciation.
Une histoire de la vieillesse en Occident montre comment chaque culture, chaque époque fabrique un type de vieillard conforme à ses valeurs.
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